Rappels

Histoire de l'appareil

Début des années 1960, la France et le Royaume-Uni recherchent tous deux un avion d'entraînement avec des capacités d'attaque au sol pour remplacer le T-33, le Fouga Magister et le Hawker Hunter.
Bien que les cahiers des charges respectifs soient différents, les besoins sont cependant rapprochés et un premier protocole d'accord sur un avion biréacteur à ailes en flèche haute équipé de deux réacteurs est signé entre les deux pays en mars 1964.
Le projet 121A proposé par Bréguet est retenu en 1965 et, l'année d'après, Bréguet fonde avec British Aircraft Corporation (BAC) la co-entreprise SEPECAT chargée de concevoir puis de fabriquer en série le futur avion.

La production en série est partagée à parts égales, chaque pays fournissant une moitié des pièces et assurant l'assemblage final des appareils qui lui sont destinés. Les réacteurs étaient construits par Rolls-Royce pour les avions anglais, et par Turboméca pour les avions français.
Sa structure légère en « nid d’abeille », sa voilure équipée de volets hypersustentateurs et de becs de bord d’attaque et ses pneus basse pression lui permettront d’opérer à partir de pistes courtes et sommaires. Il sera équipé d’une perche de ravitaillement en vol escamotable.

Les premiers Jaguar A sont livrés avec des réacteurs Adour 101 d'une puissance maximale de 24,7 kN, rapidement remplacé par le Adour 102 plus puissant et dôté d'une postcombustion "modulée" qui peut s'enclencher progressivement dès 80% de la poussée maximale à sec. .
Lorsque le premier appareil de série sort des chaînes de montage, fin 1971, les deux pays ont finalement changé d'avis et la mission d'attaque est devenue prioritaire : tant la France que le Royaume-Uni ont commandé chacun 200 avions, répartis en 160 monoplaces et 40 biplaces.
L’avion Français emporte 4,5 tonnes d’armements variés : bombes non guidées Mk 81, 82 et 83 de 125 250 et 500 kgs, paniers de roquettes LR 150, missile air sol guidé laser AS30L, missile anti-radar AS 37 Martel, bombe atomique AN52, missile d’autodéfense R550, bombe anti-piste BAP 100, bombe à sous-munitions Belouga, pod de guerre électronique CT51 ou de reconnaissance RP36P, bombe guidée GBU12.

Malgré leur cellule commune, les versions utilisées par les deux pays n'ont ni les mêmes canons (DEFA pour les Français, Aden pour les Anglais) ni la même avionique.
Les avions français étaient équipés d'un radar Doppler de navigation, d'un système de contrôle de tir, d'un système d'alerte radar, et d'une caméra panoramique ONERA 40 sous le nez, complétée plus tard par un télémètre laser. Les 30 derniers monoplaces français peuvent également emporter une nacelle de désignation laser.
De leur côté, les avions anglais disposaient d'un système de navigation et d'attaque plus performant, d'un afficheur de défilement de carte, d'un détecteur d'alerte radar formant une barre au sommet de la dérive, et d'un système laser dans le nez assurant la télémétrie et la détection d'illumination.

Il y aura donc quatre versions du Jaguar et deux prototypes de chaque version sont construits, dans l'ordre :

- Jaguar E : Biplace d'entraînement pour la France (Jaguar E, premier vol le 8 septembre 1968)

- Jaguar A : Monoplace d'attaque pour la France (Jaguar A, 23 mars 1969)

- Jaguar S : Monoplace d'attaque pour le Royaume-Uni (Jaguar S, 12 octobre 1969)

- Jaguar B : Biplace d'entraînement pour le Royaume-Uni (Jaguar B, 30 août 1971) (baptisées respectivement GR1 et T2 dans la RAF.

A noter que la France réalisa un prototype désigné Jaguar M, destiné à son aéronautique navale et modifié pour opérer depuis un porte-avions. Il fit son premier vol le 14 novembre 1969 et effectua plusieurs campagnes d'essais : appontages simulés sur piste à Nîmes, tests sur une catapulte au sol au Royaume-Uni, puis essais en mer à partir du porte-avions Clemenceau.
Cette version fût cependant abandonnée début 1973 : d'une part le Jaguar s'avérait sous-motorisé, d'autre part il aurait fallu renforcer les catapultes et le pont des porte-avions ce qui aurait généré évidemment un surcoût élevé.
Les britanniques équipèrent leurs avions de points d’emport sur l’extrados de l’aile pour y fixer des missiles air-air Sidewinder.
Une version export, le Jaguar International, sera vendue à l’Equateur, au Nigéria et à Oman et à l’Inde qui en produira aussi sous licence.

Dans l'Armée de l'Air, le Jaguar se voit confier les missions suivantes :

-Attaque au sol classique à l'aide d'une panoplie de bombes, roquettes, etc.

- Attaque de précision avec des armes guidées laser (missile AS-30L, bombes guidées laser)

- Frappe nucléaire tactique avec la bombe AN 522

- Attaque anti-radar avec le missile AS 37 Martel

- Guerre électronique avec des pods externes CT 51 de brouillage

En rôle secondaire, il peut également effectuer des missions de reconnaissance (avec un pod ventral RP 36P contenant 3 caméras) et de chasse à moyenne/basse altitude.
A la fin des années 1980, les Jaguar français seront équipés d'un GPS, non connecté au système de navigation mais qui permet cependant de le recaler manuellement.
L'Armée de l'Air a retiré du service ses derniers Jaguar le 1er juillet 2005, le dernier escadron encore opérationnel (le 1/7 Provence) recevant alors les premiers Rafale l'année suivante.

Durant leur carrière, les Jaguars anglais ont subi plusieurs programmes de mise à jour.
En 1983, certains avions (75 Jaguar GR.1A et 14 T.2A) furent équipés d'un nouveau système de navigation plus précis incluant une centrale à inertie et un nouvel ordinateur de bord, dans lequel les missions pouvaient être programmées à l'aide de cartouches mémoires. Ils reçurent ensuite des réacteurs Adour 104 offrant 10% de puissance supplémentaire que les Adour 102 d'origine.
Au début des années 1990, le détecteur d'alerte radar fut remplacé par un système plus performant et des rails d'emport pour missiles air-air furent montés au-dessus des ailes (héritage du Jaguar International).
Après la guerre du Golfe, quelques Jaguar (10 monoplaces GR.1B et 2 biplaces T2.B) furent modifiés pour emporter un pod TIALD (système combiné d'imagerie infrarouge et d'illumination laser), ce qui entraina l'installation d'un bus de données interne, la modification du viseur tête haute et du poste de pilotage.

Après la guerre de Bosnie, un programme désigné Jaguar 96 aboutit à la version GR.3 comprenant les modifications du GR.1B complétées par un système HOTAS et un système de navigation amélioré incluant un GPS.
En 2000 furent livrés les premiers Jaguar GR.3A avec un poste de pilotage compatible avec les lunettes de vision nocturne, le support d'un afficheur sur la visière du casque, et un nouveau système de planification des missions.

Parallèlement, les biplaces T.2 furent portés au standard T.4 incluant certaines des modifications des GR.3 et GR.3A. Enfin, le réacteur Adour 104 fut remplacé par un Adour 106 plus fiable et offrant 6% de puissance supplémentaire.
Alors que les modernisations effectuées devaient initialement permettre à la Royal Air Force de conserver ses Jaguar jusqu'en 2008, le dernier escadron équipé de cet appareil a été dissous le 31 mai 2007.

Les ventes à l'export ont été négociées et réalisées principalement par les anglais car, entre-temps, Bréguet avait été racheté par Dassault Aviation qui préférait vendre son Mirage F1.
Ainsi, British Aerospace obtiendra en 1980 une licence exclusive pour le marché international. Une version spécifique a été développée pour l'export : le Jaguar International.
Une cinquantaine d'avions ont été exportés vers l'Équateur, au Sultanat d'Oman et au Nigéria. Le plus gros client à l'export pour le Jaguar est l'Inde. Démarchée dès 1968, l'Inde signa finalement en avril 1979 une commande pour 130 Jaguar, incluant un contrat de fabrication sous licence pour 95 exemplaires et un transfert de technologie.

Les Jaguar français ont été engagés lors de nombreuses opérations :
De novembre 1977 à mai 1978 depuis Dakar contre les colonnes du Front Polisario, alors en conflit avec la Mauritanie (Opération Lamentin).
D'avril 1978 à début 1980 au Tchad pour soutenir le gouvernement en place contre les rebelles du FROLINAT (Opération Tacaud). Au moins 4 avions et 2 pilotes sont perdus durant ces opérations5.
En 1983/1984 au Tchad dans le cadre de l'Opération Manta. Le 25 janvier 1984, un avion est abattu par un canon anti-aérien alors qu'il survole une colonne rebelle, son pilote est tué6.
En 1986/1987 au Tchad dans le cadre de l'Opération Épervier, comprenant notamment un raid sur la base aérienne libyenne d'Ouadi-Doum le 16 février 1986 depuis Bangui (Centrafrique) et un autre contre les installations anti-aériennes de cette même base le 7 janvier 1987 7.
En août-septembre 1986 au Togo, simples démonstrations pour soutenir le gouvernement en place.
Lors de la guerre du Golfe, les Jaguars menèrent la première mission offensive de l'Armée de l'Air Française, contre la base koweïtienne d'Al-Jaber suspectée d'abriter des missiles sol-sol Scud irakiens avec des bombes de 250 kg et des BLG 66 Belouga 8. Quatre avions furent touchés9 par des tirs de DCA après avoir survolé à basse altitude un PC irakien puissamment défendu mais non répertorié sur leurs cartes. En conséquence, les missions suivantes se feront à plus haute altitude. Les Jaguar français effectueront au total 615 sorties et 1 088 heures de vol.
En 1993/1994 en Turquie pour des missions de reconnaissance dans le cadre de l'opération Provide Comfort.
En 1994 au Rwanda en support de l'Opération Turquoise faisant suite au génocide des Tutsi.
De 1995 à 1999 lors des différentes opérations liés à la guerre de Bosnie puis du Kosovo.

Les Jaguar britanniques ont été engagés :
Lors de la guerre du Golfe, où ils effectuèrent eux aussi un peu plus de 600 sorties.
Jusqu'en 1993 dans le cadre de l'opération Provide Comfort.
Lors de différentes opérations liés à la guerre de Bosnie puis du Kosovo.

Les Jaguar indiens ont été engagés :
De 1987 à 1990 pour des missions de reconnaissance au Sri Lanka en assistance contre les Tigres de libération de l'Eelam tamoul.
En 1999 pour des missions d'attaque lors du conflit de Kargil contre le Pakistan.


Texte de PCMax, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • Breguet Br.121 : Désignation d'origine du Sepecat Jaguar.
  • SEPECAT Jaguar A : Version monoplace d'attaque destinée à la France. 160 exemplaires et 2 prototypes.
  • SEPECAT Jaguar E : Version biplace d'entraînement destinée à la France. 40 exemplaires et 2 prototypes.
  • SEPECAT Jaguar Marine : Version navalisée. 1 exemplaire.
  • SEPECAT Jaguar GR.1 : Version d'attaque au sol pour le Royaume-Uni. 165 exemplaires.
  • SEPECAT Jaguar GR.1A : Version améliorée du Jaguar GR.1. 75 exemplaires modifiés.
  • SEPECAT Jaguar GR.1B : Désignation de 10 Jaguar GR.1 modifiés pour emporter un pod TIALD.
  • SEPECAT Jaguar T.2 : Version biplace d'entraînement destinée au Royaume-Uni. 38 exemplaires et 1 prototype.
  • SEPECAT Jaguar T.2A : Désignation des Jaguar T.2 ayant reçu les modifications apportées au GR.1A. 14 exemplaires modifiés.
  • SEPECAT Jaguar T.2B : Version biplace du GR.1B. 2 exemplaires.
  • SEPECAT Jaguar GR.3 : Version d'intérim en attendant le GR.3A. Plusieurs GR.1 et GR.1A modifiés.
  • SEPECAT Jaguar GR.3A : Version améliorée du Jaguar GR.3.
  • SEPECAT Jaguar T.4 : Désignation des Jaguar T.2A ayant reçu les modifications apportées au GR.3.
  • SEPECAT Jaguar International : Version basée sur les variantes anglaises et destinée à l'exportation.
  • SEPECAT Jaguar ES : Version d'attaque au sol destinée à l'Equateur, 10 exemplaires.
  • SEPECAT Jaguar EB : Version biplace destinée à l'Equateur, 2 exemplaires.
  • SEPECAT Jaguar OS : Version d'attaque au sol destinée au Sultanat d'Oman. 18 exemplaires.
  • SEPECAT Jaguar OB : Version biplace destinée au Sultanat d'Oman. 4 exemplaires.
  • HAL Jaguar IS : Version d'attaque au sol destinée à l'Inde. 134 exemplaires (99 construits sous licence).
  • HAL Jaguar IM : Version de lutte anti-navires destinée à l'Inde, 12 exemplaires.
  • HAL Jaguar IB : Version biplace destinée à l'Inde. 32 exemplaires (29 construits sous licence).
  • HAL Shamsher : Version du Jaguar construite en Inde avec des composants locaux.
  • SEPECAT Jaguar SN : Version d'attaque au sol destinée au Nigéria, 13 exemplaires.
  • SEPECAT Jaguar BN : Version biplace destinée au Nigéria, 5 exemplaires.
  • HAL Jaguar Darin III : Version profondément modernisée par HAL.
  • BAC P.74 : Etude de développement concernant une version du SEPECAT Jaguar équipée de turboréacteurs plus puissants ; commencée le 20 mars 1973 pour répondre à l’AST.396/1; jamais produit.
  • BAC P.77 : Projet concernant l’apport de quelques modifications au SEPECAT Jaguar pour répondre à l’AST.396/2; étude commencée le 13 avril 1973, jamais produit.
  • BAC P.78 : Projet concernant une nouvelle version du SEPECAT Jaguar muni d’ailes redessinées pour répondre à l’AST.396/2; étude commencée le 27 juin 1973, jamais produit.
  • BAC P.79 : Projet d'une nouvelle version du SEPECAT Jaguar muni d’un fuselage modifié pour répondre à l’AST.396/2; étude commencée le 6 décembre 1973, jamais produit.
  • BAC P.86 : Projet concernant une nouvelle version du SEPECAT Jaguar incluant d’importantes modifications demandant un long développement pour répondre à l’AST.396/2, puis à l’AST.403; étude commencée en 1975, jamais produit.
  • BAC P.87 : Projet concernant une nouvelle version du SEPECAT Jaguar munie de modifications demandant un développement de plusieurs mois; étude commencée le 4 août 1975, jamais produit.
  • BAC P.88 : Projet d’avion d’attaque dérivé du Jaguar à ailes fixes étudié pour répondre à l’AST.396/2; étude commencée le 30 octobre 1975, jamais produit.
  • BAC P.89 : Projet d’avion d’attaque dérivé du Jaguar à ailes en Delta étudié pour répondre à l’AST.396/2; étude commencée le 26 janvier 1976, jamais produit.
  • BAe P.97 Super Jaguar : Etude commencée en novembre 1976 concernant une version du Jaguar équipée d’ailes de plus grandes dimensions et motorisée par deux turboréacteurs Rolls-Royce RB.409-07 munis de la postcombustion.

Pays exploitant actuellement cet appareil

Anciens pays utilisateurs

SEPECAT Jaguar A voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 15 700 kg (34 613 lbs)
  • Masse à vide : 7 000 kg (15 432 lbs)
  • Surface alaire : 24 m² (258 sq. ft)
  • Hauteur : 4,92 m (16,142 ft)
  • Envergure : 8,69 m (28,51 ft)
  • Longueur : 16,83 m (55,217 ft)

Performances

  • Distance franchissable : 539 km (335 mi, 291 nm)
  • Distance de convoyage : 3 524 km (2 190 mi, 1 903 nm)
  • Plafond opérationnel : 14 021 m (46 000 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 100 m/s (328 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 1 698 km/h (1 055 mph, 917 kts)
  • Charge alaire, à vide : 291,667 kg/m² (59,738 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 654,167 kg/m² (133,984 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 réacteurs Rolls-Royce, Turbomeca Adour 102
  • Puissance unitaire : 3 313 kgp (33 kN, 7 305 lbf)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

Forum

Sujet complet »
Re: SEPECAT Jaguar à 23/02/2012 14:04 Jericho

ciders a écrit

Sea Eagle, Sea Skua… ça commence par Sea non ? :mrgreen: :arrow:

Farpaitement! Avec des Sea, on mettrait New-Delhi en bouteille! :bourre:
Re: SEPECAT Jaguar à 23/02/2012 14:40 ciders
J'ai additionné deux et deux, et obtenu cinq visiblement. Comme quoi, il ne faut jamais se fier à sa mémoire. :bobo:

Avec des Sea Skua, un sous chaque aile c'était envisageable. Avec un Sea Eagle, ce n'est évidemment pas possible.
Re: SEPECAT Jaguar à 23/02/2012 14:44 PCmax

ciders a écrit

J'ai additionné deux et deux, et obtenu cinq visiblement.

Et alors, c'est la réforme des maths Ciders ? Déjà que E=mc2 est en péril ! :bonnet:
SEPECAT Jaguar à 07/03/2012 18:44 stanak
on exporte à nouveau du Jaguar

le Chili s'est porté acquéreur

du E40 pour son musée :)
Image
Re: SEPECAT Jaguar à 07/03/2012 19:17 ciders
J'attends de voir avec impatience ce que va donner le programme de modernisation des Jaguar indiens. Ca a l'air magnifique sur le papier.
Re: SEPECAT Jaguar à 07/03/2012 21:23 d9pouces
En quoi consiste-t-il exactement ?

Sinon, ils ont de la chance d'avoir ce genre de bêtes dans un musée. A-t-on une chance de voir des appareils chiliens en France ?
Re: SEPECAT Jaguar à 07/03/2012 22:19 ciders
Nouveaux moteurs, nouveau radar, nouvelle avionique, nouveaux missiles air-air et air-sol… la totale. Du grand programme qui tient la route, si l'argent et la volonté politique suivent.
Re: SEPECAT Jaguar à 08/03/2012 00:21 Clansman

stanak a écrit

on exporte à nouveau du Jaguar

le Chili s'est porté acquéreur

du E40 pour son musée :)
Image

Le Chili a enfin un avion moderne. :mrgreen: :arrow:
Re: SEPECAT Jaguar à 08/03/2012 01:00 d9pouces

ciders a écrit

Nouveaux moteurs, nouveau radar, nouvelle avionique, nouveaux missiles air-air et air-sol… la totale. Du grand programme qui tient la route, si l'argent et la volonté politique suivent.

Y a de quoi faire, en effet. Et le Jaguar a de quoi rester un bon chasseur-bombardier avec tout ça. De quel genre, les missiles air-sol ? Français ou russes ?
Re: SEPECAT Jaguar à 08/03/2012 09:00 Sharky 125

d9pouces a écrit

ciders a écrit

Nouveaux moteurs, nouveau radar, nouvelle avionique, nouveaux missiles air-air et air-sol… la totale. Du grand programme qui tient la route, si l'argent et la volonté politique suivent.

Y a de quoi faire, en effet. Et le Jaguar a de quoi rester un bon chasseur-bombardier avec tout ça. De quel genre, les missiles air-sol ? Français ou russes ?

Ils ont surtout de l'argent à fiche en l'air, toutes ces modif impliquent de ne garder que la tole, c'est loin d'être le plus cher de nos jours. Je pense plutot que les Indes se font la main pour devenir de vrais avionneurs indépendents dans une ou deux décénnies.
Re: SEPECAT Jaguar à 08/03/2012 20:19 ciders
C'est fort possible. D'autant qu'une bonne partie de leurs Jaguar ont été fabriqués sur place, après l'arrêt des chaînes en France et au Royaume-Uni, et qu'une partie du parc a déjà été modernisée, également en Inde, dans les années 1990 et 2000.

Le programme de modernisation implique notamment :

- un changement de moteur : passage au F125IN (43,8 kN de poussée unitaire, poids inférieur de 270 kg par rapport au Mk811 d'origine qui développait 37,4 kN)
- un changement de radar : cela a concerné les Jaguar IM d'attaque air-surface (passage du Thomson-CSF Agave au Elta EL/M-2032)
- nouvel armement air-air d'autodéfense : ce sera soit le Python 5, soit l'Asraam
- nouvel armement air-sol guidé : pas de précisions pour l'heure, mais le kit israélien Spice, le classique système Paveway et l'AASM seraient sur les rangs
- quelques autres bricoles au niveau de l'avionique, et notamment l'usage d'un viseur de casque (sans doute le Targo, fourni par Elbit)

Avec une force composée d'un peu moins de 100 Jaguar modernisés, l'IAF aurait de quoi faire pour mener des frappes stratégiques contre le Pakistan.
Re: SEPECAT Jaguar à 12/05/2014 17:44 foxkilo02
C'est mal parti pour la modernisation des jaguars indiens.

Comme le disait Sharky en 2012, il faut tout changer et apparemment, c'est pas si simple.
Bref, la fin de modernisation est reportée au delà de 2019 :shock:

Un point positif, c'est que ce report accroit le déficit en appareils d'attaque indien et que le besoin de rafales (ou d'un autre appareil) devient de plus en plus urgent.
Re: SEPECAT Jaguar à 12/05/2014 22:11 Nico2
The IAF initiated the process of upgrading the Jaguars in 2009 to bring a fleet of 61 aircraft to DARIN (Display Attack Ranging Inertial Navigation III) standards.

This meant that the more than four-decade-old aircraft would be transformed into a modern fighting machine with a head-up display, all-glass cockpit, advanced avionics, auto-pilot and new weapon systems.

Ambitieux programme !

The DARIN III standard Jaguar prototype also has a new mission computer and flight instrument system, besides a multi-function display and a digital video recording system. The first prototype of an upgraded Jaguar, made by Hindustan Aeronautics Limited, started flying in November 2012, but the results were far from satisfactory. The IAF had hoped the upgraded Jaguar would get initial operational clearance by December 2012. However, the deadline was missed because the prototype could not meet expectations.

Faire du neuf avec du vieux, c'est un métier… :mrgreen:
Re: SEPECAT Jaguar à 13/05/2014 08:11 Clansman
Faire du neuf avec du vieux, c'est un métier…

Toi, depuis quelque temps, je te sens l'envie de créer un topic à ce sujet. Je me trompe ? :mrgreen:
Re: SEPECAT Jaguar à 13/05/2014 09:21 Jericho

Clansman a écrit

Faire du neuf avec du vieux, c'est un métier…

Toi, depuis quelque temps, je te sens l'envie de créer un topic à ce sujet. Je me trompe ? :mrgreen:
Le plus dur sera de trouver un ancien topic à modifier pour ce sujet… :bonnet:
Re: SEPECAT Jaguar à 13/05/2014 09:29 Clansman
Çà s'impose, en effet. :mrgreen:
Re: SEPECAT Jaguar à 13/05/2014 21:46 Nico2

Clansman a écrit

Toi, depuis quelque temps, je te sens l'envie de créer un topic à ce sujet. Je me trompe ? :mrgreen:

En réalité, je faisais référence aux récentes discussions sur le sujet, que ce soit sur le topic du CH-53-K, ou bien sur d'autres topics abordant ce type de procédé, largement l'apanage des américains.

Mais face à cette suggestion, peut-être qu'il faudra prochainement franchir le pas. :)
Re: SEPECAT Jaguar à 13/05/2014 21:51 d9pouces
Ça pourrait être pas mal,en effet
Re: SEPECAT Jaguar à 17/04/2015 09:56 Jericho
Après les problèmes de fiabilité du nouvel ordinateur de mission qui n'a été validé qu'en fin 2013 au lieu de début 2012, c'est les difficultés du ministère de la défense à acheter les moteurs Honeywell F-125IN qui retarde encore plus le programme. Conséquence directe: en 2014, HAL n’avait toujours pas terminé de fixer le cahier des adaptations de la cellule, pour l’intégration définitive de la nouvelle motorisation. Au mieux, les Jaguar "comme neufs" seront disponibles en 2018, soit 50 ans après son premier vol… :?
Re: SEPECAT Jaguar à 17/04/2015 20:12 d9pouces
L'achat de Rafale en est d'autant plus pressé…
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:53, modifié le . ©AviationsMilitaires