Rappels

  • Premier vol :
  • Missions : Chasse, Entraînement
  • Constructeur : drapeau Phönix
  • 158 appareils construits (cellules neuves)

Histoire de l'appareil

L'entreprise Phönix Flugzeugwerke, basée en Autriche-Hongrie, fabriqua pendant la Première Guerre Mondiale plusieurs centaines d'appareils pour la force aérienne austro-hongroise, souvent sous licence (dont le Hansa-Brandenburg D.I). Mais dans la dernière partie du conflit, Phönix devait se lancer dans la conception d'avions militaires, notamment de chasseurs biplans.

Le Hansa-Brandenburg D.I avait obtenu de bons résultats, mais il était difficile à piloter, même pour des pilotes expérimentés, et souffrait d'une pauvre visibilité et d'un armement limité. Mais le concept initial était suffisamment bon pour qu'il soit en partie repris par les ingénieurs de Phönix, suite à la demande des autorités austro-hongroises. L'objectif était de remplacer les D.I par un nouveau modèle de chasseur.

L'étude débuta dès le début de l'année 1917 et progressa très vite pour que les premiers Phönix D.I soient opérationnels durant la même année. Cependant, la rapidité du processus, lié aux exigences officielles, ne permit pas d'éliminer tous les problèmes rencontrés au cours de la conception de l'appareil. La production en série démarra avec une version non encore totalement au point.

Le Phönix D.I était un chasseur biplan à la voilure conventionnelle, avec des mâts horizontaux. Il était légèrement plus grand mais partageait la même silhouette ramassée que le Hansa-Brandenburg D.I qu'il devait remplacer. Le fuselage était construit en bois, avec des parties entoilées. Le train d'atterrissage était, comme pour la majorité des chasseurs de l'époque, composé de deux jambes de train fixes et d'une béquille de queue. Le pilote prenait place dans un cockpit ouvert, situé juste derrière le bloc moteur.

Les premiers prototypes furent pourvus d'un Austro-Daimler de 185 ch, le même moteur que sur le Hansa-Brandenburg D.I. On les remplaça rapidement par un ensemble plus puissant, un Hiero de 200 ch entraînant une hélice bipale en bois. Par la suite, sur les versions ultérieures D.IIa et D.III), on installa un autre moteur, également fourni par Hiero, mais d'une puissance de 230 ch. Dans l'ensemble, les performances varièrent peu, et la vitesse maximale ne dépassa pas les 195 km/h.

L'armement fut nettement amélioré. Les Austro-Hongrois parvinrent à installer un système de synchronisation, permettant le tir de mitrailleuses à travers le rayon de l'hélice du moteur. Le Phönix D.I put ainsi être doté de deux mitrailleuses de calibre 8 mm, ce qui le rendait plus efficace au combat.

Durant leur service, ces avions furent diversement estimés. Si les pilotes appréciaient l'armement plus lourd et la meilleure visibilité par rapport au Hansa-Brandenburg D.I, ils regrettaient aussi son manque de maniabilité, sa trop grande stabilité et sa faible vitesse ascensionnelle. A l'usage, des faiblesses pouvaient apparaître sur certains points de la structure, ce qui entraîna parfois des accidents. Certains pilotes surent cependant tirer profit de leurs machines, notamment parmi les as austro-hongrois.

Pour pallier à ces limitations, Phönix développa rapidement plusieurs variantes du D.I, plus efficaces, parmi lesquelles :

- le D.II : variante pourvue de nouveaux ailerons, plus maniable

- le D.IIa : variante motorisée avec un Hiero de 230 ch, légèrement plus rapide et avec une meilleure endurance

- le D.III : variante apparue au printemps 1918, alliant de nouveaux ailerons avec le Hiero de 230 ch, avec une vitesse maximale de 195 km/h

La production totale aurait été de 158 exemplaires, toutes variantes confondues, dont le dernier sortit d'usine le 4 novembre 1918. Une vingtaine d'exemplaires devait se retrouver en Suède après-guerre, où ils servirent jusqu'au début des années 1930, et quelques autres en Yougoslavie.


Texte de Ciders, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • Phönix D.I : Version initiale de série.
  • Phönix D.II : Variante pourvue de nouveaux ailerons, plus maniable.
  • Phönix D.IIa : Variante motorisée avec un Hiero de 230 ch, légèrement plus rapide et avec une meilleure endurance.
  • Phönix D.III : Variante apparue au printemps 1918, alliant de nouveaux ailerons avec le Hiero de 230 ch, avec une vitesse maximale de 195 km/h.
  • Phönix J 1 : Désignation suédoise du Phönix D.III, 13 exemplaires.

Phönix D.I voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 805 kg (1 775 lbs)
  • Masse à vide : 665 kg (1 466 lbs)
  • Hauteur : 2,79 m (9,154 ft)
  • Envergure : 9,88 m (32,415 ft)
  • Longueur : 6,62 m (21,719 ft)

Performances

  • Endurance maximale : 2 h
  • Distance franchissable : 320 km (199 mi, 173 nm)
  • Plafond opérationnel : 6 000 m (19 685 ft)
  • Vitesse maximale HA : 180 km/h (112 mph, 97 kts)

Motorisation

  • 1 moteur à cylindres en ligne Hiero 6
  • Puissance unitaire : 147 kW (200 ch, 197 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Phönix D.I à 28/10/2012 22:07 ciders
Historique :

L'entreprise Phönix Flugzeugwerke, basée en Autriche-Hongrie, fabriqua pendant la Première Guerre Mondiale plusieurs centaines d'appareils pour la force aérienne austro-hongroise, souvent sous licence (dont le Hansa-Brandenburg D.I). Mais dans la dernière partie du conflit, Phönix devait se lancer dans la conception d'avions militaires, notamment de chasseurs biplans.

Le Hansa-Brandenburg D.I avait obtenu de bons résultats, mais il était difficile à piloter, même pour des pilotes expérimentés, et souffrait d'une pauvre visibilité et d'un armement limité. Mais le concept initial était suffisamment bon pour qu'il soit en partie repris par les ingénieurs de Phönix, suite à la demande des autorités austro-hongroises. L'objectif était de remplacer les D.I par un nouveau modèle de chasseur.

L'étude débuta dès le début de l'année 1917 et progressa très vite pour que les premiers Phönix D.I soient opérationnels durant la même année. Cependant, la rapidité du processus, lié aux exigences officielles, ne permit pas d'éliminer tous les problèmes rencontrés au cours de la conception de l'appareil. La production en série démarra avec une version non encore totalement au point.

Le Phönix D.I était un chasseur biplan à la voilure conventionnelle, avec des mâts horizontaux. Il était légèrement plus grand mais partageait la même silhouette ramassée que le Hansa-Brandenburg D.I qu'il devait remplacer. Le fuselage était construit en bois, avec des parties entoilées. Le train d'atterrissage était, comme pour la majorité des chasseurs de l'époque, composé de deux jambes de train fixes et d'une béquille de queue. Le pilote prenait place dans un cockpit ouvert, situé juste derrière le bloc moteur.

Les premiers prototypes furent pourvus d'un Austro-Daimler de 185 ch, le même moteur que sur le Hansa-Brandenburg D.I. On les remplaça rapidement par un ensemble plus puissant, un Hiero de 200 ch entraînant une hélice bipale en bois. Par la suite, sur les versions ultérieures D.IIa et D.III), on installa un autre moteur, également fourni par Hiero, mais d'une puissance de 230 ch. Dans l'ensemble, les performances varièrent peu, et la vitesse maximale ne dépassa pas les 195 km/h.

L'armement fut nettement amélioré. Les Austro-Hongrois parvinrent à installer un système de synchronisation, permettant le tir de mitrailleuses à travers le rayon de l'hélice du moteur. Le Phönix D.I put ainsi être doté de deux mitrailleuses de calibre 8 mm, ce qui le rendait plus efficace au combat.

Durant leur service, ces avions furent diversement estimés. Si les pilotes appréciaient l'armement plus lourd et la meilleure visibilité par rapport au Hansa-Brandenburg D.I, ils regrettaient aussi son manque de maniabilité, sa trop grande stabilité et sa faible vitesse ascensionnelle. A l'usage, des faiblesses pouvaient apparaître sur certains points de la structure, ce qui entraîna parfois des accidents. Certains pilotes surent cependant tirer profit de leurs machines, notamment parmi les as austro-hongrois.

Pour pallier à ces limitations, Phönix développa rapidement plusieurs variantes du D.I, plus efficaces, parmi lesquelles :

- le D.II : variante pourvue de nouveaux ailerons, plus maniable
- le D.IIa : variante motorisée avec un Hiero de 230 ch, légèrement plus rapide et avec une meilleure endurance
- le D.III : variante apparue au printemps 1918, alliant de nouveaux ailerons avec le Hiero de 230 ch, avec une vitesse maximale de 195 km/h

La production totale aurait été de 158 exemplaires, toutes variantes confondues, dont le dernier sortit d'usine le 4 novembre 1918. Une vingtaine d'exemplaires devait se retrouver en Suède après-guerre, où ils servirent jusqu'au début des années 1930, et quelques autres en Yougoslavie.



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Caractéristiques :

Version :

Phönix D.I

Type :

Chasseur biplan

Equipage :

1 pilote

Motorisation :

1 Hiero de 6 cylindres, d'une puissance de 200 ch

Poids :

Masse à vide : 665 kg
Masse maximale au décollage : 805 kg

Performances :

Vitesse maximale : 180 km/h
Vitesse ascensionnelle : 3 000 m en 12 minutes
Plafond pratique : 6 000 m
Distance franchissable maximale :320 km
Endurance : 2 h

Dimensions :

Envergure : 9,88 m
Hauteur : 2,79 m
Longueur : 6,62 m

Armement :

2 mitrailleuses Schwarzlose synchronisées de calibre 8 mm

Pays utilisateurs :

Autriche-Hongrie, Suède, Yougoslavie

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Images :

:arrow: Phönix D.I aux couleurs suédoises
:arrow: Vue de profil d'un exemplaire austro-hongrois
:arrow: Jolie peinture
Re: Phönix D.I à 29/10/2012 09:43 Clansman
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:53, modifié le . ©AviationsMilitaires