Rappels

Histoire de l'appareil

Le Hiller YH-32 est un prototype d’hélicoptère léger biplace, muni d’un rotor de sustentation bipale actionné par deux statoréacteurs, d’un stabilisateur horizontal et de patins.

À la fin de la seconde guerre mondiale, les hélicoptères sont en plein essors, mais les constructeurs font face à des difficultés nouvelles. Parmi celles-ci, la masse importante des systèmes de transmission, d’embrayage et anticouple diminuent d’autant la charge utile. Comme les autres constructeurs, Stanley Hiller effectue des recherches sur d’autres moyens pour entrainer les rotors, comme l’expulsion des gaz aux extrémités des pales appelé "Tip-jet". Des essais effectués démontrent que le système le plus rentable est d’entraîner le rotor à l’aide de propulseurs installés directement en bout de pales. De plus, ce système de propulsion n’entraine pas d’effet de couple.

Avant de s’aventurer dans l’utilisation de ce type de propulsion sur un grand hélicoptère destiné à être utilisé comme grue volante, il est décidé de le tester sur un petit appareil. Dès 1948, Hiller développe le HJ-1 "Hornet", un monoplace léger utilisant de petits pulsoréacteurs, mais rapidement il se tourne vers la conception d’un petit statoréacteur, un mode de propulsion encore peu connu à l’époque.
Un an plus tard, un statoréacteur de 5,7kg est mis au point, offrant une poussée d’environ 17kg. Ces 34kgp permettent de faire tourner le rotor à 550tr/minutes (9tr/seconde), une vitesse suffisante pour faire voler le "Hornet". Par contre, pour obtenir la vitesse nécessaire pour le démarrage des statoréacteurs, un petit moteur de 50ch est nécessaire.
Le HJ-1 effectue son premier vol en 1950.

Durant la guerre de Corée, le programme HJ-1 est interrompu, Hiller se consacrant entièrement à la production des UH-12 et H-23.

Dès 1952, l’US Navy annonce son intérêt et commande trois HJ-1 qu’elle désigne HOE-1, pour évaluations afin d’en équiper éventuellement l’US Marines Corps.
L’US Army, impressionnée par la simplicité de l’HJ-1, décide de tester également deux exemplaires qu’elle désigne YH-32, afin de les évaluer pour des missions d’observation et de liaison.

Ces appareils ne sont finalement livrés qu’à partir de 1954, plusieurs modifications ayant été apportées sur ces HOE-1/YH-32 pour répondre aux demandes de l’Army et de la Navy.
La cabine est en forme d’œuf dans lequel le pilote et le passager sont assis côte-à-côte. Elle est surmontée du rotor constitué de deux pales équipées de statoréacteurs à leurs extrémités, ainsi que de contrepoids. La poutre de queue, allongée et désormais de section circulaire, est fabriquée en fibres de verre, un matériau nouveau à l’époque et qui posera quelques soucis de fabrication. Elle est équipée d’un stabilisateur horizontal muni d’un dièdre négatif et d’un rotor monopale installé sur le côté droit pour améliorer le contrôle en lacet en remplacement de la dérive du HJ-1. Le train d’atterrissage est constitué de patin.

Des essais sont effectués sur la résistance des attaches des statoréacteurs. Pour cela les moteurs donnent leur puissance maximale, accàlérant jusqu’à ce que les boulons qui les maintiennent cèdent sous la force centrifuge. Lorsque les attaches ont cédé, le statoréacteur était soumis à une accélération de 14’000G, son poids étant alors équivalent à 80’300kg ! Ce test démontre une robustesse dépassant nettement les exigences fixées.

Finalement, (selon certaines sources) il semble qu’un seul exemplaire ait été reçu par la Navy, le 27 décembre 1955. En mars 1957, il est retiré du service après seulement 28,5 heures de vol effectuées à l’U.S. Naval Air Test Center du Patuxent River Naval Air Station dans le Maryland.

À peine reçus ses deux premiers exemplaires, l’US Army en commande une douzaine de plus (55-4963 à 55-4974). Une version mini-gunship est également étudiée à partir de 1955, Hiller recevant la première commande pour un hélicoptère armé provenant des forces armées étasuniennes. Désignés YH-32A ULV, trois appareils sont construits et testés en 1957. Plusieurs modifications structurelles leurs sont apportées, dont la suppression des carénages du poste de pilotage et l’installation d’une double poutre de queue en remplacement de celle des versions précédentes. Diverses combinaisons d’armes sont testées avec succès, entre autres des mitrailleuses, des roquettes, des missiles filoguidés et même un canon sans recul de 75mm! Sa petite taille doit lui permettre d’être transporté facilement sur sa zone d’opération, mais sa vulnérabilité aux armes de tous calibres et sa distance franchissable limitée pousse l’US Army à abandonner le projet. Il semble avoir été le premier hélicoptère de combat.

Selon certaines sources, l’YH-32 a été préféré à son concurrent l’YH-26 d’American Helicopter. Il est vrai que l’appareil de Hiller était encore évalué alors que le "Jet Jeep" était déjà abandonné.

Malheureusement pour Hiller, plusieurs problèmes plombent le projet, dont certains empêchent même une utilisation efficace de ces hélicoptères sur le terrain, alors que la plupart ne sont pas de la responsabilité directe du constructeur.
Suite à l’ajout des différents équipements exigés par les forces armées sur l’YH-32, la masse à vide de l’appareil est passée de 160kg à 240kg, soit une augmentation de 50%. Par conséquent, on observe une diminution du plafond opérationnel et un rayon d’action qui passe de 65 à une cinquantaine de km seulement. Ces modifications font débourser plus d’un million de dollars au constructeur, qui ne reconnait plus en cet appareil l’hélicoptère simple qu’il avait voulu concevoir au départ.
Les statoréacteurs sont bruyants et émettent un halo blanc extrêmement lumineux dans la nuit, ce qui rend l’appareil facilement repérable à grande distance. Il semble d’ailleurs qu’à cette époque un certain nombre d’observation d’OVNI ait été dû à des vols de ce genre d’appareil.
Mais trois raisons sont évoquées par l’US Navy et l’US Army pour abandonner le projet. La consommation des deux statoréacteurs est environ dix fois supérieure à un moteur à pistons fournissant la même puissance. Ensuite, la vitesse maximale de 129km/h obtenue avec cet appareil est jugée trop faible. Enfin, en cas de panne, le taux de descente en autorotation est supérieur à 15m/s, soit le double de ce qui est exigé. Les causes en sont la masse des pales et le frottement produit par les statoréacteurs. Hiller propose d’équiper l’entrée d’air de ses propulseurs de clapets permettant d’en diminuer la trainée lorsqu’ils sont éteints, mais la modification est refusée par les forces armées.

Finalement, aucun autre appareil n’est commandé par les forces armées.

Plusieurs appareils sont encore visibles. L’XHOE-1 (138652) est exposé à l’Udvar-Hazy Center du National Air and Space Museum à Chantilly, en Virginie. L’YH-32 (55-4965) "Sally Rand" est exposé à l’US Army Aviation Museum de Fort Rucker à Ozark, en Alabama. L’YH-32 (55-4969) est visible au Museum of Flight de Seattle, à Washington. Les YH-32 (53-4664) et (55-4976) sont au Hiller Aviation Museum de San Carlos, en Californie. Un YH-32 Hornet est exposé au Classic Rotors de Ramona, en Californie, alors qu’un autre est visible au Fantasy of Flight de Polk City, en Floride. Ce dernier semble être le seul qui soit en état de voler.


Texte de Jéricho, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • Hiller HJ-1 Hornet : Désignation d'usine du YH-32, un prototype construit.
  • Hiller YH-32 : Désignation des appareils destinés à l’US Army.
  • Hiller YH-32A ULV : Version armée pour l'US Army, 3 exemplaires.
  • Hiller XHOE-1 : Désignation des appareils destinés à l’US Navy.

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Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 490 kg (1 080 lbs)
  • Masse à vide : 257 kg (567 lbs)
  • Surface du rotor : 38,6 m² (415,487 sq. ft)
  • Diamètre du rotor principal : 7,01 m (22,999 ft)
  • Hauteur : 2,39 m (7,841 ft)
  • Longueur : 6,9 m (22,638 ft)

Performances

  • Vitesse maximum : 129 km/h (80 mph, 70 kts)
  • Vitesse de croisière : 111 km/h (69 mph, 60 kts)
  • Distance franchissable : 52 km (32 mi, 28 nm)
  • Plafond opérationnel : 3 500 m (11 483 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 3,6 m/s (11,811 ft/s)
  • Charge alaire, à vide : 6,658 kg/m² (1,36 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 12,694 kg/m² (2,6 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 statoréacteurs Hiller 8RJ2B
  • Puissance unitaire : 18 kgp (0,18 kN, 40 lbf)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

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Hiller YH-32 à 24/06/2016 09:38 Jericho
Le Hiller YH-32 est un prototype d’hélicoptère léger biplace, muni d’un rotor de sustentation bipale actionné par deux statoréacteurs, d’un stabilisateur horizontal et de patins.

À la fin de la seconde guerre mondiale, les hélicoptères sont en plein essors, mais les constructeurs font face à des difficultés nouvelles. Parmi celles-ci, la masse importante des systèmes de transmission, d’embrayage et anticouple diminuent d’autant la charge utile. Comme les autres constructeurs, Stanley Hiller effectue des recherches sur d’autres moyens pour entrainer les rotors, comme l’expulsion des gaz aux extrémités des pales appelé "Tip-jet". Des essais effectués démontrent que le système le plus rentable est d’entraîner le rotor à l’aide de propulseurs installés directement en bout de pales. De plus, ce système de propulsion n’entraine pas d’effet de couple.

Avant de s’aventurer dans l’utilisation de ce type de propulsion sur un grand hélicoptère destiné à être utilisé comme grue volante, il est décidé de le tester sur un petit appareil. Dès 1948, Hiller développe le HJ-1 "Hornet", un monoplace léger utilisant de petits pulsoréacteurs, mais rapidement il se tourne vers la conception d’un petit statoréacteur, un mode de propulsion encore peu connu à l’époque.
Un an plus tard, un statoréacteur de 5,7kg est mis au point, offrant une poussée d’environ 17kg. Ces 34kgp permettent de faire tourner le rotor à 550tr/minutes (9tr/seconde), une vitesse suffisante pour faire voler le "Hornet". Par contre, pour obtenir la vitesse nécessaire pour le démarrage des statoréacteurs, un petit moteur de 50ch est nécessaire.
Le HJ-1 effectue son premier vol en 1950.

Durant la guerre de Corée, le programme HJ-1 est interrompu, Hiller se consacrant entièrement à la production des UH-12 et H-23.

Dès 1952, l’US Navy annonce son intérêt et commande trois HJ-1 qu’elle désigne HOE-1, pour évaluations afin d’en équiper éventuellement l’US Marines Corps.
L’US Army, impressionnée par la simplicité de l’HJ-1, décide de tester également deux exemplaires qu’elle désigne YH-32, afin de les évaluer pour des missions d’observation et de liaison.

Ces appareils ne sont finalement livrés qu’à partir de 1954, plusieurs modifications ayant été apportées sur ces HOE-1/YH-32 pour répondre aux demandes de l’Army et de la Navy.
La cabine est en forme d’œuf dans lequel le pilote et le passager sont assis côte-à-côte. Elle est surmontée du rotor constitué de deux pales équipées de statoréacteurs à leurs extrémités, ainsi que de contrepoids. La poutre de queue, allongée et désormais de section circulaire, est fabriquée en fibres de verre, un matériau nouveau à l’époque et qui posera quelques soucis de fabrication. Elle est équipée d’un stabilisateur horizontal muni d’un dièdre négatif et d’un rotor monopale installé sur le côté droit pour améliorer le contrôle en lacet en remplacement de la dérive du HJ-1. Le train d’atterrissage est constitué de patin.

Des essais sont effectués sur la résistance des attaches des statoréacteurs. Pour cela les moteurs donnent leur puissance maximale, accàlérant jusqu’à ce que les boulons qui les maintiennent cèdent sous la force centrifuge. Lorsque les attaches ont cédé, le statoréacteur était soumis à une accélération de 14’000G, son poids étant alors équivalent à 80’300kg ! Ce test démontre une robustesse dépassant nettement les exigences fixées.

Finalement, (selon certaines sources) il semble qu’un seul exemplaire ait été reçu par la Navy, le 27 décembre 1955. En mars 1957, il est retiré du service après seulement 28,5 heures de vol effectuées à l’U.S. Naval Air Test Center du Patuxent River Naval Air Station dans le Maryland.

À peine reçus ses deux premiers exemplaires, l’US Army en commande une douzaine de plus (55-4963 à 55-4974). Une version mini-gunship est également étudiée à partir de 1955, Hiller recevant la première commande pour un hélicoptère armé provenant des forces armées étasuniennes. Désignés YH-32A ULV, trois appareils sont construits et testés en 1957. Plusieurs modifications structurelles leurs sont apportées, dont la suppression des carénages du poste de pilotage et l’installation d’une double poutre de queue en remplacement de celle des versions précédentes. Diverses combinaisons d’armes sont testées avec succès, entre autres des mitrailleuses, des roquettes, des missiles filoguidés et même un canon sans recul de 75mm! Sa petite taille doit lui permettre d’être transporté facilement sur sa zone d’opération, mais sa vulnérabilité aux armes de tous calibres et sa distance franchissable limitée pousse l’US Army à abandonner le projet. Il semble avoir été le premier hélicoptère de combat.

Selon certaines sources, l’YH-32 a été préféré à son concurrent l’YH-26 d’American Helicopter. Il est vrai que l’appareil de Hiller était encore évalué alors que le "Jet Jeep" était déjà abandonné.

Malheureusement pour Hiller, plusieurs problèmes plombent le projet, dont certains empêchent même une utilisation efficace de ces hélicoptères sur le terrain, alors que la plupart ne sont pas de la responsabilité directe du constructeur.
Suite à l’ajout des différents équipements exigés par les forces armées sur l’YH-32, la masse à vide de l’appareil est passée de 160kg à 240kg, soit une augmentation de 50%. Par conséquent, on observe une diminution du plafond opérationnel et un rayon d’action qui passe de 65 à une cinquantaine de km seulement. Ces modifications font débourser plus d’un million de dollars au constructeur, qui ne reconnait plus en cet appareil l’hélicoptère simple qu’il avait voulu concevoir au départ.
Les statoréacteurs sont bruyants et émettent un halo blanc extrêmement lumineux dans la nuit, ce qui rend l’appareil facilement repérable à grande distance. Il semble d’ailleurs qu’à cette époque un certain nombre d’observation d’OVNI ait été dû à des vols de ce genre d’appareil.
Mais trois raisons sont évoquées par l’US Navy et l’US Army pour abandonner le projet. La consommation des deux statoréacteurs est environ dix fois supérieure à un moteur à pistons fournissant la même puissance. Ensuite, la vitesse maximale de 129km/h obtenue avec cet appareil est jugée trop faible. Enfin, en cas de panne, le taux de descente en autorotation est supérieur à 15m/s, soit le double de ce qui est exigé. Les causes en sont la masse des pales et le frottement produit par les statoréacteurs. Hiller propose d’équiper l’entrée d’air de ses propulseurs de clapets permettant d’en diminuer la trainée lorsqu’ils sont éteints, mais la modification est refusée par les forces armées.

Finalement, aucun autre appareil n’est commandé par les forces armées.

Plusieurs appareils sont encore visibles. L’XHOE-1 (138652) est exposé à l’Udvar-Hazy Center du National Air and Space Museum à Chantilly, en Virginie. L’YH-32 (55-4965) "Sally Rand" est exposé à l’US Army Aviation Museum de Fort Rucker à Ozark, en Alabama. L’YH-32 (55-4969) est visible au Museum of Flight de Seattle, à Washington. Les YH-32 (53-4664) et (55-4976) sont au Hiller Aviation Museum de San Carlos, en Californie. Un YH-32 Hornet est exposé au Classic Rotors de Ramona, en Californie, alors qu’un autre est visible au Fantasy of Flight de Polk City, en Floride. Ce dernier semble être le seul qui soit en état de voler.


Versions :
HJ-1 : Désignation d’usine, un prototype construit.

YH-32 : Désignation des appareils destinés à l’US Army, proches de HJ-1 mais munis de plusieurs modifications, 2 prototypes et 12 appareils de préséries construits.

YH-32A ULV: (Ultra-Light-Vehicle) Version armée, démunie de cabine protégeant l’équipage et équipée de deux fines poutres de queues ; trois exemplaires construits et testés à Fort Rucker en 1957.
Afin de diminuer sa masse pour transporter des armes, l’YH-32A est dépouillé de tout ce qui n’est pas indispensable : la cabine est donc démontée, ainsi que plusieurs instruments jugés comme n’étant pas essentiels. C’est pour cette raison que cette version est surnommée "Sally Rand", du nom d’une danseuse très populaire à l’époque qui se dépouillait également de tout objet non indispensable, (à l’exception de ses chaussures et de deux grands éventails) durant ses représentations. Deux fines poutres de queues munies de dérives remplacent la précédente, afin de permettre d’utiliser aussi des armes depuis l’axe de l’appareil. Deux montants, situés de chaque côté, sont installés pour l’utilisation d’armes ou d’autres équipements, comme par exemple des détecteurs de mines terrestres.
Parmi les armements testés, on trouve des mitrailleuses, des roquettes, des missiles filoguidés air-sol et même un canon sans recul de 75mm. C’est principalement en prévision de l’utilisation de ce dernier que la poutre de queue conventionnelle a été remplacée, car elle aurait été endommagée par les gaz éjectés pour contrer le recul du canon.
En opération, sa petite taille doit lui permettre d’être transporter dans une remorque bâchée dans laquelle sont également transportés les pièces de rechange, le carburant et les munitions. La remorque, en cas de besoin, peut également servir de plateforme de décollage et d’atterrissage une fois ses panneaux latéraux abaissés. Bien qu’il soit de petite taille et que par conséquent il se présente comme une cible difficile à atteindre, les membres de l’équipage restent vulnérables sans aucune autre protection que leurs casques. De plus, sa distance franchissable limitée pousse l’US Army à abandonner le projet. Par contre, l’YH-32A ULV ouvre la voie à d’autres voilures tournantes armées qui seront beaucoup utilisées à partir de la guerre du Vietnam.

XHOE-1 : Désignation des appareils destinés à l’US Navy, proches de HJ-1 mais munis de plusieurs modifications ; 3 prototypes commandés, peut-être seulement 1 seul appareils livré.


Utilisateurs militaires :
USA : 1 à 3 exemplaires (selon les sources) en évaluation entre le 27 décembre 1955 et mars 1957 dans l’US Navy; 12 exemplaires en évaluation entre 1955 et au moins 1957 au sein de l’US Army.


Caractéristiques YH-32 :
Equipage : 2
Longueur : 6,9m
Hauteur : 2,39m
Diamètre du rotor principal : 7,01m
Surface du rotor principal: 38,6m2
Masse à vide : 257kg
Masse au décollage : 490kg
Points d’attache : 0

Moteurs :
Deux statoréacteurs Hiller 8RJ2B de 178kN chacun.

Performances :
Vitesse max : 129km/h
Vitesse de croisière : 111km/h
Vitesse ascensionnelle : 3,6m/s
Plafond opérationnel : 3’500m
Distance franchissable : 52km
Distance de décollage : 0m
Distance d’atterrissage : 0m

Armement :
Sans.


Armement : (sur YH-32A uniquement)
Mitrailleuses, roquettes, missiles filoguidés ou un canon anti recul de 75mm.


Liens internet :
https://en.wikipedia.org/wiki/Hiller_YH-32_Hornet
http://www.aviastar.org/helicopters_eng/hiller_hoe-1.php
http://www.aviastar.org/helicopters_eng/hiller_yh-32a.php
http://airandspace.si.edu/collections/artifact.cfm?object=nasm_A19610115000
http://www.fiddlersgreen.net/models/aircraft/Hiller-Hornet.html
https://www.flightglobal.com/FlightPDFArchive/1956/1956%20-%201405.PDF
https://www.flightglobal.com/pdfarchive/view/1958/1958%20-%200380.html
Re: Hiller YH-32 à 24/06/2016 13:18 Clansman
La fiche sur le site
Re: Hiller YH-32 à 24/06/2016 13:23 Jericho

Clansman a écrit

La fiche sur le site
Merci Clans' !
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Texte de , créé le June 24, 2016, 12:09 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires