Rappels

  • Premier vol :
  • Missions : Chasse
  • Constructeur : drapeau drapeau Kawasaki
  • 663 appareils construits (cellules neuves)

Histoire de l'appareil

En 1934, l'armée japonaise se trouvait en pleine phase d'accroissement de ses moyens aériens, principalement dans la perspective de la guerre sur le sol chinois. Cette même année, elle fit connaître son besoin d'un nouveau modèle de chasseur, devant remplacer les Nakajima NC et Kawasaki KDA-5 alors en service. Les principaux constructeurs du pays reçurent comme consigne de développer un appareil performant, devant dépasser la vitesse de 400 km/h et d'atteindre l'altitude de 5 500 m en cinq minutes. Le constructeur Kawasaki se lança naturellement dans cette entreprise.

Les ingénieurs de Kawasaki décidèrent non pas de partir de zéro, mais de s'appuyer sur un modèle existant, à savoir le Kawasaki KDA-5. Ils mirent alors rapidement au point un avion désigné comme le chasseur expérimental Ki-10 (Shisaku Sentô-ki Ki-10). Deux prototypes furent commandés par l'armée, et produits entre mars et avril 1935. A ces deux exemplaires devaient bientôt s'ajouter deux autres prototypes, cette fois financés par le constructeur et légèrement modifiés. En effet, face à une concurrence a priori redoutable, à savoir le Nakajima Ki-11, Kawasaki décida d'améliorer son projet, en adaptant notamment au Ki-10 une hélice métallique tripale à pas variable (les premiers prototypes disposant d'une hélice en bois bipale à pas fixe).

Les essais en vol menés en septembre 1935 démontrant que le Ki-10 était supérieur à ces rivaux, l'appareil fut officiellement choisi par les autorités militaires en décembre de la même année. Il reçut alors l'appellation chasseur de l'Armée type 95 modèle 1.

Le Ki-10-I était un chasseur monoplace. Il était construit en métal, avec un revêtement mixte (contreplaqué et métal). D'apparence compacte, le Ki-10-I appartenait à la catégorie des biplaces sesquiplans, son aile supérieure étant plus grande que son aile inférieure. Les deux ailes étaient reliées entre elles par un système de mats en X, dépourvu de haubans. Le train d'atterrissage était fixe, les roues disposant d'un carénage. En revanche, il n'y avait pas de roulette de queue, mais une simple béquille. Le pilote prenait place dans un cockpit ouvert, situé derrière la voilure, environ à la moitié de la longueur du fuselage.

Pour assurer la propulsion du nouveau chasseur, les ingénieurs japonais choisirent un moteur dérivé du BMW IX allemand, un Kawasaki Ha-9-II Kô, délivrant 720 ch de puissance nominale et jusqu'à 850 ch au décollage. Un radiateur d'aspect imposant se trouvait sous l'hélice. Ce moteur assurait au Ki-10-I les performances requises par les autorités militaires, performances tout à fait satisfaisantes pour un chasseur de cette période.

L'armement était composé de deux mitrailleuses fixes type 89, installées devant le cockpit.

Une version légèrement différente du Ki-10-I, le Ki-10-II, fit son apparition en 1937. Très proche de la précédente, elle s'en distinguait essentiellement par des dimensions un peu plus grandes 10,02 m d'envergure, 7,55 m de longueur), une surface alaire accrue (23 mètres carrés) et une stabilité légèrement améliorée, mais ses performances étaient très semblables.

Le Ki-10-I participa à ses premiers combats à l'été 1937, contre la Chine. Il y démontra de grandes qualités. L'appareil était très manœuvrable et d'un comportement très sain en vol. Ses pilotes appréciaient également sa vitesse et sa simplicité de pilotage. En 1939, des Ki-10 furent confrontés, lors de l'incident du Nomonhan, aux redoutables chasseurs soviétiques Polikarpov I-15 et I-16. Bien que plus anciens que leurs adversaires, les Ki-10 ne furent pas surclassés. Plusieurs pilotes japonais obtinrent le statut d'as aux commandes de Ki-10 durant ces deux conflits.

A partir de 1938, le Ki-10 commença cependant à avouer son âge. L'arrivée du Nakajima Ki-27 monoplan et beaucoup plus moderne entraîna son retrait progressive des unités de première ligne. Les Ki-10 survivants furent pour la plupart transférés dans les différentes écoles de l'armée japonaise, au Japon et en Chine, où ils restèrent en service une bonne partie de la Seconde Guerre Mondiale. Les Alliés attribuèrent au Ki-10 la désignation Perry.

Un total de 306 Ki-10-I furent produits entre 1935 et 1937, suivis par 357 Ki-10-II, entre 1937 et 1939, dans les usines de Harbin (75 Ki-10-II) et de Kagamigahara.


Texte de Ciders, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • Kawasaki Ki-10 : Prototypes. 4 exemplaires.
  • Kawasaki Ki-10-I : Version initiale de série.
  • Kawasaki Ki-10-II : Version légèrement plus grande.
  • Kawasaki Ki-10-II Kai : Prototypes d'une version améliorée dotée d'un moteur Kawasaki Ha9-IIb de 850cv. 2 exemplaires.
  • Manshu Ki-10-II : Version construite en Mandchourie

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Anciens pays utilisateurs

Kawasaki Ki-10-I voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 1 650 kg (3 638 lbs)
  • Masse à vide : 1 300 kg (2 866 lbs)
  • Surface alaire : 20 m² (215 sq. ft)
  • Hauteur : 3 m (10 ft)
  • Envergure : 9,55 m (31,332 ft)
  • Longueur : 7,2 m (23,622 ft)

Performances

  • Distance franchissable : 1 100 km (684 mi, 594 nm)
  • Plafond opérationnel : 10 000 m (32 808 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 16 m/s (52 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 400 km/h (249 mph, 216 kts)
  • Charge alaire, à vide : 65 kg/m² (13 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 82,5 kg/m² (16,897 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 1 moteur à cylindres en V Kawasaki Ha-9-II Kô
  • Puissance unitaire : 625 kW (850 ch, 838 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

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Kawasaki Ki-10 à 30/04/2011 16:11 ciders
Historique :

En 1934, l'armée japonaise se trouvait en pleine phase d'accroissement de ses moyens aériens, principalement dans la perspective de la guerre sur le sol chinois. Cette même année, elle fit connaître son besoin d'un nouveau modèle de chasseur, devant remplacer les Nakajima NC et Kawasaki KDA-5 alors en service. Les principaux constructeurs du pays reçurent comme consigne de développer un appareil performant, devant dépasser la vitesse de 400 km/h et d'atteindre l'altitude de 5 500 m en cinq minutes. Le constructeur Kawasaki se lança naturellement dans cette entreprise.

Les ingénieurs de Kawasaki décidèrent non pas de partir de zéro, mais de s'appuyer sur un modèle existant, à savoir le Kawasaki KDA-5. Ils mirent alors rapidement au point un avion désigné comme le chasseur expérimental Ki-10 (Shisaku Sentô-ki Ki-10). Deux prototypes furent commandés par l'armée, et produits entre mars et avril 1935. A ces deux exemplaires devaient bientôt s'ajouter deux autres prototypes, cette fois financés par le constructeur et légèrement modifiés. En effet, face à une concurrence a priori redoutable, à savoir le Nakajima Ki-11, Kawasaki décida d'améliorer son projet, en adaptant notamment au Ki-10 une hélice métallique tripale à pas variable (les premiers prototypes disposant d'une hélice en bois bipale à pas fixe).

Les essais en vol menés en septembre 1935 démontrant que le Ki-10 était supérieur à ces rivaux, l'appareil fut officiellement choisi par les autorités militaires en décembre de la même année. Il reçut alors l'appellation chasseur de l'Armée type 95 modèle 1.

Le Ki-10-I était un chasseur monoplace. Il était construit en métal, avec un revêtement mixte (contreplaqué et métal). D'apparence compacte, le Ki-10-I appartenait à la catégorie des biplaces sesquiplans, son aile supérieure étant plus grande que son aile inférieure. Les deux ailes étaient reliées entre elles par un système de mats en X, dépourvu de haubans. Le train d'atterrissage était fixe, les roues disposant d'un carénage. En revanche, il n'y avait pas de roulette de queue, mais une simple béquille. Le pilote prenait place dans un cockpit ouvert, situé derrière la voilure, environ à la moitié de la longueur du fuselage.

Pour assurer la propulsion du nouveau chasseur, les ingénieurs japonais choisirent un moteur dérivé du BMW IX allemand, un Kawasaki Ha-9-II Kô, délivrant 720 ch de puissance nominale et jusqu'à 850 ch au décollage. Un radiateur d'aspect imposant se trouvait sous l'hélice. Ce moteur assurait au Ki-10-I les performances requises par les autorités militaires, performances tout à fait satisfaisantes pour un chasseur de cette période.

L'armement était composé de deux mitrailleuses fixes type 89, installées devant le cockpit.

Une version légèrement différente du Ki-10-I, le Ki-10-II, fit son apparition en 1937. Très proche de la précédente, elle s'en distinguait essentiellement par des dimensions un peu plus grandes 10,02 m d'envergure, 7,55 m de longueur), une surface alaire accrue (23 mètres carrés) et une stabilité légèrement améliorée, mais ses performances étaient très semblables.

Le Ki-10-I participa à ses premiers combats à l'été 1937, contre la Chine. Il y démontra de grandes qualités. L'appareil était très manœuvrable et d'un comportement très sain en vol. Ses pilotes appréciaient également sa vitesse et sa simplicité de pilotage. En 1939, des Ki-10 furent confrontés, lors de l'incident du Nomonhan, aux redoutables chasseurs soviétiques Polikarpov I-15 et I-16. Bien que plus anciens que leurs adversaires, les Ki-10 ne furent pas surclassés. Plusieurs pilotes japonais obtinrent le statut d'as aux commandes de Ki-10 durant ces deux conflits.

A partir de 1938, le Ki-10 commença cependant à avouer son âge. L'arrivée du Nakajima Ki-27 monoplan et beaucoup plus moderne entraîna son retrait progressive des unités de première ligne. Les Ki-10 survivants furent pour la plupart transférés dans les différentes écoles de l'armée japonaise, au Japon et en Chine, où ils restèrent en service une bonne partie de la Seconde Guerre Mondiale. Les Alliés attribuèrent au Ki-10 la désignation Perry.

Un total de 306 Ki-10-I furent produits entre 1935 et 1937, suivis par 357 Ki-10-II, entre 1937 et 1939, dans les usines de Harbin (75 Ki-10-II) et de Kagamigahara.

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Caractéristiques :

Version :

Kawasaki Ki-10-I

Type :

Chasseur biplan

Equipage :

1 pilote

Moteur :

1 Kawasaki Ha-9-II Kô à refroidissement liquide, de 12 cylindres en V, d'une puissance de 850 ch

Poids :

Masse à vide : 1 300 kg
Masse maximale au décollage : 1 650 kg

Performances :

Vitese maximale : 400 km/h à 3 000 m
Vitesse ascensionnelle : 5 000 m en 5 min
Plafond pratique : 10 000 m
Distance franchissable : 1 100 km

Dimensions :

Envergure : 9,55 m
Hauteur : 3 m
Longueur : 7,20 m
Surface alaire : 20 mètres carrés

Armement :

2 mitrailleuses type 89 de calibre 7,7 mm (450 cartouches chacune)

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Images :

:arrow: Ki-10 paré au décollage
:arrow: Ki-10 vu de face
Re: Kawasaki Ki-10 à 30/08/2012 14:25 Clansman
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:53, modifié le . ©AviationsMilitaires