Rappels

  • Rôles : Chasse
  • Constructeur : drapeau Aerfer
  • un seul appareil construit (cellule neuve)

Histoire de l'appareil

L’Aerfer Leone est un prototype de chasseur supersonique monoplace à ailes basses, propulsé par un turboréacteur et un moteur fusée.

Dans les années 1950, l’entreprise Aerfer étudie la fabrication d’un chasseur à réaction moderne. Pour cela, une équipe menée par le concepteur Sergio Stefanutti décide de procéder par étape. D’abord, ils fabriquent le S.7 Freccia et le Sagittario, afin d’étudier l’aérodynamique aux vitesses transsoniques. Puis le Sagittario II, un prototype préfigurant un chasseur pouvant également réaliser des missions d’appui au sol. Ils pensaient enfin arriver à l’avion final avec l’Ariete, qui est un Sagittario II muni d’un réacteur d’appoint. Malheureusement, les performances ne sont pas aussi bonnes que prévu et l’appareil est refusé par l’Aviazzione Militare Italiana.

Ne se décourageant pas, l’équipe de S. Stefanutti continue son étude : les performances des appareils à l’époque augmentent de façon impressionnante, à eux de réaliser un chasseur supersonique : l’Aerfer Leone!
Pour y parvenir, ils décident d’améliorer leur Sagittario II en l’équipant cette fois d’un moteur-fusée d’appoint.

L’avant de l’appareil est allongé afin d’y loger le nouveau turboréacteur axial Bristol Orpheus B.Or12 de 3’090 kgp. Plus long que l’ancien réacteur, il est aussi moins incliné, facilitant la circulation de l’air arrivant par l’entrée d’air, ainsi que les gaz chauds évacués par la tuyère. Cette dernière, toujours au dessous du cockpit, est néanmoins modifiée afin que les gaz expulsés sortent plus près du centre de gravité de l’appareil. Le turboréacteur étant très proche du poste de pilotage, une plaque en acier séparait celui-ci du moteur, protégeant le pilote d’une éventuelle rupture d’ailettes ou d’autres éléments mobiles. Le carburant se trouve réparti dans quatre réservoirs disposés dans le fuselage et représentant un volume total de 1135 litres, plus un réservoir de 240 litres dans les ailes.

Le moteur-fusée permet de ne plus avoir les problèmes dû aux entrées d’air auxiliaires derrière le cockpit. Le De Havilland Spectre, qui fourni une poussée de 4’100 kgp à plus de 20’000 m, fonctionne au peroxyde d’hydrogène en solution aqueuse à 80-87%. Ce comburant est stocké dans quatre réservoirs pressurisés d’une contenance totale de 1015 litres. La pression nécessaire est obtenue avec une bombonne d’azote sous pression, qui est aussi utilisée pour faire démarrer le réacteur. Le moteur-fusée est refroidi par des évents et par la circulation d’un liquide réfrigérant. Il est possible de le mettre en marche et de l’arrêter à tout instant.

D’après les calculs, ainsi propulsé le Aerfer Leone pourra monter à 65'000 pieds en 2 minutes, soit une vitesse ascensionnelle de 9’900 m/min, et atteindre Mach 2,2 !

Le nez de l’appareil est lui aussi modifié pour permettre d’y intégrer un cône de nez, qui peut être déplacé longitudinalement, afin d’optimiser l’apport d’air dans le réacteur selon la vitesse et l’altitude de l’appareil. De plus, ce cône de nez est réfrigéré en cas de hautes températures dues aux hautes vitesses, afin de pouvoir contenir le radar d’interception. Celui-ci possède une antenne de 43 centimètres permettant un balayage de 30°, avec une portée opérationnelle comprise entre 200 mètres et 30 kilomètres. Il permet également la conduite de tir entre 200 mètres et 3 kilomètres, en association avec le collimateur.
Les autres systèmes électroniques comprennent, entre autre, un IFF et un système TACAN (TACticalAirNavigation).

Le pare-brise et la verrière sont modifiés, prenant une forme plus aérodynamique avec une arête centrale, un peu comme sur le F-102. L’abandon du réacteur auxiliaire, et par conséquent de l’entrée d’air rétractable derrière le cockpit, permet de redessiner l’arrière du fuselage et de s’affranchir des problèmes aérodynamiques rencontrés avec l’Ariete.

Les ailes, de conception identique à celles de l’Ariete, ont une flèche de 50° pour leurs permettre d’être efficaces dans les conditions de vol plus contraignantes.

Le train d’atterrissage, reste très proche de celui de l’Ariete, mais en diffère essentiellement par la roue avant qui se tourne à 90° en s’escamotant, opération rendue nécessaire par le manque de place sous le réacteur.

L’armement consiste en deux missiles air-air Firestreaks ou Sidewinder sous les ailes et éventuellement de deux mitrailleuses de 12,7 mm avec 500 coups chacune.

En 1960, quand le projet doit être abandonné par manque de fonds, une maquette en bois à l’échelle 1 :1 est déjà fabriquée, afin d’étudier la place de chaque pièces et équipements électroniques et le premier prototype est déjà en partie monté. Le programme est développé à 80%… mais l’Aviazzione Militare Italiana vient de signer pour l’achat de Lockheed F-104G Starfighter !

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Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 7 890 kg (17 394 lbs)
  • Masse à vide : 3 605 kg (7 948 lbs)
  • Surface alaire : 17,16 m² (184,709 sq. ft)
  • Hauteur : 3,35 m (10,991 ft)
  • Envergure : 6,93 m (22,736 ft)
  • Longueur : 11,2 m (36,745 ft)

Performances

  • Plafond opérationnel : 24 500 m (80 381 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 165 m/s (541 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 2 115 km/h (1 314 mph, 1 142 kts)
  • Charge alaire, au décollage : 459,79 kg/m² (94,173 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, à vide : 210,082 kg/m² (43,028 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • un turbofan Bristol-Siddeley Orpheus B.Or.12
  • Puissance unitaire : 3 090 kgp (30 kN, 6 812 lbf)
  • un moteur-fusée De Havilland Spectre
  • Puissance unitaire : 3 629 kgp (36 kN, 8 000 lbf)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

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Sujet complet »
Aefer Leone à 14/02/2012 16:32 Jericho
Troisième appareil de la Trilogie des appareils italiens des signes de feu du Zodiaque: l'Aerfer Leone (Lion):

L’Aerfer Leone est un prototype de chasseur supersonique monoplace à ailes basses, propulsé par un turboréacteur et un moteur fusée.

Dans les années 1950, l’entreprise Aerfer étudie la fabrication d’un chasseur à réaction moderne. Pour cela, une équipe menée par le concepteur Sergio Stefanutti décide de procéder par étape. D’abord, ils fabriquent le S.7 Freccia et le Sagittario*, afin d’étudier l’aérodynamique aux vitesses transsoniques. Puis le Sagittario II, un prototype préfigurant un chasseur pouvant également réaliser des missions d’appui au sol. Ils pensaient enfin arriver à l’avion final avec l’Ariete**, qui est un Sagittario II muni d’un réacteur d’appoint. Malheureusement, les performances ne sont pas aussi bonnes que prévu et l’appareil est refusé par l’Aviazzione Militare Italiana.

Ne se décourageant pas, l’équipe de S. Stefanutti continue son étude : les performances des appareils à l’époque augmentent de façon impressionnante, à eux de réaliser un chasseur supersonique : l’Aerfer Leone!
Pour y parvenir, ils décident d’améliorer leur Sagittario II en l’équipant cette fois d’un moteur-fusée d’appoint.

L’avant de l’appareil est allongé afin d’y loger le nouveau turboréacteur axial Bristol Orpheus B.Or12 de 3’090kgp. Plus long que l’ancien réacteur, il est aussi moins incliné, facilitant la circulation de l’air arrivant par l’entrée d’air, ainsi que les gaz chauds évacués par la tuyère. Cette dernière, toujours au dessous du cockpit, est néanmoins modifiée afin que les gaz expulsés sortent plus près du centre de gravité de l’appareil. Le turboréacteur étant très proche du poste de pilotage, une plaque en acier séparait celui-ci du moteur, protégeant le pilote d’une éventuelle rupture d’ailettes ou d’autres éléments mobiles. Le carburant se trouve réparti dans quatre réservoirs disposés dans le fuselage et représentant un volume total de 1135 litres, plus un réservoir de 240 litres dans les ailes.

Le moteur-fusée permet de ne plus avoir les problèmes dû aux entrées d’aire auxiliaires derrière le cockpit. Le De Havilland Spectre, qui fourni une poussée de 4’100kgp à plus de 20’000m, fonctionne au peroxyde d’hydrogène en solution aqueuse à 80-87%. Ce comburant est stocké dans quatre réservoirs pressurisés d’une contenance totale de 1015 litres. La pression nécessaire est obtenue avec une bombonne d’azote sous pression, qui est aussi utilisée pour faire démarrer le réacteur. Le moteur-fusée est refroidi par des évents et par la circulation d’un liquide réfrigérant. Il est possible de le mettre en marche et de l’arrêter à tout instant.

D’après les calculs, ainsi propulsé le Aerfer Leone pourra monter à 65'000 pieds en 2 minutes, soit une vitesse ascensionnelle de 9’900m/min, et atteindre Mach 2,2 !

Le nez de l’appareil est lui aussi modifié pour permettre d’y intégrer un cône de nez, qui peut être déplacé longitudinalement, afin d’optimiser l’apport d’air dans le réacteur selon la vitesse et l’altitude de l’appareil. De plus, ce cône de nez est réfrigéré en cas de hautes températures dues aux hautes vitesses, afin de pouvoir contenir le radar d’interception. Celui-ci possède une antenne de 43 centimètres permettant un balayage de 30°, avec une portée opérationnelle comprise entre 200 mètres et 30 kilomètres. Il permet également la conduite de tir entre 200 mètres et 3 kilomètres, en association avec le collimateur.
Les autres systèmes électroniques comprennent, entre autre, un IFF et un système TACAN (TACticalAirNavigation).

Le pare-brise et la verrière sont modifiés, prenant une forme plus aérodynamique avec une arête centrale, un peu comme sur le F-102. L’abandon du réacteur auxiliaire, et par conséquent de l’entrée d’air rétractable derrière le cockpit, permet de redessiner l’arrière du fuselage et de s’affranchir des problèmes aérodynamiques rencontrés avec l’Ariete.

Les ailes, de conception identique à celles de l’Ariete, ont une flèche de 50° pour leurs permettre d’être efficaces dans les conditions de vol plus contraignantes.

Le train d’atterrissage, reste très proche de celui de l’Ariete, mais en diffère essentiellement par la roue avant qui se tourne à 90° en s’escamotant, opération rendue nécessaire par le manque de place sous le réacteur.

L’armement consiste en deux missiles air-air Firestreaks ou Sidewinder sous les ailes et éventuellement de deux mitrailleuses de 12,7mm avec 500 coups chacune.

En 1960, quand le projet doit être abandonné par manque de fonds, une maquette en bois à l’échelle 1 :1 est déjà fabriquée, afin d’étudier la place de chaque pièces et équipements électroniques et le premier prototype est déjà en partie monté. Le programme est développé à 80%… mais l’Aviazzione Militare Italiana vient de signer pour l’achat de Lockheed F-104G Starfighter !


Caractéristiques :
Longueur : 11,20m
Envergure : 6,93m
Hauteur : 3,35m
Surface alaire : 17,16m2
Masse à vide : 3605kg
Masse maximale au décollage : 7890kg

Moteurs :
Un turboréacteur axial Bristol Orpheus B.Or12 de 3’090kgp et un moteur-fusée De Havilland Spectre de 4’100kgp.

Performances estimées :
Vitesse max : 2115km/h
Plafond opérationnel : 24’500m


* : Sagittaire
** : Bélier

Liens internet:
<!– m –><a class="postlink" href="http://it.wikipedia.org/wiki/Aerfer_Leone">http://it.wikipedia.org/wiki/Aerfer_Leone</a><!– m –>
<!– m –><a class="postlink" href="http://www.aerei-italiani.net/SchedeT/aereoaereferleone.htm">http://www.aerei-italiani.net/SchedeT/a … rleone.htm</a><!– m –>
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:53, modifié le . ©AviationsMilitaires