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Informations techniques

Cette future version verrait son avionique modernisée, des éléments furtifs intégrés afin de réduire sa surface radar frontale, une capacité de ravitaillement en vol ajoutée, des moteurs WS-9A plus puissants, et surtout l'emploi du missile anti-navires YJ-12.

Il pourrait entrer en production en 2015.

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Charge utile et armement

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Xian JH-7 Flying Leopard à 16/04/2010 14:53 ciders
Une fiche sur un appareil qui me plaît beaucoup. Et qui gagnerait à être connu, notamment des servants des défenses antiaériennes de l'US Navy.



A une époque pas si lointaine où, hormis les constructeurs européens équipant leurs marchés et quelques anciennes colonies, n’existaient que deux industries aéronautiques dignes de ce nom – celle des Etats-Unis et celle de l’Union Soviétique -, un troisième Etat tentait de se doter d’appareils de conception nationale, dans le but de faire plus tard jeu égal avec les deux superpuissances. Ce troisième larron, qui a survécu à la tourmente de la fin des années 1980 et qui tend à devenir de plus en plus important dans la conduite des affaires du monde, c’est la Chine. Depuis une décennie, les appareils chinois commencent à marquer le paysage aéronautique international. Et l’un d’entre eux, l’un des moins connus sans doute, aura peut-être à l’avenir une importance non négligeable. Cet appareil est le Xian JH-7. Il est à noter que l’on connaît le JH-7 sous plusieurs dénominations, JH-7, FBC-1 Flying Leopard ( pour l’exportation ) et par son code OTAN: Flounder.

A la fin des années 1970, désireuse de remplacer ses vieux H-5 ( Iliouchine Il-28 Beagle ) et ses Nanchang Q-5 d’attaque au sol, la Chine lança un vaste programme portant sur un appareil d’attaque au sol, destiné à ses forces aériennes et à sa marine, baptisé Hong-7 ( H-7 ). L’armée de l’air devait se doter d’un appareil comparable au F-111 Aardvark, mais le programme, source de nombreuses difficultés, fut finalement abandonné. Seule la marine chinoise poursuivit le programme qui, dans les deux cas, exigeait un appareil capable de porter 3 à 5 tonnes d’armement dans un rayon de combat de 800 kilomètres, capable de mener des missions air-sol à basse altitude, de jour comme de nuit et par tous les temps. En outre, il devait être muni d’une postcombustion, pour réduire sa course de décollage, et pouvoir voler à Mach 0,9 à moins de 500 mètres d’altitude. La mission principalement demandée au H-7 était la lutte anti-navires, mais avec une capacité air-air pour sa propre défense. Par la suite, le H-7 et le JH-7 se sont vus attribuer des capacités air-sol supplémentaires. Au final, le JH-7 est un appareil d’attaque au sol comparable par de nombreux aspects au Panavia Tornado ou au Sukhoï Su-24 Fencer. Le premier vol du JH-7 a été effectué à la fin de l’année 1988, les premiers exemplaires de présérie étant reçus par l’armée de l’air chinoise en 1992. Le JH-7 commença à être connu dans les milieux aéronautiques vers 1996 et fut officiellement présenté lors du salon aéronautique de Zhuhai, en 1998.

Le JH-7 est un bimoteur biplace, dont les deux membres d’équipage partagent un cockpit en tandem. Cockpit d’ailleurs protégé, de même que les réservoirs internes de carburant. La voilure a été placée en hauteur de façon à ce que des armements encombrants puissent être emportés, même à basse altitude, ce qui est la raison d’être du JH-7. L’armement de l’appareil est d’ailleurs conséquent : outre un canon bitube Gsh-23L ( produit en Chine sous la dénomination Type 23-III) en position ventrale, le JH-7 est capable d’emporter plusieurs tonnes d’armement ( les sources varient entre 5 et 9 tonnes ), dont des missiles air-surface YJ-81 ( C-801K, d'une portée de 50 km ), des roquettes et des bombes non guidées, sur 5 points d'emport et 2 rails éjecteurs de missiles en bout d'ailes. Le point d'emport ventral et 2 des 4 points des ailes sont capables de porter des réservoirs auxiliaires, de 1 400 litres chacun. Le système radar est constitué essentiellement d'un radar Type 232EH, capable de gérer des attaques air-surface. Le JH-7 fut aussi le premier appareil chinois à être pourvu d'un ensemble complet de protection : détecteur d'alerte radar, lance-leurres, systèmes de brouillage.

A la fin des années 1990, une version nettement améliorée du JH-7, le JH-7A, fut proposée par le constructeur et adoptée par la marine chinoise. Le JH-7A dispose entre autres d’une verrière faite en une seule pièce, ce qui améliore la visibilité, d’une structure incorporant des matériaux composites donc plus légère, d’un nouveau radar JL-10A Shan Ying Doppler ( peut-être inspiré par le AWG-9 du F-14 Tomcat ; d’une portée de 104 kilomètres, capable de suivre 15 cibles et d’en engager 6 simultanément ), d’un collimateur tête haute ( HUD ) et d’écrans LCD dans le cockpit. Son armement a lui aussi été amélioré, avec 8 points d'emport et 2 rails éjecteurs de missiles. Le JH-7A est capable de bombardements guidés par laser, de missions air-sol et anti-navire. Pour cette dernière mission, les Chinois disposent notamment du missile russe Kh-31A Enfin, le JH-7A peut emporter des pods KG300G ( brouillage ) et KZ900 ( missions ELINT ) sur 2 points d'emport dédiés. Cette configuration permet un usage du JH-7A dans des missions proches de celles réalisées par le Boeing EA-6G Prowler : elle le rend capable de mener des missions d'attaque antiradar, en utilisant le missile YJ-91 ( copie chinoise du missile russe Kh-31P pourvue d'une tête chercheuse de fabrication chinoise, lui donnant un coefficient d'erreur de 8 à 10 mètres, et opérant sur les bandes entre 2 et 18 GHz ). On a également vu des JH-7A chargés de bombes de 250 kg ( jusqu'à 20 ), suspendues par grappes sous les ailes par des lance-bombes GDJ-4.

Dans les deux versions, la motorisation est assurée par 2 turbofans WS-9, en fait des Rolls-Royce Spey RB.168 Spey Mk202 produits sous licence ( les premiers moteurs furent livrés du Royaume-Uni en 1975, la licence étant accordée en 1976 ). L'armement défensif comprend plusieurs missiles air-air, de différents types possibles : PL-5 ( héritier de l'AA-2 Atoll soviétique et proche en performances de l'AIM-9G Sidewinder ), PL-8 ( le Python-3 israélien, fabriqué sous licence ) ou encore PL-9.

Fortement concurrencé par le Su-27 Flanker dont la Chine venait de faire l’acquisition, le JH-7 a néanmoins retrouvé un second souffle depuis l’arrivée du JH-7A. Plus économique à l'usage et à la construction, et ne dépendant pas de fournisseurs extérieurs, l'appareil a réussi à sortir du placard. Le JH-7 est entré en service en 2001, le JH-7A suivant en 2004. La production est estimée entre 80 et 100 exemplaires, uniquement pour la marine chinoise. Certaines sources estiment qu'un total de 200 appareils sera atteint à terme. Deux régiments dépendant de la marine chinoise sont dotés de JH-7A :

- le 14ème Régiment Aérien, affecté à la 5ème Division d'Attaque et de Chasse, dépendante de la Flotte de la Mer du Nord ; base : Yantai ( Laishan AB )
- le 27ème Régiment Aérien, affecté à la 9ème Division de Chasse, dépendante de la Flotte de la Mer du Sud ; base : Sanya

Deux autres régiments sont pourvus de JH-7 :

- les 16ème et 17ème Régiments Aériens, affectés à la 6ème Division de Chasse-Bombardement, dépendante de la Flotte de la Mer de l'Est ; base : Shanghaï ( Dachang AB )

L'armée de l'air chinoise alignait jusqu'à présent un unique régiment, sur JH-7A. Ce régiment était le 82ème, basé à Hanzhou ( Jianqiao AB ), dépendant de la 28ème Division Aérienne, dans la région militaire de Nanjing. Mais il apparaît que deux autres régiments, auparavant formés de Nanchang Q-5, ont été pourvus de JH-7A : il s'agit du 31ème, dépendant de la 11ème Division d'Attaque ( région militaire de Shenyang ), et du 14ème, dépendant de la 5ème Division d'Attaque au Sol ( région militaire de Jinan ). Cela confirme le retour en grâce du JH-7, tout comme cela indique que les Chinois accordent désormais une place croissante aux missions air-sol et air-surface. Cette arrivée croissante se faisant au détriment des Nanchang Q-5 plus anciens.

En revanche, bien que l’appareil ait été proposé à l’exportation, il n’a pour l’heure suscité aucun intérêt officiel à l'étranger.



Caractéristiques :

Type: Chasseur-bombardier
1er vol du prototype: 14 décembre 1988
Mise en service: 1992

Version : JH-7

Motorisation : 2 turbofans WS-9 (Rolls-Royce Spey Mk202), d'une puissance unitaire de 91,26 kN

Equipage : 1 pilote, 1 opérateur systèmes

Vitesse maximale : Mach 1,7 en altitude
Vitesse de croisière : Mach 0,85
Plafond pratique : 16 000 m
Distance franchissable maximale : 3 650 km ( avec réservoirs extérieurs )
Rayon d'action de combat : environ 1 700 km

Masse à vide : 14 500 kg
Masse maximale au décollage : 28 475 kg

Envergure : 12,8 m
Longueur du fuselage : 22,32 m
Hauteur au sol : 6,22 m
Surface alaire : 52,3 mètres carrés

Armement :
- 1 canon bitube Type 23-III de calibre 23 mm ( 200 obus )
- 6 500 kg de charge utile

Pays utilisateurs : Chine
Re: Xian JH-7 Flying Leopard à 31/12/2010 15:12 Clansman
Un appareil intéressant, en effet.

Sa fiche est ici
Re: Xian JH-7 Flying Leopard à 10/08/2013 12:41 ciders
Des JH-7A engagés dans un grand exercice bilatéral avec la Russie

Au vu de l'immatriculation du premier appareil (20029), je dirais que ces JH-7A viennent du 31è Régiment, dépendant de la 11è Division d'Attaque au Sol (région militaire de Shenyang), ordinairement basé à Siping.
Re: Xian JH-7 Flying Leopard à 12/08/2013 20:57 d9pouces
Tiens, les Chinois font donc des exercices avec les Russes ?

Je pensais que les relations avaient été un peu refroidies, il faut croire que non.
Re: Xian JH-7 Flying Leopard à 29/08/2013 21:14 ciders
Ils en font régulièrement, dans le cadre d'opérations bilatérales ou multilatérales avec d'autres pays membres de l'Organisation de Coopération de Shanghaï.
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:57 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires