Rappels

Histoire de l'appareil

Durant les années qui précédèrent la Seconde Guerre Mondiale, l'industrie aéronautique japonaise se révéla très active, afin notamment de répondre aux nombreuses demandes des forces armées nippones. L'armée de terre, la marine et naturellement l'armée de l'air possédaient leurs propres unités aériennes, et il fallait satisfaire des demandes nombreuses et exigeantes. De nombreux modèles prestigieux naquirent de ces demandes et de cette émulation entre les différents corps des forces japonaises, dont le Ki-44 Shoki.

Les autorités militaires japonaises avaient jusque-là mis l'accent sur le développement de chasseurs pluôt légers et maniables, su possible avec une autonomie importante. Mais au début des années 1940, l'avionneur japonais Nakajima reçut de ces autorités une demande portant sur le développement d'un appareil d'interception, à partir d'un de ses produits phares, le Nakajima Ki-43 Hayabusa (code allié : Oscar). Les exigences portaient notamment sur la vitesse ascensionnelle. Dans ces conditions, la puissance du moteur et la vitesse étaient essentielles, et primaient sur le reste.

Nakajima se mit rapidement au travail et à la fin de l'été 1940, le premier prototype était prêts. Ce premier appareil était équipé d'un puissant moteur Nakajima Ha-41 (dérivé du Ha-9 équipant les bombardiers légers Ki-21), de près de 1 250 ch, qui semblait écraser le cockpit sous sa masse. Par rapport au Ki-43, le Ki-44 était plus petit de près d'un mètre, et était mieux armé (2 mitrailleuses de calibre 12,7 mm dans les ailes, plus 2 mitrailleuses de calibre 7,62 mm dans le nez).

Testé en vol face au Kawasaki Ki-60 (un prototype qui devait mener au Ki-61 Hien) et à un Messerschmitt Bf-109E, l'appareil se révéla suffisamment intéressant pour qu'une autorisation de production portant sur 40 exemplaires de présérie fut attribuée à Nakajima. Ces premiers exemplaires furent désignés Nakajima Ki-44-Ia. Il fut commandé sous l'appelation officielle de chasseur monoplace de l'armée Type 2 Modèle 1A Shoki (Démon ou Étouffeur de Dragons), les Alliés les désignant sous le nom Tojo. Ils entrèrent en service à la toute fin de l'année 1941. D'abord déployés en Chine, ils furent par la suite essentiellement engagés sur le territoire métropolitain japonais.

La construction était typique de l'époque, le fuselage et les ailes étant construits en aluminium et les surfaces de commandes étant entoilées. Les Ki-44-Ia se révélèrent de bons appareils, robustes et surtout rapides. Conçu pour l'interception des bombardiers, ils obligèrent les pilotes nippons à changer de tactique de combat, et à préférer au combat tournoyant les attaques en piqué. Dans ce domaine, ils gênèrent beaucoup les avions alliés. Cependant, les Ia présentaient un certain nombre de défauts qui rendirent leur utilisation problématique. Leur conception initiale limita sérieusement leur maniabilité, et l'énorme moteur réduisait significativement la visibilité vers l'avant et le bas. En outre, si leur vitesse était très utile au combat, elle rendait plus difficile les atterrissages, qui devaient s'effectuer à une vitesse élevée.

Pour remédier à ces défauts, Nakajima lança à la fin de l'année 1942 la production du Ki-44-II. Ce dernier était motorisé par un Ha-109 encore plus puissant, mais conservait le même armement que le Ki-44-Ib. Mieux protégé que le Ki-44-I (les pilotes disposant notamment de réservoirs protégés) et encore plus rapide, le Ki-44-II devint un redoutable adversaire dans les cieux du Pacifique.

Progressivement amélioré, essentiellement par l'accroissement de sa puissance de feu, le Shoki causa de nombreux soucis aux pilotes alliés. Dans les dernières années du conflit, l'essentiel des Ki-44 fut basé au Japon, et employé contre les formations de bombardiers lourds états-uniens. Plus rapide et plus stable que les autres chasseurs japonais, les Ki-44 luttèrent avec acharnement jusqu'à la fin. Ils arrivèrent en nombre dans les trois Hikodan (17e, 18e et 19è) du 1er Kokudan qui défendait alors le Japon. Les effectifs des Hikodan furent augmentés jusqu'à en faire des divisions vers la fin 1944 et les Shoki leurent furent attribués en urgence.

Plusieurs Sentai furent équipés de Shoki. L'un des Chutai (section) du 47è Sentai fut destiné à des attaques-suicides d'éperonnage sur des B-29. Les Shoki furent aussi utilisés en chasse de nuit, dans le cadre de la technique d'origine allemande de la Wilde Sau (truie sauvage), qui consistait à engager des monoplaces de chasse diurne de nuit, chaque fois que la clarté de la lune était suffisante. Malgré les qualités du Shoki, cette tâche devint de plus en plus difficile, avec le renforcement de la puissance de feu des bombardiers, et de leur escorte.

La production du Ki-44 cessa au tout début de l'année 1945, au profit du nouveau Nakajima Ki-84 Hayate. On estime la production totale à environ 1 225 exemplaires, ayant tous servi au sein des unités aériennes dépendant de l'armée de terre impériale japonaise. Quelques exemplaires survécurent à la fin de la guerre, au sein des forces aériennes chinoises (communiste et nationaliste), et en Indonésie.


Texte de Ciders, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • Nakajima Ki-44 : Prototype (1 exemplaire) et présérie (9 exemplaires)
  • Nakajima Ki-44-Ia : version initiale, armée de 2 mitrailleuses de capot Type 89 de calibre 7,7 mm et de deux mitrailleuses Ho-103 de calibre 12,7 mm dans la voilure.
  • Nakajima Ki-44-Ib : version pourvue d'un armement renforcé (4 mitrailleuses Ho-103 de calibre 12,7 mm)
  • Nakajima Ki-44-Ic : version similaire à la précedente, mais légèrement modifié (nouveaux carénages de roues…)
  • Nakajima Ki-44-IIa Kô : Seconde génération du Ki-44-II, mieux protégée et remotorisée
  • Nakajima Ki-44-IIb Otsu : Principale version de la seconde génération.
  • Nakajima Ki-44-IIc : Version lourde, pourvue de 2 mitrailleuses Ho-103 de calibre 12,7 mm et de 2 canons de calibre 37 mm
  • Nakajima Ki-44-IIIa : Version produite à seulement quelques exemplaires, et armée de canons (4 canons de calibre 20 mm)
  • Nakajima Ki-44-IIIb : Ultime version produite à seulement quelques exemplaires, et armée de 2 canons de calibre 20 mm et 2 canons de calibre 37 mm.

Nakajima Ki-44-IIb Otsu voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 2 990 kg (6 592 lbs)
  • Masse à vide : 2 100 kg (4 630 lbs)
  • Surface alaire : 15 m² (161 sq. ft)
  • Hauteur : 3,25 m (10,663 ft)
  • Envergure : 9,45 m (31,004 ft)
  • Longueur : 8,79 m (28,839 ft)

Performances

  • Vitesse de croisière : 400 km/h (249 mph, 216 kts)
  • Vitesse de décrochage : 150 km/h (93 mph, 81 kts)
  • Distance franchissable : 1 700 km (1 056 mi, 918 nm)
  • Plafond opérationnel : 11 200 m (36 745 ft)
  • Vitesse maximale HA : 605 km/h (376 mph, 327 kts)
  • Charge alaire, au décollage : 199,333 kg/m² (40,827 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, à vide : 140 kg/m² (29 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • un moteur à cylindres en étoile Nakajima Ha-109
  • Puissance unitaire : 1 118 kW (1 520 ch, 1 499 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Images

Images

Média externes

Forum

Sujet complet »
à 19/05/2007 22:31 ciders
Une belle bestiole…

[u:722f5][b:722f5]Nakajima Ki-44 Shoki :[/b:722f5][/u:722f5]

[u:722f5][b:722f5]Historique :[/b:722f5][/u:722f5]

En 1938, l'armée nippone mandata la firme Nakajima dans le but de concevoir un appareil rapide et capable de grimper très rapidement dans le but d'intercepter des bombardiers. Au contraire du Ki-43 Hayabusa ( Oscar ) taillé pour la manoeuvrabilité et l'agilité, le nouvel appareil fut conçu expressement pour la vitesse.

Testé en vol à partir du mois d'août 1940, comparé au projet Ki-60 de chez Kawasaki et à un Messerschmitt Bf109E importé, le Ki-44 se révela suffisamment performant pour lancer la production en série. Il fut commandé sous l'appelation officielle de chasseur monoplace de l'armée Type 2 Modèle 1A Shoki ( Démon ou Etouffeur de Dragons ). Après 40 appareils de présérie, motorisés par un Ha-41 de 1250 ch ( dérivé du Ha-5 motorisant les Ki-21 et Ki-49 Donryû ) , les premiers Ki-44-Ia furent produits à partir d'août 1942 et aussitôt admis en service.

La construction était typique de l'époque, fuselage et ailes en aluminium et surfaces de commandes entoilées. Surmotorisé, peu apte au combat tournoyant mais très rapide en piqué, le Shoki se fit vite apprécié des pilotes japonais. Sept prototypes et 40 appareils de présérie furent envoyés en Chine, au sein du 47è Shutai de l'armée. Les Ki-44-I de série furent bientôt engagés au combat en Indonésie puis au dessus du Japon. L'armement initial était constitué de deux mitrailleuses Type 89 de 7,7mm dans le capot moteur et deux Ho-103 de 12,7mm dans les ailes, un armement bien supérieur à celui du Ki-43 mais encore insuffisant. Le Ki-44-Ib reçut quatre mitrailleuses de 12,7 mm Ho-103. La versions Ki-44-Ic était quasi identique au Ib, hormis quelques différences mineures ( carénage des roues, trappes de train en deux parties ).

Le Ki-44-I se révèla défectueux à plus d'un titre. Sa vitesse d'atterrissage était trop élevée, sa manoeuvrabilité limitée. Le Ki-44-II fut conçu pour remédier à ça. Il fut doté d'un Ha-109 plus puissant et fut produit à partir de l'automne 1942. La principale série, le IIb, disposait d'un armement identique à la Ib. Mais des sous-versions mieux armées furent développées : les sources divergent sur l'armement des Ki-44-II. Certaines sources occidentales évoquent des IIb équipés de quatre canons Ho-5 de 20 mm, d'autres les contredisent, affirmant que les IIb n'avaient que leurs deux mitrailleuses de capot. Une autre petite série, le Ki-44-IIc était dotée de deux mitrailleuses et de deux canons, ou de 37 mm ou de 40 mm. Le canon de 40 mm, le Ho-103, aurait été défectueux. Là aussi, il y a des contradictions. On parle d'un armement de quatre Ho-103 de 12,7 mm. Mais il semblerait bien que les Shoki dotés de canons se révélèrent très efficaces contre les formations de bombardiers alliés.

Quoi qu'il en soit, avec son habitacle blindé, ses réservoirs protégés et sa vitesse, le Ki-44-II se révéla redoutable face aux chasseurs alliés.

L'ultime version de série, en janvier 1943, fut le Ki-44-III, dotée d'un Ha-145 en étoile de 2000 ch. Sa surface alaire était accrue ainsi que son armement. Mais les III s'avérèrent décevants. Le IIIa et ses 4 canons de 20 mm, les IIIb et leurs deux canons de 20 et deux canons de 37 mm, ne furent construits qu'en petit nombre. La production cessa en janvier 1945, au profit de celle du Ki-84 Hayate ( Frank ). 1225 appareils avaient été construits.

Une des contributions majeures du Shoki fut la défense du territoire métropolitain contre les raids alliés. Plus rapide et plus stable que les autres chasseurs japonais, les Ki-44 luttèrent avec acharnement jusqu'à la fin. Ils arrivèrent en nombre dans les trois Hikodan ( 17e, 18e et 19 e )du 1er Kokudan qui défendait alors le Japon. Les effectifs des Hikodan furent augmentés jusqu'à en faire des divisions vers la fin 1944 et les Shoki leurent furent attribués en urgence. Plusieurs Sentai furent équipés de Shoki. L'un des Chutai ( section ) du 47è Sentai fut destiné à des attaques-suicides d'éperonnage sur des B29. Les Shoki furent aussi utilisés en chasse de nuit, dans le cadre de la technique d'origine allemande de la Wilde Sau ( truie sauvage ), qui consistait à engager des monoplaces de chasse diurne de nuit, chaque fois que la clarté de la lune était suffisante.

En code allié, le Ki-44 était le Tojo.

[u:722f5]Caractéristiques [/u:722f5]:

Nota : ce sont celles du Ki-44-IIb

[u:722f5]Type :[/u:722f5]

Chasseur d'interception monoplace

[u:722f5]Moteur :[/u:722f5]

A pistons en étoile à 14 cylindres Nakajima Ha-109 de 1520 ch.

[u:722f5]Performances :[/u:722f5]

Vitesse maximale à 5200 m : 605 km/h
Vitesse ascensionnelle : 5000 m en 4 mn 28 s
Plafond pratique : 11200 m
Distance franchissable : 1700 km

[u:722f5]Poids :[/u:722f5]

A vide : 2100 kg
Maximal au décollage : 2990 kg

[u:722f5]Dimensions [/u:722f5]:

Envergure : 9,45 m
Longueur : 8,79 m
Hauteur : 3,25 m
Surface alaire : 15 mètres carrés

[u:722f5]Armement :[/u:722f5]

4 mitrailleuses Ho-103 de 12,7 mm ( 2 dans le fuselage et 2 dans la voilure )
Nakajima Ki-44 Shoki à 08/02/2011 22:44 ciders
Les productions japonaises me manquaient depuis le temps. Je vais tâcher d'y remédier, ou au moins de vous sortir quelques fiches à peu près valables sur certains avions nippons.

Le premier de cette future série : le grand frère du faucon pèlerin, le démon !



Durant les années qui précédèrent la Seconde Guerre Mondiale, l'industrie aéronautique japonaise se révéla très active, afin notamment de répondre aux nombreuses demandes des forces armées nippones. L'armée de terre, la marine et naturellement l'armée de l'air possédaient leurs propres unités aériennes, et il fallait satisfaire des demandes nombreuses et exigeantes. De nombreux modèles prestigieux naquirent de ces demandes et de cette émulation entre les différents corps des forces japonaises, dont le Ki-44 Shoki.

Les autorités militaires japonaises avaient jusque-là mis l'accent sur le développement de chasseurs pluôt légers et maniables, su possible avec une autonomie importante. Mais au début des années 1940, l'avionneur japonais Nakajima reçut de ces autorités une demande portant sur le développement d'un appareil d'interception, à partir d'un de ses produits phares, le Nakajima Ki-13 Hayabusa (code allié : Oscar). Les exigences portaient notamment sur la vitesse ascensionnelle. Dans ces conditions, la puissance du moteur et la vitesse étaient essentielles, et primaient sur le reste.

Nakajima se mit rapidement au travail et à la fin de l'été 1940, le premier prototype était prêts. Ce premier appareil était équipé d'un puissant moteur Nakajima Ha-41 (dérivé du Ha-9 équipant les bombardiers légers Ki-21), de près de 1 250 ch, qui semblait écraser le cockpit sous sa masse. Par rapport au Ki-43, le Ki-44 était plus petit de près d'un mètre, et était mieux armé (2 mitrailleuses de calibre 12,7 mm dans les ailes, plus 2 mitrailleuses de calibre 7,62 mm dans le nez). Testé en vol face au Kawasaki Ki-60 (un prototype qui devait mener au Ki-61 Hien) et à un Messerschmitt Bf-109E, l'appareil se révéla suffisamment intéressant pour qu'une autorisation de production portant sur 40 exemplaires de présérie fut attribuée à Nakajima. Ces premiers exemplaires furent désignés Nakajima Ki-44-Ia. Il fut commandé sous l'appelation officielle de chasseur monoplace de l'armée Type 2 Modèle 1A Shoki (Démon ou Etouffeur de Dragons), les Alliés les désignant sous le nom Tojo. Ils entrèrent en service à la toute fin de l'année 1941. D'abord déployés en Chine, ils furent par la suite essentiellement engagés sur le territoire métropolitain japonais.

La construction était typique de l'époque, le fuselage et les ailes étant construits en aluminium et les surfaces de commandes étant entoilées. Les Ki-44-Ia se révélèrent de bons appareils, robustes et surtout rapides. Conçu pour l'interception des bombardiers, ils obligèrent les pilotes nippons à changer de tactique de combat, et à préférer au combat tournoyant les attaques en piqué. Dans ce domaine, ils gênèrent beaucoup les avions alliés. Cependant, les Ia présentaient un certain nombre de défauts qui rendirent leur utilisation problématique. Leur conception initiale limita sérieusement leur maniabilité, et l'énorme moteur réduisait significativement la visibilité vers l'avant et le bas. En outre, si leur vitesse était très utile au combat, elle rendait plus difficile les atterrissages, qui devaient s'effectuer à une vitesse élevée.

Pour remédier à ces défauts, Nakajima lança à la fin de l'année 1942 la production du Ki-44-II. Ce dernier était motorisé par un Ha-109 encore plus puissant, mais conservait le même armement que le Ki-44-Ib. Mieux protégé que le Ki-44-I (les pilotes disposant notamment de réservoirs protégés) et encore plus rapide, le Ki-44-I devint un redoutable adversaire dans les cieux du Pacifique.

Progressivement amélioré, essentiellement par l'accroissement de sa puissance de feu, le Shoki causa de nombreux soucis aux pilotes alliés. Dans les dernières années du conflit, l'essentiel des Ki-44 fut basé au Japon, et employé contre les formations de bombardiers lourds états-uniens. Plus rapide et plus stable que les autres chasseurs japonais, les Ki-44 luttèrent avec acharnement jusqu'à la fin. Ils arrivèrent en nombre dans les trois Hikodan (17e, 18e et 19è)du 1er Kokudan qui défendait alors le Japon. Les effectifs des Hikodan furent augmentés jusqu'à en faire des divisions vers la fin 1944 et les Shoki leurent furent attribués en urgence. Plusieurs Sentai furent équipés de Shoki. L'un des Chutai (section) du 47è Sentai fut destiné à des attaques-suicides d'éperonnage sur des B29. Les Shoki furent aussi utilisés en chasse de nuit, dans le cadre de la technique d'origine allemande de la Wilde Sau (truie sauvage), qui consistait à engager des monoplaces de chasse diurne de nuit, chaque fois que la clarté de la lune était suffisante. Malgré les qualités du Shoki, cette tâche devint de plus en plus difficile, avec le renforcement de la puissance de feu des bombardiers, et de leur escorte.

La production du Ki-44 cessa au tout début de l'année 1945, au profit du nouveau Nakajima Ki-84 Hayate. On estime la production totale à environ 1 225 exemplaires, ayant tous servi au sein des unités aériennes dépendant de l'armée de terre impériale japonaise. Quelques exemplaires survécurent à la fin de la guerre, au sein des forces aériennes chinoises (communiste et nationaliste), et en Indonésie.

Versions principales :

- Ki-44 : prototype

- Ki-44-Ia : version initiale, armée de 2 mitrailleuses de capot Type 89 de calibre 7,7 mm et de deux mitrailleuses Ho-103 de calibre 12,7 mm dans la voilure
- Ki-44-Ib : version pourvue d'un armement renforcé (4 mitrailleuses Ho-103 de calibre 12,7 mm)
- Ki-44-Ic : version similaire à la précedente, mais légèrement modifié (nouveaux carénages de roues…)

- Ki-44-II : seconde génération du Ki-44-II, mieux protégée et remotorisée
- Ki-44-IIb : principale version de la seconde génération
- Ki-44IIc : version lourde, pourvue de 2 mitrailleuses Ho-103 de calibre 12,7 mm et de 2 canons de calibre 37 mm

- Ki-44III : ultimes versions, produites à seulement quelques exemplaires, et armée de canons (Ki-44-IIIa : 4 canons de calibre 20 mm ; Ki-44-IIIb : 2 canons de calibre 20 mm et 2 canons de calibre 37 mm)




Caractéristiques :

Nota : caractéristiques du Nakajima Ki-44-IIb

Type :

Chasseur d'interception monoplace

Equipage :

1 pilote

Moteurs :

1 Nakajima Ha-109 de 14 cylindres à pistons en étoile à refroidissement par air, de 1 520 ch

Performances :

Vitesse maximale à 5 200 mètres : 605 km/h
Temps de montée à 5 000 mètres : 4 mn 28 s
Plafond pratique : 11 200 mètres
Distance franchissable normale : 1 700 km

Poids :

A vide : 2 100 kg
Maximal au décollage : 2 990 kg

Dimensions :

Envergure : 9,45 m
Longueur : 8,79 m
Hauteur : 3,25 m
Surface alaire : 15 mètres carrés

Armement :

2 mitrailleuses Ho-103 de calibre 12,7 mm (montées dans le fuselage)
2 mitrailleuses Ho-103 de calibre 12,7 mm (montées dans la voilure)
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 09/02/2011 09:40 Clansman
Sujet original. Un petit profil pour se donner une image de la bête :

<!– m –><a class="postlink" href="http://www.clubhyper.com/reference/images/ki44wallpapertd_1large.jpg">http://www.clubhyper.com/reference/imag … 1large.jpg</a><!– m –>

EDIT : tu l'avais déjà fait là :

<!– l –><a class="postlink-local" href="http://forum.aviationsmilitaires.net/viewtopic.php?p=23962#p23962">viewtopic.php?p=23962#p23962</a><!– l –>
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 09/02/2011 13:28 ciders
Je n'avais pas pensé à fureter dans ce vieux topic oublié. Bon, on va fusionner les informations alors. Ca va améliorer la fiche.

Et je vais sans doute aussi remettre à jour les fiches anciennes, mais en les insérant dans le bon sous-forum. A priori, il y a le Ki-27 et le Ki-61 dans ce cas. Mais il va falloir que j'ouvre de nouveaux topics, je n'ai pas le droit de transférer les anciens ici.
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 09/02/2011 13:51 Clansman
Je vais faire le nécessaire. Faudrait peut-être réfléchir à un redécoupage…
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 09/02/2011 14:05 ciders
Je pensais en fait qu'on pourrait envoyer les fiches déjà faites dans les topics "nationaux" correspondant (ou les laisser dans le topic "avions de l'Axe", mais avec un sous-topic rien qu'à elle, comme tu fais quand tu rédiges une fiche et que tu l'insères ensuite dans l'interface), et à garder le reste du topic tel quel.
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 09/02/2011 14:21 Clansman
En fait, j'aime pas trop les topic "fourre-tout". Difficile de retrouver un appareil en particulier, risque de confusion (comme ce qui vient de se passer), chevauchement des conversations, pas top non plus pour le référencement.

Ca permet aussi aux sous-rubriques de gagner un peu en volume, et c'est plus clair.

Mais je pensais aussi à un redécoupage des sous-rubriques elle-mêmes :

Allemagne
France
Grande-Bretagne
Italie
Japon
URSS
Autres pays
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 09/02/2011 14:22 ciders
Personnellement, ça me va, même si on n'aura pas grand chose à y mettre dans un premier temps.
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 31/08/2012 13:11 Clansman
La fiche sur le site

J'ai pris le deuxième texte, plus développé, comme référence. Ciders, tu pourras rajouter des éléments du premier si tu le souhaites.

Tiens, faudra qu'on reparle du plan évoqué plus haut. :D
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 31/08/2012 13:41 PCmax

Clansman a écrit

Faudrait peut-être réfléchir à un redécoupage…

Clansman a écrit

Tiens, faudra qu'on reparle du plan évoqué plus haut. :D

Quand t'auras fini avec tes "yaka" "fokon"…

Allez, au taf ! :mrgreen:


Le mec qu'y a pas honte… c'est moi je sais. [/size:2345agsn] :sygus:
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 31/08/2012 14:10 ciders
La deuxième version était plus développée que la première. Donc on peut la garder.

Pour les plans, je les préfère sans accroc. :mrgreen:
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 31/08/2012 14:14 Clansman
Quand t'auras fini avec tes "yaka" "fokon"…

L'apéro du midi fait encore effet ? :mrgreen:
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 31/08/2012 14:21 Jericho

Clansman a écrit

Quand t'auras fini avec tes "yaka" "fokon"…

L'apéro du midi fait encore effet ? :mrgreen:
Ben en même temps… c'est aussi celui du soir qui commence! :D
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 31/08/2012 14:52 PCmax

Jericho a écrit

Clansman a écrit

Quand t'auras fini avec tes "yaka" "fokon"…

L'apéro du midi fait encore effet ? :mrgreen:
Ben en même temps… c'est aussi celui du soir qui commence! :D

C'est pas faux ! :mrgreen:




'tain les gars, vous m'avez réveillé de ma sieste et je suis pas de bonne humeur….y'en a qui vont se moucher rouge… [/size:3qssr02y] :furieux:

Allez, je vais préparer mes cannes… :zzz:
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 31/08/2012 14:55 Clansman
C'était du saké, au moins ? :mrgreen:
Re: Nakajima Ki-44 Shoki à 31/08/2012 15:17 PCmax

Clansman a écrit

C'était du saké, au moins ? :mrgreen:

Non, du jaune ! :mrgreen:
Répondre aux messages »
Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:53, modifié le . ©AviationsMilitaires