Rappels

Histoire de l'appareil

Au début des années 1960, le Royaume-Uni et la France collaborent au développement de deux avions de combat. Le premier, développé par SEPECAT (avec Breguet comme maître d’oeuvre), est un avion d’entrainement avancé et d’appui au sol. Le second, désigné AFVG (Anglo-French Variable Geometry aircraft), est un avion de combat muni d’ailes à géométrie variable destiné aux missions de bombardement et de reconnaissance, avec des capacités secondaires pour l’engagement air-air. Dassault, qui travaille sous la direction de la British Aircraft Corporation (BAC) sur ce deuxième appareil, préfère développer discrètement les Mirage G4 et G8 de son côté et, en juin 1967, la France annonce son retrait du programme AFVG. Elle préfère en effet une solution nationale et, suite à son retrait de l’OTAN, cherche en priorité à s’équiper de chasseurs.

Dès le mois suivant, le gouvernement britannique décide de continuer seul le projet et de nouvelles spécifications sont demandées. L’appareil doit voler à Mach 0,9 au niveau de la mer et entre Mach 2 et 2,2 à haute altitude avec postcombustion. Son rayon d’action avec quatre bombes de 454kg doit être de 1’852km à haute altitude et 741km à basse altitude.

Egalement en juillet 1967, McDonnell Douglas propose un F-4(FV)S muni d’ailes hautes à géométrie variable et motorisé par deux turboréacteurs RB. 168-27R Spey pour remplacer l’AFVG. Mais le projet est rapidement abandonné, car le gouvernement américain ne désire pas contribuer au développement de cet appareil.

BAC propose, le 5 septembre de la même année, son P.51 : un biplace en tandem muni d’ailes hautes à géométrie variable qui reprend en grande partie les travaux déjà effectués sur l’AFGV. Le dispositif d’articulation des ailes étant dans le fuselage, en flèche maximale la partie intérieure du bord de fuite s’encastre dans le fuselage. Les ailes sont équipées de becs de bord d’attaque et de volets à double fentes. L’empennage horizontal en flèche est conventionnel et il est utilisé pour le contrôle en tangage et en roulis. La dérive, également en flèche, est de grande taille. Les entrées d’air, situées sur les côtés du fuselage, sont de forme semi-circulaire et équipées de souris permettant de régler le débit d’air, comme celles du TSR-2. Elles alimentent en air les deux turboréacteurs RB.153-67-02, ou des nouveaux BS.143. Le train d’atterrissage tricycle est entièrement escamotable dans le fuselage. Deux aérofreins sont installés entre les empennages horizontaux et la dérive. Le carburant est réparti dans des réservoirs situés dans le fuselage, les ailes et la dérive. L’électronique est principalement installée dans le nez de l’appareil et sous le plancher du poste de pilotage. Le dessous du fuselage est plat et il est muni de trois points d’emport de charge offensive et un point supplémentaire pour un réservoir de carburant largable. Sous les ailes sont installés quatre autres points d’attache pivotant, ce qui permet de modifier leur flèche en vol malgré les charges emportées.

Le 25 octobre 1967, le projet UKVG est présenté à des responsables ouest-allemands sans rencontrer un intérêt de leur part. En décembre, le gouvernement britannique demande à BAC de travailler sur l’installation d’une électronique modernisée et de turboréacteurs récents quitte à ce que l’appareil soit plus gros. La RAF a besoin d’un appareil de bombardement et de reconnaissance, d’autant plus que le programme d’acquisition des General Dynamics F-111K vient d’être annulé le mois précédent.

L’UKVG présenté ensuite par BAC est désormais un peu plus volumineux, avec deux turboréacteurs Rolls-Royce/MAN Turbo RB153. Le financement par le gouvernement britannique reste toutefois insuffisant et il est décidé de rechercher des partenaires au sein des membres de l’OTAN. En juillet 1968, un mémorandum d’accords est signé entre la Grande-Bretagne, l'Allemagne de l'Ouest, l'Italie, les Pays-Bas, la Belgique et le Canada.

En 1969, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie créent le consortium PANAVIA pour développer le programme MRCA (Multi-Role Combat Aircraft) qui donnera ensuite naissance au Tornado.

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Principales caractéristiques

  • Surface alaire, ailes repliées : 27,9 m² (300,313 sq. ft)
  • Surface des ailes déployées : 34,8 m² (374,584 sq. ft)
  • Masse maxi au décollage : 26 465 kg (58 345 lbs)
  • Hauteur : 5,8
  • Envergure maximale : 14
  • Envergure minimale : 8,2 m (26,903 ft)
  • Longueur : 17,5 m (57,415 ft)

Performances

  • Altitude de vol maximale : 23 774 m (77 999 ft)
  • Vitesse de croisière maximum : Mach 0,8
  • Plafond opérationnel : 17 678 m (57 999 ft)
  • Vitesse maximale BA : Mach 1,05
  • Vitesse maximale HA : Mach 2,3
  • Charge alaire, ailes repliées, au décollage : 948,566 kg/m² (194,282 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, ailes déployées, au décollage : 760,489 kg/m² (155,76 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 réacteurs Rolls-Royce RB.153 de 6000 kgp
  • Puissance unitaire : 6 000 kgp (59 kN, 13 228 lbf)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

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Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Re: BAe P.115 à 08/04/2018 21:36 Jericho
La fiche sur le site.
BAe P.116 : à 12/04/2018 21:22 Jericho
Le British Aerospace P.116 est un projet d’avion à décollage court et atterrissage vertical, muni de canards, d’ailes en delta, d’une dérive en flèche et d’un train d’atterrissage tricycle escamotable.

Vers le milieu des années 1980, un protocole d’accords concernant l’étude d’avions de combat à décollage court et atterrissage vertical de conception moderne est signé entre les USA et le Royaume-Uni. Suite à cela, les bureaux d’ingénieurs de BAe de Warton commencent l’étude de plusieurs appareils, dont les P.112, P.115 et P.116. Ce dernier reprend la même configuration que le P.112, avec plusieurs modifications, principalement au niveau de la propulsion.

Le P.116 est donc un monoplace équipé de surfaces canard mobiles en position haute et d’ailes basses en Delta. Sa dérive est en flèche, il n’a pas d’empennage horizontal et son train d’atterrissage tricycle est escamotable. Peu d’informations sont disponibles sur son mode de propulsion, mais il est équipé d’un turboréacteur dont le flux principal peut être dévié pour être expulsé par deux tuyères orientables situées au niveau du bord de fuite de l’aile durant les phases de décollage et d’atterrissage. Pour permettre des capacités STOVL, un second flux est expulsé vers le bas entre les entrées d’air. Soit le P.116 possède un dispositif proche du RALS (Remote Augmented Lift System) du P.112 qui permet de détourner une partie du flux sortant du compresseur pour l’expulser au travers de buses situées sous l’avant du fuselage, soit il est équipé d’un second turboréacteur de sustentation ou d’un système de soufflante à l’arrière du cockpit. Le P.116 est prévu pour décoller et atterrir à la verticale, mais avec une charge offensive importante, il peut également décoller sur de très courtes distances.

L’armement est composé d’un canon installé dans l’emplanture de l’aile droite, ainsi que de missiles air-air AMRAAM et ASRAAM, ou de diverses armes air-surface.

Comme pour le P.112 et P.115, le projet P.116 ne sera finalement jamais construit. Une version furtive de l’appareil a également été envisagée, mais à la demande des USA sa configuration exacte semble ne jamais avoir été révélée.


Caractéristiques et performances prévues :
Equipage : 1
Distance de décollage : 0m
Distance d’atterrissage : 0m
Armement : un canon interne ; des missiles air-air AMRAAM et ASRAAM ; des missiles air-surface, des bombes, des bombes guidées, etc.


Liens internet :
https://ntrs.nasa.gov/archive/nasa/casi.ntrs.nasa.gov/19830003817.pdf
https://www.flightglobal.com/pdfarchive/view/1991/1991%20-%200428.html

Autre source principale:
British Secret Projects - Jet Fighters Since 1950; BUTTLER Tony,Midland Publishing.
Re: BAe P.116 : à 12/04/2018 21:23 Jericho
La fiche sur le site.
BAe P.120 à 13/04/2018 18:53 Jericho
Le BAe P.120 est un projet de chasseur biréacteur, muni d’ailes en Delta en position médiane, d’une dérive en flèche, d’entrées d’air ventrales arrondies et d’un train d’atterrissage tricycle escamotable.

Au début des années 1980, la France, le Royaume-Uni, la RFA, l’Italie et l’Espagne travaillent ensemble sur un programme d’avion de combat européen désigné EFA (European Fighter Aircraft). Alors qu’on se dirige vers un avion lourd optimisé pour le combat aérien, la France montre son désaccord. En effet, elle aimerait une part industrielle plus importante que les 35% prévus et surtout un avion plus léger, multirôle, capable d’opérer à partir de porte-avions. Sans la participation française, les coûts seraient par conséquents plus élevés pour chacun des autres participants et le Royaume-Uni n’est pas sûr que ses partenaires désirent continuer le développement de l’EFA dans ces conditions. Par conséquent, en 1985, le gouvernement britannique demande à British Aerospace (BAe) d’étudier un chasseur répondant uniquement aux exigences AST.414, afin de proposer une solution de rechange à la RAF en cas d’échec dans cette collaboration européenne.

Présenté en 1987 ou 1988, le P.120 est un monoplace qui reprend essentiellement la configuration retenue pour le démonstrateur en vol BAe EAP. Bien que monoplace avec des entrées d’air ventrales et une configuration surfaces-canard/ailes en Delta en position médiane, on observe toutefois quelques modifications. Les principales sont des ailes en Delta, sans extensions vers l’avant au niveau du bord d’attaque, et des entrées d’air ventrales désormais arrondies sur les côtés. Les surfaces canard toujours très en avant avec un dièdre négatif, la dérive en flèche et le train d’atterrissage tricycle sont proches des configurations de l’EAP et du projet EFA.

L’armement air-air est principalement constitué de quatre missiles à moyenne portée BAe Skyflash ou AIM-120 AMRAAM installés les un à côtés des autres sous l’entrée d’air, une disposition qui libère de la place pour le train d’atterrissage principal. D’autres missiles, à moyenne ou à courte portée, peuvent prendre place sur des points d’emports alaires.

Le projet EFA étant allé à son terme avec le développement complet et l’industrialisation de l’Eurofighter Typhoon, le P.120 est resté au stade de projet.


Caractéristiques et performances prévues :
Equipage : 1
Longueur : 14,05m
Envergure : 10,71m
Surface alaire : 52m2
Masse en charge : 10’200kg
Moteurs : deux réacteurs RB.199 de 93kN de poussée unitaire.
Vitesse max haute altitude: Mach 2
Armement : Un canon en interne, des missiles air-air moyenne portée BAe Skyflash ou AIM-120 AMRAAM, des missiles courte portée ASRAAM ou AIM-9 Sidewinder.


Liens internet :
https://www.flightglobal.com/pdfarchive/view/1985/1985%20-%201541.html?search=Bae+P+120
https://forum.keypublishing.com/showthread.php?76993-BAE-P-120-help-required
Re: BAe P.120 à 13/04/2018 18:54 Jericho
La fiche sur le site.
Re: BAe (British Aerospace), projets divers à 13/04/2018 19:05 Jericho
P.109 : Voir fiche spécifique.

P.110 : Voir fiche spécifique.

ACA : Voir fiche spécifique.

P.112 : Voir fiche spécifique.

P.115 : Voir fiche spécifique.

P.116: Voir fiche spécifique.

P.120 : Voir fiche spécifique.

P.125 : Voir fiche spécifique.

BAE Systems Replica : Voir fiche spécifique.
BAE Systems Replica à 14/04/2018 00:08 Jericho
Le BAE Systems Replica est un projet d’avion de combat furtif biréacteur, muni d’ailes en flèche en position médiane, d’une double dérive penchée vers l’extérieur et un train d’atterrissage tricycle escamotable.

Dans les années 1990, le Royaume-Uni est à la recherche d’un appareil qui remplacera ses PANAVIA Tornado à partir de 2017. Une étude appelée FOAS (Future Offensive Air System) retient plusieurs concepts, parmi lesquels on trouve des missiles de croisières comme le Storm Shadow, des drones de combat comme les BAE Corax ou Tanaris, le développement des capacités d’attaque au sol de l’Eurofighter Typhoon et un nouvel appareil désigné HALO (High Altitude Low Observability).

Ce dernier appareil, étudié par le constructeur BAE Systems de Warton, doit être un avion furtif capable de pénétrer l’espace aérien ennemi en profondeur sans être repérer par les radars et autres systèmes antiaériens. Les 20 millions de £ nécessaires sont financés par BAE Systems et le ministère britannique de la Défense. Le projet de développement d’un démonstrateur nommé Replica est lancé vers 1994, mais aucune information n’a filtré durant de nombreuses années. En effet, ce n’est qu’en 2003 qu’une première image déclassifiée permet à la presse spécialisée d’en connaître un peu plus sur ce projet. En 1999, une maquette grandeur nature est terminée, permettant les essais de furtivité. Par contre, contrairement à d’autres appareils plus anciens, il est décidé dès le début du programme que le Replica doit avoir un bon équilibre entre furtivité et performances.

Le Replica est un avion dont le dessin de la cellule, créé sur ordinateur grâce à des programmes 3D, est particulièrement soigné pour éviter les angles et autres cassures : l’emplanture des ailes et les dérives sont au maximum noyées dans le fuselage. L’assemblage des différents panneaux en composites et fibres de carbone de la cellule doit également être assisté par ordinateur avec des systèmes laser pour une plus grande précision.

Le cockpit semble être équipé de deux places en tandem. Les ailes sont en position médiane, dans le prolongement de l’apex protégeant les entrées d’air en forme de losange, avec un bord d’attaque en flèche. Le bord de fuite forme une sorte de cassure faisant un angle d’environ 90° qui permet d’obtenir une corde importante près du fuselage, alors que la moitié extérieure de l’aile est parallèle au bord d’attaque. Le Replica est muni de deux dérives en flèche penchées vers l’extérieur avec une configuration proche de celles de l’YF-23. Les tuyères des réacteurs sont de forme rectangulaire et semblent être à poussée vectorielle. Le train d’atterrissage tricycle en évidemment entièrement escamotable.

Le radar AESA prévu n’a que peu de place pour une antenne de taille importante dans le nez de l’appareil, qui est de petite taille. Cela laisse à penser que les antennes doivent être installées sur différentes parties de la cellule, comme le bord d’attaque des ailes par exemple. Des soutes ventrales permettent l’emport de missiles air-air à courte portée d’autoprotection ASRAAM et de bombes guidées de 454 ou 907kg, de missiles air-sol ou antiradar qui devraient représenter la charge offensive ordinaire.

Depuis 2005, l’étude du FOAS (Future Offensive Air System) est abandonnée, le gouvernement britannique ayant effectué ses choix. Rien ne filtre alors concernant l’éventuelle continuation du projet Replica, mais en 2014 d’autres images sont révélées lorsque l’appareil est sorti de son hangar pour pour effectuer une nouvelle fois des essais de furtivité. Sur ces nouvelles images, on le voit légèrement modifié, mais surtout muni d’une nouvelle livrée basse visibilité.

Jusque-là, peu de choses ont été révélées sur le Replica. Selon certaines sources, le programme est déjà abandonné et n’aboutira jamais à un avion de série, et que ces nouveaux essais serviront principalement aux futurs projets européens d’avions ou de drones de combat. Pour d’autres spécialistes, le projet continue et des vols, s’ils n’ont pas encore eu lieu, pourraient être imminents.


Caractéristiques :
Equipage : 1 ou 2
Moteurs : deux turboréacteurs.
Armement : missiles air-air d’autoprotection, bombes guidées de 454kg et 900kg, missiles air-surface et missiles antiradar.



Liens internet :
https://en.wikipedia.org/wiki/BAE_Replica
https://theaviationist.com/2014/02/25/mysterious-bae-replica/
https://theaviationist.com/tag/bae-replica/
https://warisboring.com/britains-defunct-stealth-jet-design-makes-surprise-reappearance-901f811e018c#.bhrpxdr7l
https://www.newscientist.com/article/dn3590-secret-uk-stealth-plane-project-revealed/
Re: Hawker Harrier/Pima à 16/04/2018 17:05 stanak
AV-8C
ex USMC
Image

TAV-8A
ex USMC
Image

GR.3
ex RAF
Image
Re: BAe P.116 : à 16/04/2018 20:02 Nico2
Merci pour cette nouvelle fiche Jericho.

Index màj !
Re: BAe P.120 à 16/04/2018 20:06 Nico2
Encore un projet ! :)

Merci Jericho, index màj là aussi.
Re: BAe (British Aerospace), projets divers à 16/04/2018 20:08 Nico2
Beau boulot :)
Re: BAE Systems Replica à 16/04/2018 20:17 Nico2
Hop index màj

Merci Jericho !
Re: Hawker Harrier à 16/04/2018 20:40 Nico2
Merci pour cette série.

Question au passage : les vitres de cockpit sont peintes en gris ou remplacées par du plastique ?
Re: Hawker Harrier à 17/04/2018 07:35 stanak
pour moi c'est une peinture
Re: Hawker Siddeley P.1127 Kestrel à 17/04/2018 07:38 stanak
XV-6A
ex USAF
Image
Re: BAe (British Aerospace), projets divers à 17/04/2018 08:15 Jericho

Nico2 a écrit

Beau boulot :)
Merci…. aux autres constructeurs maintenant! :mrgreen:
Re: CN-235, C-295 : transporteurs tactique Ibériques à 19/04/2018 01:25 ouakamois
EC296
Re: Du Vampire et du Venom/Pima à 27/04/2018 07:49 stanak
Vampire T35
ex RAAF
Image
Re: Aermacchi M-346 Master à 07/05/2018 01:01 ouakamois
Configuration intéressante
Re: Aermacchi M-346 Master à 07/05/2018 07:47 d9pouces
un appareil promis à un beau succès, je pense =)
Texte de , créé le 19 novembre 2017 00:03, modifié le . ©AviationsMilitaires