Rappels

Histoire de l'appareil

Dans les années 1950 et 1960, l'OTAN, qui rassemblait la plupart des pays d'Europe occidentale, lança plusieurs grands programmes, autour de spécifications précises, devant permettre aux membres de cette organisation de se doter des mêmes appareils. Cette standardisation devant fournir, entre autres, des avantages économiques (en réduisant les frais d'entretien) et politiques (quelques appareils pour représenter l'ensemble de l'organisation), et devant stimuler l'industrie européenne, face aux perspectives de production. En effet, si un seul modèle était retenu par l'OTAN, cela devait, théoriquement, entraîner des chiffres de production très importants, et donc susciter l'émulation. Toutefois, la plupart de ces programmes Otaniens ne débouchèrent pas sur les résultats attendus, même si des modèles très intéressants en sortirent. C'est le cas du G.222.

En 1962, l'OTAN lança officiellement le programme Nato Basic Requirement 4 (NBR/4). Ce programme concernait un appareil de transport tactique, pourvu de capacités de décollages courts ou verticaux (ADAC/V). Le constructeur italien Fiat proposa, sur les plans de son ingénieur Giuseppe Gabrielli (celui-là même qui avait conçu le Fiat G-50 ou le plus récent Fiat G-91 Gina), un projet, baptisé G.222. Bien que l'OTAN se soit finalement désintéressée du programme, les candidats examinés ne retenant pas son attention, le G.222 passa entre les gouttes. En effet, l'Aeronautica Militare (AMI) estima qu'il conviendrait parfaitement comme remplaçant de ses vieux Fairchild C-119, encore en service. Des financements étatiques furent attribués à Fiat, mais le projet prit du retard. L'AMI attendit 1968 pour donner son feu vert à la construction de deux prototypes (baptisés MM582 et MM583) et d'une troisième unité, pour les tests statiques, tandis que le premier modèle de présérie ne put sortir des ateliers qu'en 1970. Après deux années d'essais concluants, l’État adressa à Fiat (devenu entretemps Aeritalia) une commande portant sur 44 appareils, en août 1972. Le premier modèle de série quitta le sol en décembre 1975, la veille de Noël, tandis que l'AMI recevait ses premiers exemplaires officiellement en 1978. La production se trouva répartie en plusieurs sites italiens, comme pour Airbus, l'assemblage final se réalisant à Naples, en Campanie.

Le G.222 est un appareil tactique, environ du même gabarit que l'Antonov An-26 soviétique. Il ressemble à beaucoup de ses congénères : pourvu d'une voilure cantilever en position haute, il est propulsé par deux turbopropulseurs. Le chargement et le déchargement s'effectuent à l'arrière du fuselage. Une porte aménagée sur le ventre du G.222 permettait le largage de parachutistes, qui pouvait aussi s'effectuer par l'arrière. Mais le G.222 se distinguait de la concurrence par son exceptionnelle maniabilité. Capable de faire des loopings (à vide), le G.222 était également capable de voler à très basse vitesse et de se poser sur de très courtes distances. Il fit ainsi la joie des spectateurs de nombreux meetings, mais cela pouvait aussi s'avérer très utile sur les théâtres d'opérations où il fut engagé. Malheureusement, le G.222 pâtissait d'une motorisation trop faible et de capacités d'emport réduites, bien qu'il soit possible d'aménager la soute pour divers usages (fret, transport de parachutistes ou de troupes, évacuation sanitaire…).

Bien qu'handicapé par ses modestes performances, le G.222 trouva des acheteurs. Le premier client d'Aeritalia fut l'Argentine, dont les trois appareils furent engagés durant la guerre des Malouines (1982). Les anciennes colonies italiennes firent aussi partie de cette liste : la Somalie acheta 4 exemplaires, dont seuls 2 furent finalement livrés (pour un service limité, 1980-1987). Quant à la Libye, elle se distingua en commandant pas moins de 20 G.222. Tripoli contourna l'embargo américain sur les moteurs General Electric en commandant des appareils équipés de Rolls-Royce Tyne Mk 801, qui avaient en outre l'avantage d'être beaucoup plus puissants que les moteurs d'origine et qui augmentaient sensiblement les performances de l'appareil. D'autres appareils furent fournis au Nigeria et au Venezuela, ainsi qu'à la Thaïlande. La Tunisie a reçu au moins un ancien exemplaire italien. Il faut enfin citer le cas des États-Unis, qui passèrent commande de 10 exemplaires, afin d'en pourvoir leurs unités basées à Panama. Tous furent retirés du service en 1999 : ils étaient jugés trop chers à l'emploi et à la maintenance. Les G.222 états-uniens étaient désignés C-27A Spartan.

Les G.222 furent engagés en opérations à plusieurs reprises. Il semble qu'un appareil italien ait été descendu en 1992, en approche de Sarajevo, par un missile sol-air. Sept autres appareils italiens ont été détruits dans divers accidents.

La production totale semble de 108 exemplaires. Officiellement, l'Italie n'a plus de G.222 en service actif. 18 exemplaires sont en cours de livraison, pour équiper la nouvelle force aérienne afghane. 5 des 6 exemplaires nigérians et un unique exemplaire argentin semblent encore en service. Miné par la concurrence et ses faibles performances, le G.222 eut une carrière écourtée. Mais il donna naissance à un dérivé, actuellement lancé dans la bataille du renouvellement des appareils de transport tactique, le C-27J Spartan, co-développé par Lockheed et Alenia (entreprise issue de la fusion entre Aeritalia et Selenia). Ce nouveau Spartan, développé à partir de 1997, a reçu une nouvelle avionique, des moteurs plus puissants et une perche de ravitaillement.


Texte de Clansman, avec son aimable autorisation

Versions référencées

  • Aeritalia G.222TCM : Version de base destinée à l'Italie. 2 prototypes + 40 exemplaires.
  • Aeritalia G.222RM : Version de calibration radio/radar destinée à l'Italie. 4 exemplaires.
  • Aeritalia G.222SAA : Version de lutte anti-incendie destinée à l'Italie. 5 exemplaires.
  • Aeritalia G.222VS : Version de guerre électronique destinée à l'Italie. 1 exemplaire.
  • Aeritalia G.222A : Version export de base.
  • Aeritalia G.222L : Version motorisée par des Rolls-Royce Tyne et destinée à la Libye. 20 exemplaires.
  • Aeritalia C-27A Spartan : Désignation militaire américaine du G.222. 10 exemplaires.

Pays exploitant actuellement cet appareil

Anciens pays utilisateurs

Aeritalia G.222TCM voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 28 000 kg (61 729 lbs)
  • Masse à vide : 15 400 kg (33 951 lbs)
  • Surface alaire : 82 m² (883 sq. ft)
  • Hauteur : 9,8 m (32,152 ft)
  • Envergure : 28,7 m (94,16 ft)
  • Longueur : 22,7 m (74,475 ft)

Performances

  • Vitesse de croisière : 439 km/h (273 mph, 237 kts)
  • Distance de décollage : 662 m (2 172 ft)
  • Plafond opérationnel : 7 620 m (25 000 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 8,6 m/s (28,215 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 540 km/h (336 mph, 292 kts)
  • Charge alaire, à vide : 187,805 kg/m² (38,466 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 341,463 kg/m² (69,937 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 turbopropulseurs General Electric T64-GE-4PD
  • Puissance unitaire : 2 501 kW (3 400 ch, 3 353 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Forum

Sujet complet »
Aeritalia G.222 à 23/05/2010 21:55 ciders
Encore un avion aux spécificités OTAN. Qui a dit encore un échec ? Bande de médisants. :p



Dans les années 1950 et 1960, l'OTAN, qui rassemblait la plupart des pays d'Europe occidentale, lança plusieurs grands programmes, autour de spécifications précises, devant permettre aux membres de cette organisation de se doter des mêmes appareils. Cette standardisation devant fournir, entre autres, des avantages économiques ( en réduisant les frais d'entretien ) et politiques ( quelques appareils pour représenter l'ensemble de l'organisation ), et devant stimuler l'industrie européenne, face aux perspectives de production. En effet, si un seul modèle était retenu par l'OTAN, cela devait, théoriquement, entraîner des chiffres de production très importants, et donc susciter l'émulation. Toutefois, la plupart de ces programmes Otaniens ne débouchèrent pas sur les résultats attendus, même si des modèles très intéressants en sortirent. C'est le cas du G.222.

En 1962, l'OTAN lança officiellement le programme Nato Basic Requirement 4 ( NBR/4 ). Ce programme concernait un appareil de transport tactique, pourvu de capacités de décollages courts ou verticaux ( ADAC/V ). Le constructeur italien Fiat proposa, sur les plans de son ingénieur Giuseppe Gabrielli ( celui-là même qui avait conçu le Fiat G-50 ou le plus récent Fiat G-91 Gina ), un projet, baptisé G.222. Bien que l'OTAN se soit finalement désinteressée du programme, les candidats examinés ne retenant pas son attention, le G.222 passa entre les gouttes. En effet, l'Aeronautica Militare ( AMI ) estima qu'il conviendrait parfaitement comme remplaçant de ses vieux Fairchild C-119, encore en service. Des financements étatiques furent attribués à Fiat, mais le projet prit du retard. L'AMI attendit 1968 pour donner son feu vert à la construction de deux prototypes et d'une troisième unité, pour les tests statiques, tandis que le premier modèle de présérie ne put sortir des ateliers qu'en 1970. Après deux années d'essais concluants, l'Etat adressa à Fiat ( devenu entretemps Aeritalia ) une commande portant sur 44 appareils, en août 1972. Le premier modèle de série quitta le sol en décembre 1975, la veille de Noël, tandis que l'AMI recevait ses premiers exemplaires officiellement en 1978. La production se trouva répartie en plusieurs sites italiens, comme pour Airbus, l'assemblage final se réalisant à Naples, en Campanie.

Le G.222 est un appareil tactique, environ du même gabarit que l'Antonov An-26 soviétique. Il ressemble à beaucoup de ses congénères : pourvu d'une voilure cantilever en position haute, il est propulsé par deux turbopropulseurs. Le chargement et le déchargement s'effectuent à l'arrière du fuselage. Une porte aménagée sur le ventre du G.222 permettait le largage de parachutistes, qui pouvait aussi s'effectuer par l'arrière. Mais le G.222 se distinguait de la concurrence par son exceptionnelle maniabilité. Capable de faire des loopings ( à vide ), le G.222 était également capable de voler à très basse vitesse et de se poser sur de très courtes distances. Il fit ainsi la joie des spectateurs de nombreux meetings, mais cela pouvait aussi s'avérer très utile sur les théatres d'opérations où il fut engagé. Malheureusement, le G.222 pâtissait d'une motorisation trop faible et de capacités d'emport réduites, bien qu'il soit possible d'aménager la soute pour divers usages ( fret, transport de parachutistes ou de troupes, évacuation sanitaire… ).

Bien qu'handicapé par ses modestes performances, le G.222 trouva des acheteurs. Le premier client d'Aeritalia fut l'Argentine, dont les trois appareils furent engagés durant la guerre des Malouines ( 1982 ). Les anciennes colonies italiennes firent aussi partie de cette liste : la Somalie acheta 4 exemplaires, dont seuls 2 furent finalement livrés ( pour un service limite, 1980-1987 ). Quant à la Libye, elle se distingua en commandant pas moins de 20 G.222. Tripoli contourna l'embargo américain sur les moteurs General Electric en commandant des appareils équipés de Rolls-Royce Tyne Mk 801, qui avaient en outre l'avantage d'être beaucoup plus puissants que les moteurs d'origine et qui augmentaient sensiblement les performances de l'appareil. D'autres appareils furent fournis au Nigéria et au Venezuela, ainsi qu'à la Thaïlande. La Tunisie a reçu au moins un ancien exemplaire italien. Il faut enfin citer le cas des Etats-Unis, qui passèrent commande de 10 exemplaires, afin d'en pourvoir leurs unités basées à Panama. Tous furent retirés du service en 1999 : ils étaient jugés trop chers à l'emploi et à la maintenance. Les G.222 états-uniens étaient désignés C-27A Spartan.

Les G.222 furent engagés en opérations à plusieurs reprises. Il semble qu'un appareil italien ait été descendu, en approche de Sarajevo, par un missile sol-air, en 1992. Sept autres appareils italiens ont été détruits dans divers accidents.

Versions principales :

- G.222A : variante standard
- G.222L ( ou G.222T ) : appareils libyens, remotorisés
- G.222RM : variante de calibration radio/radar
- G.222SAA : appareils de lutte anti-incendie ; quatre exemplaires produits pour l'AMI
- G.222VS : variante destinée à la guerre électronique, avec un fuselage réaménagé pour la guerre électronique
- C-27A Spartan : exemplaires reçus par les Etats-Unis, remis à niveau localement

La production totale semble de 108 exemplaires. Officiellement, l'Italie n'a plus de G.222 en service actif. 18 exemplaires sont en cours de livraison, pour équiper la nouvelle force aérienne afghane. 5 des 6 exemplaires nigérians et un unique exemplaire argentin semblent encore en service. Miné par la concurrence et ses faibles performances, le G.222 eut une carrière écourtée. Mais il donna naissance à un dérivé, actuellement lancé dans la bataille du renouvellement des appareils de transport tactique, le C-27J Spartan, co-développé par Lockheed et Alenia ( entreprise issue de la fusion entre Aeritalia et Selenia ). Ce nouveau Spartan, développé à partir de 1997, a reçu une nouvelle avionique, des moteurs plus puissants et une perche de ravitaillement.



Caractéristiques :

Type : appareil de transport
Premier vol : 18 juillet 1970
Entrée en service : 1978

Version : Aeritalia G.222A ( hors modèles libyens )

Motorisation : 2 turbopropulseurs General Electric T64-GE-P4D, de 3400 ch chacun

Equipage : 4 ( pilote, copilote, ingénieur/radio, personnel chargé du chargement )

Vitesse maximale : 540 km/h
Vitesse de croisière : 439 km/h à 6000 m
Plafond pratique : 7620 m
Distance franchissable maximale : 4600 km
Rayon d'action : 1370 km, avec la charge embarquée maximale

Capacité maximale ( au choix ) :
- 9 tonnes de fret
- 53 soldats équipés
- 44 parachutistes

Masse à vide : 15400 kg
Masse maximale au décollage : 28000 kg

Envergure : 28,70 m
Hauteur : 9,80 m
Longueur : 22,70 m
Surface alaire : 82 mètres carrés

Armement : aucun

Pays utilisateurs : Afghanistan, Argentine, Emirats Arabes Unis ( Dubaï ), Etats-Unis, Italie, Libye, Nigéria, Somalie, Thaïlande, Tunisie, Venezuela



Sources :

- L'Encyclopédie des Armes, volume 5, Atlas
- http://www.avionslegendaires.net/fiche.php?id=g222&numpage=1#historique
- http://en.wikipedia.org/wiki/Aeritalia_G.222
- http://www.aviastar.org/air/italy/aeritalia_g-222.php
- http://www.lesavions.net/index.php?option=com_content&task=view&id=21&Itemid=1
- http://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=428
Re: Aeritalia G.222 à 23/05/2010 22:06 PCmax
Ciders, certains détails… ne regardent que toi ! :mrgreen:

Mais se lancer dans une fiche sur l'Aeritalia G.222 un WE de pentecote, fallait le faire ! :)
Re: Aeritalia G.222 à 23/05/2010 22:41 ciders
Du côté de ma famille paternelle, ils sont tous plus moins anticléricaux. :bonnet:
Re: Aeritalia G.222 à 15/04/2011 17:26 ciders
Le G.222 sur le site
Aeritalia G.222TCM à 17/03/2012 09:16 stanak
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Officiellement, l'Italie n'a plus de G.222 en service actif
le MM62107 était encore utilisé par le 71° Gruppo à Pratica di Mare en oct.2011
Re: Aeritalia G.222 à 17/03/2012 12:07 ciders
D'où le "officiellement". Pas mal de sources indiquaient que l'Italie maintenait un ou plusieurs G.222 en service. Par contre, j'ignore ce que vont devenir les appareils libyens.
Re: Aeritalia G.222/Thailande à 26/01/2018 17:22 stanak
G.222
RTAF
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Re: Aeritalia G.222 à 26/01/2018 18:23 ciders
Il est bas sur pattes. Les trains se sont affaissés ?
Re: Aeritalia G.222 à 26/01/2018 18:38 Jericho

ciders a écrit

Il est bas sur pattes. Les trains se sont affaissés ?
Ou l'appareil a été bidouillé: il n'y a même plus les trappes du train avant… :hum:
Re: Aeritalia G.222 à 26/01/2018 20:11 Cinétic

Jericho a écrit

ciders a écrit

Il est bas sur pattes. Les trains se sont affaissés ?
Ou l'appareil a été bidouillé: il n'y a même plus les trappes du train avant… :hum:
Je pense que les amortisseurs ont du fuir, et donc qu'il repose sur les butées. Même en bon état, cet appareil n'est pas haut sur pattes de toute façon.
Re: Aeritalia G.222 à 26/01/2018 23:15 Jericho

Cinétic a écrit

Jericho a écrit

ciders a écrit

Il est bas sur pattes. Les trains se sont affaissés ?
Ou l'appareil a été bidouillé: il n'y a même plus les trappes du train avant… :hum:
Je pense que les amortisseurs ont du fuir, et donc qu'il repose sur les butées. Même en bon état, cet appareil n'est pas haut sur pattes de toute façon.
Et ils auraient démonté les trappes du train avant pour qu'elles ne touchent pas le sol?
Re: Aeritalia G.222 à 29/01/2018 08:19 d9pouces
mais non, c'est juste qu'il est en train de dormir…

Jericho > ou alors elles ont été démontées (ou ont sauté) après l'affaissement
Re: Aeritalia G.222 à 29/01/2018 08:28 Jericho

d9pouces a écrit

Jericho > ou alors elles ont été démontées (ou ont sauté) après l'affaissement
Tout à fait possible, mais il y a bien quelque chose qui cloche… ;)
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:53 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires