Rappels

Histoire de l'appareil

En 1963, l’armée de l’air établit un cahier de charge pour un futur remplaçant du Mirage III. Celui-ci doit être d’abord un appareil de pénétration à basse altitude et par tous temps , mais aussi un intercepteur supersonique. Il doit pouvoir utiliser de courtes pistes et atterrir à moins de 260 km/h, sur des pistes sommairement aménagées.

C’est l’équipe de Jean-Jacques Samin, chez Dassault, qui met de côté la formule delta et reprend alors la cellule du Mirage V, en y greffant une aile en flèche de 55° en position haute, hypersustentée, ainsi qu’un empennage horizontal placé bas sur la cellule. Cette combinaison permet un bon compromis entre vol à grande vitesse et distance d’atterrissage. Il propose alors son Mirage III F2, qui est commandé le 21 novembre 1963. En 1965, l’Armée de l’Air passe commande de 3 prototypes, alors rebaptisés Mirage F2, tous biplaces.

Motorisé tout d’abord avec un TF-30 développant 8400 Kgp avec post-combustion (le réacteur du Tomcat), le Mirage F2-01 décolle pour la première fois à Istres le 12 juin 1966, aux mains de Jean Coureau. Plus tard, on l’équipe avec le TF-306 de 9000 Kgp, version du TF-30 élaboré par Snecma sous licence Pratt & Whitney et prévue pour les éventuels appareils de série. Le 22 décembre de la même année, il atteint Mach 2 et atterrit sur 480 mètres. C’est son second vol ainsi remotorisé. Les données en vol sont retransmises pour la première fois par télémétrie, améliorant la sécurité de l’équipage.

Cependant, la France s’étant retiré du commandement intégré de l’OTAN, la défense aérienne redevient une priorité pour l’armée de l’air. En effet, celle-ci dispose déjà d’un certain nombre d’avions de pénétration, mais pas ou peu d’intercepteurs. Depuis mai 1966, Dassault, par ailleurs peu convaincu par le F2, doit en faire un intercepteur pur. L’avionneur propose alors le Mirage F3, un monoplace un peu plus petit que le F2, propulsé par une version du TF-306 développant 10000 Kgp. Israël, qui était intéressé par le projet de chasseur de pénétration à basse altitude au point d’envisager d’en commander 50, se détourne alors du projet.

Le prototype du F3 restera inachevé, semble-t-il, victime du succès du programme Mirage G, de son coût trop élevé, de la dépendance de la technologie américaine en matière de motorisation. Le développement du Mirage F2/F3 sera alors arrêté en novembre 1967. La cellule a cependant servi de base au Mirage F1, et les essais du système de tir… au Mirage 2000.


Texte de Clansman.

Versions référencées

  • Dassault Mirage F2 : Prototype
  • Dassault Mirage F3 : Exemplaire dont la construction est resté inachevée.
  • Dassault Mirage III F2 : Autre désignation du prototype.

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Dassault Mirage F2 voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 18 000 kg (39 683 lbs)
  • Masse à vide : 9 800 kg (21 605 lbs)
  • Surface alaire : 36 m² (388 sq. ft)
  • Hauteur : 5,8 m (19,029 ft)
  • Envergure : 10,5 m (34,449 ft)
  • Longueur : 17,6 m (57,743 ft)

Performances

  • Distance franchissable : 1 110 km (690 mi, 599 nm)
  • Plafond opérationnel : 20 000 m (65 617 ft)
  • Mach maximal HA : Mach 2
  • Charge alaire, à vide : 272,222 kg/m² (55,756 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 500 kg/m² (102 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 1 réacteur Pratt & Whitney TF30
  • Puissance unitaire : 9 072 kgp (89 kN, 20 000 lbf)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Forum

Sujet complet »
Les Mirage F2/F3 à 23/07/2006 11:04 Clansman
S'il est des Mirage qui méritent leur nom, c'est bien ceux-là qui nous sont pratiquement inconnus. ^^


En 1963, l’armée de l’air établit un cahier de charge pour un futur remplaçant du Mirage III. Celui-ci doit être d’abord un appareil de pénétration à basse altitude et par tous temps , mais aussi un intercepteur supersonique. Il doit pouvoir utiliser de courtes pistes et atterrir à moins de 260 km/h, sur des pistes sommairement aménagées.

C’est l’équipe de Jean-Jacques Samin, chez Dassault, qui met de côté la formule delta et reprend alors la cellule du Mirage V, en y greffant une aile en flèche de 55° en position haute, hypersustentée, ainsi qu’un empennage horizontal placé bas sur la cellule. Cette combinaison permet un bon compromis entre vol à grande vitesse et distance d’atterrissage. Il propose alors son Mirage III F2, commandé le 21 novembre 1963. En 1965, l’Armée de l’Air passe commande de 3 prototypes, alors rebaptisés Mirage F2, tous biplaces.

Motorisé tout d’abord avec un TF-30 développant 8400 Kgp avec post-combustion (le réacteur du Tomcat), le Mirage F2-01 décolle pour la première fois à Istres le 12 juin 1966, aux mains de Jean Coureau. Plus tard, on l’équipe avec le TF-306 de 9000 Kgp, version du TF-30 élaboré par Snecma sous licence Pratt & Whitney et prévue pour les éventuels appareils de série. Le 22 décembre de la même année, il atteint Mach 2 et atterrit sur 480 mètres. C’est son second vol ainsi remotorisé. Les données en vol sont retransmises pour la première fois par télémétrie, améliorant la sécurité de l’équipage.

Cependant, la France s’étant retiré du commandement intégré de l’OTAN, la défense aérienne redevient une priorité pour l’armée de l’air. En effet, celle-ci dispose déjà d’un certain nombre d’avions de pénétration, mais pas ou peu d’intercepteurs. Depuis mai 1966, Dassault, par ailleurs peu convaincu par le F2, doit en faire un intercepteur pur. L’avionneur propose alors le Mirage F3, un monoplace un peu plus petit que le F2, propulsé par une version du TF-306 développant 10000 Kgp. Israël, qui était intéressé par le projet de chasseur de pénétration à basse altitude au point d’envisager d’en commander 50, se détourne alors du projet.

Le prototype du F3 restera inachevé, semble-t-il, victime du succès du programme Mirage G, de son coût trop élevé, de la dépendance de la technologie américaine en matière de motorisation. Le développement du Mirage F2/F3 sera alors arrêté en novembre 1967. La cellule a cependant servi de base au Mirage F1, et les essais du système de tir… au Mirage 2000.

Mirage F2

[b:a570c]Dimensions[/b:a570c]

[i:a570c]Longueur : [/i:a570c]17,50 m
[i:a570c]Envergure : [/i:a570c]10,50 m
[i:a570c]Hauteur : [/i:a570c]5,80 m
[i:a570c]Surface alaire : [/i:a570c]36 m²

[b:a570c]Masses[/b:a570c]

[i:a570c]A vide : [/i:a570c]9800 kg
[i:a570c]maximale : [/i:a570c]18000 kg

[b:a570c]Motorisation[/b:a570c]

[i:a570c]Moteur : [/i:a570c]1 Pratt & Whittney TF-30
[i:a570c]Poussée : [/i:a570c]8430 Kgp avec post-combustion.

[b:a570c]Performances[/b:a570c]

[i:a570c]Vitesse maximale : [/i:a570c]Mach 2
[i:a570c]Plafond : [/i:a570c]20000 m
[i:a570c]Distance franchissable : [/i:a570c]1110 km

[i:a570c]Equipage : [/i:a570c]1 pilote et 1 navigateur.

[i:a570c]Armement : [/i:a570c]

[i:a570c]Pays utilisateurs : [/i:a570c]France (prototype)


Sources :

http://www.dassault-aviation.com/fr/passion/avions/dassault-militaires/mirage-iii-f2-f3.html?L=

http://www.caea.info/fr/coll/miragef1.php

http://forum.keypublishing.co.uk/archive/index.php?t-39065.html

http://forums.futura-sciences.com/thread56338.html

http://tomcat85.free.fr/MirageF2.php

http://en.wikipedia.org/wiki/Dassault_Mirage_F2

http://www.aviastar.org/air/france/dassault_mirage_f-2.php

http://www.scramble.nl/wiki/index.php?title=Dassault_Mirage_F2

http://www.vectorsite.net/avmirf1.html#m1
à 23/07/2006 18:05 Ex-airazor
Très interressant :wink:
Si Vic a le temps, il pourrait l'ajouter sur le site :?:
à 24/07/2006 14:26 Clansman
Merci, en particulier pour les corrections, Vic :wink:
à 24/07/2006 16:49 TMor
Clans, tu cartonnes ! :lol: :wink: :no1:
à 25/07/2006 10:42 Clansman
Merci TMor ! :lol:

Pour répondre à la question de Sonny, j'ai constaté que le TF-30 a équipé plusieurs avions Dassault :

"Ce TF-30 a motorisé

- un mirage III banc d'essais (Mirage III T )
oui oui : un mirage III a réacteur de Tomcat :mrgreen:
- le Mirage F2
- le mirage G (ces deux avions sont quasiment les memes en fait il n'y a que l'aile qui est différente, fléche pour le F2 , géométrie variable pour le G…)
-Le mirage III V"

http://forums.futura-sciences.com/thread56338.html

J'ai également entendu parler d'un projet de Mirage IV motorisé avec des J-75 (le Mirage IV-B), ou avec des Spey pour les britanniques (après l'abandon du TSR-2)

Ces 2 projets ont été abandonnés. :?

Pour l'instant rien d'autre me vient à l'esprit.
à 25/07/2006 17:47 Ex-airazor
Quels version du J-75?
Les premierès ne poussaient que 12 500lg sec et 18 500lg avec PC alors que les versions du F-105 et F-106 poussait dans l'ordre de 22 000~ 24 000lb :?
à 25/07/2006 19:17 Clansman
Alors là aucune précision, :?

C'étaient peut-être les premières compte tenu des dates. Des infos dans les premiers paragraphes :

http://www.vectorsite.net/avmir4.html

Et tout en bas, plus d'infos sur les Mirage IV "britanniques" ^^
Re: Les Mirage F2/F3 à 13/04/2009 00:52 Deltafan
Un topic british sur Secretproject. On peut y voir (ou lire sur) quelques Dassault peu connus réels, comme le Mirage IIIC2, ou plus ou moins finis ou projetés : plan 3 vues de Mirage F3 ou de Mirage IIIV3, dessin de Mirage IIIT2, maquette d'ACF, de Mirage 4000 sans canards, de projets mach III, de jets d'affaires delta (dont une maquette de triréacteur canards), restant du G8 002, projets initiaux du Rafale, Mirage F1 à moteur M-53 ou à moteur de MiG-29, et dernièrement d'un ancien projet de Mirage 50 à moteur M-53.

http://www.secretprojects.co.uk/forum/index.php/topic,839.0/highlight,mirage+f3.html

@+

Edit : je viens de voir que des habitués de Secretproject (en particulier Archibald) sont depuis longtemps ici, les éléments présents sur le lien sont donc probablement déjà connus, mais je le laisse pour le cas où
Re: Les Mirage F2/F3 à 08/09/2010 16:07 Clansman
le Mirage F2 sur le site
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:53 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires