Rappels

Histoire de l'appareil

Au début des années 1950, les avionneurs s’intéressèrent aux ADAV et en particulier aux Tail-sitters afin de réduire la vulnérabilité des aérodromes en cas d'attaque soviétique.

Roland Payen, concepteur déjà hors-norme en France, s'y intéressa à son tour à partir de mai 1954. L'un de ses précédents projets, le Pa-48, était un intercepteur qui n'avait pas été construit mais qui servit de base au démonstrateur Pa-49. Il servit également de base au Pa-59 (désigné K 88 en interne), un projet d'intercepteur ADAV de type "tail-sitter".

Le pilote était placé en position couchée dans une cabine largable au nez largement vitré, auquel il accédait par une trappe dans l'extrados. L'appareil était monoréacteur, alimenté par une entrée d'air dorsale servant de base à la dérive. Les ailes étaient en double delta, avec un dièdre négatif de pas moins de 30° pour la partie interne. La partie externe était sans dièdre mais pivotait pour assurer le gauchissement, un système que Roland Payen appelait "machutes".

Le train d'atterrissage était placé dans le prolongement de nacelles au sommet de la dérive et à la jonction des demies-ailes. Un patin était prévu pour l'atterrissage, ce qui semblait plus pratique en fin de mission que d'atterrir à la verticale. L'avion était très compact (6,2 m de long) et très robuste, mais peu rapide (Mach 1).

L'armement prévu était soit 2 canons DEFA de 30 mm dans les ailes, soit des roquettes SNEB sous celles-ci. Sans équipement militaire, le Pa-59 devait peser 1350 kg à vide. Payen estimait la poussée nécessaire à 1700 kg. Mais les réacteurs de l'époque étaient insuffisants : un réacteur léger comme le Gabizo ne fournissait alors que 1200 kgp, ce qui nécessitait soit une PC, soit un moteur-fusée de 500 kgp.

Une maquette fut construite, mais le projet n'alla pas au delà. Le Pa-59 semble avoir été le dernier projet militaire de Payen qui se consacra à d'autres projets, mais civils.

Versions référencées

  • Payen K 88 : Désignation constructeur du Pa-59 Aldébaran.
  • Payen Pa-59 Aldébaran : Version de base, non construite.

Pays exploitant actuellement cet appareil

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Principales caractéristiques

  • Masse normale au décollage : 1 361 kg (3 000 lbs)
  • Masse à vide : 880 kg (1 940 lbs)
  • Surface alaire : 11,6 m² (124,861 sq. ft)
  • Hauteur : 2,8 m (9,186 ft)
  • Envergure : 5,2 m (17,06 ft)
  • Longueur : 6,2 m (20,341 ft)

Performances

  • Endurance maximale : 0 h 30 mn.
  • Plafond opérationnel : 15 000 m (49 213 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 70 m/s (230 ft/s)
  • Mach maximal HA : Mach 1
  • Charge alaire, à vide : 75,862 kg/m² (15,538 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, masse normale : 117,308 kg/m² (24,027 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 1 réacteur Turbomeca Gabizo
  • Puissance unitaire : 940 kgp (9 kN, 2 072 lbf)
  • (1700 kgp nécessaires)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Payen Pa-59 Aldébaran à 10/04/2017 07:13 Clansman
Au début des années 1950, les avionneurs s’intéressèrent aux ADAV et en particulier aux Tail-sitters afin de réduire la vulnérabilité des aérodromes en cas d'attaque soviétique.

Roland Payen, concepteur déjà hors-norme en France, s'y intéressa à son tour à partir de mai 1954. Son précédent projet, le Pa-48, était un intercepteur qui n'avait pas été construit mais qui servit de base au démonstrateur Pa-49. Il servit également de base au Pa-59 (désigné K 88 en interne), un projet d'intercepteur ADAV de type "tail-sitter".

Le pilote était placé en position couchée dans une cabine largable au nez largement vitré, auquel il accédait par une trappe dans l'extrados. L'appareil était monoréacteur, alimenté par une entrée d'air dorsale servant de base à la dérive. Les ailes étaient en double delta, avec un dièdre négatif de pas moins de 30° pour la partie interne. La partie externe était sans dièdre mais pivotait pour assurer le gauchissement, un système que Roland Payen appelait "machutes".

Le train d'atterrissage était placé dans le prolongement de nacelles au sommet de la dérive et à la jonction des demies-ailes. Un patin était prévu pour l'atterrissage, ce qui semblait plus pratique en fin de mission que d'atterrir à la verticale. L'avion était très compact (6,2 m de long) et très robuste, mais peu rapide (Mach 1).

L'armement prévu était soit 2 canons DEFA de 30 mm dans les ailes, soit des roquettes SNEB sous celles-ci. Sans équipement militaire, le Pa-59 devait peser 1350 kg à vide. Payen estimait la poussée nécessaire à 1700 kg. Mais les réacteurs de l'époque étaient insuffisants : un réacteur léger comme le Gabizo ne fournissait alors que 1200 kgp, ce qui nécessitait soit une PC, soit un moteur-fusée de 500 kgp.

Une maquette fut construite, mais le projet n'alla pas au delà. Le Pa-59 semble avoir été le dernier projet militaire de Payen qui se consacra à d'autres projets, mais civils.




http://prototypes.free.fr/vtol/vtol-4b.htm

http://newsgroups.derkeiler.com/Archive/Rec/rec.aviation.military/2007-04/msg00677.html

http://maquette72.free.fr/amis/Gaetan/2011_08_pa59/index08.php

https://www.scalemates.com/kits/939503-sharkit-roland-payen-pa-59-aldebaran

<!– l –><a class="postlink-local" href="https://forum.aviationsmilitaires.net/viewtopic.php?t=877">viewtopic.php?t=877</a><!– l –>

http://www.secretprojects.co.uk/forum/index.php/topic,15906.15.html
Re: Payen Pa-59 Aldébaran à 10/04/2017 07:39 Clansman
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Texte de , créé le April 10, 2017, 7:17 a.m., modifié le . ©AviationsMilitaires