Rappels

Histoire de l'appareil

La guerre de Corée montra qu'un appareil léger et maniable convenait mieux à l'interception et à la chasse qu'un chasseur trop lourd. C'est pourquoi l'Armée de l'Air lança un programme d'intercepteur léger en février 1953.

Les spécifications sont les suivantes : "moins de 4 tonnes, capable de monter à 15 000 m en 4 minutes ou à 18.000 mètres en 6 minutes, de voler en palier à mach 1,3. Ils doivent rattraper par l'arrière un hostile volant à mach 1 et éloigné de plus de 25 km, porter un missile de 200 kg, revenir à leur base et d'attendre cinq minutes à l'atterrissage, avant de se poser à moins de 180 km/h." Ils devaient de surcroît pouvoir opérer à partir de terrains peu préparés.

Le Trident de la SNCASO, le Durandal de la SNCASE et le Mystère-Delta de Dassault s'affrontent, le dernier sortant grand vainqueur en évoluant en Mirage III. Mais il y eut deux autres concurrents, qui ne furent pas construits : le MS.1000 de Morane-Saulnier et le Nord 5000 Harpon de Nord-Aviation.

Ce MS.1000 était un monoplace à ailes hautes dont la particularité était d'avoir une aile delta d'une forme particulière, appelée "aile en cœur" ou encore ogivale. De fait, elle avait déjà été construite sur le F4D Skyray de 1951. Il fut conçu par Georges Caillette.

Plusieurs propulsions furent envisagées, le plus souvent un couple réacteur/moteur-fusée. La dernière solution retenue semble avoir été l'Atar 101G-1 de 4200 kgp, ou encore un Westinghouse J34. L'appareil devait pouvoir voler à Mach 1,7 en altitude et peser moins de 5 tonnes. Sa cabine pressurisée est largable en vol. La dérive, en flèche, est importante et n'est pas complétée par un empennage horizontal. Un radar est prévu dans le nez. L'entrée d'air est ventrale, à la façon du F-8 Crusader mais plus reculée.

Du MS.1000 furent tirés le MS.1010 biréacteur et le MS.1020, tous deux deux biplaces et destinés à l'entraînement, le dernier datant de 1955.

Enfin, l'aile en cœur fut réutilisée sur le MS.1001 "Statodyne", un ADAV reposant sur sa queue à la manière du X-13.

Malgré des essais en soufflerie positifs, montrant que la vitesse de décrochage est faible, le MS.1000 est rejeté en 1956 par les services officiels, sous prétexte que l'aile en cœur est une technologie encore à l'étude à l'étranger…

Versions référencées

  • Morane-Saulnier MS.1000 : Version de base, monoplace et monoréacteur. Non construite.
  • Morane-Saulnier MS.1010 : Version biréacteur du MS.1000, biplace d'entraînement. Non construite.
  • Morane-Saulnier MS.1020 : Version biplace d'entraînement du MS.1000, non construite.

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Anciens pays utilisateurs

  • Aucun ancien pays utilisateur n'a été enregistré.

Morane-Saulnier MS.1000 voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 5 000 kg (11 023 lbs)

Performances

  • Mach maximal HA : 1,7

Motorisation

  • un réacteur SNECMA Atar 101G-2
  • Puissance unitaire : 3 700 kgp (36 kN, 8 157 lbf), 4 400 kgp (43 kN, 9 700 lbf) avec post-combustion

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Images

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Sujet complet »
Morane-Saulnier MS.1000 à 18/03/2017 07:30 Clansman
La guerre de Corée montra qu'un appareil léger et maniable convenait mieux à l'interception et à la chasse qu'un chasseur trop lourd. C'est pourquoi l'Armée de l'Air lança un programme d'intercepteur léger en février 1953.

Les spécifications sont les suivantes : "moins de 4 tonnes, capable de monter à 15 000 m en 4 minutes ou à 18.000 mètres en 6 minutes, de voler en palier à mach 1,3. Ils doivent rattraper par l'arrière un hostile volant à mach 1 et éloigné de plus de 25 km, porter un missile de 200 kg, revenir à leur base et d'attendre cinq minutes à l'atterrissage, avant de se poser à moins de 180 km/h." Ils devaient de surcroît pouvoir opérer à partir de terrains peu préparés.

Le Trident de la SNCASO, le Durandal de la SNCASE et le Mystère-Delta de Dassault s'affrontent, le dernier sortant grand vainqueur en évoluant en Mirage III. Mais il y eut deux autres concurrents, qui ne furent pas construits : le MS.1000 de Morane-Saulnier et le Nord 5000 Harpon de Nord-Aviation.

Ce MS.1000 était un monoplace à ailes hautes dont la particularité était d'avoir une aile delta d'une forme particulière, appelée "aile en cœur" ou encore ogivale. De fait, elle avait déjà été construite sur le F4D Skyray de 1951.

Plusieurs propulsions furent envisagées, le plus souvent un couple réacteur/moteur-fusée. La dernière solution retenue semble avoir été l'Atar 101G-1 de 4200 kgp, ou encore un Westinghouse J34. L'appareil devait pouvoir voler à Mach 1,7 en altitude et peser moins de 5 tonnes. Sa cabine pressurisée est largable en vol. La dérive, en flèche, est importante et n'est pas complétée par un empennage horizontal. Un radar est prévu dans le nez. L'entrée d'air est ventrale, à la façon du F-8 Crusader mais plus reculée.

Du MS.1000 furent tirés le MS.1010 biréacteur et le MS.1020, tous deux deux biplaces et destinés à l'entraînement, le dernier datant de 1955.

Enfin, l'aile en cœur fut réutilisée sur le MS.1001 "Statodyne", un ADAV reposant sur sa queue à la manière du X-13.

Malgré des essais en soufflerie positifs, montrant que la vitesse de décrochage est faible, le MS.1000 est rejeté en 1956 par les services officiels, sous prétexte que l'aile en cœur est une technologie encore à l'étude à l'étranger…



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Re: Morane-Saulnier MS.1000 à 18/03/2017 07:45 Jericho
le MS.1000 est rejeté en 1956 par les services officiels, sous prétexte que l'aile en cœur est une technologie encore à l'étude à l'étranger…
Les responsables politiques et militaires français avaient peut-être peur que les pilotes, plutôt que de se battre, aient envie de faire les jolis cœurs? :hehe:
Re: Morane-Saulnier MS.1000 à 18/03/2017 07:51 Clansman
:mrgreen:

En plus, un gars qui en a fait une maquette (visible dans les sources) l'a surnommé "Vénus". :D

La fiche sur le site

En tout cas, un appareil bien sympa.
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Texte de , créé le 18 mars 2017 07:34, modifié le . ©AviationsMilitaires