Rappels

Histoire de l'appareil

L'évolution technologique dans le secteur de la construction aéronautique fut extrêmement rapide dans les années 1930, à tel point qu'un appareil jugé à la pointe du progrès pouvait être considéré comme presque obsolète quelques années plus tard. Si en temps de paix ce processus pouvait ne pas poser de problèmes, il en était tout autrement en cas de troubles voire de conflits. Dans ces circonstances, un pays équipé de tels avions risquait de courir à la catastrophe si il se trouvait sans capacités de les remplacer au plus vite. Ce fut le cas de l'Italie.

Au milieu des années 1930, le régime fasciste de Benito Mussolini cherchait par tous les moyens à affirmer sa puissance. Industrie à la pointe du progrès et très dynamique, l'aéronautique pouvait incarner cette recherche de l'excellence et de la modernité. Et l'Italie n'était pas dépourvue en la matière : Breda, CANT, Macchi ou Reggiane rivalisaient pour répondre aux besoins exprimés par les dirigeants italiens et vendre des appareils à l'exportation sur un marché rendu plus actif par le réarmement général de l'Europe et par l'intérêt croissant de pays asiatiques ou sud-américains pour l'acquisition d'avions de combat.

En 1934, le gouvernement italien publia un cahier des charges visant à la conception et à l'acquisition d'un nouveau type de bombardier moyen. Le bombardement était l'une des clés de la doctrine mise en avant par les militaires et les politiques du pays, le "douhetisme" (du nom du général italien Giulio Douhet, partisan du bombardement stratégique pour briser le moral et l'économie de l'adversaire). L'appareil devait être rapide (385 km/h à 5 000 mètres), endurant (autonomie exigée : 1 200 kilomètres) tout en pouvant emporter une charge d'une tonne de bombes. Cette équation impérative posa immédiatement de nombreux problèmes à la plupart des entreprises intéressées : comment combiner vitesse, charge utile et distance franchissable ?

Ce fut la Fiat qui trouva la solution. Sous l'impulsion de son génial ingénieur Celestino Rosatelli, la firme partit de son projet d'avion de transport civil APR.2 pour proposer début 1936 un premier prototype bientôt baptisé BR.20. Le premier vol eut lieu le 10 février 1936 et fut suivi par une phase d'essais intensifs. Tout alla ensuite très vite : les premiers avions opérationnels furent livrés en septembre 1936 au 13° Stormo Bombardamento Terrestre (basé en Lombardie, à Lonate Pozzolo) alors même que des essais continuaient de se poursuivre (ainsi à l'été 1937 en Libye, pour l'évaluer dans les régions désertiques). Le 7° Stormo Bombardamento Terrestre, basé au même endroit, perçut les siens en février 1937. A l'été suivant, les BR.20 entraient en guerre.

A sa sortie, le BR.20 était sans discussions possibles l'un des bombardiers les plus modernes en Europe et dans le monde. Robuste sans être trop lourde, sa cellule était faite de tubes d'acier soudés recouverts de duralumin et de tissu (sur les surfaces de vol). Quatre hublots carrés étaient aménagés de chaque côté du fuselage. La voilure était implantée en position médiane, avait une forme caractéristique (rectiligne vers l'avant, en pointe vers l'arrière) et une faible charge alaire. Elle supportait les deux moteurs en étoile dans lesquels s'encastraient partiellement les deux jambes du train d'atterrissage grâce à un mécanisme hydraulique. Une roulette de queue fixe complétait l'ensemble à l'arrière, juste sous la double dérive.

L'équipage comptait cinq hommes. Le nez partiellement vitré abritait le bombardier/navigateur et ses équipements de visée. Plus en arrière, deux pilotes prenaient place dans le poste de pilotage, une place derrière eux étant réservé à l'ingénieur/opérateur radio. Un cinquième homme servait la mitrailleuse dorsale. Les deux Fiat A.80 RC.41 développaient chacun 1 000 ch, ce qui était suffisant pour répondre aux spécifications gouvernementales. Entraînant chacun une hélice métallique tripale à pas variable, ils permettaient au BR-20 de dépasser sans difficultés les 400 km/h. L'appareil n'était cependant pas vraiment protégé, bien que les réservoirs de carburant soient tous auto-obturants. Il fallait se reposer sur l'armement défensif.

Initialement, le BR.20 disposait d'une mitrailleuse orientable calibre 7,7 mm tirant vers l'avant, tandis que le cinquième membre d'équipage servait un jumelage de même calibre dans une tourelle orientable. Par la suite, l'armement fut progressivement renforcé avec le passage à une mitrailleuse de calibre 12,7 mm dans la tourelle dorsale et l'installation d'une tourelle ventrale escamotable avec une arme calibre 7,7 mm, servie cette fois par le radio. Une soute à bombes complétait l'ensemble. Contrairement aux bombardiers italiens précédents, elle accueillait sa charge en position horizontale. Plusieurs types de bombes étaient utilisables (de quinze à huit cents kilos, plus des conteneurs de charges incendiaires). En revanche, le BR.20 ne pouvait pas transporter de torpille.

A l'été 1937, l'Italie décida de renforcer sa présence dans la guerre qui déchirait alors l'Espagne. En juin, six appareils furent envoyés sur place. Renforcés par sept autres exemplaires en juillet 1938, ils menèrent des missions de bombardement mais aussi de reconnaissance, échappant généralement aux chasseurs adverses grâce à leur vitesse et à leur altitude d'engagement. A la fin du conflit, les neuf survivants furent laissés à l'aviation nationaliste. Mais le premier client étranger du BR.20 fut le Japon. Cherchant un bombardier moderne pour remplacer ses Mitsubishi Ki-1, les Japonais furent convaincus par leur attaché militaire en Italie de passer une commande. Soixante-douze exemplaires furent expédiés entre janvier et juin 1938 à destination de la Mandchourie. Ils y équipèrent les 12è et 98è Hikô-Sentaï respectivement jusqu'en avril 1940 et juin 1941.

Les retours d'expérience du conflit en Espagne amenèrent la Fiat à proposer une variante améliorée, baptisée BR.20M. Elle se distinguait par un avant légèrement allongé et redessiné, des protections supplémentaires et un armement plus important avec l'installation de la mitrailleuse calibre 12,7 mm en position dorsale. Mais ils n'avaient pas totalement remplacé les anciens modèles quand l'Italie entra en guerre en juin 1940 : à ce moment-là, cent soixante-deux BR.20 et BR.20M étaient en service. Ils équipaient alors quatre Stormi (7è, 13è, 18è et 43è), tous basés en Italie du Nord. Tous sauf le 18è furent brièvement engagés contre la France. Fin septembre, des éléments des 13è et 43è Stormi furent déployés en Belgique pour former le Corpo Aero Italiano. Ils y subirent de lourdes pertes face aux chasseurs britanniques.

D'autres BR-20 combattirent. On les vit aussi au-dessus de la Grèce et de Malte, en Afrique du Nord entre 1941 et 1942, et en Ukraine entre août 1942 et le printemps 1943. Opérant de jour comme de nuit, ils assurèrent aussi bien des missions de bombardement que d'escorte de convois et de reconnaissance. On les utilisa aussi contre les partisans dans les Balkans. Mais à mesure que la guerre avançait, la vulnérabilité des BR-20 était croissante. En 1943, la plupart des exemplaires survivants étaient affectés à l'entraînement et au transport. Au moment de l'armistice italien de septembre 1943, environ soixante appareils étaient encore opérationnels. Quelques-uns furent pris en compte par l'aviation de la République de Salo, un autre par l'aviation co-belligérante combattant avec les Alliés.

A l'été 1946, l'ultime exemplaire fut retiré du service. Entre cinq cents et six cents appareils ont été produits dont deux cents soixante quatre BR.20M, deux cents trente trois BR.20, quinze BR.20bis (modèle amélioré plus grand, équipé de deux moteurs A.82 RC.42S de 1 250 ch, d'une tourelle dorsale motorisée et d'un nez totalement vitré ; tous produits entre mars et juillet 1943) ainsi qu'un unique BR.20C (armé d'un canon calibre 37 mm).

Éclipsé par le SM.79 Sparviero, trop mal armé et trop peu polyvalent, le BR.20 n'a pas marqué les mémoires. C'est certainement une injustice.


Texte de Ciders, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • Fiat BR.20 : Version initiale de série, 233 exemplaires.
  • Fiat BR.20M : Version améliorée suite à la guerre civile espagnole, 264 exemplaires.
  • Fiat BR.20Bis : Version agrandie, moteurs A.82 RC.42S de 1 250 ch, nez totalement vitré. 15 exemplaires.
  • Fiat BR.20C : Version dotée d'un canon de 37 mm, un exemplaire.

Fiat BR.20M voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 10 100 kg (22 267 lbs)
  • Masse à vide : 6 500 kg (14 330 lbs)
  • Surface alaire : 74 m² (797 sq. ft)
  • Hauteur : 4,75 m (15,584 ft)
  • Envergure : 21,56 m (70,735 ft)
  • Longueur : 16,68 m (54,724 ft)

Performances

  • Vitesse maximum : 440 km/h (273 mph, 238 kts)
  • Vitesse de croisière : 340 km/h (211 mph, 184 kts)
  • Distance franchissable : 2 750 km (1 709 mi, 1 485 nm)
  • Plafond opérationnel : 8 000 m (26 247 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 4 m/s (13 ft/s) (6 000 m en 25 mn)
  • Charge alaire, à vide : 87,838 kg/m² (17,991 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 136,486 kg/m² (27,955 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 moteurs à cylindres en étoile Fiat A.80 RC.41
  • Puissance unitaire : 735 kW (1 000 ch, 986 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

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Fiat BR.20 à 26/04/2019 00:17 ciders
Historique :

L'évolution technologique dans le secteur de la construction aéronautique fut extrêmement rapide dans les années 1930, à tel point qu'un appareil jugé à la pointe du progrès pouvait être considéré comme presque obsolète quelques années plus tard. Si en temps de paix ce processus pouvait ne pas poser de problèmes, il en était tout autrement en cas de troubles voire de conflits. Dans ces circonstances, un pays équipé de tels avions risquait de courir à la catastrophe si il se trouvait sans capacités de les remplacer au plus vite. Ce fut le cas de l'Italie.

Au milieu des années 1930, le régime fasciste de Benito Mussolini cherchait par tous les moyens à affirmer sa puissance. Industrie à la pointe du progrès et très dynamique, l'aéronautique pouvait incarner cette recherche de l'excellence et de la modernité. Et l'Italie n'était pas dépourvue en la matière : Breda, CANT, Macchi ou Reggiane rivalisaient pour répondre aux besoins exprimés par les dirigeants italiens et vendre des appareils à l'exportation sur un marché rendu plus actif par le réarmement général de l'Europe et par l'intérêt croissant de pays asiatiques ou sud-américains pour l'acquisition d'avions de combat.

En 1934, le gouvernement italien publia un cahier des charges visant à la conception et à l'acquisition d'un nouveau type de bombardier moyen. Le bombardement était l'une des clés de la doctrine mise en avant par les militaires et les politiques du pays, le "douhetisme" (du nom du général italien Giulio Douhet, partisan du bombardement stratégique pour briser le moral et l'économie de l'adversaire). L'appareil devait être rapide (385 km/h à 5 000 mètres), endurant (autonomie exigée : 1 200 kilomètres) tout en pouvant emporter une charge d'une tonne de bombes. Cette équation impérative posa immédiatement de nombreux problèmes à la plupart des entreprises intéressées : comment combiner vitesse, charge utile et distance franchissable ?

Ce fut la Fiat qui trouva la solution. Sous l'impulsion de son génial ingénieur Celestino Rosatelli, la firme partit de son projet d'avion de transport civil APR.2 pour proposer début 1936 un premier prototype bientôt baptisé BR.20. Le premier vol eut lieu le 10 février 1936 et fut suivi par une phase d'essais intensifs. Tout alla ensuite très vite : les premiers avions opérationnels furent livrés en septembre 1936 au 13° Stormo Bombardamento Terrestre (basé en Lombardie, à Lonate Pozzolo) alors même que des essais continuaient de se poursuivre (ainsi à l'été 1937 en Libye, pour l'évaluer dans les régions désertiques). Le 7° Stormo Bombardamento Terrestre, basé au même endroit, perçut les siens en février 1937. A l'été suivant, les BR.20 entraient en guerre.

A sa sortie, le BR.20 était sans discussions possibles l'un des bombardiers les plus modernes en Europe et dans le monde. Robuste sans être trop lourde, sa cellule était faite de tubes d'acier soudés recouverts de duralumin et de tissu (sur les surfaces de vol). Quatre hublots carrés étaient aménagés de chaque côté du fuselage. La voilure était implantée en position médiane, avait une forme caractéristique (rectiligne vers l'avant, en pointe vers l'arrière) et une faible charge alaire. Elle supportait les deux moteurs en étoile dans lesquels s'encastraient partiellement les deux jambes du train d'atterrissage grâce à un mécanisme hydraulique. Une roulette de queue fixe complétait l'ensemble à l'arrière, juste sous la double dérive.

L'équipage comptait cinq hommes. Le nez partiellement vitré abritait le bombardier/navigateur et ses équipements de visée. Plus en arrière, deux pilotes prenaient place dans le poste de pilotage, une place derrière eux étant réservé à l'ingénieur/opérateur radio. Un cinquième homme servait la mitrailleuse dorsale. Les deux Fiat A.80 RC.41 développaient chacun 1 000 ch, ce qui était suffisant pour répondre aux spécifications gouvernementales. Entraînant chacun une hélice métallique tripale à pas variable, ils permettaient au BR-20 de dépasser sans difficultés les 400 km/h. L'appareil n'était cependant pas vraiment protégé, bien que les réservoirs de carburant soient tous auto-obturants. Il fallait se reposer sur l'armement défensif.

Initialement, le BR.20 disposait d'une mitrailleuse orientable calibre 7,7 mm tirant vers l'avant, tandis que le cinquième membre d'équipage servait un jumelage de même calibre dans une tourelle orientable. Par la suite, l'armement fut progressivement renforcé avec le passage à une mitrailleuse de calibre 12,7 mm dans la tourelle dorsale et l'installation d'une tourelle ventrale escamotable avec une arme calibre 7,7 mm, servie cette fois par le radio. Une soute à bombes complétait l'ensemble. Contrairement aux bombardiers italiens précédents, elle accueillait sa charge en position horizontale. Plusieurs types de bombes étaient utilisables (de quinze à huit cents kilos, plus des conteneurs de charges incendiaires). En revanche, le BR.20 ne pouvait pas transporter de torpille.

A l'été 1937, l'Italie décida de renforcer sa présence dans la guerre qui déchirait alors l'Espagne. En juin, six appareils furent envoyés sur place. Renforcés par sept autres exemplaires en juillet 1938, ils menèrent des missions de bombardement mais aussi de reconnaissance, échappant généralement aux chasseurs adverses grâce à leur vitesse et à leur altitude d'engagement. A la fin du conflit, les neuf survivants furent laissés à l'aviation nationaliste. Mais le premier client étranger du BR.20 fut le Japon. Cherchant un bombardier moderne pour remplacer ses Mitsubishi Ki-1, les Japonais furent convaincus par leur attaché militaire en Italie de passer une commande. Soixante-douze exemplaires furent expédiés entre janvier et juin 1938 à destination de la Mandchourie. Ils y équipèrent les 12è et 98è Hikô-Sentaï respectivement jusqu'en avril 1940 et juin 1941.

Les retours d'expérience du conflit en Espagne amenèrent la Fiat à proposer une variante améliorée, baptisée BR.20M. Elle se distinguait par un avant légèrement allongé et redessiné, des protections supplémentaires et un armement plus important avec l'installation de la mitrailleuse calibre 12,7 mm en position dorsale. Mais ils n'avaient pas totalement remplacé les anciens modèles quand l'Italie entra en guerre en juin 1940 : à ce moment-là, cent soixante-deux BR.20 et BR.20M étaient en service. Ils équipaient alors quatre Stormi (7è, 13è, 18è et 43è), tous basés en Italie du Nord. Tous sauf le 18è furent brièvement engagés contre la France. Fin septembre, des éléments des 13è et 43è Stormi furent déployés en Belgique pour former le Corpo Aero Italiano. Ils y subirent de lourdes pertes face aux chasseurs britanniques.

D'autres BR-20 combattirent. On les vit aussi au-dessus de la Grèce et de Malte, en Afrique du Nord entre 1941 et 1942, et en Ukraine entre août 1942 et le printemps 1943. Opérant de jour comme de nuit, ils assurèrent aussi bien des missions de bombardement que d'escorte de convois et de reconnaissance. On les utilisa aussi contre les partisans dans les Balkans. Mais à mesure que la guerre avançait, la vulnérabilité des BR-20 était croissante. En 1943, la plupart des exemplaires survivants étaient affectés à l'entraînement et au transport. Au moment de l'armistice italien de septembre 1943, environ soixante appareils étaient encore opérationnels. Quelques-uns furent pris en compte par l'aviation de la République de Salo, un autre par l'aviation co-belligérante combattant avec les Alliés.

A l'été 1946, l'ultime exemplaire fut retiré du service. Entre cinq cents et six cents appareils ont été produits dont deux cents soixante quatre BR.20M, deux cents trente trois BR.20, quinze BR.20bis (modèle amélioré plus grand, équipé de deux moteurs A.82 RC.42S de 1 250 ch, d'une tourelle dorsale motorisée et d'un nez totalement vitré ; tous produits entre mars et juillet 1943) ainsi qu'un unique BR.20C (armé d'un canon calibre 37 mm).

Éclipsé par le SM.79 Sparviero, trop mal armé et trop peu polyvalent, le BR.20 n'a pas marqué les mémoires. C'est certainement une injustice.

…………………………………………………………………………………….

Caractéristiques :

Version :


Fiat BR.20M

Type :

Bombardier moyen

Équipage :

Cinq hommes

Motorisation :

2 Fiat A.80 RC.41 à 18 cylindres en étoile, à refroidissement par air, d'une puissance maximale de 1 000 ch chacun

Poids :

Masse à vide : 6 500 kg
Masse maximale au décollage : 10 100 kg

Performances :

Vitesse maximale : 440 km/h
Vitesse de croisière : 340 km/h
Vitesse ascensionnelle : 6 000 m en 25 mn
Plafond pratique : 8 000 m
Distance franchissable maximale : 2 750 km

Dimensions :

Envergure : 21,56 m
Hauteur : 4,75 m
Longueur : 16,68 m
Surface alaire : 74 mètres carrés

Armement :

Trois mitrailleuses Breda-SAFAT calibre 17,7 mm (une dans le nez, une en tourelle dorsale, une dans le poste de tir ventral)
Emport possible de 1 600 kilos de bombes dans une soute ventrale

Pays utilisateurs :

Croatie, Espagne (nationaliste puis après la guerre civile), Hongrie, Italie (Regia Aeronautica, puis Italie cobelligérante et République de Salo), Japon (armée), Venezuela

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Sources :

- Encyclopédie des Armes, Éditions Atlas, 1986
- https://it.wikipedia.org/wiki/Fiat_B.R.20#Utilizzatori
- http://jn.passieux.free.fr/html/Cicogna.php
- https://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=470
- http://aviation-militaire.kazeo.com/fiat-br-20-cigogna-a121956878
- https://clausuchronia.wordpress.com/tag/fiat-br-20/


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Images :

:arrow: Fiat BR.20 aux couleurs nationalistes
:arrow: Vue de la partie avant d'un Fiat BR.20M au sol
:arrow: Profil trois vues d'un Fiat BR.20M
:arrow: Ecorché d'un Fiat BR.20M
Re: Fiat BR.20 à 29/04/2019 09:28 Clansman
Et de trois !
Re: Fiat BR.20 à 29/04/2019 22:50 d9pouces
C'est clair qu'il est un peu tombé dans l'oubli… Par contre, les pauvres pilotes au début des années 40 : l'appareil devait être complètement dépassé :S

Je suis aussi surpris qu'il ait été vendu au Japon, je ne savais pas que le Japon avait acheté beaucoup d'avions étrangers.
Re: Fiat BR.20 à 29/04/2019 23:02 ciders
Ils en ont acheté pas mal et ils se sont aussi beaucoup inspiré de technologies étrangères : entre leurs avions de transport inspirés du DC-2, le train d'atterrissage du Ki-43 issu d'un projet Vought, les canons allemands d'une variante du Ki-61 plus d'autres bricoles. Jusqu'aux années 1930, ils ont beaucoup d'ingénieurs étrangers chez eux : Herbert Smith (le concepteur des meilleurs appareils de chez Sopwith) y sera dans les années 1920, Richard Vogt jusqu'en 1933.

Le BR.20, c'est un coup de coeur de l'attaché militaire japonais en Italie et ça tombe à un moment où les Japonais ont besoin d'avions de bombardement modernes parce qu'ils sont en Chine et que le Ki-21 n'est pas encore prêt. Ils ne vont pas en acheter beaucoup (l'attaché parle de mille avions, les Italiens reçoivent une commande pour un appareil à évaluer, l'attaché se fâche, des amis communs s'en mêlent et on se met d'accord sur soixante-douze) mais le BR.20 va leur permettre de découvrir le réservoir auto-obturant par exemple.
Re: Fiat BR.20 à 30/04/2019 08:15 Clansman
Par contre, les pauvres pilotes au début des années 40 : l'appareil devait être complètement dépassé

C'est le cas de pas mal de bombardiers bimoteurs qui ont volé dans les années 1935-1936, j'ai l'impression : modernes à l'époque, dépassés dès 39-40. Je me souviens par exemple du Blenheim… Je pense qu'on peut mettre le Do 17 dans la même catégorie.
Re: Fiat BR.20 à 30/04/2019 08:37 Jericho

Clansman a écrit

C'est le cas de pas mal de bombardiers bimoteurs qui ont volé dans les années 1935-1936, j'ai l'impression : modernes à l'époque, dépassés dès 39-40. …
Et même de chasseurs. Les performances augmentent rapidement déjà à cette époque et il me semble que les chasseurs non plus ne restent pas longtemps en premières lignes, ou alors ils sont remotorisés pour rester dans la course.
Re: Fiat BR.20 à 30/04/2019 08:49 Clansman
En effet, vu que les nouveaux bombardiers atteignaient la vitesse des chasseurs de l'époque…
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Texte de , créé le April 27, 2019, 10:19 a.m., modifié le . ©AviationsMilitaires