Rappels

Histoire de l'appareil

En 1969, le Mystère 20 a fait la preuve de son succès, mais il est légèrement surdimensionné. Un avion de liaison plus petit et plus économique aurait toutes ses chances, notamment auprès de l'armée de l'air qui s'y intéresse. Après l'échec du MD-320 Hirondelle, Benno Claude-Vallières propose, le 5 mai 1969, une version petit format du Mystère 20 pour 4 à 7 passagers. L'apparition de petits réacteurs adaptés, comme le Garrett TFE 731 rend cette solution envisageable et le nouveau projet est baptisé Mystère 10. L'appareil intéresse aussi la Pan Am qui commande 40 exemplaires de ce "mini-falcon" le 31 décembre, avant même le premier vol.

Celui-ci eut lieu le 1er décembre 1970 à Bordeaux-Mérignac, avec aux commandes Hervé Leprince-Ringuet et Jean Coureau. Bien que motorisé par des General Electric CJ 610 en attendant les réacteurs définitifs, l'appareil se révèle bon. Trop bon, même, puisqu'il a une agilité digne d'un avion de chasse. L'aile, qui avait été calculée en 3 dimensions (ce qui était une première en France), doit être revue et corrigée afin d'améliorer la stabilité. Celle-ci est plus conforme à ce qu'on attend d'un avion de transport lorque le prototype revole en mai 1971. Il prit alors le nom de Falcon. Le 2e prototype, le Falcon 10 02, vole pour la première fois en octobre 1971. Mais le premier prototype est accidenté le 31 octobre 1972, entraînant la mort de son équipage. Le premier appareil de série, lui, vole le 30 avril 1973.

Le 11 septembre 1973, l'appareil reçoit la certification française après les modifications rendues nécessaires par l'accident. Le Falcon 10 est assemblé à Mérignac, tandis que des firmes européennes participent à la construction : CASA pour les ailes, l'Italien SACA pour les empennages… En 1975, la fabrication est transférée à Istres.

Comparativement au Falcon 20, il est plus petit, en longueur comme en largeur, mais son autonomie est accrue et fut l'avion d'affaires le plus rapide du monde, au point d'être surnommé "Corporate Bullet" par ses pilotes.

Le Falcon 100, apparu en 1977, est une version équipée d'écrans en couleurs EFIS dans le cockpit, ce qui est une première pour un avion d'affaires. Il dispose aussi d'une soute à bagage avec accès à l'extérieur. L'armée de l'air Marocaine en utilise un.

226 appareils furent construits jusqu'en 1991.

L'aviation navale s'y intéressa et en commanda une version spécialisée, le Falcon 10 MER (Marine Entraînement Radar). 6 appareils, spécialement traités contre la corrosion, sont achetés. Le premier d'entre eux effectua son vol inaugural le 12 mars 1975. Les 2 premiers appareils entrent en service au sein de la SRL (Section Réacteur de Landivisiau) au printemps 1975.

2 autres exemplaires entrent en service en 1978 au sein de la 3S, à Hyères. Un des appareils, le n°39, est accidenté le 30 janvier 1980 à Toul et remplacé par un septième appareil en 1983. En 1981, la SRL devient la flottille 57S basée à Landivisiau et reçoit deux Falcon 10 supplémentaires. Elle reçoit les 2 Falcon 10 de la 3S en 1997, devenant l'unique utilisatrice de l'appareil.

Cet appareil sert, la moitié du temps, à l'entraînement des pilotes de chasse, en particulier pour le maintien des qualifications pour le vol sans visibilité (aux instruments). Il sert également à la liaison et au transport des VIP, à l'évacuation sanitaire, de plastron radar lors des exercices, voire d'escorte lors de vols de convoyage en se chargeant de la navigation et des échanges radios.

Un premier Falcon 10MER a été mis au standard 2 en 2006, consistant en une mise à niveau aux normés OACI de l'avionique. Les 5 appareils suivront prochainement.

Versions référencées

  • Dassault Falcon 10 : 1ere version de série.
  • Dassault Falcon 100 : Version à l'avionique modernisée.
  • Dassault Falcon 10MER : Version spécifique à l'aviation navale.

Pays exploitant actuellement cet appareil

Anciens pays utilisateurs

Dassault Falcon 10MER voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 8 500 kg (18 739 lbs)
  • Masse à vide : 5 055 kg (11 144 lbs)
  • Surface alaire : 24,1 m² (259,41 sq. ft)
  • Hauteur : 4,61 m (15,125 ft)
  • Envergure : 13,08 m (42,913 ft)
  • Longueur : 13,86 m (45,472 ft)

Performances

  • Vitesse de croisière : 837 km/h (520 mph, 452 kts)
  • Distance de décollage : 1 356 m (4 450 ft)
  • Distance d'atterrissage : 1 128 m (3 700 ft)
  • Distance de convoyage : 2 900 km (1 802 mi, 1 566 nm)
  • Plafond opérationnel : 13 716 m (45 000 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 23,4 m/s (76,772 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 907 km/h (564 mph, 490 kts)
  • Charge alaire, à vide : 209,751 kg/m² (42,96 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 352,697 kg/m² (72,238 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 réacteurs Honeywell TFE731-2-1C
  • Puissance unitaire : 1 506 kgp (15 kN, 3 320 lbf)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.
Enregistré 1
Enregistré - supprimé après changements du code sportif 1

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Falcon 10 à 29/07/2011 13:20 Clansman
En 1969, le Mystère 20 a fait la preuve de son succès, mais il est légèrement surdimensionné. Un avion de liaison plus petit et plus économique aurait toutes ses chances, notamment auprès de l'armée de l'air qui s'y intéresse. Après l'échec du MD-320 Hirondelle, Benno Claude-Vallières propose, le 5 mai 1969, une version petit format du Mystère 20 pour 4 à 7 passagers. L'apparition de petits réacteurs adaptés, comme le Garrett TFE 731 rend cette solution envisageable et le nouveau projet est baptisé Mystère 10. L'appareil intéresse aussi la Pan Am qui commande 40 exemplaires de ce "mini-falcon" le 31 décembre, avant même le premier vol.

Celui-ci eut lieu le 1er décembre 1970 à Bordeaux-Mérignac, avec aux commandes Hervé Leprince-Ringuet et Jean Coureau. Bien que motorisé par des General Electric CJ 610 en attendant les réacteurs définitifs, l'appareil se révèle bon. Trop bon, même, puisqu'il a une agilité digne d'un avion de chasse. L'aile, qui avait été calculée en 3 dimensions (ce qui était une première en France), doit être revue et corrigée afin d'améliorer la stabilité. Celle-ci est plus conforme à ce qu'on attend d'un avion de transport lorque le prototype revole en mai 1971. Il prit alors le nom de Falcon. Le 2e prototype, le Falcon 10 02, vole pour la première fois en octobre 1971. Mais le premier prototype est accidenté le 31 octobre 1972, entraînant la mort de son équipage. Le premier appareil de série, lui, vole le 30 avril 1973.

Le 11 septembre 1973, l'appareil reçoit la certification française après les modifications rendues nécessaires par l'accident. Le Falcon 10 est assemblé à Mérignac, tandis que des firmes européennes participent à la construction : CASA pour les ailes, l'Italien SACA pour les empennages… En 1975, la fabrication est transférée à Istres.

Comparativement au Falcon 20, il est plus petit, en longueur comme en largeur, mais son autonomie est accrue et fut l'avion d'affaires le plus rapide du monde, au point d'être surnommé "Corporate Bullet" par ses pilotes.

Le Falcon 100, apparu en 1977, est une version équipée d'écrans en couleurs EFIS dans le cockpit, ce qui est une première pour un avion d'affaires. Il dispose aussi d'une soute à bagage avec accès à l'extérieur. L'armée de l'air Marocaine en utilise un.

226 appareils furent construits jusqu'en 1991.

L'aviation navale s'y intéressa et en commanda une version spécialisée, le Falcon 10 MER (Marine Entraînement Radar). 6 appareils, spécialement traités contre la corrosion, sont achetés. Le premier d'entre eux effectua son vol inaugural le 12 mars 1975. Les 2 premiers appareils entrent en service au sein de la SRL (Section Réacteur de Landivisiau) au printemps 1975.

2 autres exemplaires entrent en service en 1978 au sein de la 3S, à Hyères. Un des appareils, le n°39, est accidenté le 30 janvier 1980 à Toul et remplacé par un septième appareil en 1983. En 1981, la SRL devient la flottille 57S basée à Landivisiau et reçoit deux Falcon 10 supplémentaires. Elle reçoit les 2 Falcon 10 de la 3S en 1997, devenant l'unique utilisatrice de l'appareil.

Cet appareil sert, la moitié du temps, à l'entraînement des pilotes de chasse, en particulier pour le maintien des qualifications pour le vol sans visibilité (aux instruments). Il sert également à la liaison et au transport des VIP, à l'évacuation sanitaire, de plastron radar lors des exercices, voire d'escorte lors de vols de convoyage en se chargeant de la navigation et des échanges radios.

Un premier Falcon 10MER a été mis au standard 2 en 2006, consistant en une mise à niveau aux normés OACI de l'avionique. Les 5 appareils suivront prochainement. Il est toujours en service.


La fiche sur le site


http://fr.wikipedia.org/wiki/Falcon_10

http://www.dassault-aviation.com/fr/passion/avions/dassault-civils/mystere-falcon-10-100.html

http://www.aviation-fr.info/guide/falcon10.php

http://www.defense.gouv.fr/marine/decouverte/equipements-moyens-materiel-militaire/aeronefs/falcon-10

http://www.ffaa.net/aircraft/falcon-10/falcon-10_fr.htm

http://www.caea.info/fr/coll/maqfalcon10.php

http://en.wikipedia.org/wiki/Dassault_Falcon_10
Falcon 10MER à 18/12/2011 09:04 stanak
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Re: Falcon 10 à 18/12/2011 15:10 Clansman
Photo rajoutée. Merci Stanak !
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:53 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires