Rappels

Histoire de l'appareil

Le 21 avril 1988, un contrat de développement pour 4 prototypes est signé, dont le Rafale C01 (pour Chasse).

Le Rafale C01 effectue sa sortie d'usine le 29 octobre 1990 à Saint-Cloud et vole pour la première fois le 19 mai 1991 à Istres entre les mains de Guy Mitaux-Maurouard. Le 1er vol était alors prévu au mois de mars, mais divers facteurs dont météorologiques ont retardé ce vol inaugural. Pendant ce vol d'une heure, il franchit Mach 1,2 sans PC et 11000 mètres d'altitude.

Cet appareil, tout de noir vêtu, est représentatif de la version de série. Afin de répondre à la demande de l'armée, il est plus petit d'environ 3% : 50 cm de moins en longueur, 30 cm en moins en envergure... Le Rafale C01 est un peu plus lourd que les Rafale C de série à cause des équipements de mesure. De façon générale, le Rafale C est dessiné autour des M88, contrairement au Rafale A qui était dessiné autour des F404. Selon les sources, la masse à vide d'un Rafale C varie entre 9060 et 9500 kg, en passant par 9350 kg.

Les différences les plus visibles sont au niveau de la verrière, en 2 parties avec un pare-brise (le Rafale A avait une verrière d'une seule pièce), la nacelle en haut de la dérive destinée à loger le futur système SPECTRA, cette même dérive est redessinée et l'entrée d'air à sa base a disparue. L'aile est prolongée par un léger apex. Les plans canards, un peu plus grands que sur le Rafale A, servent d'aérofreins et un plan fixe apparaît à leur base. Enfin, l'angle du siège éjectable passe à 26° au lieu de 32°, pour faciliter les manipulations pour les pilotes de petite taille.

Un Rafale C02 était prévu mais fut annulé soit pour contraintes budgétaires, soit parce qu'il était jugé redondant. Les essais furent essentiellement destinés à tester les moteurs M88-2, l'enveloppe de vol, les armes et l'interface homme-machine.

Sa première apparition publique fut au salon du Bourget le 13 juin 1991, lors de son 17 vol. Il a effectué au moins 42 vols. Le Rafale C01 est désormais stocké à Chateaudun.

Le premier Rafale C de série, le C101, est livré le 16 avril 2003 au CEAM, comme appareil d'essais. Le premier Rafale C destiné à l'armée de l'air fut le C102, et fut livré en juin 2005 au 1/7 Provence à St-Dizier. Le Rafale C137 fut le premier Rafale équipé du radar RBE-2 à antenne AESA : il fut livré au CEAM en septembre 2012, puis à la DGA en octobre la même année. C'est aussi le premier avion de combat européen à disposer d'un tel radar.

Au départ, on prévoyait 336 exemplaires pour une entrée en service en 1996, dont 225 Rafale C. Dès 1992, avec la chute de l'URSS, on descendait à 294 exemplaires, dont 95 monoplaces C. Le 20 novembre 2008, on ne prévoyait plus que 286 appareils, dont  peut-être118 Rafale C. En 2013, 225 avions de combat en tout sont prévus pour l'Armée de l'Air comme pour la Marine, Rafale compris. 180 Rafale en tout sont effectivement commandés depuis, dont 69 Rafale C. En février 2015, l'armée de l'air dispose de 46 Rafale C.

En effet, la proportion de Rafale C a diminué en faveur des Rafale B, ceux-ci étant plus aptes à des missions air-sol.

En février 2015, 24 Rafale furent commandés par l’Égypte, dont 8 Rafale C.

Informations techniques

Éléments de reconnaissance

Aile Delta, Aile médiane, Monodérive, Plans canards, Train tricycle, Train rétractable

Caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 24 500 kg (54 013 lbs)
  • Masse à vide : 9 060 kg (19 974 lbs)
  • Surface alaire : 45,7 m² (491,911 sq. ft)
  • Hauteur : 5,34 m (17,52 ft)
  • Envergure : 10,86 m (35,63 ft)
  • Longueur : 15,27 m (50,098 ft)

Performances

  • Distance de décollage : 400 m (1 312 ft)
  • Vitesse d'atterrissage : 222 km/h (138 mph, 120 kts)
  • Distance d'atterrissage : 450 m (1 476 ft)
  • Facteur de charge maximal : 9 G
  • Facteur de charge minimal : -3,2 G
  • Taux de roulis maximal : 270 °/s
  • Vitesse de croisière maximum : 1 713 km/h (1 064 mph, 925 kts)
  • Endurance maximale : 3 h
  • Rayon d'action Hi-Lo-Hi : 1 850 km (1 150 mi, 999 nm)
  • Plafond opérationnel : 15 240 m (50 000 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 305 m/s (1 000 ft/s)
  • Mach maximal BA : 1,1
  • Mach maximal HA : Mach 1,8
  • Vitesse maximale BA : 1 390 km/h (864 mph, 751 kts)
  • Rapport poussée/masse, au décollage : 0,42
  • Rapport poussée/masse, au décollage, avec PC : 0,62
  • Charge alaire, au décollage : 536,105 kg/m² (109,803 lbs/sq. ft)
  • Rapport poussée/masse, à vide : 1,13
  • Rapport poussée/masse, à vide, avec PC : 1,69
  • Charge alaire, à vide : 198,249 kg/m² (40,605 lbs/sq. ft)

Équipage

Motorisation

  • 2 turbofans SNECMA M88-2
  • Puissance unitaire : 5 097 kgp (50 kN, 11 237 lbf) , 7 645 kgp (75 kN, 16 855 lbf) avec post-combustion
  • Carburant (masse) : 4 700 kg (10 362 lbs)

Équipements électroniques

Pays exploitant actuellement cet appareil

Anciens pays utilisateurs

  • Aucun ancien pays utilisateur n'a été enregistré.

Charge utile et armement

  • un canon Nexter M 791
  • Calibre : 30 mm (1,18 in)
  • Munitions : 125 coups
  • Nombre de points d'emport : 14
  • Charge militaire : 9 500 kg (20 944 lbs)

Charges externes

Configurations courantes

Attaque au sol
Attaque au sol tous temps
Défense aérienne
  • 2 missiles air-air moyenne portée Matra MICA-IR
  • 4 missiles air-air moyenne portée Matra MICA-EM
  • 3 réservoirs externes RPL-711 de 1 250 l (330 US Gal., 275 UK Gal.)
Frappe nucléaire
Frappe à longue distance
  • 2 missiles air-air moyenne portée Matra MICA-EM
  • 2 missiles air-air moyenne portée Matra MICA-IR
  • 3 réservoirs externes RPL-751 de 2 000 l (528 US Gal., 440 UK Gal.)
  • 2 missiles de croisière MBDA SCALP-EG
Lutte anti-navire
Support aérien rapproché

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Exemplaires construits

  • Aucun exemplaire n'a été enregistré pour cet appareil.

Images et vidéos

Images

Dassault Rafale C français en démonstration
Dassault Rafale C01 en 1993
Dassault Rafale C français au roulage
Dassault Rafale C français au MAKS 2011
Dassault Rafale C
Dassault Rafale C français en démonstration par Niko

Média externes

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Forum

Sujet complet »
Re: Caractéristiques RAFALE à 05/03/2015 15:35 Jericho
Le pod Damocles est souvent installé pour des missions d'interception ou de couverture aérienne?
Re: Caractéristiques RAFALE à 05/03/2015 17:14 Sharky 125
Le pod Damocles est souvent installé pour des missions d'interception ou de couverture aérienne?


Il peut l'être, son efficacité a été démontrée en essais, après ce qu'en font les militaires...
Re: Caractéristiques RAFALE à 05/03/2015 17:44 TMor
Damocles n'est pas supersonique, il peut donc être très contraignant suivant les scénarios...

Vu les questions que j'ai croisées ici, je me dis que je pouvais vous faire profiter d'une synthèse que j'ai écrite sur un autre forum. Cette synthèse reprend pour l'essentiel les rapports d'interview que PolluxDeltaSeven a pu avoir avec des pilotes sur plus de trois ans.

Il faut le voir comme le minimum de ce que le Rafale peut faire, ou le maximum de ce que ses pilotes ont le droit de dire !

l'idée qu'on en tire, c'est celle d'un Rafale conçu par des gens visionnaires, très proches des besoins de l'AdA, très au courant de ce qui se passe dans les réalités opérationnelles.

Je n'imagine même pas d'attaquer ce bilan sans commencer par le duo fusion de données et MMI, manifestement LE PLUS GROS succès technique du Rafale.

Une fusion de donnée, tout le monde pige ce que c'est, et beaucoup l'expliquent par la simple génération d'une image tactique présentée au pilote. Et normalement, c'est plus que ça, puisque ça sert à mettre en relation les capteurs les uns avec les autres, permettant des recoupements d'informations afin d'obtenir la piste d'une cible la plus précise possible. Le principe, c'est la création d'un fichier informatique dès qu'un capteur saisit quelque chose, et d'alimenter ce fichier avec tout ce qu'on trouve grâce aux autres capteurs en filtrant les doublons. Double effet : le plus souvent, pour le pilote, une DO -désignation d'objectif- ne proviendra pas d'un capteur unique. Et surtout, à cause du recoupement, les performances de tous les capteurs sont virtuellement améliorées. C'est un point absolument essentiel. Sur le Rafale, cette fusion de données est apparemment faite à une vitesse phénoménale et de façon très fluide. Cela doit demander une grande puissance, d'ailleurs Bubzy nous avait fait à ce propos un magnifique texte à propos de l'électronique puissante du MDPU et de la virtualisation du processus pour s'affranchir des risques d'obsolescence des composants hardware.

Mais comme je l'ai écrit (comme les pilotes, à travers PD7, le disent), c'est un duo gagnant qui fait fonctionner cela : il faut rendre justice aux MMI à propos desquelles tous les pilotes (y compris d'échange) sont extrêmement élogieux. Ces MMI ont le bon goût de présenter d'une façon remarquable les informations issues de la fusion des données.

Et donc, ce duo FdD/MMI, a le chic de fournir aux pilotes de Rafale ce qui se fait de mieux en collecte, classification, identification des menaces et présentation claire de la situation tactique, avec pour conséquences la libération de la concentration du pilote qui peut réellement préparer sa tactique avec une avance substantielle sur la menace et en air-air, cela conduit à l'obtention très rapide de solutions de tir, EN AVANCE sur l'ennemi, et ce alors même que celui-ci voit plus loin et aurait du pouvoir tirer avant. Les scores du Rafale en Suisse découlent probablement de cela.

Alors comment se débrouillent les capteurs de l'avion en fonction de tout ça ? Déjà, lorsqu'ils sont en route, toutes leurs données sont fusionnées. Mais il se peut qu'on en coupe un ou plusieurs, ça ne privera pas forcément l'avion du monde... Voilà cependant ce qu'il faut retenir pour chacun :

-le radar : il reste le capteur essentiel car il marche quelle que soit la météo, il est très rapide et précis, ce qui fait que pour l'interception et le guidage des armes, il n'y a pas mieux. Ceci dit, la fusion des données lui apporte une chose importante : le recoupement de ses données permet de le faire fonctionner avec moins de puissance, ce qui favorise sa discrétion (il se disait déjà à une époque que son balayage très rapide permettait déjà une réduction de sa puissance). Par contre, privé de modes d'extraction de coordonnées, il cède certaines fonctions à l'OSF ou Damocles ;

-l'OSF. Aussi coûteux que le radar (quand même !). La voie TV permet d’identifier à distance (très intéressant suivant les règles d'engagement) alors que le RBE-2 n'a pas de NCTR, et avec le télémètre laser, elle peut donner une bonne désignation d'objectif (à quelle distance ?). Par contre, la voie IR disponible ne donne pas vraiment satisfaction (pas de DO, pas tous temps) mais son FLIR qui aurait été nécessaire à l'identification de nuit, manque vraiment aux pilotes sur les nouveaux OSF. Pour remplacer, le Damocles procure un FLIR... Sauf qu'il n'est pas supersonique... Et si le Mica IR (avec son autodirecteur multicible) permet de le remplacer un peu en IRST, il ne fournit pas l'imagerie. On peut penser que le DDM-NG comble un peu le vide, sans l'imagerie, ou du moins pas encore, mais j'y reviendrai ;

-Spectra : Déjà, en Libye, il a très bien fonctionné : écoute des signaux et guidage des raids surtout. Fonctionnant
seul, en air-air comme en air-sol, il ne faut pas attendre de miracle de précision sur le positionnement des cibles. Cela permet toutefois de lancer un Mica en LOAL à courte portée, mais pas en BVR où la précision est trop aléatoire, voire dangereuse. Idem pour l'AASM, même si la munition très puissante compense un peu l'imprécision. La précision viendra de la connaissance du radar détecté, du temps d'illumination, du terrain, etc. A noter donc que Spectra permet de faire de l'autodéfense/SEAD sans forcément avoir une formation spécifique (j'y reviendrai) ;

-DDM-NG : Bubzy et prof nous en ont parlé, PD7 l'a reconfirmé, le DDM-NG est un IRST. Il voit des tâches thermiques, les suit, les transmet à Spectra. Missiles ou aéronefs. C'est en ça qu'il me semble qu'il remplace en partie l'OSF IR. Comme le Mica IR d'ailleurs (voir plus loin à quel point). Il peut aussi déterminer une portée, mais ça dépend de la cible, ses mouvements, si elle est reconnaissable, et aussi des mouvements du Rafale. Encore, donc, des infos à recouper pour faire mieux. Ceci dit, ça doit bien permettre de tirer du Mica en LOAL, avec les mêmes précautions que pour Spectra seul.

-L16 : bonne DO si une piste vient d'un autre chasseur, mais il ne faut pas en attendre autant si elle vient d'un radar de veille, AWACS ou navire (rafraîchissement trop lent). La précision devient alors trop faible et permet au mieux un tir Mica LOAL à courte portée. Il existe aussi à ce niveau des soucis avec la fusion de données suivant la transmission, avec des risques de doublons.

-Mica : en particulier le Mica IR. Son capteur est multicible et peut voir les départs de missiles (intégré à Spectra ?). Il se comporte donc bien comme un petit IRST sans imagerie.

Du coup, vous l'avez vu, il est beaucoup question : -de savoir avant les autres ce qui se passe autour de l'avion ; -d'autodéfense.

Le Rafale, comme nous l'explique PD7, peut contrôler ce qui se passer dans une bulle de 50km de rayon autour de lui, pour échapper aux menaces, ou les éclater. En effet, comme il sait les choses en avance, le Rafale peut éviter les combats BVR lointains en montant des tactiques de fourbes. Et grâce au Mica IR qui frappe plus loin que les autres missiles IR, avec un très bon pk (missile passif) il échappe au combat rapproché. Grâce à l'AASM, armement maniable et souple d'emploi, il peut casser des SAMs trop menaçants et sans sacrifier ses points d'emports à un armement spécialisé.

Autonome au possible, il est fait pour s'infiltrer avec un minimum de support, quitte à le faire en radada grande vitesse, pilote automatique, pendant que le pilote gère la guerre électronique sans se soucier du vol.

Il n'en demeure pas moins qu'il existe des choses dans lesquelles le Rafale avouera des faiblesses. En effet, il n'a pas un radar qui voit méga loin et bien sur les bords, ni un missile qui va méga-loin, ni des moteurs pour aller méga-haut. Même si ça pourra s'améliorer un jour. Il n'a pas non plus des super missiles anti-radiation. Il n'a pas de petits missiles trop classes pour casser des blindés ou des petits véhicules à longue distance, en salve. Il n'a pas les moyens de brouillage d'un Growler... Il n'a pas de missiles de combat rapproché dédiés et de viseur de casque (ça va de paire).

Donc : -il ne sera pas le champion en combat BVR haut et lointain : il peut gérer ceux qui font ça, mais ne fera pas aussi bien qu'eux le jour où il faudra casser des hordes de bombardiers lanceurs de MdC le plus vite possible, quitte à tirer de très loin sans avoir identifié ce qu'il y a en face car on le sait déjà (le Typhoon serait un meilleur intercepteur de l'apocalypse) ; -il ne sera pas capable de gérer tranquillement les sites SAM haut-de-gamme ; -il ne sera pas le champion de la réduction des dégâts collatéraux ; -il ne fera pas de couverture électronique de raids complets ; -il ne brillera pas toujours en dogfight missile pendant les exercices avec les copains (vu qu'il engage de plus loin)...

Mais c'est juste qu'on n'en a pas besoin, chez nous.

Le Rafale est bien, selon la formule ironique de Kovy (en 2009 je crois), un "petit chasseur pour faire du strike bien pépère" (ou de la reco). Mais tellement pépère que si on le dérange, il met la misère aux forces d'opposition (vérifié en exercice par des pilotes italiens (et sûrement d'autres)). Pour le air-air strict, il est à même de traiter toutes les menaces actuelles, mais nos pilotes aimeraient peaufiner les tactiques en se frottant à du F-22. En attendant, la bonne nouvelle, c'est que l'avion permet d'atteindre de bons niveaux sans être spécialiste, grâce aux couples Rafale/Mica, ou Rafale/AASM.
Re: Caractéristiques RAFALE à 05/03/2015 20:09 Tyreann
Merci beaucoup Tmor. Très intéressant dossier ! On parle trop peu de l'électronique embarquée.
Re: Caractéristiques RAFALE à 05/03/2015 20:26 d9pouces
Merci beaucoup !

Accessoirement, on constate que la plupart des faiblesses pourraient être facilement compensées. Il est nettement plus facile de changer un radar ou de mettre un nouveau missile que de changer l'intégralité de la cellule…
Re: Caractéristiques RAFALE à 05/03/2015 20:53 TMor
De rien...

Attention tout de même. Le Rafale a un petit nez. Cela l'empêchera, à techno équivalente, d'avoir un radar aussi puissant que certains concurrents. C'est la vie. Je voulais vous faire remarquer qu'il n'a pas à rougir cependant. Il a des forces que personnes ne soupçonnait. Moi je n'aurais jamais parié sur l'intégration de ses capteurs.
Re: Caractéristiques RAFALE à 05/03/2015 21:53 Ansierra117
TMor et avec le standard F3-R qu'est ce qui changera dans tous les faits que tu as énoncé? :)
Re: Caractéristiques RAFALE à 06/03/2015 07:57 Clansman
De rien...

Attention tout de même. Le Rafale a un petit nez. Cela l'empêchera, à techno équivalente, d'avoir un radar aussi puissant que certains concurrents. C'est la vie. Je voulais vous faire remarquer qu'il n'a pas à rougir cependant. Il a des forces que personnes ne soupçonnait. Moi je n'aurais jamais parié sur l'intégration de ses capteurs.


Difficile en effet de mettre un radar de MiG-31 dans un Rafale... Merci pour ce texte TMor, je vais surement rajouter des choses par rapport à la suppression de la voie IR.

Quelques questions cependant :

Que signifie MMI et de quoi s'agit-il ?

Même chose pour LOAL.
Re: Caractéristiques RAFALE à 06/03/2015 09:41 ogotaï
MMI : Man machine interface. La vision synthétique qu'on les pilotes d'une situation, sans qu'ils aient à se torturer l'esprit pour lier les différentes informations entres elles... LOAL : Lock on after launch, ce qui permet au Mica (mais aussi à bien des missiles modernes) d'être tiré sans verrouillage (grâce a SPECTRA par exemple)

Enfin je crois...

Merci TMor !
Re: Caractéristiques RAFALE à 06/03/2015 11:02 Paxwax
TMor et avec le standard F3-R qu'est ce qui changera dans tous les faits que tu as énoncé? :)


Une question qui m'intéresse bien aussi. J'imagine qu'avec l'introduction du Meteor, cette partie au moins va changer:
il n'a pas un radar qui voit méga loin et bien sur les bords, ni un missile qui va méga-loin


Edit:
Damocles n'est pas supersonique, il peut donc être très contraignant suivant les scénarios..


Effectivement, c'est une contrainte. Est-ce que ce Retex a été pris en compte pour la conception du successeur de Damoclès? En clair, sait-on si le futur pod TALIOS sera supersonique?
Re: Caractéristiques RAFALE à 06/03/2015 19:53 TMor
Bonsoir,

Pardon, je reviens à peine. Je dois d'abord dire à Clans que je suis désolé, je n'ai pas encore pris le temps de lire ses fiches, mais j'ai survolé, et ça a l'air d'être du bon boulot. Il y a des choses sur lesquelles je n'ai jamais eu le courage de me lancer, c'est la partie "histoire" du Rafale.

«TMor et avec le standard F3-R qu'est ce qui changera dans tous les faits que tu as énoncé?» => Dur à dire. Je ne veux pas m'engager sur ça, désolé. D'abord parce que ce que je vous rapporte est une synthèse de plusieurs compte-rendus d'interviews faites par PolluxDeltaSeven, donc, c'est indirect, et aussi parce que cela se penche sur du "déjà livré et testé".

«Que signifie MMI et de quoi s'agit-il ?» => Comme Ogotaï a dit "Man Machine Interface". Par contre, j'associe ça plus au résultat de la configuration "tableau de bord" + "HOTAS" + "logiciels gérant les systèmes" etc. Tout ce qui permet au pilote de faire les opérations nécessaires sur le système de navigation et d'attaque pour gérer aux mieux les opérations. Ergonomie, facilité d'utilisation, et lisibilité des informations en retour... A configurations de capteurs similaires, meilleures sont les MMI, plus facilement et efficacement le pilote aura le contrôle de son système et de la situation.

«J'imagine qu'avec l'introduction du Meteor, cette partie au moins va changer:» => Certes, mais le Rafale restera légèrement en dessous d'un certain concurrent pour ce qui est de l'exploitation extrême de ce missile. Le Typhoon se hisse plus haut plus vite et devrait pouvoir conférer plus d'énergie à ce missile (en plus de voir les cibles de plus loin). N'enlevons pas à ce pauvre Typhoon le bénéfice de cette optimisation ! :D

« En clair, sait-on si le futur pod TALIOS sera supersonique? » => J'en doute fort. Ça reste une nacelle air-sol avant tout, à mon avis. Le nouvel OSF a toujours de la réserve pour accueillir une nouvelle voie IR ou autre, en principe. On va s'en passer jusqu'à... je ne sais pas quand. Le DDM-NG pourra peut-être fournir de l'imagerie. PEUT-ÊTRE.
Re: Caractéristiques RAFALE à 06/03/2015 21:59 Paxwax
Grand merci pour les réponses, TMor. Notamment:
le Rafale restera légèrement en dessous d'un certain concurrent pour ce qui est de l'exploitation extrême de ce missile. Le Typhoon se hisse plus haut plus vite et devrait pouvoir conférer plus d'énergie à ce missile (en plus de voir les cibles de plus loin). N'enlevons pas à ce pauvre Typhoon le bénéfice de cette optimisation ! :D


Certes, le Typhoon étant un intercepteur BVR pur et dur, encore heureux que dans sa mission reine il soit meilleur que le Rafale. Reste qu'en dehors du seul Typhoon, plus cher et bien moins versatile (malgré les tentatives des anglais d'en faire un appareil de bombardement), le Rafale disposera du missile air-air qui va le plus loin au monde. Le Gripen dispose, lui, de moins de puissance. De plus, je ne sais pas combien de temps le Typhoon sera encore proposé à la vente...


« En clair, sait-on si le futur pod TALIOS sera supersonique? » => J'en doute fort. Ça reste une nacelle air-sol avant tout, à mon avis.


Mais les vitesses élevées ne sont-elles pas justement très utiles durant la phase de pénétration, en mission de bombardement air-sol?
Re: Caractéristiques RAFALE à 06/03/2015 22:47 Jericho
Grand merci pour les réponses, TMor.


+1 ! Merci TMor.
Reste qu'en dehors du seul Typhoon, plus cher et bien moins versatile (malgré les tentatives des anglais d'en faire un appareil de bombardement), le Rafale disposera du missile air-air qui va le plus loin au monde. Le Gripen dispose, lui, de moins de puissance.


Lors du lancement du missile, est-ce que la puissance de l'avion lanceur a vraiment une grande importance? A missile identique, j'ai l'impression que c'est sa vitesse qui est le plus important pour lui donner de l'énergie supplémentaire: un Eurofighter à Mach2 = un Rafale à Mach2 = un Gripen à Mach2...
Mais les vitesses élevées ne sont-elles pas justement très utiles durant la phase de pénétration, en mission de bombardement air-sol?


Mais est-ce que le Rafale qui vole chargé pour une mission de bombardement, vole en vitesse supersonique à (très) basse altitude? J'imagine que ça doit plutôt être du haut subsonique, voir du transsonique, non?
Re: Caractéristiques RAFALE à 07/03/2015 10:44 Clansman
Merci pour tous ces éclaircissements, TMor, j'ai intégré quelques éléments de nouveau dans la fiche.
Pardon, je reviens à peine. Je dois d'abord dire à Clans que je suis désolé, je n'ai pas encore pris le temps de lire ses fiches, mais j'ai survolé, et ça a l'air d'être du bon boulot. Il y a des choses sur lesquelles je n'ai jamais eu le courage de me lancer, c'est la partie "histoire" du Rafale.


Pas grave, tu as tout le temps ! Merci en tout cas pour les premiers retours. :D
Re: Caractéristiques RAFALE à 07/03/2015 22:26 Paxwax

Reste qu'en dehors du seul Typhoon, plus cher et bien moins versatile (malgré les tentatives des anglais d'en faire un appareil de bombardement), le Rafale disposera du missile air-air qui va le plus loin au monde. Le Gripen dispose, lui, de moins de puissance.


Lors du lancement du missile, est-ce que la puissance de l'avion lanceur a vraiment une grande importance? A missile identique, j'ai l'impression que c'est sa vitesse qui est le plus important pour lui donner de l'énergie supplémentaire: un Eurofighter à Mach2 = un Rafale à Mach2 = un Gripen à Mach2...


Oui, c'est la vitesse et l'altitude au moment du tir de missile qui comptent. Mais un chasseur plus puissant, relativement à son poids bien sûr, peut aller plus haut et plus vite qu'un chasseur moins puissant. Enfin, je crois (ça me parait logique).
Re: Caractéristiques RAFALE à 08/03/2015 10:27 TMor
Ça tient de l'optimisation des moteurs et de la formule aérodynamique, principalement. On a de quoi penser que le Typhoon a un peu d'aisance dans un domaine qui n'est pas celui du Rafale. Avec un radar qui voit un peu plus loin, ça donne quelques scénarios où il sera meilleur qu'un Rafale en air-air. Pas beaucoup, je crois.
Re: Caractéristiques RAFALE à 09/03/2015 08:10 Sharky 125
Avoir de bons capteurs est une chose, traiter efficacement ce qu'ils donnent en est une autre.
Re: Caractéristiques RAFALE à 09/03/2015 20:23 TMor
C'est bien la force du Rafale. :)
Re: Caractéristiques RAFALE à 28/03/2015 02:41 Cinétic
Un Rafale Marine effectue des essais « vent de travers » sur la BAN Hyères

Je suis surpris de lire ça. Je pensais que c'était au constructeur de définir le domaine de vol, pas la DGA.
Re: Caractéristiques RAFALE à 29/03/2015 19:17 Sharky 125
Et quand ils ne s'en sortent pas ils reviennent voir le constructeur. Scénario maintes fois vécu. Au départ c'est pour faire des économies, à la fin ça aura couté deux fois plus cher.
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:58:26, modifié le . ©AviationsMilitaires