Rappels

Histoire de l'appareil

Toute sa vie, l'Armée de l'Air a rêvé d'être sur biréacteur. Mais à l'exception du Vautour et du Jaguar, les programmes d'avion de combat menés en ce sens échouèrent car trop ambitieux, trop élevés pour ses moyens. Le dernier en date fut le Mirage 4000.

Dans les années 1960 et 1970 cependant, un élément de réponse semblait pouvoir être apporté : la coopération entre pays. Le Transall, l'Alphajet, le Jaguar montraient qu'on pouvait réussir un appareil et le rendre abordable. En 1977, on commençait à réfléchir à un appareil polyvalent complémentaire du Tornado, et la France fit connaître son choix pour un ACT (Avion de Combat Tactique), éventuellement construit en coopération.

Dassault reçut un marché d'étude pour un appareil de défense aérienne le 30 octobre 1978, puis pour l'ACM (Avion de Combat Marine) le 22 décembre de la même année. La firme s'entretint alors avec les constructeurs des autres pays.

Hélas, s'il apparut dès octobre 1979 que la configuration générale était relativement identique (configuration delta-canard et biréacteur, mono ou bi-dérive, équipé de CDVE, être capable de Mach 2 et d'un plafond de 15000 m) et que l'appareil devait entrer en service en 1992, les besoins étaient de plus en plus radicalement différents. Dès 1980, les uns voulaient un intercepteur pur, les autres un appareil tactique. Le choix du poids et des moteurs fut une pierre d'achoppement. La coopération prit officiellement fin le 2 août 1985 à cause de toutes ces différences, notamment la volonté de la France de se doter d'un appareil capable d'opérer depuis un porte-avions. Le fait que Dassault ait exigé la maîtrise d’œuvre n'a pas arrangé les choses. Cependant, cette coopération battait de l'aile depuis quasiment le début.

C'est dès 1980 que l'Allemagne, la France et la Grande-Bretagne lancèrent des projets chacun de leur côté. Dassault présenta un projet d'abord nommé ACT-92 (Avion de Combat Tactique), puis ACX (Avion de Combat eXpérimental) au salon aéronautique de Berlin en 1980 sous forme de maquette grandeur nature. L'ACX est officiellement lancé le 13 avril 1983. Son concepteur principal est Jean-Claude Hironde.

Le Rafale (nom choisi par Marcel Dassault lui-même en 1985, en référence à l'Ouragan qui fut son premier jet) vola pour la première fois le 4 juillet 1986 à Istres entre les mains de Guy Mitaux-Maurouard. A cette époque, les M88 n'étant pas encore disponibles, il est équipé de F404. Plus tard, il fut équipé d'un réacteur M88.

L'appareil se révèle une réduction homothétique du Mirage 4000, à qui il doit beaucoup. La principale différence se situe au niveau de ses entrées d'air, placées latéralement sous les ailes en position semi-ventrales, et de ses canards qui font office de gouvernes de profondeurs et redynamisent l'écoulement de l'air sur l'aile. Cela a pour effet de donner un excellent comportement aux grands angles d'attaque, donc de donner une excellente maniabilité. Dès février 1987, un dérivé opérationnel est annoncé.

Le 21 avril 1988, un contrat de développement de 5 prototypes (un Rafale C, un Rafale B, 2 Rafale M et une cellule d'essais statiques) est signé. Il s'accompagne de contrats portant sur l'étude des principaux équipements, comme les moteurs, le radar, le système SPECTRA. Dès cette année cependant, il est présenté comme "un gouffre à milliards" par certains médias. Ces prototypes effectuent leurs premiers vols entre 1991 et 1993. Un Rafale N, biplace spécifique à la Marine, fut envisagé à partir de 1999, pour être annulé le 22 septembre 2004.

Le Rafale de série fait davantage appel aux matériaux composites et RAM que le démonstrateur Rafale A (Kevlar pour le nez, titane pour les bords d'attaque des ailes et des plans canards, fibres de carbone et thermoplastiques pour une grande partie du fuselage et les ailes). De façon générale, l'appareil est dit discret, sa SER étant réduite notamment par l'utilisation de matériaux RAM. Il ne faut cependant pas le confondre avec un appareil furtif.

Le M88, plus compact que le F404, permet de rendre le Rafale de série plus petit de 3% et plus léger que le Rafale A. Le Rafale C01 pèse une tonne de moins que le prototype. L'aérodynamisme est légèrement modifiée, notamment au niveau de l'aile plus simple et de la dérive. Cette dernière, redessinée, dispose d'une nacelle pour le futur système SPECTRA, par contre l'entrée d'air à sa base a disparue. Le nez est plus large, et abaissé afin d'améliorer le champ de vision. Les plans canards servent également d'aérofreins. Sa vitesse maximum est désormais de Mach 1,8 et non plus de Mach 2. En revanche, il est capable de supercroisière à Mach 1,4 avec 6 missiles MICA.

Le Rafale est équipé d'un radar RBE-2, alors doté d'une antenne PESA. La première antenne de série de la version AESA est sortie d'usine en août 2010. C'est le premier avion de combat non américain à être doté d'un tel radar.

Il possède également le système SPECTRA (Système de Protection et d’Évitement des Conduites de Tir du RAfale), qui sert à la détection des menaces sur 360°, au brouillage électronique, et sert donc à la fois d'autoprotection et de renseignements sur la situation tactique. Il se compose de 3 détecteurs de radars, 3 détecteurs d'alerte laser, 2 détecteurs de départ de missiles infrarouges, 3 brouilleurs, 4 lance-leurres et 2 lance-paillettes. Le tout, pesant 250 kg, est situé principalement dans la nacelle en haut de la dérive et à l'emplanture des plans canards, mais également à la base de la dérive, contre les entrées d'air et sous le cockpit. SPECTRA est constamment remis à jour, au gré des standards notamment.

L'OSF (Optronique Secteur Frontal) est un moyen passif de reconnaissance, détection et poursuite des cibles. Il fonctionne par voie TV et infrarouge. La voie TV permet d'identifier des cibles jusqu'à 50 km. La voie IR, d'une portée de 100 km, est supprimée en 2013 avec l'OSF-IT (Improved Technology) et remplacée par un capteur TV plus performant. Cette voie IR est partiellement remplacée par le FLIR du Damoclès (non supersonique), le capteur d'un MICA IR (IRST sans imagerie) et le peut-être le DDM-NG (IRST sans imagerie). Cette absence de voie IR gène, mais pourrait être facilement réinstallée. La liaison 16 lui permet bien entendu de communiquer discrètement avec d'autres appareils.

Les données transmises par le radar RBE-2, l'OSF, la liaison 16, SPECTRA, l'IFF et même les têtes chercheuses des MICA IR sont fusionnées via la FSST (Fonction Synthèse de la Situation Tactique) afin de donner au pilote une situation tactique facile à interpréter pour le pilote. C'est ainsi que le 11 juin 2007, un Rafale au standard F2 abat une cible située derrière lui à l'aide d'un missile MICA, du radar RBE2 d'un camarade en passe frontale et de la liaison 16. Concrètement, un Rafale peut contrôler ce qui se passer dans une bulle de 50 km de rayon autour de lui, afin de gérer les menaces.

Concernant le cockpit, il est équipé d'un siège Martin-Baker Mk.16F incliné de 29°, à l'instar du F-16, afin de limiter l'effet des G. Si la limite officielle est de 9 G, le Rafale peut aller jusqu'à 11 G en urgence. Les commandes de vol sont bien sûr électriques. Le cockpit inclue également des écrans multifonctions et un système HOTAS. La verrière est recouverte d'une fine couche d'or. Un viseur de casque TopSight E et des commandes vocales étaient prévus, mais ne furent pas retenus par l'Armée de l'Air.

Concernant les armes, toutes les versions emportent un canon M791 de 30 mm en interne, alimenté par 125 obus. Le Rafale emporte 9,5 tonnes d'armement (soit l'équivalent de sa masse à vide) répartis en 14 points d'emport (13 pour la version Marine). 5 de ces pylônes permettent l'emport de charges lourdes ou de réservoir supplémentaires. Il peut ainsi emporter 6700 kg de carburant supplémentaire. Les premiers armements étaient le missile air-air Magic II, le missile air-sol AS-30L et le missile de croisière Apache.

Depuis, le Rafale est équipé pour l'air-air de missiles MICA (80 km de portée) et Meteor à partir de 2018 (plus de 100 km). En air-sol, il peut emporter des bombes à guidage laser Paveway II (GBU-12 et 49) et Paveway III (GBU-24), des bombes AASM à guidage GPS, ainsi que le missile de croisière Scalp-EG. Dans le cas des Paveway, elles sont guidées par la nacelle Damoclès. Pour la lutte anti-navires, il emporte un ou deux missiles AM-39 Exocet Block II (selon qu'il décolle d'un porte-avions ou du sol). Pour la dissuasion nucléaire, il emporte un missile ASMP-A. Pour la reconnaissance, il utilise une nacelle Thalès Aréos. Afin d'être compatible avec d'autres armements, le Rafale possède un système MIL-STD-1760.

Le Rafale est prévu pour remplacer plusieurs types, parfois très différents, d'avions : le Crusader et le Super-Etendard pour la version Marine, le Mirage IV pour la dissuasion nucléaire et la reconnaissance, le Jaguar, les Mirage III, Mirage F1, et Mirage 2000 pour l'attaque au sol et la défense aérienne. Il se doit donc d'être non seulement polyvalent, mais omnirôle. Cela veut dire qu'il ne doit pas seulement être capable de remplir toutes les missions, mais qu'en plus il doit pouvoir le faire au cours d'un même vol sans avoir à être reconfiguré. Ces missions sont la défense aérienne, l'attaque au sol, la frappe nucléaire, la lutte anti-navires, la reconnaissance, le ravitaillement en vol (pour la Marine), et l'entraînement.

Jusqu'en 1992, on prévoyait 336 exemplaires, soit 225 Rafale C, 25 Rafale B, 86 Rafale M. Mais l'industrialisation du Rafale est sans cesse repoussée, tant pour des raisons budgétaires que politiques (y compris la chute de l'URSS). Il faudra attendre 1997 pour voir une première commande de 13 appareils (dont les M1, C101, B301 et 302 destinés aux essais en vol), 1999 pour la deuxième commande sur 48 exemplaires, 2004 pour la troisième commande de 59 appareils, 2009 pour la quatrième commande de 60 exemplaires.

180 Rafale sont donc commandés en tout, soit 132 Rafale Air (69 monoplaces et 63 biplaces) et 48 Rafale M. Une 5e tranche sera peut-être commandée en 2016. Autrement, les livraisons pourraient se terminer en 2019.

Dès 1992, la cible descendait à 294 exemplaires (234 pour l'Armée de l'air et 60 pour la Marine). Le 20 novembre 2008, 8 exemplaires sont posés en option afin de financer des programmes liés au Rafale dont l'antenne AESA, et on arrive à 286 exemplaires (228 pour l'Armée de l'Air et 58 pour la Marine). En 2013, le Livre Blanc prévoyait 225 avions de combat en tout, Rafale compris, pour l'Armée de l'Air comme pour la Marine Nationale.

L'entrée en service était initialement prévue pour 1996 au sein de l'Armée de l'Air, mais fut retardée jusqu'en 2000. C'est finalement la Marine qui recevra les premiers exemplaires. Le premier appareil de série, le Rafale M1, vole pour la première fois le 7 juillet 1999. Le Rafale entre en service au sein de la 12F le 18 mai 2001, pour être déclaré opérationnel le 25 juin 2004.

De plus, les premiers exemplaires sont limités et l'amélioration de leurs capacités se fait au gré du financement de certains standards :

- Le standard F1 (pour France) correspond à des capacités air-air limitées au canon, aux missiles Magic et MICA EM et au ravitaillement en vol.
- Le standard F2 correspond à l'intégration de capacité air-air plus étendues (emport de Mica IR) et de capacités air-sol (AASM et Scalp-EG). Il fut livré en 2006 et déclaré opérationnel le 21 mai 2008.
- Le standard F3, qui transforme réellement le Rafale en avion omnirôle, voit l'intégration des missiles ASMP-A et Exocet, de la nacelle de reconnaissance Reco-NG, puis de la nacelle de guidage Damoclès avec le standard F3-2. Il peut emporter deux réservoirs conformes dorsaux de 1150 litres (non retenus par l'armée de l'air). Ce standard fut qualifié en 2008 et mis en service en 2009.

Le 10 janvier 2014, le ministère de la Défense signe le contrat de développement du standard F3-R (Road-map) pour 1 milliard d'€uros, dont la principale nouveauté est l'emport du missile à longue portée Meteor. Anciennement connu sous le nom de standard F4 puis F3+, il inclue également une nacelle de Désignation Laser Nouvelle Génération (Talios), plus moderne que le Damoclès, la version AESA du RBE-2, l'OSF-IT, un DDM-NG (détecteur infrarouge de départ missile Nouvelle Génération), une antenne satellitaire, les moteurs M88-4E, et pour la Marine une nouvelle nacelle de ravitaillement en vol.  Les Rafale F3-R devraient être opérationnels en 2018 au sein de l'armée de l'air et en 2020 au sein de la Marine. Le CEPA (centre d’expérimentations pratiques de l’aéronautique navale) a évalué ce nouveau standard début décembre 2014.

La Cour des comptes évalua en 2010 le prix unitaire d'un Rafale à 101,1 millions d'Euros et le coût total du programme est passé de 33 milliards d'€uros en 2005 à 40,69 milliards en 2010. C'est une augmentation très faible (4,7%) par rapport à bien d'autres programmes d'armement (75% pour l'Eurofighter Typhoon). Si en 2006, l'heure de vol était évaluée à 39000 €, le moteur M88-4E devrait le faire passer à 10000 € pour un Rafale Air et 7000 pour un Rafale Marine.

Pour l'instant, le Rafale est en service au sein des EC 1/7 Provence (26 juin 2006), EC 1/91 Gascogne (31 mars 2009), EC 3/30 Lorraine (4 novembre 2010) et EC 2/30 Normandie-Niemen (28 juin 2012) dans l'Armée de l'Air. Il faut y rajouter le 5/330 Côte d'Argent (5 exemplaires sont utilisés pour les essais en vol depuis 2001) et l'Escadron de Transformation Rafale 02-092 "Aquitaine" (6 octobre 2010), qui sert à l'entraînement de tous les pilotes de Rafale, Armée de l'Air, Marine et étrangers.

Au sein de l'Aviation Navale, il est en service au sein des flottilles 12F (juin 2004) et 11F (19 septembre 2011), et prochainement la 17F. Le Rafale devrait rester le principal avion de combat des forces françaises jusqu'en 2040.

Le Rafale fut déployé en Afghanistan dès 2002 et la première mission de guerre remonte au 28 mars 2007, lorsqu'un Rafale M au standard F2 largua 2 GBU-12 sur des positions talibanes. 8 Rafale du 1/7 et des Rafale M ont également été déployés dans le cadre de la résolution 1973 de l'ONU, visant à contrer les forces de Kadhafi, depuis le 19 mars 2011. Ces appareils, au standard F3, ont démontré l'étendue de leurs capacités. Il a depuis été déployé au Mali et en Centrafrique en 2013 et en Irak, contre Daech, en 2014.

Il fut impliqué dans 4 crashs (dont un par collision) depuis 1986 : un Rafale B fut perdu par l'Armée de l'Air et 4 Rafale M par la Marine Nationale, entraînant la perte de 2 pilotes en tout.

Le retard de l'entrée en service et son prix ont beaucoup influé sur ses déboires à l'export. Il fut même présenté pendant des années comme un avion invendable dont personne ne voulait. Officiellement, il a connu 6 échecs : aux Pays-Bas (face au F-35) et en Corée du Sud (face au F-15) en 2002, à Singapour (face au F-15) en 2005, au Maroc en 2009 (face au F-16 : 18 exemplaires), en Suisse en 2011 (22 exemplaires) et au Brésil en 2013 (face au Gripen NG dans les 2 derniers cas, respectivement 22 et 36 exemplaires). On peut rajouter l'Arabie Saoudite en 2006 face au Typhoon (72 exemplaires). Dans la plupart des cas, il est arrivé en tête ou presque des évaluations (à peine inférieur au F-35 aux Pays-Bas, supérieur au F-15 en Corée du Sud). Mais le poids politico-économique reste puissant. Les échecs au Maroc, en Suisse et au Brésil sont cependant bien imputables à des maladresses françaises, notamment politiques. La Libye de Kadhafi s'était vue proposer 14 exemplaires, mais la révolution de 2011 a enterré tout espoir d'y vendre des appareils.

L'Inde fut le premier pays à s'intéresser officiellement au Rafale, en le déclarant vainqueur du concours MMRCA le 31 janvier 2012. 126 exemplaires (plus 63 en option), dont 108 construits par HAL, doivent remplacer les MiG-21 et MiG-27. Le 10 avril 2015, il n'est plus question que de  36 exemplaires, mais construits en France. Le contrat MMRCA fut annulé officiellement le 30 juillet 2015, après avoir achoppé sur le prix de l'appareil et des difficultés à le produire sur place. C'est finalement le 23 septembre 2016 que l'Inde signe un contrat pour les 36 exemplaires, 28 monoplaces et 8 biplaces, dont les livraisons doivent commencer en 2019. Ils seront armés notamment de missiles Scalp et Meteor. 18 autres exemplaires sont en option.

Le premier véritable client export du Rafale fut l’Égypte : 24 appareils sont commandés le 16 février 2015, dont les 3 premiers (des biplaces) sont livrés le 20 juillet la même année, afin de participer au défilé de l'inauguration du deuxième canal de Suez. Il est suivi du Qatar, qui commande lui aussi 24 appareils le 4 mai 2015. Les siens devraient être livrés courant 2018.

La commande égyptienne, révélée en février 2015, fut une véritable surprise dans le public. En réalité, l’Égypte avait manifesté son intérêt dès 2011, mais les événements de l'époque firent que la France ne souhaita pas donner suite. Elle relança les négociations dès septembre 2014, qui furent terminés en 5 mois seulement. Le 30 avril 2015, c'est au tour du Qatar de se prononcer pour 24 Rafale plus 12 en option, le contrat étant signé le 4 mai 2015. Le Qatar avait lancé un appel d'offres en 2011.

Les autres prospects les plus sérieux sont les Émirats Arabes Unis et la Malaisie, suivis ensuite de la Belgique, du Koweït et du Canada. Il faut dire que le Rafale a largement fait la preuve de ses capacités au combat, en particulier dans des milieux contraignants comme l'Afrique et le Moyen-Orient. La situation actuelle, avec des menaces grandissantes, joue pour beaucoup et la plupart des pays sont pressés de recevoir leurs appareils. De plus, le Rafale a encore des décennies de développement devant lui, ce qui n'est plus le cas de certains de ses concurrents comme le F-15, le F-16, le F/A-18 ou le Typhoon qui vont arriver en fin de production. Par contre, il restera le Gripen, le F-35, et les avions russes (MiG-35, Su-35 et T-50) comme concurrents.

Le Rafale est un appareil trop ambitieux ou à l'inverse trop mauvais et coûteux pour certains, une fierté nationale et un bijou de technologie pour d'autres. L'appareil offre un compromis entre robustesse, facilité de maintenance, et haute technicité, souplesse d'emploi, performances élevées dans tout type de missions. S'il n'est spécialiste en rien, et comme souvent excellent en rien, il atteint tout de même de bons niveaux dans tous les domaines. De nombreux exercices ont montré qu'il est capable de tirer son épingle du jeu face aux principaux avions de combats occidentaux, et, plus important, de travailler en coopération avec eux.


Clansman.

Versions référencées

Pays exploitant actuellement cet appareil

Dassault Rafale C voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 24 500 kg (54 013 lbs)
  • Masse à vide : 9 060 kg (19 974 lbs)
  • Surface alaire : 45,7 m² (491,911 sq. ft)
  • Hauteur : 5,34 m (17,52 ft)
  • Envergure : 10,86 m (35,63 ft)
  • Longueur : 15,27 m (50,098 ft)

Performances

  • Distance de décollage : 400 m (1 312 ft)
  • Vitesse d'atterrissage : 222 km/h (138 mph, 120 kts)
  • Distance d'atterrissage : 450 m (1 476 ft)
  • Facteur de charge maximal : 9 G
  • Facteur de charge minimal : -3,2 G
  • Taux de roulis maximal : 270 °/s
  • Vitesse de croisière maximum : 1 713 km/h (1 064 mph, 925 kts) Supercroisière à Mach 1,4 avec 6 missiles MICA.
  • Endurance maximale : 3 h
  • Rayon d'action Hi-Lo-Hi : 1 850 km (1 150 mi, 999 nm)
  • Plafond opérationnel : 15 240 m (50 000 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 305 m/s (1 000 ft/s)
  • Mach maximal BA : Mach 1,1
  • Mach maximal HA : Mach 1,8
  • Vitesse maximale BA : 1 390 km/h (864 mph, 751 kts)
  • Charge alaire, à vide : 198,249 kg/m² (40,605 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 536,105 kg/m² (109,803 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 turbofans SNECMA M88-2
  • Puissance unitaire : 5 097 kgp (50 kN, 11 237 lbf), 7 645 kgp (75 kN, 16 855 lbf) avec post-combustion

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Crash d'un Rafale M français le 28 novembre 2010

    Un Rafale M (le numéro 18) de la 12F (basée à Landivisiau) s'est écrasé peu après son catapultage au large des côtes pakistanaises. Les circonstances de l'accident ne sont pas connues, mais le pilote a pu être rapidement repêché par le Pedro de service. Il semblerait qu'il s'agisse d'une panne sèche suite à un problème de vide-vite.

Numéros de serie

Forum

Sujet complet »
Re: Caractéristiques RAFALE à 19/06/2018 14:11 d9pouces
Oui, je pensais plutôt à une durée de vie en nombre d’atterrissages, par exemple. A-t-on un ordre de grandeur ? Genre 10/100/1000 ?
Re: Caractéristiques RAFALE à 14/01/2019 14:11 foxkilo02
C'est parti !
2 Milliards d'euros pour des Rafale au standard F4
Re: Caractéristiques RAFALE à 10/02/2019 16:47 d9pouces
https://omnirole-rafale.com/specifiques/

On voit notamment des ASMP sur des Rafale monoplaces… je pensais qu'il n'était utilisé que sur des Rafale B, pas des C ?!?
Re: Caractéristiques RAFALE à 11/02/2019 08:16 Clansman
J'allais dire pareil, pis j'ai pensé au Rafale M. Pour le Rafale C, c'est peut-être en cas de besoin, si jamais les biplaces manquent.
Re: Caractéristiques RAFALE à 16/03/2019 14:28 little boy

d9pouces a écrit

Oui, je pensais plutôt à une durée de vie en nombre d’atterrissages, par exemple. A-t-on un ordre de grandeur ? Genre 10/100/1000 ?

j'ai trouvé un petit document et tu vas être surpris. :journal:

un pneu s'use plus vite au décollage qu'à l'atterrissage.
à l'époque ils attribuaient un nombre de point pour une roue neuve: 80

ils retiraient 20, 10, 4 points à chaque décollage en fonction de la masse de l'avion.
un avion équipé de bidons et d'une grosse bombe, changeait de roues tous les 4 décollages.

bon c'était à l'époque et sur piste en dure, mais ça donne un aperçu de la chose. :interr:
Re: Caractéristiques RAFALE à 16/03/2019 21:28 d9pouces
Tous les 4 décollages ? Je ne m'attendais franchement pas à ce que ça soit aussi peu.

Merci pour l'info !
Re: Caractéristiques RAFALE à 16/03/2019 21:50 little boy
oui mais pour de grosse configue.
en lisse ou moins chargé le pneu a une durée de vie plus longue.

l'évolution des matières a certainement permis de réduire ce délais d'usure.
Re: Caractéristiques RAFALE à 18/03/2019 09:32 ovni73
Bonjour.

Le sujet des points décomptés à chaque vol en fonction de la masse est évoqué dans l'encyclopédie du Mirage III chez DTU. C'est aussi dans ces volumes (sauf erreur) que j'ai lu que l'introduction des pneus à structure radiale par Michelin a permis de beaucoup réduire cette usure.
Re: Caractéristiques RAFALE à 27/03/2019 20:48 Sharky 125

little boy a écrit

d9pouces a écrit

Oui, je pensais plutôt à une durée de vie en nombre d’atterrissages, par exemple. A-t-on un ordre de grandeur ? Genre 10/100/1000 ?

j'ai trouvé un petit document et tu vas être surpris. :journal:

un pneu s'use plus vite au décollage qu'à l'atterrissage.
à l'époque ils attribuaient un nombre de point pour une roue neuve: 80

ils retiraient 20, 10, 4 points à chaque décollage en fonction de la masse de l'avion.
un avion équipé de bidons et d'une grosse bombe, changeait de roues tous les 4 décollages.

bon c'était à l'époque et sur piste en dure, mais ça donne un aperçu de la chose. :interr:

Il date de quand ce doc ?
Re: Caractéristiques RAFALE à 30/03/2019 18:40 little boy
année 70/80. :mrgreen:
Re: Caractéristiques RAFALE à 01/04/2019 11:12 ovni73
Bonjour.

Dans le tome 2 de la bible du Mirage III consacré au Mirage IIIE aux éditions DTU, page 169, il y a le témoignage d'un pilote qui confirme ce qu'a écrit Little boy :
Un pneu neuf a un potentiel de 80 points, un vol en lisse ou avec les bidons de 500 litres 'coûte' deux points, les 1700 litres vingt points.
Toujours dans le même article, avec les 1700 litres, le décollage devait être réalisé avec une rotation inférieure à 3 degrés par seconde car les roues principales supportaient seules tout le poids de l'avion, et ils étaient à 500 kg de la limite structurale du pneu.
Re: Caractéristiques RAFALE à 01/04/2019 19:17 d9pouces
La différence est énorme entre les 500L et les 1700L ! :shock:
Re: Caractéristiques RAFALE à 03/04/2019 21:55 little boy
merci pour la précision ovni. :oui:
Re: Caractéristiques RAFALE à 25/04/2019 17:12 Jericho
Dites, petite question aux pros du Rafale…

Est-il prévu de les équiper, das les versions prochaines, d'un cockpit avec un grand écran unique ?
C'est pas que je trouve ça particulièrement bien (j'avoue que je crains encore la panne totale de l'écran :? ), mais visiblement, après les F-35 et Gripen E/F, l'Eurofighter s'y est également mis et je crois qu'il est prévu pour l'Advanced Super-Hornet…
Re: Caractéristiques RAFALE à 26/04/2019 16:51 ovni73
Bonjour.
La visualisation centrale est collimatée à l'infini pour éviter l'accommodation, sauf erreur. C'est le seul appareil avec ça. Un grand écran central, en plus effectivement de poser des problèmes en cas de panne (encore qu'il reste le VTH et éventuellement le viseur de casque) ne permet pas ça, sans parler de la découpe classique du tableau de bord en 'T' qui serait complètement à revoir. Je me méfie des effets de mode. Qu'en pensent les utilisateurs ?
Re: Caractéristiques RAFALE à 26/04/2019 18:06 Jericho

ovni73 a écrit

Je me méfie des effets de mode. Qu'en pensent les utilisateurs ?
Aucune idée, c'est encore récent sur les avions mis en service. J'ai surtout entendu dire que ça doit permettre plus de souplesse dans le traitement des informations, une meilleure appréciation de la situation tactique et éviter l'impression de saturation que perçoivent parfois les pilotes devant la quantité d'informations obtenues par les différents capteurs de l'avion et par Link16 (pilotes de Hornet suisses).
J'imagine que chaque pilote plébiscitera ce qu'il a, un peu comme pour les viseurs de casque…
Re: Caractéristiques RAFALE à 29/04/2019 22:54 d9pouces
En effet, le cockpit du Rafale est très particulier, avec l'écran central beaucoup plus proche que le reste du cockpit et collimaté à l'infini pour être consulté sans souci pour l'œil. Je ne sais pas si c'est physiquement possible de le faire sur un grand écran plat.
En tout cas, je n'ai jamais entendu parler d'un nouveau cockpit pour le Rafale, pour répondre à la question.
Re: Caractéristiques RAFALE à 09/11/2019 14:44 Cinétic
Nous avons testé l'application "Aboard the Rafale" de Dassault Aviation : elle donne la nausée
Marrant mais l'adresse internet change "nausée" avec "c'est à vomir!" :sick:
Re: Caractéristiques RAFALE à 09/11/2019 22:25 d9pouces
L'adresse doit être créée à l'écriture de l'article et ne doit pas changer quand on change ultérieurement le titre de l'article ^^
Tu m'as devancé, d'ailleurs, j'allais poster le même lien :D (mais je n'ai pas testé, ça ne donne pas très envie)
Re: Caractéristiques RAFALE à 10/11/2019 07:15 ouakamois
Rafale armé
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:53 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires