Rappels

Histoire de l'appareil

Dans les années 1960, la Marine Nationale lance le programme DAFNE, destiné à lui procurer un intercepteur embarqué très performant. Et dès 1964, la France et la Grande-Bretagne envisagent de concevoir ensemble un avion de veille aérienne embarqué, comparable au nouveau Hawkeye américain. Pour la France, il s'agissait de remplacer l'Alizé dans ce rôle. La presse britannique se fait l'écho des exigences suivantes : bimoteur, moins de 20 tonnes, autonomie de 4 heures en patrouille et distance de détection d'au moins 200 nm.

Une grande souplesse est accordée pour le choix de la formule aérodynamique et de la propulsion. Breguet et Sud-Aviation se lancent dans ce programme de remplacement de l'Alizé et proposent respectivement le Br.123 et le SA-X-137.

Contacté par la Marine Nationale, Breguet commence à étudier le Br.123 dès 1965. Il est décliné en variantes parfois très différentes les unes des autres.

2 variantes au moins furent proposées : le Br 123A et le Br 123B. La première était bipoutre, avec un cockpit surélevé. Le fuselage était en fait une nacelle, avec les deux antennes du radar à l'avant et à l'arrière. Il avait donc un air d'Armstrong-Whitworth Argosy en plus court et plus ramassé, ou de C-82 Packet.

Le Br.123B était plus classique : doté d'un rotodome, il pouvait faire penser à un P-3 raccourci, avec un empennage en V.

Dans les 2 cas, deux motorisations, turbopropulseurs (Dart ou General Electric T64) ou turbofans (Lycoming, General Electric ou Rolls-Royce) était proposées, au choix du client. Les réacteurs du Br.123A étaient placés dans des nacelles sous les ailes tandis que ceux du Br.123B étaient à l'arrière du fuselage.

D'autres variantes destinées à la lutte contre les sous-marins ou au transport furent probablement envisagées, mais ce n'est pas confirmé. En fait, le projet fut rapidement abandonné sans que l'on sache vraiment pourquoi.

Versions référencées

  • Breguet Br.123A : Projet de version à ailes hautes et empennage bipoutre.
  • Breguet Br.123A biréacteur : Projet de variante du Br.123A dotée d'un moteur à réaction.
  • Breguet Br.123B : Projet de version à ailes basses et empennage en V.
  • Breguet Br.123B biréacteur : Projet de variante du Br.123B dotée d'un moteur à réaction.

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Breguet Br.123A voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Envergure, ailes repliées : 8,23 m (27,001 ft)
  • Masse maxi au décollage : 18 000 kg (39 683 lbs) environ
  • Surface alaire : 60 m² (646 sq. ft)
  • Envergure : 18,3 m (60,039 ft)
  • Longueur : 15,85 m (52,001 ft)

Performances

  • Vitesse de patrouille : 463 km/h (288 mph, 250 kts)
  • Endurance maximale : 5 h
  • Charge alaire, au décollage : 300 kg/m² (61 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 turbopropulseurs Bristol-Siddeley, General Electric T64 de 4000 hp
  • Puissance unitaire : 2 983 kW (4 055 ch, 4 000 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

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Forum

Sujet complet »
Breguet Br.123 à 17/02/2017 07:08 Clansman
Le Br.123 était un projet d'avion de veille aérienne étudié en 1964 et 1965. Plusieurs variantes furent envisagées, à turbopropulseurs ou réacteurs.

Les variantes A et B sont proposées à la Marine Nationale pour remplacer l'Alizé dans des missions de veille aérienne, la lutte anti sous-marine devant être reprise par des hélicoptères.

Le Br.123A est bipoutre et dispose de deux antennes synchrones avant et arrière. Le Br.123B à turbofans est plus proche de l'E-2 Hawkeye.

Le Br.123 ne fut jamais construit.


La fiche sur le site


http://www.secretprojects.co.uk/forum/index.php/topic,9738.0.html

http://lefauteuildecolbert.blogspot.fr/2016/01/super-etendard-1978-2016-gaspillage.html
Re: Breguet Br.123 à 01/06/2017 07:06 Clansman
Breguet 123, remake :

Dans les années 1960, la Marine Nationale lance le programme DAFNE, destiné à lui procurer un intercepteur embarqué très performant. Et dès 1964, la France et la Grande-Bretagne envisagent de concevoir ensemble un avion de veille aérienne embarqué, comparable au nouveau Hawkeye américain. Pour la France, il s'agissait de remplacer l'Alizé dans ce rôle. La presse britannique se fait l'écho des exigences suivantes : bimoteur, moins de 20 tonnes, autonomie de 4 heures en patrouille et distance de détection d'au moins 200 nm.

Une grande souplesse est accordée pour le choix de la formule aérodynamique et de la propulsion. Breguet et Sud-Aviation se lancent dans ce programme de remplacement de l'Alizé et proposent respectivement le Br.123 et le SA-X-137.

Contacté par la Marine Nationale, Breguet commence à étudier le Br.123 dès 1965. Il est décliné en variantes parfois très différentes les unes des autres.

2 variantes au moins furent proposées : le Br 123A et le Br 123B. La première était bipoutre, avec un cockpit surélevé. Le fuselage était en fait une nacelle, avec les deux antennes du radar à l'avant et à l'arrière. Il avait donc un air d'Armstrong-Whitworth Argosy en plus court et plus ramassé, ou de C-82 Packet.

Le Br.123B était plus classique : doté d'un rotodome, il pouvait faire penser à un P-3 raccourci, avec un empennage en V.

Dans les 2 cas, deux motorisations, turbopropulseurs (Dart ou General Electric T64) ou turbofans (Lycoming, General Electric ou Rolls-Royce) était proposées, au choix du client.

D'autres variantes destinées à la lutte contre les sous-marins ou au transport furent probablement envisagées, mais ce n'est pas confirmé. En fait, le projet fut rapidement abandonné sans que l'on sache vraiment pourquoi.
Re: Breguet Br.123 à 01/06/2017 07:26 Clansman
Le Breguet 123 sur le site
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Texte de , créé le 17 février 2017 07:12, modifié le . ©AviationsMilitaires