Histoire de l'appareil

Le Sikorski S-58 est un hélicoptère moyen de transport et de lutte anti-sous-marine monomoteur, avec le poste de pilotage situé au dessus de la partie antérieure de la cabine, un train d’atterrissage à roues, le rotor principal articulé et le rotor de queue sont quadripales.

Au début des années 1950, Sikorsky se lance dans le développement d’un appareil dérivé du S-55, mais plus puissant. Cela permet au nouvel appareil d’avoir une capacité d’emport augmentée, et répondre ainsi à une demande de l’US Navy concernant un nouvel hélicoptère de lutte anti-sous-marine. 

Les principales différences extérieures avec son prédécesseur sont une poutre de queue basse, un train d’atterrissage tricycle avec une roulette de queue, un nez légèrement allongé et une cabine plus vaste. Ces modifications permettent d’installer un moteur plus puissant, d’avoir un volume de charge plus important, de rendre plus accessible la tête du rotor principal et de limiter les risques de collision entre les pales et la poutre de queue en cas d’atterrissage violent. Le rotor de queue est quadripale, comme le rotor principal. Les pales de ce dernier se replient vers l’arrière, alors que la section arrière du fuselage se replie aussi, diminuant ainsi la place nécessaire pour le stockage de ces appareils. Les autres modifications importantes sont un moteur en étoile Wright R-1820-84, disposé également dans le nez, mais conférant à l’appareil une puissance presque doublée, et une cellule à la structure renforcée.

Le premier prototype, désigné XHSS-1, vole pour la première fois le 8 mars 1954.
Après quelques semaines de tests tout à fait satisfaisants, la fabrication des appareils de série commence. Le premier vol d’un de ces hélicoptères a lieu le 20 septembre de la même année et ils sont rapidement livrés aux différentes forces aériennes des États-Unis.

La version de lutte anti-sous-marine utilisée par l’US Navy est désignée HSS-1 Seabat et les premiers de ces appareils sont livrés dès août 1955.
Ils sont suivis par des HSS-1G optimisés pour des missions de nuit grâce à un système de stabilisation et un radar de navigation Doppler APN-97. Malheureusement, ces appareils ne possèdent toujours pas une charge utile suffisante pour être utilisés seuls, ce qui oblige l’US Navy à les employer par deux, équipés de torpilles autoguidées. Ils sont renommés SH-34 à partir de 1962.
À leurs remplacements par des SH-3 Sea King, une grande partie est utilisée pour des missions utilitaires sous la désignation d’UH-34.

L’US Army commande la version de transport du HSS-1 et reçoit ses premiers H-34A Choctaw en septembre 1955. Ces appareils peuvent transporter jusqu’à seize soldats, ou huit blessés sur des civières. Les versions H-34B et H-34C suivent, sans grandes modifications.

Cette version de transport est également utilisée par d’autres forces armées des USA. Elle est désignée HUS-1 Seahorse au sein de l’US Navy, de l’US Marine Corps et des US Coast Guard.

C’est en février 1957 que les Marines reçoivent leurs premiers exemplaires, dont quarante sont désignés HUS-1A après avoir été équipés de flotteurs. Quatre autres sont modifiés pour opérer en environnement arctique (HUS-11). En principe ils ne doivent être utilisés qu’en attendant l’arrivée des hélicoptères lourds H-37 Mojave. Mais le H-34 étant particulièrement efficace dans son rôle de transport moyen, 515 UH-34D sont commandés et resteront en service jusqu’en 1965.
En 1959, l’US Coast Guard prend en compte six HUS-1G pour des missions de recherche et de sauvetage. Ils sont utilisés jusqu’en 1962.
Sept HUS-1Z sont utilisés par l'US Army and Marine Corps Executive Flight Detachment, basé à Andrews AFB(Washington), pour le transport de VIP.

Au Viêt-Nam, les utilisateurs remarquent vite que l’appareil comporte certains inconvénients. En effet, le poste de pilotage situé au dessus de la cabine présente une cible facile et il est difficile d’évacuer des blessés du cockpit, avec l’arbre de transmission qui le traverse.
Pour obtenir une cellule légère, l’enveloppe de l’appareil est en magnésium comme celle du S-55,. Elle possède de bonnes capacités à supporter les coups ennemis et permet de rentrer malgré des dégâts assez importants. Malheureusement, cette cellule n’est pas assez résistante pour être équipée des divers armements qui lui permettraient d’avoir vraiment une importante puissance de feu. De plus, il y a eu des problèmes de corrosion et il est même arrivé qu’elle prenne feu sous les tirs ennemis. C’est une des raisons qui a décidé l’US Army de lui préférer les CH-21 Shawnee au Viêt-Nam, en attendant la mise en service généralisée des Bell UH-1 Iroquois.

L’USMC utilise ses H-34 jusqu’en août 1969, malgré l’arrivée de leurs UH-1 et UH-1E. La plus grande disponibilité et la fiabilité de ces appareils, en raison de leur simplicité de fonctionnement par rapport aux hélicoptères plus modernes, font que les Marines demandaient ces hélicoptères en les appelant par leur désignation « HUS ». Longtemps après le retrait du service de ces appareils, les expressions "give me a HUS", "get me a HUS" ou "cut me a HUS" sont restées dans le vocabulaire des Marines lorsqu’ils demandaient de l’aide.
De plus, certains H-34 de l’USMC ont été parmi les premiers hélicoptères utilisés pour le combat, équipés du "temporaire kit 1" (TK-1), comprenant deux mitrailleuses M60C et un panier de roquettes contenant 19 projectiles de 2,75 pouces (70mm). Ce kit d’armement est à la base du TK-2 qui équipera les UH-1E par la suite.

Suite aux accidents et aux tirs ennemis, l’USMC perdra 134 H-34 durant le conflit. La vingtaine restant sera remise aux forces Sud-Vietnamiennes.
L’armée de la République du Viêt-Nam a apprécié l’appareil, malgré des problèmes de maintenance en raison de manque de pièces de rechange. Les derniers appareils sont rendus aux USA après la chute de Saigon.
À la fin des années 1950, la compagnie aérienne Air America, créée par la CIA, a utilisé des H-34D. Ils les utilisaient toujours, depuis le Laos, lorsque les troupes US ont quitté le Vietnam.

Le H-34 ayant tout juste la capacité de levage pour soulever une capsule Mercury, c’est donc cet appareil qui a été chargé, la plupart du temps, d’aller les repêcher. En 1961, durant la mission Mercury 4, la trappe d’accès de la capsule Liberty Bell est malheureusement ouverte trop tôt. L’eau de mer s’engouffrant dans la cabine, cette dernière devient trop lourde pour l’hélicoptère devant la soulever. L’équipage du H-34 doit la larguer et la laisser couler. L’équipage, quand à lui, est sauvé.

Les Sikorsky H-34 restent en service dans l’US Army et l’USMC jusqu’à la fin des années 1960. Ils resteront l’hélicoptère de transport standard des différentes armées de réserve US, soit les Marine Corps Reserve, l’Army Reserve et l’Army National Guard jusqu’à leurs remplacement par des UH-1.
Tous les H-34 ont été retirés du service dans l'armée américaine au début des années 1970.

En France, la Marine Nationale adopte le H-34 Seabat en 1955. Elle utilise cet appareil au combat durant la guerre d’Algérie de 1956 à 1962. À ce moment, l’Armée de l’Air a déjà modifié les Sikorsky H-19 et les Piasecki H-21 avec des roquettes et des mitrailleuses, afin de les utiliser pour l’attaque au sol. La Marine Nationale effectue donc le même genre de modifications pour le H-34 français, qui est alors désigné « Pirate ». Il est très largement utilisé dans les opérations aéroportées de contre-insurrection.
Jusque là, le H-19 s’était avéré comme n’étant pas assez puissant et le H-21 peu mobile. Le H-34 apporte une puissance suffisante tout en restant maniable. Il peut en effet être équipé d’un canon de 20mm MG151 tirant depuis la porte latérale de la cabine, de deux mitrailleuses Browning M2 de 12,7mm tirant par les fenêtres de gauche et de roquettes de 37 ou 68mm. Parfois, il est également équipé de mitrailleuses supplémentaires ou même de roquettes de 73mm. Malgré cela, d’après des évaluations officielles, le CH-21 est plus apte à supporter de multiples dégâts résultant des tirs venant du sol, certainement à cause de l’emplacement des réservoirs de carburant situés sous la cabine du H-34.

En Israël, des spécialistes de l’aviation militaire et des parachutistes étudient les rapports faits par l’aviation française et recommandent l’achat de Sikorsky S-58.
Le 13 février 1958, les deux premiers appareils sont livrés, suivi par un troisième le mois suivant. Plusieurs appareils sont acquis par la suite, parfois de façon peu orthodoxe, comme ces 24 S-58 destinés normalement à la Luftwaffe et qui sont acheminés clandestinement en Israël en 1962!
Au début de la « Guerre des six jours », 28 S-58 sont disponibles. Ils sont d’abord utilisés pour la recherche et le sauvetage des pilotes abattus, puis ils sont rapidement impliqués dans le combat terrestre en première ligne. Durant la nuit du 5 au 6 juin 1967, les S-58 transportent 600 soldats dans le centre de la péninsule du Sinaï, derrières les lignes égyptiennes qui résistent aux blindés israéliens. Cette force terrestre héliportée permet de détruire des positions d’artillerie, entraînant l’effondrement du front égyptien dans la région. Le 7 juin, c’est également des S-58 qui transportent des commandos parachutistes pour prendre la pointe sud du Sinaï, mais le site est déjà abandonné par les troupes adverses. C’est aussi avec des ponts aériens effectués les 9 et 10 juin, que les israéliens ont infiltrés des commandos parachutistes derrières les lignes syriennes et qui, en attaquant ces dernières, ont permis de prendre le contrôle du plateau du Golan.
Après la « Guerre des six jours », les S-58 israéliens sont utilisés contre les incursions palestiniennes en Israël, ainsi que pour attaquer certaines de leurs bases en Jordanie.
La dernière opération militaire de ces appareils a lieu le 21 mars 1968, durant la bataille de Karameh, lorsqu’ils transportent les troupes israéliennes et évacuent les blessés. Ils sont remplacés, peu de temps plus tard par des Bell 205 et des Aérospatiale Super-Frelon.

La production aux USA, qui prend fin en 1970, totalise plus de 1 800 exemplaires des différentes versions. D’autres appareils seront fabriqués ou montés dans d’autres pays. En effet, il y a 135 H-34 construits par Sikorsky aux USA, puis assemblés par Sud-Aviation en France et 166 autres produits directement sous licence par Sud-Aviation, pour être ensuite livrés à l’Armée de l’Air, à l’ALAT et à l’Aéronavale.
Au total, il y aura donc plus de 2100 H-34 construits.

Le H-34 a également été produit sous licence, dès 1958, en Grande-Bretagne par Westland sous le nom de Wessex. Ces appareils, propulsés par des turbopropulseurs, ont été principalement utilisés par la Royal Air Force et la Royal Navy. Un certain nombre a toutefois été utilisé par différentes forces armées, ainsi que de nombreux utilisateurs civils.

Les Sikorsky H-34 ont été utilisés comme moyen de transport par les forces armées de vingt-cinq pays, sur tous les continents.
Ils ont servis dans des conflits en Asie du Sud-est, au Nicaragua, en République Dominicaine, aux Malouines et en Algérie. Ils ont également servis de transport aux victimes de catastrophes naturelles, à la lutte contre les incendies, au transport de présidents et à la récupération d’astronautes et de capsules spatiales.

Étant un des derniers hélicoptères à être motorisé par un moteur à pistons, il a été remplacé en général par des appareils munis de turbines. Sa carrière aurait peut-être été prolongée si Sikorsky avait développé une version turbopropulsée, comme l’a fait Westland pour le Wessex. En effet, les derniers Wessex n’ont été remplacés dans les forces armées britanniques qu’en 2003, par des Eurocopter SA.330 Puma.


Texte de Jéricho, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • Sikorsky CH-34A H-34A : Version du HSS-1 pour l’US Army, équipée d’un moteur R-1820-84 de 1525 cv.
  • Sikorsky VH-34A : H-34A convertis pour le transport de personnel.
  • Sikorsky JH-34A : Sous-version du H-34A utilisée pour des tests d’armement.
  • Sikorsky CH-34B H-34B : H-34A modifiés.
  • Sikorsky VH-34B : H-34B convertis pour le transport de personnel et les VIP.
  • Sikorsky CH-34C H-34C : H-34B légèrement modifié.
  • Sikorsky VH-34C : CH-34C convertis pour le transport de personnel et les VIP.
  • Sikorsky JH-34C : CH-34C utilisés pour des essais d’armement.
  • Sikorsky HH-34D : Désignation des appareils de l’USAF qui sont transférés à des forces aériennes comme aides militaires (MAP et MDAP).
  • Sikorsky UH-34D Seahorse HUS-1 : Version de transport dérivé du HSS-1 utilisés pas l’USMC, 462 construits.
  • Sikorsky VH-34D Seahorse HUS-1Z : Version du HUS-1 pour le transport de VIP au sein de l’Executive Flight Detachment.
  • Sikorsky LH-34D Seahorse HUS-1L : HUS-1 modifiés pour des opérations dans l’Antartique, 4 appareils construits et 54 LH-34D après 1962.
  • Sikorsky UH-34E Seahorse HUS-1A : HUS-1 équipés de flotteurs, 40 appareils construits.
  • Sikorsky HH-34F Seahorse HUS-1G : Version du HUS-1 utilisée par l’US Coast Guard, 6 exemplaires.
  • Sikorsky YSH-34G Seabat XHSS-1 : 3 Sikorsky S-58 évalués par l’US Navy, redésignés par la suite YHSS-1.
  • Sikorsky SH-34G Seabat HSS-1 : Version de lutte anti-sous-marine pour l’US Navy, 215 exemplaires.
  • Sikorsky UH-34G : SH-34G modifiés pour le transport de matériel et l’entrainement.
  • Sikorsky SH-34H HSS-1F : HSS-1 remotorisé avec deux YT-58-GE pour effectuer des essais en vol.
  • Sikorsky YHS-34J Seabat YHSS-1N : HSS-1 modifié afin de servir de prototype au HSS-1N.
  • Sikorsky SH-34J HSS-1N : Version du HSS-1 équipé d’une avionique et d’un pilotage automatique permettant de voler de nuit ou par faible visibilité.
  • Sikorsky UH-34J : SH-34J modifiés (sans l’équipement ASW) pour le transport de matériel et l’entrainement.
  • Sikorsky HH-34J : UH-34J anciennement utilisés par l’US Navy en service dans l’USAF.
  • Sikorsky VH-34J : Reconversion des SH-34J pour le transport de personnel.
  • Sud-Aviation HSS « Pirate » : H-34 armés utilisés dès 1955 par la Marine Nationale.
  • Sikorsky S-58 : Version civile de base pour le transport de fret.
  • Sikorsky S-58B : Version civile améliorée pour le transport de fret.
  • Sikorsky S-58C : S-58C : version civile pour le transport de passagers.
  • Sikorsky S-58D : Version cargo civile.
  • Sikorsky S-58T : Version civile produite par Sikorsky, mais équipée de turbines par les entreprises Orlando Helicopter et California Helicopter.
  • Sikorsky S-58 Heli-Camper : Version civile équipé avec un moteur Wright Cyclone R-1820-1824.
  • Sikorsky Orlando Airliner : Version civile de transport de passagers, comportant 18 places.

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Anciens pays utilisateurs

Sikorsky CH-34C H-34C voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Longueur du fuselage : 17,27 m (56,66 ft)
  • Masse maxi au décollage : 6 350 kg (13 999 lbs)
  • Masse à vide : 2 583 kg (5 695 lbs)
  • Surface du rotor : 228,54 m² (2 459,984 sq. ft)
  • Diamètre du rotor principal : 17,07 m (56,004 ft)
  • Hauteur : 4,85 m (15,912 ft)

Performances

  • Vitesse de croisière : 156 km/h (97 mph, 84 kts)
  • Distance franchissable : 293 m (961 ft)
  • Plafond opérationnel : 2 900 m (9 514 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 5,6 m/s (18,373 ft/s)
  • Vitesse maximale BA : 198 km/h (123 mph, 107 kts)
  • Charge alaire, au décollage : 27,785 kg/m² (5,691 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, à vide : 11,302 kg/m² (2,31 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • un moteur à cylindres en étoile Wright R-1820-84
  • Puissance unitaire : 1 137 kW (1 546 ch, 1 525 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.
Enregistré 3

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Forum

Sujet complet »
Sikorsky H-34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 30/07/2012 12:08 Jericho
Puisque je l'ai promis hier… :magic:

Le Sikorski S-58 est un hélicoptère moyen de transport et de lutte anti-sous-marine monomoteur, avec le poste de pilotage situé au dessus de la partie antérieure de la cabine, un train d’atterrissage à roues, le rotor principal articulé et le rotor de queue sont quadripales.

Au début des années 1950, Sikorsky se lance dans le développement d’un appareil dérivé du S-55, mais plus puissant. Cela permet au nouvel appareil d’avoir une capacité d’emport augmentée, et répondre ainsi à une demande de l’US Navy concernant un nouvel hélicoptère de lutte anti-sous-marine.

Les principales différences extérieures avec son prédécesseur sont une poutre de queue basse, un train d’atterrissage tricycle avec une roulette de queue, un nez légèrement allongé et une cabine plus vaste. Ces modifications permettent d’installer un moteur plus puissant, d’avoir un volume de charge plus important, de rendre plus accessible la tête du rotor principal et de limiter les risques de collision entre les pales et la poutre de queue en cas d’atterrissage violent. Le rotor de queue est quadripale, comme le rotor principal. Les pales de ce dernier se replient vers l’arrière, alors que la section arrière du fuselage se replie aussi, diminuant ainsi la place nécessaire pour le stockage de ces appareils.

Les autres modifications importantes sont un moteur en étoile Wright R-1820-84, disposé également dans le nez, mais conférant à l’appareil une puissance presque doublée, et une cellule à la structure renforcée.

Le premier prototype, désigné XHSS-1, vole pour la première fois le 8 mars 1954.
Après quelques semaines de tests tout à fait satisfaisants, la fabrication des appareils de série commence. Le premier vol d’un de ces hélicoptères a lieu le 20 septembre de la même année et ils sont rapidement livrés aux différentes forces aériennes des Etats-Unis.

La version de lutte anti-sous-marine utilisée par l’US Navy est désignée HSS-1 Seabat et les premiers de ces appareils sont livrés dès août 1955.
Ils sont suivis par des HSS-1G optimisés pour des missions de nuit grâce à un système de stabilisation et un radar de navigation Doppler APN-97. Malheureusement, ces appareils ne possèdent toujours pas une charge utile suffisante pour être utilisés seuls, ce qui oblige l’US Navy à les employer par deux, équipés de torpilles autoguidées. Ils sont renommés SH-34 à partir de 1962.
À leurs remplacements par des SH-3 Sea King, une grande partie est utilisée pour des missions utilitaires sous la désignation d’UH-34.

L’US Army commande la version de transport du HSS-1 et reçoit ses premiers H-34A Choctaw en septembre 1955. Ces appareils peuvent transporter jusqu’à seize soldats, ou huit blessés sur des civières. Les versions H-34B et H-34C suivent, sans grandes modifications.

Cette version de transport est également utilisée par d’autres forces armées des USA. Elle est désignée HUS-1 Seahorse au sein de l’US Navy, de l’US Marine Corps et des US Coast Guard.

C’est en février 1957 que les Marines reçoivent leurs premiers exemplaires, dont quarante sont désignés HUS-1A après avoir été équipés de flotteurs. Quatre autres sont modifiés pour opérer en environnement arctique (HUS-11). En principe ils ne doivent être utilisés qu’en attendant l’arrivée des hélicoptères lourds H-37 Mojave. Mais le H-34 étant particulièrement efficace dans son rôle de transport moyen, 515 UH-34D sont commandés et resteront en service jusqu’en 1965.
En 1959, l’US Coast Guard prend en compte six HUS-1G pour des missions de recherche et de sauvetage. Ils sont utilisés jusqu’en 1962.
Sept HUS-1Z sont utilisés par l'US Army and Marine Corps Executive Flight Detachment, basé à Andrews AFB(Washington), pour le transport de VIP.

Au Viêt-Nam, les utilisateurs remarquent vite que l’appareil comporte certains inconvénients. En effet, le poste de pilotage situé au dessus de la cabine présente une cible facile et il est difficile d’évacuer des blessés du cockpit, avec l’arbre de transmission qui le traverse.
Pour obtenir une cellule légère, l’enveloppe de l’appareil est en magnésium comme celle du S-55,. Elle possède de bonnes capacités à supporter les coups ennemis et permet de rentrer malgré des dégâts assez importants. Malheureusement, cette cellule n’est pas assez résistante pour être équipée des divers armements qui lui permettraient d’avoir vraiment une importante puissance de feu. De plus, il y a eu des problèmes de corrosion et il est même arrivé qu’elle prenne feu sous les tirs ennemis. C’est une des raisons qui a décidé l’US Army de lui préférer les CH-21 Shawnee au Viêt-Nam, en attendant la mise en service généralisée des Bell UH-1 Iroquois.

L’USMC utilise ses H-34 jusqu’en août 1969, malgré l’arrivée de leurs UH-1 et UH-1E. La plus grande disponibilité et la fiabilité de ces appareils, en raison de leur simplicité de fonctionnement par rapport aux hélicoptères plus modernes, font que les Marines demandaient ces hélicoptères en les appelant par leur désignation « HUS ». Longtemps après le retrait du service de ces appareils, les expressions "give me a HUS", "get me a HUS" ou "cut me a HUS" sont restées dans le vocabulaire des Marines lorsqu’ils demandaient de l’aide.
De plus, certains H-34 de l’USMC ont été parmi les premiers hélicoptères utilisés pour le combat, équipés du "temporaire kit 1" (TK-1), comprenant deux mitrailleuses M60C et un panier de roquettes contenant 19 projectiles de 2,75 pouces (70mm). Ce kit d’armement est à la base du TK-2 qui équipera les UH-1E par la suite.

Suite aux accidents et aux tirs ennemis, l’USMC perdra 134 H-34 durant le conflit. La vingtaine restant sera remise aux forces Sud-Vietnamiennes.
L’armée de la République du Viêt-Nam a apprécié l’appareil, malgré des problèmes de maintenance en raison de manque de pièces de rechange. Les derniers appareils sont rendus aux USA après la chute de Saigon.
À la fin des années 1950, la compagnie aérienne Air America, créée par la CIA, a utilisé des H-34D. Ils les utilisaient toujours, depuis le Laos, lorsque les troupes US ont quitté le Vietnam.

Le H-34 ayant tout juste la capacité de levage pour soulever une capsule Mercury, c’est donc cet appareil qui a été chargé, la plupart du temps, d’aller les repêcher. En 1961, durant la mission Mercury 4, la trappe d’accès de la capsule Liberty Bell est malheureusement ouverte trop tôt. L’eau de mer s’engouffrant dans la cabine, cette dernière devient trop lourde pour l’hélicoptère devant la soulever. L’équipage du H-34 doit la larguer et la laisser couler. L’équipage, quand à lui, est sauvé.

Les Sikorsky H-34 restent en service dans l’US Army et l’USMC jusqu’à la fin des années 1960. Ils resteront l’hélicoptère de transport standard des différentes armées de réserve US, soit les Marine Corps Reserve, l’Army Reserve et l’Army National Guard jusqu’à leurs remplacement par des UH-1.
Tous les H-34 ont été retirés du service dans l'armée américaine au début des années 1970.

En France, la Marine Nationale adopte le H-34 Seabat en 1955. Elle utilise cet appareil au combat durant la guerre d’Algérie de 1956 à 1962. À ce moment, l’Armée de l’Air a déjà modifié les Sikorsky H-19 et les Piasecki H-21 avec des roquettes et des mitrailleuses, afin de les utiliser pour l’attaque au sol. La Marine Nationale effectue donc le même genre de modifications pour le H-34 français, qui est alors désigné « Pirate ». Il est très largement utilisé dans les opérations aéroportées de contre-insurrection.
Jusque là, le H-19 s’était avéré comme n’étant pas assez puissant et le H-21 peu mobile. Le H-34 apporte une puissance suffisante tout en restant maniable. Il peut en effet être équipé d’un canon de 20mm MG151 tirant depuis la porte latérale de la cabine, de deux mitrailleuses Browning M2 de 12,7mm tirant par les fenêtres de gauche et de roquettes de 37 ou 68mm. Parfois, il est également équipé de mitrailleuses supplémentaires ou même de roquettes de 73mm. Malgré cela, d’après des évaluations officielles, le CH-21 est plus apte à supporter de multiples dégâts résultant des tirs venant du sol, certainement à cause de l’emplacement des réservoirs de carburant situés sous la cabine du H-34.

En Israël, des spécialistes de l’aviation militaire et des parachutistes étudient les rapports faits par l’aviation française et recommandent l’achat de Sikorsky S-58.
Le 13 février 1958, les deux premiers appareils sont livrés, suivi par un troisième le mois suivant. Plusieurs appareils sont acquis par la suite, parfois de façon peu orthodoxe, comme ces 24 S-58 destinés normalement à la Luftwaffe et qui sont acheminés clandestinement en Israël en 1962!
Au début de la « Guerre des six jours », 28 S-58 sont disponibles. Ils sont d’abord utilisés pour la recherche et le sauvetage des pilotes abattus, puis ils sont rapidement impliqués dans le combat terrestre en première ligne. Durant la nuit du 5 au 6 juin 1967, les S-58 transportent 600 soldats dans le centre de la péninsule du Sinaï, derrières les lignes égyptiennes qui résistent aux blindés israéliens. Cette force terrestre héliportée permet de détruire des positions d’artillerie, entraînant l’effondrement du front égyptien dans la région. Le 7 juin, c’est également des S-58 qui transportent des commandos parachutistes pour prendre la pointe sud du Sinaï, mais le site est déjà abandonné par les troupes adverses. C’est aussi avec des ponts aériens effectués les 9 et 10 juin, que les israéliens ont infiltrés des commandos parachutistes derrières les lignes syriennes et qui, en attaquant ces dernières, ont permis de prendre le contrôle du plateau du Golan.
Après la « Guerre des six jours », les S-58 israéliens sont utilisés contre les incursions palestiniennes en Israël, ainsi que pour attaquer certaines de leurs bases en Jordanie.
La dernière opération militaire de ces appareils a lieu le 21 mars 1968, durant la bataille de Karameh, lorsqu’ils transportent les troupes israéliennes et évacuent les blessés. Ils sont remplacés, peu de temps plus tard par des Bell 205 et des Aérospatiale Super-Frelon.

La production aux USA, qui prend fin en 1970, totalise plus de 1 800 exemplaires des différentes versions. D’autres appareils seront fabriqués ou montés dans d’autres pays. En effet, il y a 135 H-34 construits par Sikorsky aux USA, puis assemblés par Sud-Aviation en France et 166 autres produits directement sous licence par Sud-Aviation, pour être ensuite livrés à l’Armée de l’Air, à l’ALAT et à l’Aéronavale.
Au total, il y aura donc plus de 2100 H-34 construits.

Le H-34 a également été produit sous licence, dès 1958, en Grande-Bretagne par Westland sous le nom de Wessex. Ces appareils, propulsés par des turbopropulseurs, ont été principalement utilisés par la Royal Air Force et la Royal Navy. Un certain nombre a toutefois été utilisé par différentes forces armées, ainsi que de nombreux utilisateurs civils.

Les Sikorsky H-34 ont été utilisés comme moyen de transport par les forces armées de vingt-cinq pays, sur tous les continents.
Ils ont servis dans des conflits en Asie du Sud-est, au Nicaragua, en République Dominicaine, aux Malouines et en Algérie. Ils ont également servis de transport aux victimes de catastrophes naturelles, à la lutte contre les incendies, au transport de présidents et à la récupération d’astronautes et de capsules spatiales.

Etant un des derniers hélicoptères à être motorisé par un moteur à pistons, il a été remplacé en général par des appareils munis de turbines. Sa carrière aurait peut-être été prolongée si Sikorsky avait développé une version turbopropulsée, comme l’a fait Westland pour le Wessex. En effet, les derniers Wessex n’ont été remplacés dans les forces armées britanniques qu’en 2003, par des Eurocopter SA.330 Puma.


Versions :
H-34A : version du HSS-1 pour l’US Army, équipée d’un moteur R-1820-84 de 1525 cv. 359 appareils fabriqués, 21 sont transférés de l’US Navy. Redésigné CH-34A en 1962.
JH-34A : sous-version du H-34A utilisée pour des tests d’armement.
VH-34A : H-34A convertis pour le transport de personnel.
CH-34A : redésignation des H-34A en 1962.
H-34B : H-34A modifiés, redésignés CH-34B en 1962.
VH-34B : H-34B convertis pour le transport de personnel et les VIP.
CH-34B : redésignation des H-34B en 1962.
H-34C : H-34B légèrement modifié, redésignés CH-34C en 1962.
JH-34C : CH-34C utilisés pour des essais d’armement.
VH-34C : CH-34C convertis pour le transport de personnel et les VIP.
CH-34C : redésignation des H-34C en 1962.
HH-34D : désignation des appareils de l’USAF qui sont transférés à des forces aériennes comme aides militaires (MAP et MDAP).
UH-34D : redésignation des HUS-1 en 1962.
LH-34D : redésignations des HUS-1L en 1962 ; plus 54 appareils fabriqués en plus.
VH-34D : redésignation des HUS-1Z en 1962.
UH-34E : redésignation des HUS-1A en 1962.
HH-34F : redésignation des HUS-1G en 1962.
YSH-34G : redésignation des YHSS-1 en 1962.
SH-34G : redésignation des HSS-1 en 1962.
UH-34G : SH-34G modifiés pour le transport de matériel et l’entrainement.
SH-34H : redésignation des HSS-1F en 1962.
YSH-34J : redésignation des YHSS-1N en 1962.
SH-34J: redésignation des HSS-1N en 1962.
UH-34J : SH-34J modifiés (sans l’équipement ASW) pour le transport de matériel et l’entrainement.
HH-34J : UH-34J anciennement utilisés par l’US Navy en service dans l’USAF.
VH-34J : reconversion des SH-34J pour le transport de personnel.
XHSS-1 Seabat : 3 Sikorsky S-58 utilisés par l’US Navy pour des évaluations techniques. Redésignés par la suite YHSS-1, puis YSH-34G en 1962.
HSS-1 Seabat : version de lutte anti-sous-marine pour l’US Navy, 215 appareils construits, redésignés SH-34G en 1962.
HSS-1F Seabat : un HSS-1 remotorisé avec deux YT-58-GE pour effectuer des essais en vol, redésigné SH-34H en 1962.
YHSS-1N Seabat : un HSS-1 modifié afin de servir de prototype au HSS-1N, redésigné YSH-34J en 1962.
HSS-1N Seabat : version du HSS-1 équipé d’une avionique et d’un pilotage automatique lui permettant de voler de nuit ou par faible visibilité, 167 appareils construits (en plus de 75 appareils fabriqués pour l’Allemagne de l’Ouest avec un fuselage au standard CH-34C), redésignés SH-34J en 1962.
HUS-1 Seahorse : version de transport dérivé du HSS-1 utilisés pas l’USMC, 462 construits, redésignés UH-34D en 1962.
HUS-1A Seahorse : HUS-1 équipés de flotteurs, 40 appareils construits, redésignés UH-34E en 1962.
HUS-1G Seahorse : version du HUS-1 utilisée par l’US Coast Guard, 6 appareils construits, redésignés HH-34F en 1962.
HUS-1L Seahorse : HUS-1 modifiés pour des opérations dans l’Antartique, 4 appareils construits, redésignés LH-34D en 1962.
HUS-1Z Seahorse : version du HUS-1 pour le transport de VIP au sein de l’Executive Flight Detachment, redésignés VH-34D en 1962.
S-58 : version civile de base pour le transport de fret.
S-58B : version civile améliorée pour le transport de fret.
S-58C : version civile pour le transport de passagers.
S-58D : version cargo civile.
S-58T : version civile produite par Sikorsky, mais équipée de turbines par les entreprises Orlando Helicopter et California Helicopter.
S-58 Heli-Camper : version civile équipé avec un moteur Wright Cyclone R-1820-1824.
Orlando Airliner : version civile de transport de passagers, comportant 18 places.


Utilisateurs:
Allemagne : Heeresflieger, 80 appareils entre 1957 et 1972; Marineflieger, 27 appareils entre 1963 et 1975 ; Luftwaffe, 14 appareils.

Argentine : Fuerza Aerea Argentina, 2 appareils entre 1975 et 1980.

Belgique : Force Aérienne Belge, 7 S-58C de 1963 à 1978.

Brésil : força aeronaval da marinha do brasil, 6 HS-1 (SH34J) de 1963 à 1978.

Cambodge : . . .

Canada : 6 CH-126 de 1955 à 1972.

Chili : Armada de Chile, 2 appareils.

Costa rica : 2 S-58T à partir de 1975

Espagne : . . .

Etats-Unis : USAF, 32 appareils de 1971 à 1974 ; US Army : 478 appareils de 1955 et 1970 ; US Marine Corps, 563 appareils de 1955 à 1970 ; US Navy , 385 appareils de 1955 à 1970 ; US Coast Guard, 6 HH-34F de 1959 à 1962.

France : armée de l'air, 155 appareils de 1956 à 1976; Aviation Navale: 57 de 1955 à 1979.

Grèce : . . .

Haiti : 2 UH-34, dès 1969 et 5 autres à partir de 1973.

Indonésie : 10 UH-34 depuis 1959, plus 10 autres (ex-Sud-Vietnamiens) depuis 1972.

Italie : Marina Militare Italiana, 15 appareils

Iran : . . .

Israël : Heil Ha'Avir (Israeli Air Force), 30 appareils entre 1958 et 1969.

Japon : japanese maritime self defence force, 17 appareils de 1958 à… ; Japan Coast Guard, 2 appareils.

Katanga : ?

Laos : 4 UH-34, à partir de 1961 et 38 autres UH-34 (ex-Sud-Vietnamiens) à partir de 1972.

Nicaragua : 13 appareils

Pays-Bas : Marine Luchtvaartdienst, 13 appareils de 1963 à 1972.

Pérou : . . .

Philippines : 2 appareils

Russie : Военно-воздушные cилы России, 2 appareils.

Sud-Vietnam: Vietnam Air Force, 34 CH-34

République de Chine (Taïwan) :

Turquie : . . .

Thaïlande : Royal Thaï Air Force, 82 appareils de 1962 à 2003

Uruguay : 6 appareils de 1971 à 1992.

Caractéristiques (CH-34 Choctaw) :
Equipage : 2 pilotes
Capacités de transport : 16 soldats ou 8 civières
Longueur : 17,27 m
Hauteur : 4,85 m
Diamètre du rotor principal : 17,07 m
Surface du rotor principal : 228,54 m2
Masse à vide : 3583 kg
Masse maximale au décollage : 6350 kg
Moteur : Wright R-1820-84 de 1’525 cv (1’137 kW)

Performances :
Vitesse maximale : 198 km/h
Vitesse de croisière : 156 km/h
Distance franchissable : 293 km
Plafond pratique : 2900 m
Vitesse ascensionnelle au niveau de la mer : 5,6 m/s

Armement :
- Lance-roquette XM4 de 70mm.
- Système XM6E1 doté de deux mitrailleuses M60 de 7,62mm.
- Système TK-1 combinant 2 M60C de 7,62mm et un lance-roquette contenant 19 roquettes de 70mm.
- Une M60C en sabord.
- Canon Mauser MG151/20 de 20mm sur affût.
- Mitrailleuses Browning M2 de 12,7mm en sabord.
- Lance roquette contenant 6 ou 8 tubes LRAC de 105mm.
- Panier SNEB de 65mm.
- 2 torpilles Mk44 ou Mk46.


Liens internet :
<!– m –><a class="postlink" href="http://www.lesavions.net/index.php?option=com_content&task=view&id=127&Itemid=1">http://www.lesavions.net/index.php?opti … 7&Itemid=1</a><!– m –>
<!– m –><a class="postlink" href="http://www.helis.com/database/model/116/">http://www.helis.com/database/model/116/</a><!– m –>
<!– m –><a class="postlink" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Sikorsky_H-34">http://en.wikipedia.org/wiki/Sikorsky_H-34</a><!– m –>
<!– m –><a class="postlink" href="http://www.vectorsite.net/avs55.html">http://www.vectorsite.net/avs55.html</a><!– m –>
<!– m –><a class="postlink" href="http://www.aviastar.org/helicopters_eng/sik_s-58.php">http://www.aviastar.org/helicopters_eng/sik_s-58.php</a><!– m –>
<!– m –><a class="postlink" href="http://www.aircraftcarrier.name/aircrafts/sikorsky-S58-CH34/index.html">http://www.aircraftcarrier.name/aircraf … index.html</a><!– m –>
<!– m –><a class="postlink" href="http://www.netmarine.net/aero/aeronefs/hss/histoire.htm">http://www.netmarine.net/aero/aeronefs/hss/histoire.htm</a><!– m –>
<!– m –><a class="postlink" href="http://en.wikipedia.org/wiki/U.S._Helicopter_Armament_Subsystems#UH-34.2FCH-34_Choctaw.2FSeahorse">http://en.wikipedia.org/wiki/U.S._Helic … 2FSeahorse</a><!– m –>

Et une petite illustration toute fraiche…[attachment=0:xqrwyc7a]<!– ia0 –>IMG_7089_1a.jpg<!– ia0 –>[/attachment:xqrwyc7a]
Re: Sikorsky H34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 31/07/2012 11:08 Jericho
En rentrant la fiche sur le site, j'ai réalisé que je n'avais peut-être pas assez creusé la version HSS Pirate française. J'ai donc rajouté quelques infos supplémentaires sur la fiche.

Si vous avez des précisions à ajouter, ou même des remarques, si vous voyez des erreurs, comme d'habitudes n'hésitez pas: je ne suis pas spécialiste de la Guerre d'Algérie et j'ai peut-être fait des erreurs. Merci d'avance.

La fiche sur le site.

Les HSS de la Marine Nationale:
Les 13 premiers H-34 reçus par la Marine nationale sont construits par Sikorsky. Par la suite, elle recevra 12 appareils assemblés par Sud-Est Aviation et 32 construits sous licence par cette dernière entreprise entre 1960-1961. Désignés HSS, ils sont prévu d’être utilisés pour la lutte anti-sous-marine.

En janvier 1958, en pleine Guerre d’Algérie, l’escadrille 32F munie de 8 HSS arrive à Oran à bord du porte-avion Bois-Belleau, puis est basée à la BAN Lartigue. Les HSS y opèrent avec les H21 de la 31F. Durant l’été 1959, c’est la 33F qui remplace ses H19 par des HSS, puis c’est au tour de la 31F en avril 1960.

Ces trois escadrilles sont coiffées par le GHAN1, créé en fin 1957. Le 20 avril 1960, a lieu officiellement le jumelage « hélico-commandos ». Dès lors, les équipages des HSS travaillent en étroite collaboration avec les Commandos Marine du GROUCO, les transportant dans de nombreuses opérations de lutte contre la rébellion, mais également en faisant du transport de fret et d’armement, de l’évacuation sanitaire et de l’appuis-feu. Pour cette dernière mission, les HSS sont modifiés pour permettre l’appui-feu des troupes au sol. C’est durant ces mission qu’ils sont surnommés « Pirates ». Ils reçoivent un canon MG151 de 20mm sur affût tirant par la porte latérale, sur la droite de la cabine. Deux mitrailleuses Browning M2 de 12,7mm sont installées pour tirer depuis les fenêtres de gauche. Les HSS peuvent être munis de lance-roquettes de 37 ou 68mm. Parfois même de roquettes de 73mm, mais souvent cela tient plus du bricolage, diminuant la précision des tirs.

Après les accords d’Evian en 1962, les HSS sont retirés en métropole, les 31F et 32F à Saint Mandrier et la 33F à Saint Raphaël. Ils ont effectués plus de 50’000 heures de vol au dessus de l’Algérie, transportant environ 110'000 Commandos Marine et sauvant près de 1'000 blessés. Les HSS de la 31F et de la 32F sont utilisés pour leurs missions prévues à l’origine : la lutte anti-sous-marine, sauf les appareils de la 33F qui gardent leurs missions de transport et d’appuis-feu. L’escadrille 20S est déjà munie d’une douzaine de HSS opérationnels avec un sonar américain, elle laissera ces missions au 31F et 32F qui travaillent à partir de Saint Mandrier, mais également depuis les porte-avions Arromanches, Foch et Clémenceau.

La 20S effectue son dernier vol le 12 janvier 1979.

La 31F participe ensuite aux essais nucléaires dans le Pacifique. Ses HSS sont retirés du service le 16 novembre 1978, date à laquelle ils sont remplacés par des Lynx.

Les HSS de la 32F sont déplacés en Bretagne après avoir participés en 1963 aux essais de La Résolue (future Jeanne d’Arc). En 1970, cette escadrille est équipée de Super-Frelon. Les HSS de la 33F sont déplacés sur Saint Mandrier en 1964. Ils sont utilisés pour de nombreuses missions en collaboration avec les Commandos Marine, l’infanterie de Marine, la Légion étrangère, les régiments parachutistes et les chasseurs alpins. Ils participent en 1970 à diverses opérations de pacification au Tchad. En 1973 ils sont envoyés en Tunisie pour aider la population menacée d’inondation. En 1975, ils partent dans l’Océan Indien à bord du Clémenceau. Le 22 juin 1979, la 33F remplacent ses HSS par des Super-Frelon.

Au total, les HSS français ont effectués plus de 185'000 heures de vol. Sur les 57 appareils, 20 ont été détruits dans des accidents ou en opération.
Re: Sikorsky H34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 31/07/2012 13:17 Clansman
Gros morceau, hein ? :mrgreen:

J'ai rajouté une vidéo et un plan 3 vues. Tu veux que je rajoute ta photo, Jericho ?
Re: Sikorsky H34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 31/07/2012 13:24 Jericho

Clansman a écrit

Gros morceau, hein ? :mrgreen:
Disons que je me suis appliqué à ce qu'elle reste légère… Comment ça, c'est raté?!? :shock:

Clansman a écrit

J'ai rajouté une vidéo et un plan 3 vues.
Merci!

Clansman a écrit

Tu veux que je rajoute ta photo, Jericho ?
Pourquoi pas, si elle peut convenir. La mienne ou une autre, c'est égal. ;)
Metz 2007 à 30/08/2014 10:16 stanak
H-34A de l'AdlA
Image
Re: Sikorsky H-34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 01/09/2014 20:34 Nico2
Vintage et pourtant bien préservé.

"A l'américaine". :)
Re: Sikorsky H-34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 18/11/2014 17:12 mech34
Bonjour
Nouveau sur le forum! :D ……
A propos de l'armement du Sikorsky S58 (H34 ou HSS), je n'ai pas trouvé un mot sur l'armement des H34, Pirates eux aussi, de l'AA;
Because?
Cordiales salutations à tous
Re: Sikorsky H-34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 18/11/2014 17:31 Jericho

mech34 a écrit

Bonjour
Nouveau sur le forum! :D ……
Bienvenue à toi, Mech34!


mech34 a écrit

A propos de l'armement du Sikorsky S58 (H34 ou HSS), je n'ai pas trouvé un mot sur l'armement des H34, Pirates eux aussi, de l'AA;
Because?
Si tu dis vrai, je vois plusieurs possibilités, mais la plus probable est que j'ai complètement zappé que l'Armée de l'Air utilisait ses S58 comme "Pirate" (ce qui ne serait pas étonnant vu mon manque de connaissance sur ce sujet, à part ce que j'ai pu trouver comme documentation pour cette fiche) :mrgreen: … et que personne me l'a fait remarquer. :roll:

Cinétic? Où es-tu mon petit?… (toujours essayer de faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre…) [/size:2iklngwp] :bonnet:
Re: Sikorsky H-34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 18/11/2014 17:53 Ansierra117
Manque aussi la version pirate sur la fiche du Puma :)
Re: Sikorsky H-34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 19/11/2014 07:29 Nico2

mech34 a écrit

Bonjour
Nouveau sur le forum! :D ……

Bonjour et bienvenue. Image

mech34 a écrit

A propos de l'armement du Sikorsky S58 (H34 ou HSS), je n'ai pas trouvé un mot sur l'armement des H34, Pirates eux aussi, de l'AA;
Because?
Cordiales salutations à tous

Jericho est dessus. :mrgreen:

:drill:

Jericho a écrit

Si tu dis vrai, je vois plusieurs possibilités, mais la plus probable est que j'ai complètement zappé que l'Armée de l'Air utilisait ses S58 comme "Pirate" (ce qui ne serait pas étonnant vu mon manque de connaissance sur ce sujet, à part ce que j'ai pu trouver comme documentation pour cette fiche) :mrgreen: … et que personne me l'a fait remarquer. :roll:

Cinétic? Où es-tu mon petit?… (toujours essayer de faire porter le chapeau à quelqu'un d'autre…) :bonnet:[/size:36bi7gbn]

Trop gros passera pas ? [/size:36bi7gbn] :mrgreen:
Re: Sikorsky H-34 (S-58) Choctaw, Seahorse, Seabat, Pirate à 19/11/2014 10:06 Jericho

Nico2 a écrit

Trop gros passera pas ? [/size:ej9n8xdn] :mrgreen:

[attachment=0:ej9n8xdn]<!– ia0 –>obelix3.JPG<!– ia0 –>[/attachment:ej9n8xdn]

:bonnet:
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:53, modifié le . ©AviationsMilitaires