Rappels

Histoire de l'appareil

Le Mitsubishi T-2 s'était révélé un superbe appareil d'entraînement supersonique, classe très rare, montrant que l'industrie japonaise n'avait finalement pas tellement perdu grand chose de ses capacités dans l'aéronautique. C'est donc très naturellement qu'elle songea à l'étape suivante, concevoir un avion de combat supersonique. Mais elle fit preuve de prudence et pris le T-2 comme base, en 1973. Cependant, le programme, nommé SF-X, semblait peu crédible, car il risquait d'arriver trop tard pour remplacer le F-86 d'une part, et de coûter trop cher au Japon d'autre part. Le potentiel insuffisant des F-86 et la nécessité de sauvegarder des emplois dans ce secteur de pointe sauva le programme. Cependant, il fallut abandonner l'idée de redessiner toute la pointe avant.

L'opération en elle-même était donc simplifiée : supprimer le deuxième poste de pilotage en le carénant, ce qui permettrait de libérer de la place à la fois pour le carburant et pour des systèmes avioniques. Le but était aussi d'obtenir un appareil avant tout destiné à la lutte anti-navire, et capable de mettre en œuvre un nouveau missile, l'ASM-1 japonais, qui avait une portée de 50 km.

Les 2 derniers Mitsubishi T-2 produits furent donc modifiés selon ces principes pour devenir des F-1, et devinrent des FS-T2 Kai. Le premier d'entre eux fit son vol inaugural le 3 juin 1975 et le deuxième plus tard dans le mois. La première commande de 18 appareils fut signée en mars 1976.

Le premier appareil de série vola le 16 juin 1977. Il était équipé d'un radar J/AWG-12, proche de celui des F-4M de la RAF dans le nez et opérant en mode air-air et air-surface, d'un contrôle de tir Mitsubishi Electric J/ASQ-1, d'une centrale de navigation inertielle J/ASN-1, copie sous licence du Ferranti 6TNJ-F, d'un détecteur d'alerte radar J/APR-3, dont l'antenne est au sommet de la dérive, un altimètre J/APN-44, un ordinateur J/A24G-3. Il emportait également le canon Vulcan de 20 mm du T-2A et 2 points d'emport supplémentaires et humides. Il était équipé de missiles Sidewinder pour son auto-défense, mais également de roquettes de 70 ou 125 mm, de bombes pour l'attaque au sol, ou de 2 missiles ASM-1 de 610 kg. La défense aérienne restait possible, mais secondaire. La commande initiale était de 160 exemplaires, mais des raisons budgétaires réduisirent ce nombre à 77 exemplaires.

L'appareil entra donc en service en avril 1978, et le dernier fut livré en mars 1987. Les escadrons japonais passant de 18 à 25 appareils, ce furent 2 escadrons et non 3 qui en furent équipés. En 1982, les F-1 reçurent une nouvelle version du radar J/AWG-12, l'ancienne ayant une portée considérée trop réduite. 70 exemplaires furent modernisés de 1991 à 1993 dans le cadre du programme SLEP (Service-Life Extension Program) : ils reçurent une modification de structure afin d'augmenter sa durée de vie, qui passa de 3500 à 4000 heures, une verrière renforcée, et enfin les modifications nécessaires afin de tirer l'ASM-2 (une version améliorée du ASM-1, proche du Harpoon ou de l'Exocet) ainsi que les bombes auto-directrices XGCS.

Un RT-2 de reconnaissance fut envisagé, mais finalement ce fut le RF-4EJ qui fut choisi à la place. Le F-1 fut remplacé à partir des années 2000 par le Mitsubishi F-2, et définitivement retiré du service le 9 mars 2006. Au final, le F-1 fut le premier appareil de combat supersonique japonais. Destiné avant tout à la lutte anti-navire, il avait de bonnes performances intrinsèques, mais une avionique et une capacité d'emport très limitée.

Versions référencées

  • Mitsubishi FS-T2-Kai : Prototypes, 2 exemplaires.
  • Mitsubishi F-1 : Unique version de série, 77 exemplaires.

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Anciens pays utilisateurs

Mitsubishi F-1 voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 13 674 kg (30 146 lbs)
  • Masse à vide : 6 358 kg (14 017 lbs)
  • Surface alaire : 21,2 m² (228,195 sq. ft)
  • Hauteur : 4,48 m (14,698 ft)
  • Envergure : 7,88 m (25,853 ft)
  • Longueur : 17,86 m (58,596 ft)

Performances

  • Rayon d'action Hi-Lo-Hi : 556 km (345 mi, 300 nm)
  • Plafond opérationnel : 15 240 m (50 000 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 118 m/s (387 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 1 700 km/h (1 056 mph, 918 kts)
  • Charge alaire, à vide : 299,906 kg/m² (61,426 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 645 kg/m² (132 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 réacteurs Ishikawa-Harima TF40-801A
  • Puissance unitaire : 2 136 kgp (21 kN, 4 710 lbf), 3 239 kgp (32 kN, 7 140 lbf) avec post-combustion

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Mitsubishi F-1 à 02/07/2010 10:16 Clansman
Le Mitsubishi T-2 s'était révélé un superbe appareil d'entraînement supersonique, classe très rare, montrant que l'industrie japonaise n'avait finalement pas tellement perdu grand chose de ses capacités dans l'aéronautique. C'est donc très naturellement qu'elle songea à l'étape suivante, concevoir un avion de combat supersonique. Mais elle fit preuve de prudence et pris le T-2 comme base, en 1973. Cependant, le programme, nommé SF-X, semblait peu crédible, car il risquait d'arriver trop tard pour remplacer le F-86 d'une part, et de coûter trop cher au Japon d'autre part. Le potentiel suffisant des F-86 et la nécessité de sauvegarder des emplois dans ce secteur de pointe sauva le programme. Cependant, il fallut abandonner l'idée de redessiner toute la pointe avant.

L'opération en elle-même était donc simplifiée : supprimer le deuxième poste de pilotage en le carénant, ce qui permettrait de libérer de la place à la fois pour le carburant et pour des systèmes avioniques. Le but était aussi d'obtenir un appareil avant tout destiné à la lutte anti-navire, et capable de mettre en œuvre un nouveau missile, l'ASM-1 japonais, qui avait une portée de 50 km.

Les 2 derniers Mitsubishi T-2 produits furent donc modifiés selon ces principes pour devenir des F-1, et devinrent des FS-T2 Kai. Le premier d'entre eux fit son vol inaugural le 3 juin 1975 et le deuxième plus tard dans le mois. La première commande de 18 appareils fut signée en mars 1976.

Le premier appareil de série vola le 16 juin 1977. Il était équipé d'un radar J/AWG-12, proche de celui des F-4M de la RAF dans le nez et opérant en mode air-air et air-surface, d'un contrôle de tir Mitsubishi Electric J/ASQ-1, d'une centrale de navigation inertielle J/ASN-1, copie sous licence du Ferranti 6TNJ-F, d'un détecteur d'alerte radar J/APR-3, dont l'antenne est au sommet de la dérive, un altimètre J/APN-44, un ordinateur J/A24G-3. Il emportait également le canon Vulcan de 20 mm du T-2A et 2 points d'emport supplémentaires et humides. Il était équipé de missiles Sidewinder pour son auto-défense, mais également de roquettes de 70 ou 125 mm, de bombes pour l'attaque au sol, ou de 2 missiles ASM-1 de 610 kg. La défense aérienne restait possible, mais secondaire. La commande initiale était de 160 exemplaires, mais des raisons budgétaires réduisirent ce nombre à 77 exemplaires.

L'appareil entra donc en service en avril 1978, et le dernier fut livré en mars 1987. Les escadrons japonais passant de 18 à 25 appareils, ce furent 2 escadrons et non 3 qui en furent équipés. En 1982, les F-1 reçurent une nouvelle version du radar J/AWG-12, l'ancienne ayant une portée considérée trop réduite. 70 exemplaires furent modernisés de 1991 à 1993 dans le cadre du programme SLEP (Service-Life Extension Program) : ils reçurent une modification de structure afin d'augmenter sa durée de vie, qui passa de 3500 à 4000 heures, une verrière renforcée, et enfin les modifications nécessaires afin de tirer l'ASM-2 (une version améliorée du ASM-1, proche du Harpoon ou de l'Exocet) ainsi que les bombes auto-directrices XGCS.

Un RT-2 de reconnaissance fut envisagé, mais finalement ce fut le RF-4EJ qui fut choisi à la place. Le F-1 fut remplacé à partir des années 2000 par le Mitsubishi F-2, et définitivement retiré du service le 9 mars 2006. Au final, le F-1 fut le premier appareil de combat supersonique japonais. Destiné avant tout à la lutte anti-navire, il avait de bonnes performances intrinsèques, mais une avionique et une capacité d'emport très limitée.

Dimensions
Longueur : 17,86 m
Envergure : 7,88 m
Hauteur : 4,48 m
Surface alaire : 21,2 m²

Masses
A vide : 6358 kg
maximale : 13674 kg

Motorisation
Moteur : 2 Ishikawa-Harima TF40-801A
Poussée : 2 X 35.6 kN avec PC

Performances
Vitesse maximale : 1700 km/h
Plafond : 15240 m
Distance franchissable : 1110 km

Equipage : 1 pilote

Armement : 1 canon JM61A1 Vulcan de 20 mm avec 750 obus, 2721 kg de charges offensives sous 7 points d'emport (dont 2 rails lance-missiles)

Pays utilisateurs : Japon

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Mitsubishi_F-1

http://www.avions-militaires.net/fiches/f1.php

http://en.wikipedia.org/wiki/Mitsubishi_F-1

http://www.milavia.net/aircraft/f-1/f-1.htm

http://www.globalsecurity.org/military/world/japan/f-1.htm

http://www.aviastar.org/air/japan/mitsu_f-1.php

http://www.vectorsite.net/avt2_f1.html#m2
Re: Mitsubishi F-1 à 21/09/2010 12:45 Clansman
Le F-1 sur le site
Re: Mitsubishi F-1 à 21/09/2010 13:08 d9pouces
Tiens, n'aurait-il pas un léger lien de parenté avec le Jag' ? Ils ont quand même franchement la même tête ^^
Re: Mitsubishi F-1 à 21/09/2010 13:13 Clansman
Les mêmes réacteurs, à la base. :mrgreen:

Ben, le F-1 découle du T-2, qui lui s'inspirait fortement du Jaguar en effet. :)
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:53, modifié le . ©AviationsMilitaires