Rappels

Histoire de l'appareil

Dans les années 1970, l’Union Soviétique prit conscience que son avance technologique, ou du moins le statu-quo entre ses appareils et la production occidentale étaient en train de prendre fin. L’arrivée du Tueur de Foxbat, le F-15, était une manifestation tangible de cette menace croissante, et les Soviétiques, à leur grand dépit, n’avaient alors rien pour s’y opposer efficacement. L’effort soviétique pour rattraper ce retard fut intense, et contribua certainement à couler l’Union Soviétique, mais il donna naissance à des appareils très sophistiqués et à même de contrer leurs homologues occidentaux. Parmi eux se trouvait le Sukhoï Su-27, baptisé par l’OTAN Flanker.

Le développement du nouvel appareil prit énormément de temps. Il fallut d’abord diviser le programme, un pan donnant naissance à un petit chasseur tactique, le futur MiG-29 Fulcrum, et l’autre à un appareil à grand rayon d’action, lourdement armé mais en même temps très agile. Autant dire une combinaison de talents très dure à mettre en oeuvre sur le même appareil. D’ailleurs, les premiers essais furent désastreux. Le T-10, repéré par les satellites-espions des Etats-Unis sur les pistes du centre d’essais de Ramenskoié, près de Moscou, et baptisé Ram-K (le Ram-L étant le prototype du MiG-29), ne fut pas un bon appareil. Doté d’une voilure delta et de deux moteurs, le T-10 causa de très sérieuses difficultés aux ingénieurs soviétiques, avant de s’écraser un an tout juste après son premier vol, en mai 1978. Le T-10S, une version sérieusement améliorée du T-10, s’écrasa aussi en 1981, mais s’avéra beaucoup plus prometteuse. Finalement, la production en série du Su-27 débuta en décembre 1984, les Flanker produits devant alors remplacer les vieux intercepteurs Tupolev Tu-128 et Sukhoï Su-15, notamment dans les bases de la péninsule de Kola, protégeant la Flotte du Nord.

D’apparence, le Su-27 ressemble à un MiG-29, mais en bien plus imposant. Sa structure incorpore un grand pourcentage de métaux rares, comme le titane, plus légers que les alliages traditionnels, mais pas de matériaux composites. La voilure du Flanker ressemble à une voilure delta, mais n’en est pas totalement une. Tout comme le MiG-29, le Su-27 est bidérive et bimoteur. La motorisation de l’appareil est assurée par deux turbofans Llyulka AL-31F qui permettent au Flanker des performances étonnantes. Le rapport poussée/poids est ainsi supérieur à 1. Il a parfois été dit que le Su-27 était aussi endurant qu’un Mirage IV, aussi armé qu’un F-15 et aussi maniable qu’un F-16. Sur ce dernier point, il est indéniable que le Su-27, premier chasseur soviétique doté de commandes de vol électriques, est un appareil extrêmement agile, très apprécié lors des meetings, notamment pour sa figure dite du Cobra qui voit le Flanker se cabrer brutalement vers l’arrière. Outre son agilité, le Flanker peut compter sur un armement redoutable, les premiers appareils étant dotés de 10 points d’emport, chacun pouvant porter un missile air-air R-27 (AA-10 Alamo) ou R-73 (AA-11 Archer), associés à un viseur de casque, ou des charges air-sol. Malgré cela, les capacités air-air des premiers Su-27 restèrent limitées, les Su-27S ne pouvant par exemple engager que deux cibles à la fois, les Su-27P ne pouvant en engager qu’une seule. Le radar du nouveau chasseur posa de très gros problèmes de développement, mais les efforts soviétiques aboutirent à équiper le Flanker d’un radar Tikhomirov N001 de 100 kilomètres de portée et d’une optronique frontale de détection et de poursuite passive sur la partie supérieure du nez, ainsi que d’un système complet d’autoprotection (brouilleur Pallad, détecteur d’alerte radar SPO-15 Beryoza, lance-leurres). En revanche, les Soviétiques n’accordèrent pas d’importance à la furtivité du Flanker, sa grande taille et ses deux énormes entrées d’air n’ayant de toute façon pas facilité la tâche des ingénieurs.

Intercepteur, le Sukhoï Su-27 fut avant tout produit pour les besoins seuls de l’Union Soviétique, et celle-ci n’en exporta pas avant sa chute. Après 1991, une partie des 700 appareils (environ) produits échurent aux anciennes républiques soviétiques : le Bélarus disposerait à l’heure actuelle d’une petite vingtaine d’appareils sur les 23 hérités et l’Ouzbékistan de 31 appareils (dont 6 Su-27UB). Le Kazahkstan se fit livrer 30 appareils entre 1995 et 1997 contre la location du complexe spatial de Baïkonour. La dotation de l’Ukraine est sujette à caution, mais on parle de 74 appareils. La Russie quant à elle alignerait environ 400 Su-27, toutes versions confondues (dont 24 Su-33 Flanker, ex-Su-27K navalisés). Après 1991, les Flanker devinrent un produit très recherché à l’étranger, et plusieurs dizaines d’appareils furent alors vendus, notamment à partir des stocks russes. L’Ethiopie fit l’acquisition d’une petite dizaine d’appareils, l’Erythrée en aurait reçu 6 (ou 8) en 2003, l’Angola 8 (on parle également de 8 autres appareils). Les appareils éthiopiens et érythréens ont été engagés au combat, sans qu’on en sache beaucoup, bien qu’il semble que les Su-27 éthiopiens soient le plus souvent sortis victorieux de ces combats. Mais le plus gros marché du Flanker reste l’Asie. La Chine négocia en 1998 une licence de production pour 200 exemplaires après avoir acquis 76 appareils. Il semble qu’elle cherche désormais, ce qui va contre son contrat avec la Russie, à développer ses propres versions de son J-11 (dénomination chinoise du Flanker). Le Vietnam et l’Indonésie ont également acheté quelques appareils de type Su-27SK.


Texte de Ciders, avec son aimable autorisation

Versions référencées

  • Sukhoï T-10 (OTAN : Ram-K/Flanker-A) : Première série de prototypes très différente des appareils de série.
  • Sukhoï P-42 : Désignation du troisième prototype (T10-3) modifié pour battre divers records internationaux.
  • Sukhoï Su-27 (OTAN : Flanker-B) : Version de série initiale parfois désignée Su-27S. 645 exemplaires.
  • Sukhoï Su-27K : Désignation initiale du Su-33.
  • Sukhoï Su-27KPP : Projet de version embarquée de guerre électronique.
  • Sukhoï Su-27KRT : Projet de version embarquée de reconnaissance et de désignation de cible.
  • Sukhoï Su-27KUB : Désignation initiale du Su-33UB.
  • Sukhoï Su-27LL : Version servant de banc d'essais volant.
  • Sukhoï Su-27M T-10M : Version lourdement améliorée du Su-27S précurseur du Su-35. 15 exemplaires.
  • Sukhoï Su-27M2 : Version améliorée en Biélorussie du Su-27S aux capacités proche du Su-27SKM et destinée au Kazakhstan.
  • Sukhoï Su-27MK : Projet de version embarquée multirôle.
  • Sukhoï Su-27P (OTAN : Flanker-B) : Version d'interception pure dotée d'une liaison de données Biryuza.
  • Sukhoï Su-27PD : Désignation d'un Su-27P modifié doté d'une perche de ravitaillement en vol.
  • Sukhoï Su-27PU : Désignation initiale du Su-30.
  • Sukhoï Su-27RV : Désignation de 6 Su-27 spécifiques aux Russian Knights.
  • Sukhoï Su-27SK (OTAN : Flanker-B) : Version export du Su-27S à la conduite de tir Sh101E dégradée.
  • Sukhoï Su-27SKM : Version améliorée multirôle du Su-27SK destinée à l'Indonésie. 3 exemplaires.
  • Sukhoï Su-27SM : Version modernisée dotée de la conduite de tir SUV-P-R et destinée à la Russie.
  • Sukhoï Su-27SM2 : Projet de version du Su-27 dotée des systèmes du Su-35 comme le radar Irbis-E.
  • Sukhoï Su-27SM3 : Version modernisée dotée de la conduite de tir SUV-P-RM et armée du missile R-77-1.
  • Sukhoï Su-27UB (OTAN : Flanker-C) : Version biplace d'entraînement. 145 exemplaires.
  • Sukhoï Su-27UBK (OTAN : Flanker-C) : Version export du Su-27UB. 45 exemplaires.
  • Sukhoï Su-27UBM : Version modernisée du Su-27UB destinée à la Russie.
  • Sukhoï Su-27UBM1 : Version améliorée en Biélorussie du Su-27UB aux capacités proche du Su-27SKM. 4 exemplaires.
  • Sukhoï Su-27UBM2 : Version améliorée en Biélorussie du Su-27UB aux capacités proche du Su-27SKM et destinée au Kazakhstan. 4 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30 : Version d'interception biplace proche du Su-27UB construite par IAPO.
  • Sukhoï Su-30K Izdelye 10-4PK : Version d'export légèrement modifiée du Su-30 construite par IAPO. 18 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30KI : Version monoplace du Su-30K destinée à l'Indonésie.
  • Sukhoï Su-30KN : Version multirôle du Su-30K capable d'emporter une large panoplie d'armements.
  • Sukhoï Su-30LL : Version servant de banc d'essais volant.
  • Sukhoï Su-30M : Version multirôle du Su-30 proposée sans succès à la Russie.
  • Sukhoï Su-30M2 : Version du Su-30MK2 construite par KnAAPO légèrement modifiée destinée à la Russie. 20 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30MK Izdelye 10-4PMK : Versions export basée sur le Su-30M. 4 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30MK2 : Version améliorée construite par KnAAPO capable d'utiliser le missile anti-navires Kh-31A. 39 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30MK3 : Projet de version améliorée du Su-30MK2 dotée d'un nouveau radar et armes.
  • Sukhoï Su-30MKA : Version dérivée du Su-30MKI et dotée d'une avionique spécifique à l'Algérie. 58 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30MKI (OTAN : Flanker-H) : Version construite par IAPO dotée d'une avionique spécifique à l'Inde.
  • Sukhoï Su-30MKK (OTAN : Flanker-G) : Version au radar et à la conduite de tir moins performantes construite par KnAAPO et destinée à la Chine. 76 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30MKM : Version dérivée du Su-30MKI et dotée d'une avionique spécifique à la Malaisie. 18 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30MKV : Version du Su-30MK2 construite par KnAAPO et destinée au Venezuela. 24 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30MK2V : Version du Su-30MK2 construite par KnAAPO et destinée au Vietnam. 36 exemplaires.
  • Sukhoï Su-30SM : Version dérivée du Su-30MKI et dotée d'une avionique russe.
  • Sukhoï Su-30SME : Projet de version export du Su-30SM construite par IAPO.
  • Sukhoï Su-33 (OTAN : Flanker-D) : Version navalisée du Flanker construite par KnAAPO. 24 exemplaires.
  • Sukhoï Su-33K : Projet de version export du Su-33 proposée sans succès à l'Inde.
  • Sukhoï Su-33KM : Projet de version export du Su-33M proposée sans succès à l'Inde.
  • Sukhoï Su-33M : Projet de version modernisée multirôle du Su-33.
  • Sukhoï Su-33UB (OTAN : Flanker-D) : Version biplace d'entraînement redessinée du Su-33. 1 exemplaire.
  • Sukhoï Su-35 : Version export du Su-27M.
  • Sukhoï Su-35BM : Démonstrateurs lourdement améliorés du Su-35 servant de prototypes au Su-35S. 4 exemplaires.
  • Sukhoï Su-35S : Version basée sur le Su-35BM destinée à la Russie et construite par KnAAPO.
  • Sukhoï Su-35SK : Version du Su-35S destinée à la Chine. 24 exemplaires.
  • Sukhoï Su-35UB : Version biplace du Su-27M/Su-35 construite par KnAAPO. 1 exemplaire.
  • Sukhoï Su-37 Terminator : Démonstrateur technologique de la propulsion à poussée vectorielle. 2 exemplaires.
  • Sukhoï Super Sukhoï : Projet de version lourdement modernisée des Su-30MKI indiens.

Pays exploitant actuellement cet appareil

Anciens pays utilisateurs

Sukhoï Su-27 (OTAN : Flanker-B) voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 30 000 kg (66 139 lbs)
  • Masse normale au décollage : 22 500 kg (49 604 lbs)
  • Masse à vide : 16 300 kg (35 935 lbs)
  • Surface alaire : 62,04 m² (667,793 sq. ft)
  • Hauteur : 5,932 m (19,462 ft)
  • Envergure : 14,698 m (48,222 ft)
  • Longueur : 21,935 m (71,965 ft)

Performances

  • Rayon d'action Lo-Lo-Lo : 1 400 km (870 mi, 756 nm)
  • Distance de décollage : 650 m (2 133 ft)
  • Vitesse d'atterrissage : 225 km/h (140 mph, 121 kts)
  • Distance d'atterrissage : 620 m (2 034 ft)
  • Facteur de charge maximal : 9 G
  • Rayon d'action Hi-Hi-Hi : 3 900 km (2 423 mi, 2 106 nm)
  • Plafond opérationnel : 18 500 m (60 696 ft)
  • Mach maximal HA : Mach 2,35
  • Vitesse maximale BA : 1 380 km/h (857 mph, 745 kts)
  • Vitesse maximale HA : 2 500 km/h (1 553 mph, 1 350 kts)
  • Charge alaire, au décollage : 483,559 kg/m² (99,041 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, masse normale : 362,669 kg/m² (74,281 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, à vide : 262,734 kg/m² (53,812 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 turbofans Lyulka Al-31F
  • Puissance unitaire : 7 670 kgp (75 kN, 16 909 lbf), 12 500 kgp (123 kN, 27 558 lbf) avec post-combustion

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.
Enregistré 21
Enregistré - dépassé depuis son enregistrement 10
Enregistré - supprimé après changements du code sportif 17

Accidents enregistrés

  • Un Su-30MKI s'écrase le 19 février 2013

    Un Su-30 MKI s'est écrasé lors d'une mission de nuit sur le champ de tir de Chadhan dans le cadre de l'exercice «Iron Fist». Le pilote et l'OSA se sont éjectés et sont saufs. A ce jour les causes exactes de l'accident ne sont pas connues.
  • Perte d'un Su-30MK2 le 28 février 2012

    Lors d'un vol de qualification en sortie d'usine, un Su-30MK2 s'est écrasé à 130 km (81 mi, 70 nm) au nord-est de Komsomolsk sur Amour. Un incendie s'est déclaré sur le moteur droit lors d'une importante accélération, et l'équipage s'est éjecté sans dommage. Des investigations sont en cours pour déterminer les causes de l'incendie.
  • Perte d'un Su-30MKI indien le 13 décembre 2011

    Il semble qu'une panne du système de commandes de vol électriques ait conduit un Su-30MKI à s'écraser près de Pune (à l'ouest de l'Inde) le 13 décembre. Les deux pilotes ont pu s'éjecter sans problème.
  • Crash d'un Su-27SM russe le 6 avril 2011

    Alors qu'il s'apprêtait à se poser près de Vladivostok, un Su-27SM s'est écrasé à l'issue d'un vol de routine. Le pilote a pu s'éjecter et souffre de quelques blessures mineures.

    Il semblerait que l'accident ait été causé par un problème moteur, et l'intégralité de la flotte de Su-27SM a été arrêtée de vol en attendant les résultats de l'enquête.

Numéros de serie

Forum

Sujet complet »
Re: Le Su-27 à 13/04/2015 15:42 Cinétic

d9pouces a écrit

Tiens, Saab est sur les Su-30 ? je ne savais pas.

C'est vrai que je savais que Thalès et IAI étaient sur les Su-30 indiens mais pas que Saab avait lui aussi pu intégrer son matériel sur cet avion.

Mais il ne faut pas oublier que dans le cahier des charges des armements russes, il est souvent demandé une certaine compatibilité avec le matériel OTAN. Peut-être que ça a aidé (notament pour l'alimentation électrique).

2 exemples :
L'OTAN dispose de mortiers légers de 81mm. L'URSS a alors décidé que ses mortiers légers seraient de 82mm pour pouvoir être capable de tirer aussi les munitions OTAN capturées (au pris d'une légère perte de précision). Les obus de mortiers russes capturés par l'OTAN ne leur seraient d'aucune utilité puisqu' impossible à faire rentrer dans un tube de 81mm.

Dans les années 80, l'escadrille Normandie-Niemen sur Mirage F-1 à fait un mini-échange avec une escadrille russe. Ils se sont demandé comment faire pour que le générateur auxilliaire/hydraulique, la prise carburant, la barre de tractage etc… soient compatibles avec les avions de chasse russes qui allaient venir. Ils ont été à la fois soulagés et effrayés. Soulagés, car tout le matériel sur place convenait déjà mais effrayés car les russes étaient compatibles avec des normes logiquement OTAN, et que c'était délibéré dans le but de pouvoir utiliser les bases aériennes de l'OTAN qui auraient été capturées en cas de conflit.
Re: Le Su-27 à 13/04/2015 16:11 Jericho

Cinétic a écrit

L'OTAN dispose de mortiers légers de 81mm. L'URSS a alors décidé que ses mortiers légers seraient de 82mm pour pouvoir être capable de tirer aussi les munitions OTAN capturées (au pris d'une légère perte de précision). Les obus de mortiers russes capturés par l'OTAN ne leur seraient d'aucune utilité puisqu' impossible à faire rentrer dans un tube de 81mm.
Eux aussi?!? :shock:
Merci pour ces infos, je ne le savait pas.


Le fusils d'assault SIG SG-550 en service dans l'armée suisse est chambré en 5,6mm pour les même raisons… En test à 300m, avec les 5,56mm on voit une légère imprécision, mais rien d'affolant… [/size:h402bm8g] :mrgreen:
Re: Le Su-27 à 13/04/2015 18:45 d9pouces
Je connaissais l'histoire des Mirage, mais pas celle des mortiers, ni celle du fusil suisse.

Savoureux, je trouve :bonnet:
Re: Le Su-27 à 19/02/2016 01:31 Ansierra117
La Russie dévoile une nouvelle version du Su-30 au salon de Singapour : Le Su-30SME, la version export du Su-30SM russe :)
Mais bon pour le moment on sait pas trop en quoi il est différent !
Re: Le Su-27 à 09/10/2016 20:55 Ansierra117
Fin de production en série pour le Su-30MK2. Les deux derniers appareils destinés au Vietnam sont sortis de la chaîne d'assemblage.
Re: Le Su-27 à 10/10/2016 08:16 d9pouces
Le MK est de toute façon un peu vieux, je pense qu'il y a suffisamment de nouvelles versions (comme le -30SME :p) pour le remplacer
Re: Le Su-27 à 10/10/2016 10:25 Ansierra117

d9pouces a écrit

Le MK est de toute façon un peu vieux, je pense qu'il y a suffisamment de nouvelles versions (comme le -30SME :p) pour le remplacer


Oui mais c'est dommage car certains pays ne peuvent pas se payer de SME car trop cher mais auraient pu tendre au MK2 :(
Re: Le Su-27 à 31/10/2016 08:37 stanak
Image Ukraine AF

Su-27PM1
Image

Su-27SM1
Image
Re: Le Su-27 à 31/10/2016 09:58 d9pouces
Quelle est la différence entre un -27PM1 et un -27SM1 ? La même qu'entre un -27P et un -27S ?
Re: Le Su-27 à 31/10/2016 10:01 ciders
A peu près. Les appareils ukrainiens modernisés ont tous le suffixe "1M". Mais visiblement, ça ne concerne qu'un nombre infime d'exemplaires. L'AFM de septembre 2016 mentionne un unique Su-27UBM1 (71 Blue) et un Su-27P1M (58 Blue). Pour les autres modèles, je ne sais pas.

Si le 57 Blue est aussi un P1M, ça en fait deux.
Re: Le Su-27 à 31/10/2016 10:37 stanak
je me suis fié à cette planche contact
http://img-host.org.ua/images/infouasu27200.jpg
le 57 n'est pas à jour sur la planche, vu le "camo digit", j'imagine qu'il est upgradé

visité TRES cadrée, alors aucun détails n'a été divulgué
Re: Le Su-27 à 31/10/2016 16:01 Ansierra117
C'est très compliqué de dire lesquels ont été modernisés, lesquels ont simplement été réactivés… Extérieurement je ne sais pas s'il est possible de les distinguer. Quelqu'un sait-il ce que signifie le "PS V-2831M1" sur le 50 Bleu ? Est-ce que ça ne serait pas le signe d'une modernisation justement ?

Je vois par contre que sous le "33" tu as écrit Myrhorod, en fait c'est Mirgorod qu'il faudrait écrire, littéralement, "ville monde"
Re: Le Su-27 à 31/10/2016 16:36 stanak
"PS V-2831M1"
on retrouve sur certains "PS V-1831M1"
et sur le L-39 "PS u-1831"
je pense qu'est inclus l'escadron "831"

pour la ville, j'ai choisi la version ukrainienne et non russe ;)
Re: Le Su-27 à 12/01/2017 00:03 Ansierra117
Voici ma fiche sur le Su-30MKI (OTAN : Flanker-H)

Le Sukhoï Su-30MKI (OTAN : Flanker-H) désigne un biréacteur de combat lourd et multirôle, dont le développement par IAPO (Irkutsk) à partir de 1996 fait suite à une demande spécifique exprimée par l'Indian Air Force (IAF).

Le 30 novembre 1996, l'Inde passe une commande initiale pour 32 Su-30MKI, appareil qui n'existe alors que sur le papier, et 8 Su-30K. Ces derniers sont prévus pour constituer une solution transitoire dans l'attente de la montée en puissance capacitaire du Flanker-H.

Pendant ce temps, un premier prototype du Su-30MKI désigné en interne T10PMK-1 et codé "56 Blue", est achevé sur la base d'un Su-30 de série (c/n 02-01). Le 1er juillet 1997, ce démonstrateur aérodynamique équipé de plans canards et de réacteurs AL-31FU à poussée vectorielle, effectue un vol inaugural de 50 minutes entre les mains de Vyacheslav Averyanov. Au cours des essais, ces réacteurs expérimentaux arrivent rapidement en fin de vie et sont remplacés par des AL-31FP (Izd. 96), eux aussi à poussée vectorielle. Il est à noter que l'appareil est par la suite re-codé "01 Blue". Un second prototype, désigné T10PMK-6 et codé "06 Blue", est converti en 1998 à partir du deuxième prototype du Su-27PU/Su-30 (T10PU-6), lui-même issu d'une modification du sixième prototype du Su-27UB (T10U-6).

La même année, le "01 Blue" est présenté pour la première fois au grand public à l'occasion du salon Aero India de Bangalore. À ce moment-là, les deux prototypes accumulent déjà plus de 140 vols, exclusivement dédiés à des tests aérodynamiques. Malheureusement, le 12 juin 1999 lors du salon du Bourget, le premier prototype s'écrase au sol à cause d'une erreur de pilotage. Néanmoins, le crash n'altère pas la réputation du Su-30MKI, et l'IAF se voit rassurée par une impressionnante démonstration en vol du "06 Blue" lors du salon MAKS 1999.

Cependant, face aux retards de définition de la nouvelle suite avionique qui doit équiper les appareils de série, l'Inde passe commande de 10 Su-30K supplémentaires. Elle précise que ces appareils seront par la suite modernisés en Su-30MKI au terme d'un processus en deux étapes : dans un premier temps en intégrant les plans canard et l'avionique, puis dans un second temps en les remotorisant avec des AL-31FP. Ce n'est finalement qu'en mars 1998 que la suite avionique est définitivement arrêtée par l'IAF.

Il faut encore attendre le 26 novembre 2000 pour que le premier Su-30MKI entièrement équipé prenne son envol. Codé "05 Blue" (c/n 19-07) et converti à partir d'un Su-27UBK placé en réserve, il s'agit concrètement du premier d'une série de 5 appareils de développement. Le 15 février 2001, il est rejoint dans ses essais par le "04 Blue" (c/n 20-06) et lui aussi ex-Su-27UBK ; le "03 Blue" (c/n 19-06) est destiné à des essais statiques ; le "07 Blue" et ex-Su-30 (c/n 01-01) sert de banc d'essai pour le radar Bars et l'avionique à partir du 19 mai 2001 ; le dernier, le "02 Blue" (c/n 20-07) s'intègre au programme le 5 août 2001.

D'un point de vue technique, les Su-30MKI destinés à l'IAF se distinguent par leur avionique multinationale (russe, israélienne, française mais aussi indienne, développée par le DRDO dans le cadre du projet Vetrivale) constituée autour d'un nouveau cockpit intégralement numérique. Elle intègre pas moins de sept écrans multifonctions et un système de navigation inertiel Sigma 95N fournis respectivement par les français Thomson-CSF et SAGEM, un HUD israélien El-Op SU 967, un viseur de casque Sura et un IFF indien 1410A. De plus, le Su-30MKI est capable d'emporter le pod de ciblage et de reconnaissance Litening de l'israélien Rafael. Enfin, il est ravitaillable en vol grâce à une perche dédiée.

Ses capacités de combat sont bâties autour de la conduite de tir RLSU-30MKI couplée au radar PESA N011M Bars, lui-même contrôlé par des calculateurs indiens RC1 et RC2. Selon son constructeur, le radar est capable de traquer jusqu'à 15 cibles et d'en engager simultanément 6. Il dispose de modes air-air (portée de 120 à 140 km), air-sol (40 à 50 km pour un groupe de chars) et air-surface (120 à 150 km pour un destroyer). Il est également équipé d'un IRST OLS-30 (Idz. 36Sh-01) développé spécifiquement par UOMZ.

Du point de vue de l'armement, le Su-30MKI est capable d'emporter jusqu'à 8000 kg de charge utile sur 12 points d'emport : ses armements air-air incluent jusqu'à 8 missiles à guidage radar semi-actif R-27ER et 2 missiles à guidage infrarouge R-27ET ; jusqu'à 10 missiles à guidage radar actif R-77/RVV-AE ; jusqu'à 6 R-73E à courte portée. Pour ses missions air-sol et air-mer, ses capacités reposent sur l'emport de 2 missiles Kh-59ME ; jusqu'à 6 Kh-31A/P anti-radar ou antinavires ; jusqu'à 6 Kh-29TE. Autrement, sa panoplie intègre jusqu'à 3 bombes guidées KAB-1500KR de 1500 kg ou 6 KAB-500KR de 500kg ; jusqu'à 32 bombes lisses FAB-250 de 250 kg ; ou encore des roquettes S-8, S-13 ou S-25. En outre, le Su-30MKI peut mettre en oeuvre le missile supersonique antinavires russo-indien BrahMos-A sur son point central. Pour finir, il dispose également d'un canon GSh-301 de 30 mm approvisionné à 150 coups.

Pour son autoprotection, le Su-30MKI est équipé du détecteur d'alerte radar indien Tarang Mk II (aussi désigné Tranquil), du système de brouillage électronique israélien Elta EL/L-8222 et de lances-leurres/chaffs UV-30MKI.

De manière anecdotique, l'ensemble de la flotte arbore une livrée de couleur grise unie.

Le 27 septembre 2002, les 10 premiers exemplaires construits aux spécifications indiennes sont officiellement admis au service actif au sein du 20 Squadron "Lightnings" situé sur la base aérienne de Lohegaon. Ces Su-30MKI (s/n SB019 à SB028) sont dotés d'une première version du radar Bars (Mk I) uniquement en mesure de suivre 10 cibles et d'en engager 2. Le lot suivant, composé de 12 Su-30MKI (s/n SB029 à SB040), est livré fin 2003. Le Bars qui les équipe est alors dans sa deuxième version (Mk II) qui permet l'utilisation du RVV-AE, du Kh-59, du Kh-31 et de la fonction de suivi du terrain. Enfin, un troisième et dernier batch de 10 exemplaires issus de la commande initiale (s/n SB041 à SB050) est livré en 2004. Ces appareils disposent du Bars Mk III, version définitive qui permet l'engagement simultané de cibles terrestres et aériennes et l'utilisation de bombes à guidage laser. En décembre 2005, un contrat est signé pour la modernisation de deux premiers lots au standard Mk III, chose réalisée dès 2006.

Le 28 décembre 2004, un contrat de 3,3 milliards de dollars est signé à Irkutsk pour l'octroi à HAL d'une licence d'assemblage de 140 Su-30MKI. Celui-ci inclut également les droits de fabrication du moteur AL-31FP, de l'avionique et des équipements. La production est assurée en plusieurs phases : les 50 premiers chasseurs sont d'abord montés à partir de kits fournis par la Russie avant de passer progressivement à une production intégrale par HAL dans son usine de Nasik. En novembre 2004, le premier Su-30MKI (s/n SB102) assemblé localement est livré à l'IAF. En 2005, l'IAF annule la modernisation des Su-30K arguant du fait qu'elle serait techniquement impossible à réaliser et vend les appareils à la Biélorussie. Ils sont remplacés en février 2007 par 18 Su-30MKI directement fournis par la Russie. En octobre, un accord est passé pour l'extension de la licence de production de 40 unités supplémentaires. Le 24 décembre 2012, un dernier contrat pour 42 exemplaires fabriqués par HAL est signé, et porte le total des appareils commandés par l'IAF à 272.

Le lien
Re: Le Su-27 à 15/01/2017 21:36 Nico2
Très belle fiche Ansierra :) .
Re: Le Su-27 à 19/02/2017 09:50 d9pouces
Petite vidéo sympathique du Su-35S : https://theaviationist.com/2017/02/18/check-out-this-cool-new-video-of-the-russias-supermaneuverable-sukhoi-su-35s-doing-some-impressive-and-probably-worthless-stunts/ :)
Re: Le Su-27 à 20/07/2017 00:56 ciders
https://redsamovar.com/2017/07/19/actu-salon-maks-2017-jour-1-suite/

Une première évolution du Su-30SM se profile, le Su-30SM1 (oui, ce n'est plus aussi drôle qu'avant… ah le MiG-21PFMA… bref). Comme le signale Dorf, c'est du concret et du pas trop embêtant : intégration de nouveaux armements air-sol et remplacement de certains équipements embarqués par d'autres plus modernes. Par contre, rien dans l'article sur d'éventuelles commandes ou clients potentiels (plutôt aviation ou aéronavale ?).

Sinon, confirmation de la commande biélorusse portant sur douze Su-30SM avec livraison de quatre appareils par an entre 2019 et 2021 (petite coquille Dorf, tu parles de Su-30M) et une probable (mettons très probable) acquisition kazakhe portant sur douze Su-30SM (qui a dit encore ? C'est toi Ansierra ? Je le savais !) pour compléter leur première commande (encore en cours de livraison, mais le Kazakhstan se fait livrer à son rythme).
Re: Le Su-27 à 20/07/2017 08:09 d9pouces
C'est surtout les Su-33 qui devraient être modernisés, non ? Les Su-30SM ne sont pas les plus vieux…
Re: Le Su-27 à 20/07/2017 11:40 ciders
Retour d'expérience du théâtre d'opération syrien et effet de masse, le Su-30 étant appelé à devenir un des pivots de la force aérienne russe, sans parler de l'exportation.
Re: Le Su-27 à 25/07/2017 12:29 Dorfmeister

ciders a écrit

(petite coquille Dorf, tu parles de Su-30M)

Une coquille? Non non, tu as mal lu :mrgreen:

d9pouces a écrit

C'est surtout les Su-33 qui devraient être modernisés, non ? Les Su-30SM ne sont pas les plus vieux…

D'une certaine manière c'est déjà partiellement en cours…
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:54, modifié le . ©AviationsMilitaires