Rappels

Histoire de l'appareil

Le Sperwer (prononcez Spehr-wuhr) est un drone tactique conçu par Sagem à partir de son modèle précédent, le Crécerelle, dans les années 1990. Il fut conçu à la demande de l'armée néerlandaise, ce qui explique son nom (qui signifie épervier en néerlandais).

Celui-ci mesure 3 mètres de long, dispose d'une endurance de 5 heures, et peut voler à plus de 16000 pieds. Il peut envoyer des images d'objectifs distants de 150 km en temps réel à ses opérateurs. Il sert à la reconnaissance, à l'acquisition de cibles et à la surveillance du champ de bataille à l'échelon d'un corps de combat terrestre, de la brigade à la division. Il est catapulté au décollage et atterrit par parachute : il est protégé par un airbag dans ce cas. Il dispose d'ailes en double delta, d'une double dérive, d'une hélice quadripale et tractrice actionnée par un moteur Rotax 582, ainsi que de plans canards (sur le Sperwer B).

Le système Sperwer se compose de 3 drones, d'une station de contrôle au sol, d'une catapulte pour lancer les drones et d'une station de réception de données. 2 drones peuvent être déployés en même temps par la même station de contrôle. 2 C-130 sont nécessaires pour transporter un système complet.

2 versions ont été créées : le Sperwer (nommé rétroactivement Sperwer-A) et le Sperwer-B. Le Sperwer A emporte une boule FLIR OLOSP conçue par Sagem, qui transmet des images de jour comme de nuit avec une précision de 20 mètres pour la localisation des cibles.

Le Sperwer B ou Sperwer II, qui vola pour la première fois en 2004, a de plus grandes ailes, qui lui permet de voler plus haut et deux fois plus longtemps (12 heures au lieu de 6), et d'emporter le double de charge utile (100 kg au lieu de 50). Il emporte des senseurs électro-optiques dont le Sagem Euroflir 350 (ou OSLOP, qui équipait déjà les systèmes des armées danoise, hollandaise et suédoise), infrarouges, des modules de renseignement et de communication électroniques et même un petit radar à ouverture synthétique comme le Selex Picosar.

Il reste cependant compatible avec le lanceur du Sperwer A : 5 exemplaires ont été commandés par l'Armée de terre, qui devaient être livrés en 2012 et 2013. Sagem a inclut sur un démonstrateur 2 points d'emport externes d'une capacité de 30 kg chacun, ce qui lui permettrait d'emporter de l'armement, comme le missile Spike LR. Le carburant serait diminué dans ce cas de 20 kg.

Le Sperwer est encore en service au sein de l'armée de terre française (au sein du 61e régiment d'artillerie) et de l'armée de terre grecque. Au sein du 61e régiment, basé à Chaumont et chargé de la mise en œuvre des drones, il remplaça le Crécerelle en 2003 sous la désignation SDTI (Système de Drone Tactique Intermédiaire). L'armée de terre le déploya pour la première fois en Afghanistan en novembre 2008, après l'embuscade d'Uzbine. Pas moins de 12 exemplaires y furent perdus, soit à l'atterrissage soit par perte de contrôle, mais sans action de l'ennemi. Ils y effectuèrent 770 missions et 2100 heures de vol jusqu'en juin 2012.

18 premiers exemplaires du SDTI furent commandés, puis 5 autres en janvier 2011 et encore 5 en décembre 2013 (dont 2 en option). 5 Sperwer II ont également été commandés en juin 2012, incluant une remise à niveau des exemplaires restants.

La force aérienne néerlandaise, qui l'utilisa depuis 1998 l'a depuis retiré du service. Il fut également utilisé par l'armée suédoise sous la désignation UAV01 Ugglan (chouette) de 1999 à 2010. Il fut remplacé par le RQ-7, désigné UAV03. Il serait également en service au sein de l'Air National Guard, ce qui reste à confirmer.

L'armée danoise annula son acquisition en 2005 et les revendit au Canada. Le Canada l'utilisa sous la désignation CU-161, et le déploya en Afghanistan de 2003 à 2009. Il a été depuis remplacé par l'IAI Heron. Le Canada expose 6 de ces appareils dans des musées. Enfin, l'Arabie Saoudite et le Pakistan auraient été intéressés un temps par l'appareil.

En 2012, Sagem avait construit 25 systèmes et 140 drones.

Versions référencées

  • SAGEM Sperwer A : 1ere version du Sperwer.
  • SAGEM Sperwer B : Nouvelle version, envergure accrue.
  • SAGEM SDTI : Désignation du Sperwer A dans l'ALAT.
  • SAGEM CU-161 : Désignation canadienne du Sperwer A.
  • SAGEM UAV 01 Ugglan : Désignation suédoise du Sperwer A.

Pays exploitant actuellement cet appareil

Anciens pays utilisateurs

SAGEM Sperwer A voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 330 kg (728 lbs)
  • Masse à vide : 275 kg (606 lbs)
  • Hauteur : 1,3 m (4,27 ft)
  • Envergure : 4,2 m (13,78 ft)
  • Longueur : 3,5 m (11,483 ft)

Performances

  • Vitesse de décrochage : 130 km/h (81 mph, 70 kts)
  • Endurance maximale : 6 h
  • Rayon d'action : 180 km (112 mi, 97 nm)
  • Plafond opérationnel : 3 800 m (12 467 ft)
  • Vitesse maximale HA : 240 km/h (149 mph, 130 kts)

Motorisation

  • 1 moteur à pistons Rotax 582
  • Puissance unitaire : 48 kW (65 ch, 64 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

Images

Images

Média externes

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Sujet complet »
SAGEM Sperwer à 04/06/2013 07:45 Clansman
Le Sperwer (prononcez Spehr-wuhr) est un drone tactique conçu par Sagem à partir de son modèle précédent, le Crécerelle, dans les années 1990. Il fut conçu à la demande de l'armée néerlandaise, ce qui explique son nom (qui signifie épervier en néerlandais).

Celui-ci mesure 3 mètres de long, dispose d'une endurance de 5 heures, et peut voler à plus de 16000 pieds. Il peut envoyer des images d'objectifs distants de 150 km en temps réel à ses opérateurs. Il sert à la reconnaissance, à l'acquisition de cibles et à la surveillance du champ de bataille à l'échelon d'un corps de combat terrestre, de la brigade à la division. Il est catapulté au décollage et atterrit par parachute : il est protégé par un airbag dans ce cas. Il dispose d'ailes en double delta, d'une double dérive, d'une hélice quadripale et tractrice actionnée par un moteur Rotax 582, ainsi que de plans canards (sur le Sperwer B).

Le système Sperwer se compose de 3 drones, d'une station de contrôle au sol, d'une catapulte pour lancer les drones et d'une station de réception de données. 2 drones peuvent être déployés en même temps par la même station de contrôle. 2 C-130 sont nécessaires pour transporter un système complet.

2 versions ont été créées : le Sperwer (nommé rétroactivement Sperwer-A) et le Sperwer-B. Le Sperwer A emporte une boule FLIR OLOSP conçue par Sagem, qui transmet des images de jour comme de nuit avec une précision de 20 mètres pour la localisation des cibles.

Le Sperwer B ou Sperwer II, qui vola pour la première fois en 2004, a de plus grandes ailes, qui lui permet de voler plus haut et deux fois plus longtemps (12 heures au lieu de 6), et d'emporter le double de charge utile (100 kg au lieu de 50). Il emporte des senseurs électro-optiques dont le Sagem Euroflir 350 (ou OSLOP, qui équipait déjà les systèmes des armées danoise, hollandaise et suédoise), infrarouges, des modules de renseignement et de communication électroniques et même un petit radar à ouverture synthétique comme le Selex Picosar.

Il reste cependant compatible avec le lanceur du Sperwer A : 5 exemplaires ont été commandés par l'Armée de terre, qui devaient être livrés en 2012 et 2013. Sagem a inclut sur un démonstrateur 2 points d'emport externes d'une capacité de 30 kg chacun, ce qui lui permettrait d'emporter de l'armement, comme le missile Spike LR. Le carburant serait diminué dans ce cas de 20 kg.

Le Sperwer est encore en service au sein de l'armée de terre française (au sein du 61e régiment d'artillerie, 18 exemplaires achetés) et de l'armée de terre grecque. Au sein du 61e régiment, basé à Chaumont et chargé de la mise en oeuvre des drones, il remplaça le Crécerelle en 2003 sous la désignation SDTI (Système de Drone Tactique Intermediaire). L'armée de terre le déploya pour la première fois en Afghanistan en novembre 2008. Pas moins de 12 exemplaires y furent perdus, dont 8 furent détruits en vol. Ils y effectuèrent 770 missions et 2100 heures de vol.

La force aérienne néerlandaise l'a depuis retiré du service. Il fut également utilisé par l'armée suédoise sous la désignation UAV01 Ugglan (chouette). Il serait également en service au sein de l'Air National Guard, ce qui reste à confirmer.

L'armée danoise annula son acquisition en 2005 et les revendit au Canada. Le Canada l'utilisa sous la désignation CU-161, et le déploya en Afghanistan de 2003 à 2009. Il a été depuis remplacé par l'IAI Heron. Le Canada expose 6 de ces appareils dans des musées. Enfin, l'Arabie Saoudite et le Pakistan auraient été intéressés un temps par l'appareil.

En 2012, Sagem avait construit 25 systèmes et 140 drones.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Sperwer

http://www.avionslegendaires.net/avion-militaire/sagem-sperwer/

http://www.safran-group.com/site-safran/presse-et-medias/communiques-de-presse/2012/article/sagem-poursuit-la-modernisation?12203

http://www.safran-group.com/site-safran/defense/defense-terrestre/drones/

http://www.journal-aviation.com/actualites/detail-article-new.php?ID=17662

http://en.wikipedia.org/wiki/SAGEM_Sperwer

http://defense-update.com/products/s/sperwer.htm

http://www.army-technology.com/projects/sperwer-uav/
Re: SAGEM Sperwer à 04/06/2013 21:00 d9pouces
Ça fait quand même beaucoup de pertes. D'un autre côté, j'imagine que les conditions de vol sont assez dures…

Par contre, il ne sera pas resté longtemps en service chez les Néerlandais. Sait-on pourquoi ?
Re: SAGEM Sperwer à 11/07/2013 07:35 Clansman
Arf non, aucune idée. :S

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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:54, modifié le . ©AviationsMilitaires