Rappels

  • Premier vol :
  • Missions : Attaque au sol
  • Constructeur : drapeau Bell
  • un seul appareil construit (cellule neuve)

Histoire de l'appareil

La guerre d'Algérie prouva la pertinence de l'hélicoptère d'attaque et Bell s'en convainquit avant même la guerre du Vietnam, dès 1958 en fait. Cela mena donc à la conception d'appareils dédiés à ces missions. La plupart sont bien connus : AH-1, AH-64, Mi-24, Ka-50, Mi-28, Tigre, Mangusta, et même le Rooivalk sud-africain. Mais leur ancêtre à tous est peu connu : il s'agit du Bell 207 Sioux Scout.

Bell mit plusieurs années à concevoir un dérivé d'attaque de son UH-1B, d'abord le D-245 Warrior puis le D-255 Iroquois Warrior légèrement plus grand (le D étant probablement pour Design). En juin 1962, Bell présenta une maquette d'aménagement aux autorités militaires, avec un fuselage plus étroit, une cabine en tandem, un lance-grenade dans le nez, un canon de 20 mm en nacelle ventrale, et des roquettes ou 6 missiles SS.10 ou SS.11 sous de petites ailes.

Les autorités, qui n'avaient pas encore déterminé de doctrine d'emploi de l'hélicoptère armé, ne furent intéressés ni par le D-245 ni par son successeur. En décembre 1962, Bell décida de construire un démonstrateur sur fonds propres afin de convaincre les militaires. Pour réaliser cet appareil, le Model 207, Bell utilisa les parties arrière et centrale d'un Bell 47J-2, les rotors et moteur d'un Bell 47G-3 (OH-13S) et un nouveau fuselage avant, entièrement vitré en plastique renforcé. Le train d'atterrissage restait à patins et fixe.

Le nouvel appareil montrait déjà toutes les dispositions d'un hélicoptère d'attaque moderne : aménagement en tandem, avec le mitrailleur placé devant et le pilote derrière, tourelle canon placée sous le nez (ici deux mitrailleuses Emerson Electric TAT-101 de 7,62 mm, désignées également M60 et alimentées par 1100 munitions) et de petites ailes, dotées de 6 points d'emport et destinées à supporter soit des réservoirs d'essence supplémentaires de 43 gallons, soit des paniers de 6 roquettes de 70 mm. Les commandes de vol étaient doublées. Le mitrailleuse avait son système de visée et de commande de la tourelle au centre, tandis que ses commandes de vol étaient sur les côtés.

L'unique prototype du Bell 207 (N73927) vola pour la première fois le 27 juin 1963 avec Al Averill aux commandes. Il démontra une maniabilité supérieure à celle du Bell 47 et un mois plus tard, le 25 juillet, il avait déjà accumulé 18 h 30 de vols. Au total, les tests constructeurs prirent 65 heures de vols. Plusieurs types d'ailes et d'empennages furent testés par le constructeur, avant qu'il ne remette le Bell 207 à l'US Army fin 1963. Il fut alors testé à Fort Benning en Géorgie jusqu'au début de l'année 1964. Pour la petite histoire, le prototype était peint en blanc et rouge chez Bell, puis en vert olive chez les militaires.

L'US Army fut impressionnée, mais davantage par le concept qu'elle voyait prometteur que par le Bell 207 lui-même. Celui-ci, en tout état de cause, était trop petit et trop peu puissant pour être utilisé de manière opérationnelle. Il faut dire que son moteur était le Lycoming TVO-435-A1A à pistons fournissant 260 hp du OH-13S, et que les pilotes de l'US Army réclamèrent un hélicoptère de ce type mais avec un moteur plus puissant, en particulier une turbine. La tourelle elle-même aurait été peu fiable, ce qui ne l'empêcha pas de tirer 83 000 munitions.

Il convainquit l'US Army de lancer le programme AAFSS (Advanced Aerial Fire Support System), auxquels participèrent le Lockheed AH-56 Cheyenne et le Bell 209. Ce dernier, également appelé D-262 en interne, était une version réduite du D-255 qui tirait un meilleur partie de la turbine T53. Le Bell 209 perdit face au AH-56, mais ironie de l'histoire, le Cheyenne ne fut jamais construit en série contrairement au Bell 209 qui eut une belle carrière en tant qu'AH-1 Cobra.

L'unique prototype du Bell 207 est visible aujourd'hui à l'US Army Aviation Museum de Fort Rucker, en Alabama.

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Bell 207 Sioux Scout voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Surface du rotor : 99,88 m² (1 075,099 sq. ft)
  • Diamètre du rotor principal : 11,28 m (37,008 ft)

Motorisation

  • 1 moteur à pistons Lycoming TVO-435-A1A
  • Puissance unitaire : 194 kW (264 ch, 260 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Bell 207 Sioux Scout à 03/07/2016 08:46 Clansman
Démonstrateur d'hélicoptère d'attaque monomoteur américain des années 1960.

La guerre d'Algérie prouva la pertinence de l'hélicoptère d'attaque et Bell, qui était loin d'être une cloche, s'en convainquit avant même la guerre du Vietnam, dès 1958 en fait. Cela mena donc à la conception d'appareils dédiés à ces missions. La plupart sont bien connus : AH-1, AH-64, Mi-24, Ka-50, Mi-28, Tigre, Mangusta, et même le Rooivalk sud-africain. Mais leur ancêtre à tous est peu connu : il s'agit du Bell 207 Sioux Scout.

Bell mit plusieurs années à concevoir un dérivé d'attaque de son UH-1B, d'abord le D-245 Warrior puis le D-255 Iroquois Warrior légèrement plus grand (le D étant probablement pour Design). En juin 1962, Bell présenta une maquette d'aménagement aux autorités militaires, avec un fuselage plus étroit, une cabine en tandem, un lance-grenade dans le nez, un canon de 20 mm en nacelle ventrale, et des roquettes ou 6 missiles SS.10 ou SS.11 sous de petites ailes.

Les autorités, qui n'avaient pas encore déterminé de doctrine d'emploi de l'hélicoptère armé, ne furent intéressés ni par le D-245 ni par son successeur. En décembre 1962, Bell décida de construire un démonstrateur sur fonds propres afin de convaincre les militaires. Pour réaliser cet appareil, le Model 207, Bell utilisa les parties arrière et centrale d'un Bell 47J-2, les rotors et moteur d'un Bell 47G-3 (OH-13S) et un nouveau fuselage avant, entièrement vitré en plastique renforcé. Le train d'atterrissage restait à patins et fixe.

Le nouvel appareil montrait déjà toutes les dispositions d'un hélicoptère d'attaque moderne : aménagement en tandem, avec le mitrailleur placé devant et le pilote derrière, tourelle canon placée sous le nez (ici deux mitrailleuses Emerson Electric TAT-101 de 7,62 mm, désignées également M60 et alimentées par 1100 munitions) et de petites ailes, dotées de 6 points d'emport et destinées à supporter soit des réservoirs d'essence supplémentaires de 43 gallons, soit des paniers de 6 roquettes de 70 mm. Les commandes de vol étaient doublées. Le mitrailleuse avait son système de visée et de commande de la tourelle au centre, tandis que ses commandes de vol étaient sur les côtés.

L'unique prototype du Bell 207 (N73927) vola pour la première fois le 27 juin 1963 avec Al Averill aux commandes. Il démontra une maniabilité supérieure à celle du Bell 47 et un mois plus tard, le 25 juillet, il avait déjà accumulé 18 h 30 de vols. Au total, les tests constructeurs prirent 65 heures de vols. Plusieurs types d'ailes et d'empennages furent testés par le constructeur, avant qu'il ne remette le Bell 207 à l'US Army fin 1963. Il fut alors testé à Fort Benning en Géorgie jusqu'au début de l'année 1964. Pour la petite histoire, le prototype était peint en blanc et rouge chez Bell, puis en vert olive chez les militaires.

L'US Army fut impressionnée, mais davantage par le concept qu'elle voyait prometteur que par le Bell 207 lui-même. Celui-ci, en tout état de cause, était trop petit et trop peu puissant pour être utilisé de manière opérationnelle. Il faut dire que son moteur était le Lycoming TVO-435-A1A à pistons fournissant 260 hp du OH-13S, et que les pilotes de l'US Army réclamèrent un hélicoptère de ce type mais avec un moteur plus puissant, en particulier une turbine. La tourelle elle-même aurait été peu fiable, ce qui ne l'empêcha pas de tirer 83 000 munitions.

Il convainquit l'US Army de lancer le programme AAFSS (Advanced Aerial Fire Support System), auxquels participèrent le Lockheed AH-56 Cheyenne et le Bell 209. Ce dernier, également appelé D-262 en interne, était une version réduite du D-255 qui tirait un meilleur partie de la turbine T53. Le Bell 209 perdit face au AH-56, mais ironie de l'histoire, le Cheyenne ne fut jamais construit en série contrairement au Bell 209 qui eut une belle carrière en tant qu'AH-1 Cobra.

L'unique prototype du Bell 207 est visible aujourd'hui à l'US Army Aviation Museum de Fort Rucker, en Alabama.




https://en.wikipedia.org/wiki/Bell_207_Sioux_Scout

http://www.airvectors.net/avcobra_1.html#m1

http://www.aviastar.org/helicopters_eng/bell_207.php

https://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=ru&u=http://www.airwar.ru/enc/ah/bell207.html&prev=search

http://www.tailsthroughtime.com/2011/03/bell-207-sioux-scout-grand-daddy-of.html

http://1000aircraftphotos.com/Contributions/WatkinsRay/8122.htm
Re: Bell 207 Sioux Scout à 04/07/2016 09:17 Clansman
La fiche sur le site
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Texte de , créé le July 4, 2016, 7:01 a.m., modifié le . ©AviationsMilitaires