Rappels

  • Premier vol :
  • Missions : Chasse
  • Constructeur : drapeau drapeau Fokker
  • 249 appareils construits (dont 200 cellules neuves)

Histoire de l'appareil

Le Fokker Eindecker ("une aile") est peut-être, sans doute même, un des premiers avions de combat à avoir marqué son époque et sérieusement inquiété ses opposants.

Ce monoplan de la première guerre mondiale (un des premiers) n'était pas en lui-même réellement révolutionnaire : il dérivait de loin du Morane-Saulnier H, que Fokker avait construit sous licence sous l'appellation M.5K. Ce qui changeait la donne, c'était la présence des mitrailleuses synchronisées avec l'hélice.

Le Eindecker fut décliné en 4 modèles différents : le E.I, le E.II, le E.III et enfin le E.IV. Le E.V, lui, n'avait rien à voir et était un chasseur à aile parasol de la fin de la première guerre mondiale.

Malgré le fait que les Eindecker aient été produits en faibles quantités (le E.III est de loin le plus produit avec 249 exemplaires), ils donnèrent aux Allemands la supériorité aérienne entre juillet 1915 et début 1916, au point d'être considérés comme un fléau.

Par rapport à son prédécesseur l'E.II, l'E.III conservait le même moteur et le même armement : respectivement un Oberursel U.I de 100 cv et une mitrailleuse MG 08/15 de 7,92 mm. En revanche, il bénéficiait de nouvelles ailes, plus grandes avec une corde plus étroite (1,80 m au lieu de 1,88 m). Le réservoir était aussi plus grand : avec une capacité de 81 litres de carburant, cela lui donnait une endurance de presque 2 heures et demie, soit près d'une heure de plus que l'E.II.

Ces modifications avaient été nécessaires parce que l'E.II n'était pas aussi performant que prévu. D'ailleurs, les 49 E.II produits furent tous mis au standard E.III dès 1916.

L'E.III entra en service en décembre 1915. Jusqu'alors, il n'y avait pas réellement d'unités constituées, en tout cas pas de chasse. Les avions étaient livrés en toutes petites quantités, pour ainsi dire individuellement, et avant tout pour remplir des missions de reconnaissance aux unités qui en réclamaient.

Les E.III arrivèrent en suffisamment grand nombre pour équiper de petites unités spécialisées, les Kampfeinsitzer Kommandos, ancêtre des escadrilles de chasse telles que nous les connaissons actuellement. Ce n'est que le 10 août 1916 que sont constitués les premiers Jagdstaffeln. On y trouve quelques E.III, bien que déjà dépassés à l'époque, qui furent remplacés par des Fokker D.II et Albatros D.II début 1917.

C'est ainsi que des pilotes comme Max Immelmann (celui-là même qui a donné son nom à une figure de voltige) ont posé les bases du combat aérien rapproché. C'est avec un E.III qu'Ernst Udet remporta ses premières victoires.

Cela dit, il semble que les résultats soient à relativiser : la machine était notoirement fragile et le mécanisme de synchronisation pas toujours fiable, au point que le pilote endommageait sa propre hélice en faisant feu…

Les E.III ont équipé non seulement la force aérienne du Kaiser, mais aussi sa marine. Ils sont également entré en service en Autriche-Hongrie (aussi bien force aérienne que marine), en Bulgarie, et dans l'empire ottoman (nom de la Turquie à l'époque). Ce dernier reçut 22 exemplaires, certains basés à Beer-Sheva (actuelle Israël/Palestine) et d'autres utilisés lors du siège de Kut-el-Amara, pendant la campagne de Mésopotamie.

Après la guerre, au moins un E.III a été transféré au Japon comme le montre une photographie montrant un E.III avec des marquages japonais.

Un authentique E.III a survécu jusqu'à nos jours : capturé dans la Somme en 1916, il fut rapatrié et testé par les Britanniques. Il a été transféré en 1918 au Science Museum de Londres où il se trouve toujours. Son entoilage a été retiré pour montrer sa structure interne.

Les E.III exposés au musée de la Luftwaffe à Berlin-Gatow et au Museum of Flight sont des répliques, de même sans doute que celui présent au musée de Villingen-Schwenningen. Une compagnie spécialisée dans la reproduction de chasseurs de la première guerre mondiale, Airdrome Aéroplanes, a construit 21 E.III à l'échelle 3/4 jusqu'en décembre 2011.


Texte de Clansman.

Versions référencées

Fokker E.III voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 610 kg (1 345 lbs)
  • Masse à vide : 399 kg (880 lbs)
  • Surface alaire : 16 m² (172 sq. ft)
  • Hauteur : 2,4 m (7,874 ft)
  • Envergure : 9,52 m (31,234 ft)
  • Longueur : 7,2 m (23,622 ft)

Performances

  • Vitesse maximum : 150 km/h (93 mph, 81 kts)
  • Endurance maximale : 2 h 30 mn
  • Distance franchissable : 359 km (223 mi, 194 nm)
  • Plafond opérationnel : 3 600 m (11 811 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 3,3 m/s (10,827 ft/s)
  • Charge alaire, à vide : 24,938 kg/m² (5,108 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 38,125 kg/m² (7,809 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 1 moteur rotatif Oberursel U.I
  • Puissance unitaire : 74 kW (100 ch, 99 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Fokker E.III à 04/06/2016 18:47 stanak
Chasseur monoplan de construction allemande
produit en 1915 à 1916 à 249 exemplaires

Fokker E.III (réplique)
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Re: Fokker E.III à 19/02/2019 09:12 Clansman
Le Fokker Eindecker ("une aile") est peut-être, sans doute même, un des premiers avions de combat à avoir marqué son époque et sérieusement inquiété ses opposants.

Ce monoplan de la première guerre mondiale (un des premiers) n'était pas en lui-même réellement révolutionnaire : il dérivait de loin du Morane-Saulnier H, que Fokker avait construit sous licence sous l'appellation M.5K. Ce qui changeait la donne, c'était la présence des mitrailleuses synchronisées avec l'hélice.

Le Eindecker fut décliné en 4 modèles différents : le E.I, le E.II, le E.III et enfin le E.IV. Le E.V, lui, n'avait rien à voir et était un chasseur à aile parasol de la fin de la première guerre mondiale.

Malgré le fait que les Eindecker aient été produits en faibles quantités (le E.III est de loin le plus produit avec 249 exemplaires), ils donnèrent aux Allemands la supériorité aérienne entre juillet 1915 et début 1916, au point d'être considérés comme un fléau.

Par rapport à son prédécesseur l'E.II, l'E.III conservait le même moteur et le même armement : respectivement un Oberursel U.I de 100 cv et une mitrailleuse MG 08/15 de 7,92 mm. En revanche, il bénéficiait de nouvelles ailes, plus grandes avec une corde plus étroite (1,80 m au lieu de 1,88 m). Le réservoir était aussi plus grand : avec une capacité de 81 litres de carburant, cela lui donnait une endurance de presque 2 heures et demie, soit près d'une heure de plus que l'E.II.

Ces modifications avaient été nécessaires parce que l'E.II n'était pas aussi performant que prévu. D'ailleurs, les 49 E.II produits furent tous mis au standard E.III dès 1916.

L'E.III entra en service en décembre 1915. Jusqu'alors, il n'y avait pas réellement d'unités constituées, en tout cas pas de chasse. Les avions étaient livrés en toutes petites quantités, pour ainsi dire individuellement, et avant tout pour remplir des missions de reconnaissance aux unités qui en réclamaient.

Les E.III arrivèrent en suffisamment grand nombre pour équiper de petites unités spécialisées, les Kampfeinsitzer Kommandos, ancêtre des escadrilles de chasse telles que nous les connaissons actuellement. Ce n'est que le 10 août 1916 que sont constitués les premiers Jagdstaffeln. On y trouve quelques E.III, bien que déjà dépassés à l'époque, qui furent remplacés par des Fokker D.II et Albatros D.II en 1917.

C'est ainsi que des pilotes comme Max Immelmann (celui-là même qui a donné son nom à une figure de voltige) ont posé les bases du combat aérien rapproché. C'est avec un E.III qu'Ernst Udet remporta ses premières victoires.

Cela dit, il semble que les résultats soient à relativiser : la machine était notoirement fragile et le mécanisme de synchronisation pas toujours fiable, au point que le pilote endommageait sa propre hélice en faisant feu…

Les E.III ont équipé non seulement la force aérienne du Kaiser, mais aussi sa marine. Ils sont également entré en service en Autriche-Hongrie (aussi bien force aérienne que marine), en Bulgarie, et dans l'empire ottoman (nom de la Turquie à l'époque). Ce dernier reçut 22 exemplaires, certains basés à Beer-Sheva (actuelle Israël/Palestine) et d'autres utilisés lors du siège de Kut-el-Amara, pendant la campagne de Mésopotamie.

Après la guerre, au moins un E.III a été transféré au Japon comme le montre une photographie montrant un E.III avec des marquages japonais.

Un authentique E.III a survécu jusqu'à nos jours : capturé dans la Somme en 1916, il fut rapatrié et testé par les Britanniques. Il a été transféré en 1918 au Science Museum de Londres où il se trouve toujours. Son entoilage a été retiré pour montrer sa structure interne.

Les E.III exposés au musée de la Luftwaffe à Berlin-Gatow et au Museum of Flight sont des répliques, de même sans doute que celui présent au musée de Villingen-Schwenningen. Une compagnie spécialisée dans la reproduction de chasseurs de la première guerre mondiale, Airdrome Aéroplanes, a construit 21 E.III à l'échelle 3/4 jusqu'en décembre 2011.




https://fr.wikipedia.org/wiki/Fokker_E.III

https://www.avionslegendaires.net/avion-militaire/fokker-e-iii-eindecker/

https://www.lecharpeblanche.fr/tag/fokker-e-iii/

https://en.wikipedia.org/wiki/Fokker_E.III

http://www.museumofflight.org/aircraft/fokker-eiii-reproduction

http://collection.sciencemuseum.org.uk/objects/co29138/german-fokker-e-iii-monoplane-c-1915-aeroplanes-aircraft-monoplanes-fire-arms-machine-guns-military-aircraft
Re: Fokker E.III à 19/02/2019 11:24 Clansman
La fiche sur le site
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Texte de , créé le June 5, 2016, 9:40 a.m., modifié le . ©AviationsMilitaires