Rappels

Histoire de l'appareil

Ce fut le premier essai de chasseur de nuit, mais pas un succès. L'AI X était très lourd et nécessitait 2 radômes (un sur chaque aile) pour la transmission et la réception. Les essais commencèrent en mars 1943, mais montrèrent l'impact négatif de l'allongement de la cellule sur la visibilité.

L'avion ne pouvait opérer à partir de porte-avions, il n'était pas stable, et le radar peu fiable. 328 exemplaires furent commandés au total, mais seuls 37 exemplaires furent construits jusqu'en juin 1944, date à laquelle la commande fut annulée. Ils furent remis au standard I.

Informations techniques

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Fairey Firefly à 10/09/2014 11:14 Clansman
Le Fairey Firefly (luciole) était un biplace embarqué monomoteur britannique de la seconde guerre mondiale. Il servit principalement comme chasseur (en particulier de nuit), avion de reconnaissance et de lutte contre les sous-marins, mais aussi pour l'entraînement et le remorquage de cibles.

Le ministère britannique de l'Air émit 2 spécifications en mars 1939 afin de remplacer le Fulmar, considéré comme un avion d'intérim. Le futur chasseur devait être soit conventionnel (spécification N.8/39), soit doté d'une tourelle de mitrailleuses (N.9/39). Le chasseur conventionnel devait être armé de 8 mitrailleuses Browning de 7,7 mm ou de 4 canons Hispano de 20 mm, et les 2 appareils voler à 275 nœuds et à 15000 pieds. 5 compagnies présentèrent des projets.

Les spécifications évoluèrent : la guerre montra qu'un chasseur doté d'une tourelle était inefficace et ce projet fut annulé, au profit d'un appareil monoplace et d'un autre biplace. Ces deux appareils devaient atteindre respectivement la vitesse de 330 et 300 nœuds. Fairey proposa des concepts construits autour du Rolls-Royce Griffon ou du Napier Sabre.

Le cahier des charges définitif fut exposé dans la spécification N.5/40, concernant uniquement un biplace. Le Firefly fut conçu par H.E. Chaplin. Une maquette fut présentée le 6 juin 1940. Le 12, l'Amirauté commanda 200 exemplaires du Firefly, dont 3 prototypes.

Le vol inaugural eut lieu le 22 décembre 1941 avec Chris Staniland aux commandes du Z1826. Bien que plus lourd de 4000 livres (1810 kg) que le Fulmar (à cause des 4 canons de 20 mm), il était de 40 mph (60 km/h) plus rapide, grâce à une aérodynamique plus soignée et un moteur plus puissant, le Rolls-Royce Griffon IIB de 1735 hp. Le deuxième prototype, Z1827, vola le 4 juin 1942 et le troisième, Z1828, le 26 août 1942.

Le Fairey était un avion monoplan à ailes basses elliptiques, cantilever, avec un fuselage semi-monocoque métallique et de section ovale. Les 2 membres d'équipage prenaient place dans des cockpits séparés en tandem. Son train d'atterrissage, classique, était rétractable. Il disposait bien entendu d'une crosse d'appontage et d'ailes repliables.

Les essais étatiques commencèrent le 28 avril 1942 : le deuxième prototype s'écrasa le 26 juin 1942, tuant Staniland. Les essais d'appontage eurent lieu au printemps 1943 et révélèrent un manque de visibilité. Les verrières furent alors surélevées. les essais d'armement montrèrent que la tenue de vol, avec des roquettes et des réservoirs largables, étaient acceptables, sans plus.

Les premiers Firefly Mk I furent livrés en mars 1943 mais il fallut résoudre un certains nombres de problèmes avant qu'ils ne soient acceptés pour le service, le 27 septembre la même année. Il ne pouvait pas être un bon chasseur de jour, mais il avait un potentiel comme chasseur d'escorte et chasseur de nuit.

La première mission de guerre eut lieu le 17 juillet 1944, avec le 1770 NAS basé sur le HMS Indefatigable, en attaquant les batteries anti-aériennes du cuirassé Tirpitz. Après 470 exemplaires, les Firefly I (F.I, NF.I et FR.I) furent motorisés avec un Griffon XII de 1765 hp. D'autres missions en Norvège et sur le Tirpitz eurent lieu.

Au cours de la seconde guerre mondiale, les Firefly se virent demander de plus en plus de missions anti sous-marins et furent déployés en Extrême-Orient dès décembre 1944. Ils attaquèrent des aérodromes et raffineries ennemis (d'abord à Sumatra) et furent les premiers appareils britanniques à survoler Tokyo. Ils participèrent également à la dernière mission de guerre britannique le 15 août 1945.

Le Firefly connut une bonne carrière après la seconde guerre mondiale. Il fut livré après la guerre aux forces aériennes du Danemark, d’Éthiopie, et de la Thaïlande (12 Firefly FR.1 et T.2, de 1951 à 1955), ainsi qu'aux marines australienne (108 Firefly AS.5 et 6 livrés de 1949 à 1953), du Canada (64 Firefly AS.5 de 1946 à 1952), de l'Inde (10 appareils à partir de 1955) et du Pays-Bas (30 Firefly F1). La Fleet Air Arm le conserva jusqu'en 1956.

Ils reprirent du service en Palestine en 1948 afin de couvrir le départ des forces britanniques, lors de la guerre de Corée dans des missions d'attaque au sol, de patrouille maritime et de lutte contre les navires. Les Firefly australiens et britanniques furent également déployés lors de l'insurrection communiste en Malaisie, à partir de 1949. 15 Firefly néerlandais furent déployés en Nouvelle-Guinée néerlandaise entre 1960 et 1962 afin de contrer les attaques indonésiennes. Quelques missions furent effectuées avant qu'un accord politique ne soit trouvé. Les Firefly éthiopiens furent certainement engagés contre l’Érythrée.

Le Firefly fut remplacé en première ligne par le Gannett, mais quelques versions furent développées pour des missions d'entraînement, de remorquages de cibles ou comme drones-cibles. 1702 exemplaires furent construits jusqu'en avril 1956, dont 24 ont survécu jusqu'à nos jours. 3 d'entre eux sont toujours en état de vol.


Versions :

Firefly F 1 : Version de chasse, 429 exemplaires. 1er vol le 5 janvier 1943.

Firefly FR 1 : Version de reconnaissance, radar AN/APS-4. 376 exemplaires. 3e version à entrer en service, le 1er juillet 1945.

Firefly NF 1 : Version de chasse de nuit, qui remplaça le NF 2. Radar américain AN/APS-4, plus efficace et moins lourd que l'AI X du Firefly NF 2.

Firefly T 1 : 15 Firefly I modifiés après-guerre pour l'entraînement.

Il fut développé sur fonds privé par Fairey. Le prototype, un Firefly FR.I modifié, vola pour la première fois le 29 mai 1946. Le premier appareil de série vola le 1er septembre 1947.

Firefly TT 1 : 18 Firefly construits après-guerre pour le remorquage de cibles.

Ils furent construits à la demande de Svensk Flygjanst, une firme privée qui fournissait de tels services à la force aérienne suédoise. 12 furent utilisés en Suède de décembre 1948 à juin 1964, et 2 par le Danemark. 4 Firefly TT.1 supplémentaires furent acquis par ces 2 pays.

Firefly NF 2 : Version de chasse de nuit. Fuselage allongé de 18 pouces et radar AI X. 37 exemplaires.

Ce fut le premier essai de chasseur de nuit, mais pas un succès. L'AI X était très lourd et nécessitait 2 radômes (un sur chaque aile) pour la transmission et la réception. Les essais commencèrent en mars 1943, mais montrèrent l'impact négatif de l'allongement de la cellule sur la visibilité. L'avion ne pouvait opérer à partir de porte-avions, il n'était pas stable, et le radar peu fiable. 328 exemplaires furent commandés au total, mais seuls 37 exemplaires furent construits jusqu'en juin 1944, date à laquelle la commande fut annulée. Ils furent remis au standard I.

Firefly T 2 : 9 Firefly I modifiés après-guerre pour l'entraînement aux armes. Ils conservaient 2 des 4 canons de 20 mm.

Firefly F 3 : Projet d'une version motorisée avec un Griffon 61, non construit.

Cette idée vit le jour chez Fairey dès février 1942, mais pour une variante monoplace. L'Amirauté lui préféra une variante biplace de chasse de nuit en octobre, pouvant donner lieu à une commande de 200 exemplaires. Un Firefly I fut modifié et testé à partir du 22 juillet 1943. Mais le radiateur annulaire, énorme, limitait le gain de performances et la tenue en vol. Le projet fut abandonné en décembre 1943.

Firefly FR 4 : Moteur Griffon 74 de 2245 hp.

Le Firefly FR 4 fit suite à l'échec du F 3, mais avec une différence de taille : le radiateur fut installé sur les ailes, améliorant les performances. Les ailes furent tronquées. Le prototype vola le 25 mai 1945, le second prototype le 21 février 1946 et le premier appareil de série le 25 mai 1946.

Il fut livré à la Fleet Air Arm en septembre 1946, mais il fallut résoudre quelques problèmes avant d'être accepté le 12 février 1947. Il fut livré à la marine canadienne en août 1947. Il fut rapidement supplanté par le Firefly FR 5 dès 1948. Une version de chasse de nuit fut commandée mais n'entra pas en service.

Firefly TT 4 : Firefly 4 modifiés en remorqueurs de cibles. Il s'agissait simplement de rajouter un pod en position ventrale. 28 Firefly TT 4 furent utilisés par la Fleet Air Arm de novembre 1951 à février 1957.

Firefly FR 5 : Version multi-rôle, proche du Firefly FR 4 mais rapidement convertible en Firefly NF 5 ou Firefly AS 5.

Les missions premières du FR 5 restaient la chasse et la reconnaissance. 338 Firefly V furent construits sur 444 commandés. Le Firefly FR 5 entra en service en mai 1948, participa à la guerre de Corée jusqu'en 1953 et à la lutte contre l'insurrection communiste en Malaisie.

Firefly NF 5 : Version de chasse de nuit du Firefly V.

Firefly AS.5 : Version de lutte contre les sous-marins, dotée de 12 bouées sonores britanniques et de deux charges de profondeurs de 250 livres.

Il entra en service le 17 octobre 1949 et fut déployé en mer du Nord et en Méditerranée.

Firefly TT 5 : 2 Firefly V modifiés en remorqueurs de cibles avec un pod ventral, comme le Firefly TT 4. Ils furent livrés à la marine australienne.

Firefly AS 6 : Version de lutte contre les sous-marins. Armement défensif enlevé pour emporter davantage de charge utile (notamment 16 roquettes de 3 pouces).

Le premier exemplaire de série vola le 23 mars 1949 et entra en service en janvier 1951. Les 16 premiers Firefly AS 6 furent des Firefly AS 5 modifiés. 133 Firefly AS 6 furent construits neufs, et 56 Firefly AS 5 supplémentaires furent portés à ce standard. Comme le Firefly AS 5, le Firefly AS 6 fut déployé en Mer du Nord et en Méditerranée afin de traquer les sous-marins soviétiques. Ils furent remplacés en 1955 par le Gannett.

Firefly TT 6 : 4 Firefly AS 6 modifiés en remorqueurs de cibles, comme le Firefly TT 4. Ils furent livrés à la marine australienne.

Firefly AS.7 : Version de lutte contre les sous-marins, moteur Rolls-Royce Griffon 59.

Il s'agissait d'une modification majeure du Firefly : il devenait triplace, avec un cockpit réaménagé. Les radiateurs d'aile étaient remplacés par un radiateur annulaire, revenant à la configuration du Firefly I. Le radar était un ASV 19A. L'envergure était la même que celle du Firefly I. Dépourvu d'armement, il emportait davantage de charge utile.

Le premier vol eut lieu le 22 mai 1951. Les essais montrèrent que sa tenue en vol était si médiocre qu'aucune opération à partir d'un porte-avions n'était envisageable, malgré l'agrandissement de la dérive. 337 exemplaires avaient été commandés, et l’État-major décida de les conserver, mais comme avions d'entraînement basés à terre sous la désignation de Firefly T 7.

Firefly T.7 : Version d'entraînement à la lutte contre les sous-marins.

Le Firefly AS 7 avait été un échec du point de vue opérationnel, mais la possibilité d'emmener 2 élèves au lieu d'un convainquit l’État-major de les conserver comme avions d'entraînement. Des 337 exemplaires prévus, 151 furent effectivement construits. Ils furent utilisés de mars 1954 à décembre 1957 avant d'être remplacés par les version d'entraînement du Gannett.

Firefly U 8 : Version dronisée pour servir de cibles. Dernière version construite en série.

Les travaux sur un drone-cible, destiné à servir aux essais des premiers missiles air-air, commencèrent en 1952. Tout l'équipement inutile fut enlevé et un pilote automatique Mk 8 contrôlé par radio fut installé. L'hélice fut bloquée à 2600 tours/minutes. 4 caméras furent installées.

Le vol inaugural eut lieu le 30 décembre 1954. La plupart furent utilisés par le Royal Aircraft Establishment à partir de février 1955. 3 contrôleurs étaient nécessaires, un en vol et deux au sol notamment pour l'atterrissage. Le premier tir réussi eut lieu le 29 septembre 1955 grâce à un Firestreak tiré par un Venom. Il servit également à la mise au point du missile mer-air Armstrong Siddeley Seaslug. 5 appareils furent abattus par des Sidewinder tirés de F2H-3 Banshee canadiens.

Les 6 premiers Firefly U 8 furent des Firefly T 7 modifiés. Une commande pour 34 exemplaires suivit : les 2 premiers furent des Firefly T 7 quasiment terminés, mais les 32 suivants furent des Firefly neufs, les derniers construits. Le dernier Firefly fut livré le 20 avril 1956.

Firefly U 9 : 40 Firefly FR 5 dronisés pour servir de cibles.

Le Firefly U 8 ayant été un succès, le ministère de l'équipement commanda 40 exemplaires supplémentaires. Mais le Firefly n'étant plus produit, Fairey proposa de modifier 40 Firefly FR 5 issus des surplus.

Le vol inaugural eut lieu le 13 décembre 1956. 33 exemplaires furent alloués au squadron 728, le Pilotless Target Drone, et furent basés à Malte. Ils servirent également à la mise au point du missile Seaslug de 1958 à 1961, et à une campagne de tir de missile Firestreak en 1961 par des Sea Venom. Le dernier Firefly U 9 fut détruit par canon le 29 novembre 1961.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Fairey_Firefly

http://www.avionslegendaires.net/avion-militaire/fairey-firefly/

http://en.wikipedia.org/wiki/Fairey_Firefly

http://www.navy.gov.au/aircraft/fairey-firefly-as5as6

http://www.warplane.com/vintage-aircraft-collection/aircraft-history.aspx?aircraftId=18

http://www.warbirdalley.com/firefly.htm

http://www.historyofwar.org/articles/weapons_fairey_firefly.html

http://www.fleetairarmarchive.net/aircraft/firefly.htm

http://atlantic.ctvnews.ca/old-warbird-the-fairey-firefly-mk-1-prepares-for-takeoff-1.1395490

http://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=453
Re: Fairey Firefly à 10/09/2014 18:29 Clansman
La fiche sur le site
Re: Fairey Firefly à 10/09/2014 21:14 ciders
Je me suis toujours demandé comment on pouvait faire rentrer le Firefly et avant lui le Fulmar dans les hangars des porte-avions britanniques. Ils faisaient quand même quatre à cinq mètres de plus que le Spitfire en envergure, et quasiment deux à trois mètres de plus en longueur. Mais c'étaient de bons appareils.

Le Fulmar avait quand même un sacré défaut : il ne disposait pas d'armement tirant vers l'arrière. Pour compenser cela, le membre d'équipage qui occupait la place située derrière le pilote emportait une arme d'infanterie avec lui. L'une de mes sources indique même que, parfois, ils lançaient par la fenêtre des rouleaux de papier toilette pour perturber les avions adverses qui les prenaient en chasse.
Re: Fairey Firefly à 11/09/2014 12:23 Clansman
L'une de mes sources indique même que, parfois, ils lançaient par la fenêtre des rouleaux de papier toilette pour perturber les avions adverses qui les prenaient en chasse.

Usagés ? :mrgreen:
Re: Fairey Firefly à 11/09/2014 20:52 ciders
Ce n'est pas précisé. Ceci dit, à 400 km/h, tu ne dois pas voir la différence. :fouet:
Re: Fairey Firefly à 11/09/2014 20:56 Jericho
C'est clair que de toutes façons, tu dois vite être emm… euh! gêné… :mrgreen:
Re: Fairey Firefly à 06/02/2018 17:35 stanak
Firefly FR1
ex RTAF
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:57 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires