Rappels

Histoire de l'appareil

Le 8 septembre 1936, le ministère de l'air rendit public sa spécification P.13/36. Elle demandait un bimoteur capable d'emporter 3000 livres de bombes sur 3000 miles, avec une vitesse de 275 mph à 15000 pieds (soit 1400 kg de bombes sur 4800 km, pour une vitesse de 440 km/h à 4600 mètres). Compte tenu des techniques de l'époque, cela appelait un bombardier lourd, comme les Manchester ou Halifax qui furent conçus sur ces spécifications.

Goeffrey de Havilland imagina une autre solution : un bombardier sans armement défensif, ne comptant que sur sa vitesse. Ce n'est que le 5 octobre 1939 qu'Eric Bishop, à la tête d'une petite équipe, fut chargé de concevoir un tel avion, reprenant des concepts du DH-88 Comet. Il s'installa dans le plus grand secret à Salisbury Hall pour dessiner le futur DH-98. D'emblée, l'appareil fut conçu pour être aussi polyvalent que possible et une place à l'avant de la soute à bombes fut prévue pour 4 canons de 20 mm.

Le ministère restait perplexe, d'autant plus que les avions allemands étaient plus rapides que prévus. Aussi suggérait-il un armement défensif et un troisième membre d'équipage afin de réduire la charge de travail des 2 autres. De Havilland installa une tourelle sur une des maquettes, plus pour tranquilliser le ministère qu'autre chose. Par ailleurs, les premiers dessins prévoyaient un équipage placé dans un nez vitré, à la manière du He 111, avant de venir à une solution plus conventionnelle. Une maquette fut examinée le 29 décembre 1939, et finit par remporter le soutien officiel.

La spécification B.1/40 fut alors écrite autour des performances calculées du DH-98 et un contrat pour un prototype fut signé, suivi le 1er mars 1940 de 49 exemplaires supplémentaires pour une variante de bombardement et de reconnaissance. La construction du prototype démarra aussitôt. En mai 1940 fut publiée la spécification F.21/40 pour un chasseur à long rayon d'action, pour lequel De Havilland fut autorisé à présenter un prototype d'une version correspondante du DH-98 et doté d'un radar (AI) Mk IV. Cette version de chasse permit réellement de convaincre la RAF, toujours sceptique sur la viabilité d'un bombardier sans autre défense que sa vitesse.

En juin 1940, il fut surnommé "Mosquito" (moustique). Pourtant, juste après Dunkerque, sa construction fut reportée, Lord Beaverbrook recommandant de focaliser la production sur 5 appareils (Spitfire, Hurricane, Wellington, Whitley et Blenheim). Le travail sur le Mosquito reprit lorsque De Havilland promit à Beaverbrook que les 50 exemplaires seraient prêts pour décembre 1941 sans que ça empiète sur le reste du travail confié à la société.

Le premier prototype sortit d'usine le 19 novembre 1940. La Bataille d'Angleterre venait de se terminer et la commande avait muté en 20 bombardiers et 30 chasseurs. Comme la configuration de ce dernier n'était pas figée, 3 prototypes furent finalement construits.

Le vol inaugural eut lieu le 25 novembre 1940 entre les mains de Geoffrey de Havilland Jr, alors chef pilote d'essais et responsables des premiers vols. Le deuxième prototype, préfigurant la variante de reconnaissance, vola en dernier le 10 juin 1941. Le troisième prototype fut celui de la version de chasse et vola le 15 mai 1941. La production en série fut autorisée le 21 juin 1941.

Le Mosquito était alors un des avions de combat les plus rapides au monde : 176 exemplaires de la version de chasse et 19 de la version de reconnaissance furent commandés. Fin janvier 1942, le total des commandes atteignait 1378 exemplaires, plus 400 construits par De Havilland Canada. Les Américains s'intéressèrent un temps au Mosquito avant de lui préférer le P-38.

Le Mosquito est un bimoteur biplace côte-à-côte, à ailes hautes, dont le fuselage est monocoque. Il est construit en bois et ses performances et sa polyvalence lui valurent le surnom de "Wooden Wonder" (merveille de bois). Il est fait de contreplaqué avec du balsa équatorien et de bouleau canadien, ainsi que d'épicea. Cependant, les surfaces de contrôle étaient faites d'aluminium : le poids du métal dans la construction de l'avion n'atteignait que 130 kg.

La première sortie opérationnelle du Mosquito eut lieu le 17 septembre 1941 et fut accomplie par un Mosquito PR.I de reconnaissance : il put échapper à 3 Bf 109 en volant à 615 km/h. Sa première mission de bombardement remonte au 29 août 1942. Son existence fut revélée au public lors du raid sur Oslo le 25 septembre 1942. 4 Mosquito devaient y bombarder le QG de la Gestapo, et soutenir le moral de la population norvégienne. Ce fut globalement un échec, entraînant la mort de 80 civils et la perte d'un appareil. Ils eurent d'autres raids à leurs actif, comme l'interruption d'un discours de Goebbels à Berlin, l'opération Jericho qui consista à détruire le mur d'une prison à Amiens, l'opération Carthage (attaque du QG de la Gestapo à Copenhague).

Ils servirent aussi à larguer des leurres comme diversion, pour tromper les radars allemands, ou des bombes éclairantes afin de guider les formations massives. Ce dernier rôle était ingrat et dangereux : 193 appareils furent perdus. Un Mosquito B.IX détient le record du plus grand nombre de sorties opérationnelles avec 213 missions : il s'écrasa 2 jours après la victoire.

Il servit également comme chasseur de nuit (première victoire le 30 mai 1942 contre un Do 217). Il remporta 600 victoires pour 92 pertes et contribua fortement à faire baisser les pertes de bombardiers lourds. Ils servirent d'escorte aux autres bombardiers, notamment de nuit, voire à la guerre électronique : 258 chasseurs de nuit allemands furent abattus pour 70 Mosquitos perdus. Certains Mosquito du 100e groupe emportaient un détecteur radar "Serrate" captant les émissions des premiers radars Lichtenstein.

Plusieurs versions de reconnaissance photographique virent le jour et intéressèrent même l'USAAF : 145 furent cédés à la 8e Air Force. Ils servirent à la lutte anti-navires et anti sous-marine à partir de 1943. Le Mosquito fut même navalisé et apponta pour la première fois le 25 mars 1944.

Ils furent même utilisés comme transport rapide, soit pour des VIP soit pour des petites marchandises de grands prix. Parce que plus rapides que les autres appareils, ils étaient plus sécurisants sur des vols vers la Suède. Comme elle était toujours neutre, ils arborèrent des marques civiles et la livrée de la BOAC. C'est un Mosquito qui rapatria Niels Bohr de Stockholm.

Le Mosquito fut principalement employé en Europe et dans la Méditerranée pendant la seconde guerre mondiale. Les versions de chasse de nuit opérèrent en Afrique du Nord, à Malte et au-dessus de la Sicile. Il fut également déployé dans le Pacifique, en Australie et dans le secteur birmano-sino-indien. Il jouera un rôle actif lors du Débarquement. Des polonais en exil en Grande-Bretagne voleront à bord de Mosquito au sein d'unités reconstituées. Des Mosquito volèrent aussi jusqu'en URSS lors de vol de reconnaissance ou de transport. L'URSS s'intéressa au Mosquito et acheta un B IV. Mais elle ne concrétisa pas son intérêt, l'appareil nécessitant d'excellents pilotes.

Le Mosquito souffrit de grandes pertes au début de son service, sans doute parce qu'il s'agissait d'un avion à grandes performances. Mais pour cette même raison, son taux de pertes descendit et devint un des plus faibles. Les Allemands s'inspirèrent, ou tentèrent de s'inspirer, du Mosquito pour concevoir un équivalent voire un opposant, comme le Fw 187, le Ta 154, le He 219 ou le Ju 388. Ils n'y arrivèrent jamais.

Il fut utilisé pendant la guerre par l'Afrique du Sud, l'Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, la RAF et la Fleet Air Arm, l'Union Soviétique, par l'USAAF. La Suisse interna un PR IV et un FB VI qui furent utilisés de 1945 à 1954 pour des essais en vol.

Après la guerre, il servira lors de la crise de Suez sous les couleurs israéliennes. La RAF retira ses derniers Mosquito, des TT 35 remorqueurs de cibles, en 1956.

Il fut vendu à la Belgique, à la Birmanie, à la Chine nationaliste, à la France, à Israël, à la Norvège, à la république Dominicaine, à la Suède, à la Tchécoslovaquie, à la Turquie et à la Yougoslavie. La Chine communiste captura 5 exemplaires.

7781 exemplaires furent construits au total, dont 6710 pendant la guerre et le restant après. 1076 furent construits au Canada et 212 en Australie. Une quinzaine d'exemplaires sont exposés et une dizaine en cours de restauration. Un seul exemplaire, néo-zélandais, est en état de vol, et depuis peu : son nouveau premier vol date du 27 septembre 2012.

"Le Mosquito pouvait tout faire, sauf amerrir plus d'une fois" disait de lui un de ses pilotes. Force est de constater que cet appareil, conçu d'abord comme bombardier, a montré une polyvalence et des performances que peuvent lui envier bien des appareils.

Versions référencées

  • De Havilland F-8 Mosquito : Désignation des 40 B.20 utilisés par l'USAAF pour la reconnaissance photographique.
  • De Havilland J 30 Mosquito : Désignation suédoise des Mosquito NF XIX.
  • De Havilland Mosquito B.16 : Variante de bombardement dotée de moteurs Merlin 72/73.
  • De Havilland Mosquito B.20 : Version canadienne du B.IV, avec des moteurs Packard Merlins 31/33. 145 exemplaires.
  • De Havilland Mosquito B.25 : Version améliorée du B XX, moteurs Merlin 225 de 1620 hp. 400 exemplaires.
  • De Havilland Mosquito B.35 : Version de bombardement avec des moteurs Merlin 113/114. Vitesse de 679 km/h.
  • De Havilland Mosquito B.4 : Version de bombardement rapide.
  • De Havilland Mosquito B.5 : Version de bombardement à haute altitude, dotée de moteurs Merlin 21. 1 seul prototype.
  • De Havilland Mosquito B.7 : Version de bombardement à haute altitude basée sur le B V.
  • De Havilland Mosquito B.9 : Version de bombardement basée sur le PR IX.
  • De Havilland Mosquito F.15 : Version de chasse à haute altitude, destinée à intercepter les Ju 86P.
  • De Havilland Mosquito F.2 : Version de chasse, dotée de 4 canons Hispano de 20 mm dans le ventre et de 4 mitrailleuses Browning de 7,7 mm dans le nez.
  • De Havilland Mosquito FB.18 : Version de chasse-bombardement.
  • De Havilland Mosquito FB.21 : Version canadienne du FB VI, 2 Merlin 31 de 1460 hp. 3 exemplaires.
  • De Havilland Mosquito FB.24 : Version de chasse-bombardement construite au Canada avec 2 Merlin 301 de 1620 hp. 2 exemplaires.
  • De Havilland Mosquito FB.26 : Version améliorée du FB 21. Moteurs Packard Merlin 225. 338 exemplaires construits.
  • De Havilland Mosquito FB.40 : FB VI construits par De Havilland Australia. 178 exemplaires motorisés par des Packard Merlin 31/33.
  • De Havilland Mosquito FB.41 : Version australienne de chasse-bombardement, 11 exemplaires.
  • De Havilland Mosquito FB.42 : 1 FB 40 modifié avec des moteurs Merlin 69.
  • De Havilland Mosquito FB.6 : Version de chasse-bombardement.
  • De Havilland Mosquito NF.12 : Version de chasse de nuit. 97 NF II équipés d'un nouveau radar AI VIII.
  • De Havilland Mosquito NF.13 : Version de chasse de nuit équipée du radar AI VIII. 270 exemplaires construits neufs.
  • De Havilland Mosquito NF.15 : 4 F XV modifiés en chasseurs de nuit. Radar AI VIII.
  • De Havilland Mosquito NF.17 : 99 NF II modifiés avec des moteurs Merlin 21 et des radars AI X (SCR-720).
  • De Havilland Mosquito NF.19 : Version améliorée du NF XIII, avec un radar britannique ou américain. 220 exemplaires.
  • De Havilland Mosquito NF.2 : Variante de chasse de nuit dotée du radar AI Mk IV.
  • De Havilland Mosquito NF.30 : Dernière version de chasse de nuit construite pendant la guerre.
  • De Havilland Mosquito NF.31 : Equivalent du NF 30 avec des moteurs Packard Merlin.
  • De Havilland Mosquito NF.36 : Version de chasse de nuit d'après-guerre.
  • De Havilland Mosquito NF.38 : Version de chasse de nuit dotée du radar AI IX.
  • De Havilland Mosquito PR.1 : 1ere version de série, destinée à la reconnaissance.
  • De Havilland Mosquito PR.16 : Version de reconnaissance, mêmes moteurs que le PR IX et cockpit pressurisé.
  • De Havilland Mosquito PR.32 : Version de reconnaissance, moteurs Merlin 113/114 de 1960 hp.
  • De Havilland Mosquito PR.34 : Version de reconnaissance.
  • De Havilland Mosquito PR.35 : B 35 utilisés pour la reconnaissance.
  • De Havilland Mosquito PR.4 : 30 B IV convertis en avions de reconnaissance. 1ere mission en avril 1942.
  • De Havilland Mosquito PR.40 : 6 FB 40 modifiés pour la reconnaissance photographique.
  • De Havilland Mosquito PR.41 : Version australienne de reconnaissance photographique, 17 exemplaires.
  • De Havilland Mosquito PR.8 : Version d'intérim en attendant le PR IX de reconnaissance.
  • De Havilland Mosquito PR.9 : Version de reconnaissance, moteurs Merlin 72/73 ou 76/77 de 1680 hp.
  • De Havilland Mosquito T.22 : Version canadienne du T III.
  • De Havilland Mosquito T.27 : Version d'entraînement construite au Canada.
  • De Havilland Mosquito T.29 : Version d'entraînement construite au Canada. 37 FB 26 modifiés.
  • De Havilland Mosquito T.3 : Version d'entraînement désarmée, à doubles commandes. 2 moteurs Merlin 21.
  • De Havilland Mosquito T.43 : 11 FB 40 modifiés pour l'entraînement.
  • De Havilland Mosquito TT.35 : B.35 modifiés pour le remorquage de cibles pour la RAF.
  • De Havilland Mosquito TT.39 : B XVI modifiés pour le remorquage de cibles et destinés à la Fleet Air Arm.
  • De Havilland Mosquito TT.6 : 2 FB.6 modifiés pour le remorquage de cibles en 1953 pour le compte de la Belgique.
  • De Havilland Sea Mosquito TR.33 : Version embarquée pour le torpillage.
  • De Havilland Sea Mosquito TR.37 : 6 appareils embarqués dotés du radar ASV Mk XIII.

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Anciens pays utilisateurs

De Havilland Mosquito F.2 voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 8 459 kg (18 649 lbs)
  • Masse à vide : 6 058 kg (13 356 lbs)
  • Surface alaire : 42 m² (454 sq. ft)
  • Hauteur : 5,334 m (17,5 ft)
  • Envergure : 16,52 m (54,2 ft)
  • Longueur : 12,558 m (41,2 ft)

Performances

  • Distance franchissable : 1 448 km (900 mi, 782 nm)
  • Plafond opérationnel : 8 839 m (29 000 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 8,8 m/s (28,871 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 589 km/h (366 mph, 318 kts)
  • Charge alaire, à vide : 143,634 kg/m² (29,419 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 200,556 kg/m² (41,077 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 moteurs à cylindres en V Rolls-Royce Merlin 21
  • Puissance unitaire : 1 104 kW (1 501 ch, 1 480 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

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Sujet complet »
De Havilland Mosquito à 19/10/2012 07:37 Clansman
Le 8 septembre 1936, le ministère de l'air rendit public sa spécification P.13/36. Elle demandait un bimoteur capable d'emporter 3000 livres de bombes sur 3000 miles, avec une vitesse de 275 mph à 15000 pieds (soit 1400 kg de bombes sur 4800 km, pour une vitesse de 440 km/h à 4600 mètres). Compte tenu des techniques de l'époque, cela appelait un bombardier lourd, comme les Manchester ou Halifax qui furent conçus sur ces spécifications.

Goeffrey de Havilland imagina une autre solution : un bombardier sans armement défensif, ne comptant que sur sa vitesse. Ce n'est que le 5 octobre 1939 qu'Eric Bishop, à la tête d'une petite équipe, fut chargé de concevoir un tel avion, reprenant des concepts du DH-88 Comet. Il s'installa dans le plus grand secret à Salisbury Hall pour dessiner le futur DH-98. D'emblée, l'appareil fut conçu pour être aussi polyvalent que possible et une place à l'avant de la soute à bombes fut prévue pour 4 canons de 20 mm.

Le ministère restait perplexe, d'autant plus que les avions allemands étaient plus rapides que prévus. Aussi suggérait-il un armement défensif et un troisième membre d'équipage afin de réduire la charge de travail des 2 autres. De Havilland installa une tourelle sur une des maquettes, plus pour tranquilliser le ministère qu'autre chose. Par ailleurs, les premiers dessins prévoyaient un équipage placé dans un nez vitré, à la manière du He 111, avant de venir à une solution plus conventionnelle. Une maquette fut examinée le 29 décembre 1939, et finit par remporter le soutien officiel.

La spécification B.1/40 fut alors écrite autour des performances calculées du DH-98 et un contrat pour un prototype fut signé, suivi le 1er mars 1940 de 49 exemplaires supplémentaires pour une variante de bombardement et de reconnaissance. La construction du prototype démarra aussitôt. En mai 1940 fut publiée la spécification F.21/40 pour un chasseur à long rayon d'action, pour lequel De Havilland fut autorisé à présenter un prototype d'une version correspondante du DH-98 et doté d'un radar (AI) Mk IV. Cette version de chasse permit réellement de convaincre la RAF, toujours sceptique sur la viabilité d'un bombardier sans autre défense que sa vitesse.

En juin 1940, il fut surnommé "Mosquito" (moustique). Pourtant, juste après Dunkerque, sa construction fut reportée, Lord Beaverbrook recommandant de focaliser la production sur 5 appareils (Spitfire, Hurricane, Wellington, Whitley et Blenheim). Le travail sur le Mosquito reprit lorsque De Havilland promit à Beaverbrook que les 50 exemplaires seraient prêts pour décembre 1941 sans que ça empiète sur le reste du travail confié à la société.

Le premier prototype sortit d'usine le 19 novembre 1940. La Bataille d'Angleterre venait de se terminer et la commande avait muté en 20 bombardiers et 30 chasseurs. Comme la configuration de ce dernier n'était pas figée, 3 prototypes furent finalement construits.

Le vol inaugural eut lieu le 25 novembre 1940 entre les mains de Geoffrey de Havilland Jr, alors chef pilote d'essais et responsables des premiers vols. Le deuxième prototype, préfigurant la variante de reconnaissance, vola en dernier le 10 juin 1941. Le troisième prototype fut celui de la version de chasse et vola le 15 mai 1941. La production en série fut autorisée le 21 juin 1941.

Le Mosquito était alors un des avions de combat les plus rapides au monde : 176 exemplaires de la version de chasse et 19 de la version de reconnaissance furent commandés. Fin janvier 1942, le total des commandes atteignait 1378 exemplaires, plus 400 construits par De Havilland Canada. Les Américains s'intéressèrent un temps au Mosquito avant de lui préférer le P-38.

Le Mosquito est un bimoteur biplace côte-à-côte, à ailes hautes, dont le fuselage est monocoque. Il est construit en bois et ses performances et sa polyvalence lui valurent le surnom de "Wooden Wonder" (merveille de bois). Il est fait de contreplaqué avec du balsa équatorien et de bouleau canadien, ainsi que d'épicea. Cependant, les surfaces de contrôle étaient faites d'aluminium : le poids du métal dans la construction de l'avion n'atteignait que 130 kg.

La première sortie opérationnelle du Mosquito eut lieu le 17 septembre 1941 et fut accomplie par un Mosquito PR.I de reconnaissance : il put échapper à 3 Bf 109 en volant à 615 km/h. Sa première mission de bombardement remonte au 29 août 1942. Son existence fut revélée au public lors du raid sur Oslo le 25 septembre 1942. 4 Mosquito devaient y bombarder le QG de la Gestapo, et soutenir le moral de la population norvégienne. Ce fut globalement un échec, entraînant la mort de 80 civils et la perte d'un appareil. Ils eurent d'autres raids à leurs actif, comme l'interruption d'un discours de Goebbels à Berlin, l'opération Jericho qui consista à détruire le mur d'une prison à Amiens (et non pas en Suisse comme on le croit trop souvent), l'opération Carthage (attaque du QG de la Gestapo à Copenhague).

Ils servirent aussi à larguer des leurres comme diversion, pour tromper les radars allemands, ou des bombes éclairantes afin de guider les formations massives. Ce dernier rôle était ingrat et dangereux : 193 appareils furent perdus. Un Mosquito B.IX détient le record du plus grand nombre de sorties opérationnelles avec 213 missions : il s'écrasa 2 jours après la victoire.

Il servit également comme chasseur de nuit (première victoire le 30 mai 1942 contre un Do 217). Il remporta 600 victoires pour 92 pertes et contribua fortement à faire baisser les pertes de bombardiers lourds. Ils servirent d'escorte aux autres bombardiers, notamment de nuit, voire à la guerre électronique : 258 chasseurs de nuit allemands furent abattus pour 70 Mosquitos perdus. Certains Mosquito du 100e groupe emportaient un détecteur radar "Serrate" captant les émissions des premiers radars Lichtenstein.

Plusieurs versions de reconnaissance photographique virent le jour et intéressèrent même l'USAAF : 145 furent cédés à la 8e Air Force. Ils servirent à la lutte anti-navires et anti sous-marine à partir de 1943. Le Mosquito fut même navalisé et apponta pour la première fois le 25 mars 1944.

Ils furent même utilisés comme transport rapide, soit pour des VIP soit pour des petites marchandises de grands prix. Parce que plus rapides que les autres appareils, ils étaient plus sécurisants sur des vols vers la Suède. Comme elle était toujours neutre, ils arborèrent des marques civiles et la livrée de la BOAC. C'est un Mosquito qui rapatria Niels Bohr de Stockholm.

Le Mosquito fut principalement employé en Europe et dans la Méditerranée pendant la seconde guerre mondiale. Les versions de chasse de nuit opérèrent en Afrique du Nord, à Malte et au-dessus de la Sicile. Il fut également déployé dans le Pacifique, en Australie et dans le secteur birmano-sino-indien. Il jouera un rôle actif lors du Débarquement. Des polonais en exil en Grande-Bretagne voleront à bord de Mosquito au sein d'unités reconstituées. Des Mosquito volèrent aussi jusqu'en URSS lors de vol de reconnaissance ou de transport. L'URSS s'intéressa au Mosquito et acheta un B IV. Mais elle ne concrétisa pas son intérêt, l'appareil nécessitant d'excellents pilotes.

Le Mosquito souffrit de grandes pertes au début de son service, sans doute parce qu'il s'agissait d'un avion à grandes performances. Mais pour cette même raison, son taux de pertes descendit et devint un des plus faibles. Les Allemands s'inspirèrent, ou tentèrent de s'inspirer, du Mosquito pour concevoir un équivalent voire un opposant, comme le Fw 187, le Ta 154, le He 219 ou le Ju 388. Ils n'y arrivèrent jamais.

Il fut utilisé pendant la guerre par l'Afrique du Sud (2 F II de 1943 à 1945, 15 PR IX de 1944 à 1946 et 5 PR XVI de 1944 à 1947), l'Australie (46 FB VI et 29 PR XVI y furent exportés), le Canada, la Nouvelle-Zélande (4 T III, 76 FB VI, 1 FB 40 et 4 T 43 de 1943 à 1955), la RAF et la Fleet Air Arm, l'Union Soviétique, par l'USAAF. La Suisse interna un PR IV et un FB VI qui furent utilisés de 1945 à 1954 pour des essais en vol.

Après la guerre, il servira lors de la crise de Suez sous les couleurs israéliennes. La RAF retira ses derniers Mosquito, des TT 35 remorqueurs de cibles, en 1956.

Il fut vendu à la Belgique (2 TT 6 et 24 NF 30 de 1948 à 1955), à la Birmanie (6 FB VI de 1946 à 1955), à la Chine nationaliste (205 FB 26, 4 T 27 et 29 T 29 de 1947 à 1950), à la France (57 FB VI, 29 PR XVI, 23 NF 30, 2 T III de 1945 à 1953), à Israël (60 FB VI, 3 T III, 6 PR XVI, 14 TR 33, 80 NF 38 de 1947 à 1958), à la Norvège (18 FB VI et 3 T III de 1946 à 1952), à la république Dominicaine (5 FB VI et 3 T 29 de 1948 à 1954), à la Suède (60 NF XIX de 1948 à 1954, désignés J 30), à la Tchécoslovaquie (19 FB VI de 1946 à 1954), à la Turquie (96 FB VI et 10 T III de 1947 à 1953), à la Yougoslavie (60 NF 38, 80 FB VI, 3 T III de 1951 à 1961). La Chine communiste captura 5 exemplaires.

7781 exemplaires furent construits au total, dont 6710 pendant la guerre et le restant après. 1076 furent construits au Canada et 212 en Australie.
Une quinzaine d'exemplaires sont exposés et une dizaine en cours de restauration. Un seul exemplaire, néo-zélandais, est en état de vol, et depuis peu : son nouveau premier vol date du 27 septembre 2012.

"Le Mosquito pouvait tout faire, sauf amerrir plus d'une fois" disait de lui un de ses pilotes. Force est de constater que cet appareil, conçu d'abord comme bombardier, a montré une polyvalence et des performances que peuvent lui envier bien des appareils.

Versions :

PR I : 1ere version de série, destinée à la reconnaissance. 10 exemplaires. 1ere mission le 17 septembre 1941. Disposait encore des nacelles de moteur courtes.

F II : Version de chasse, dotée de 4 canons Hispano de 20 mm dans le ventre et de 4 mitrailleuses Browning de 7,7 mm dans le nez.

NF II : Variante de chasse de nuit. 466 exemplaires entrés en service à partir de janvier 1942 en remplacement du Havoc. Dotés du radar AI Mk IV.

T III : Version d'entraînement désarmée, à doubles commandes. 2 moteurs Merlin 21. 348 exemplaires.

B IV : 10 PR I finalement construits comme bombardiers, suite à une décision du 21 juin 1941 (Serie 1). 263 autres exemplaires furent construits avec des nacelles allongées (Serie 2). La soute à bombes était aussi agrandie, ce qui permettait à la Serie 2 d'emporter 4 bombes de 500 livres au lieu de 4 bombes de 250 livres. Entré en service en mai 1942.

54 B IV furent modifiés pour emporter la bombe "Cookie" de 4000 livres (1812 kg) à partir d'avril 1943. 27 autres seront modifiés pour emporter la bombe anti-navires Highball, dans l'éventualité de couler le Tirpitz.

PR IV : 30 B IV convertis en avions de reconnaissance. 1ere mission en avril 1942.

B V : Version de bombardement à haute altitude, dotée de moteurs Merlin 21. 1 seul prototype.

FB VI : Version de chasse-bombardement. 1er vol le 1er juin 1942. Moteurs Merlin 21 de 1460 hp ou Merlin 25 de 1635 hp. Ailes renforcées pour emporter des bombes, des roquettes ou des réservoirs largables. 2298 exemplaires.

TT 6 : 2 FB 6 modifiés pour le remorquage de cibles en 1953 pour le compte de la Belgique.

B VII : Version de bombardement à haute altitude basée sur le B V. construite par De Havilland Canada avec des moteurs Merlin 31. 1er vol le 24 septembre 1942. 25 exemplaires construits, dont 6 pour l'USAAF.

PR VIII : Version d'intérim en attendant le PR.IX de reconnaissance. 5 B IV convertis avec des Rolls-Royce Merlin 61 de 1565 hp, ce qui en fit les premiers Mosquito à disposer de turbocompresseurs à double étage et double vitesse. 1er vol le 20 octobre 1942. Il atteignait 700 km/h.

PR IX : Version de reconnaissance, 90 exemplaires. 1er vol en avril 1943. Moteurs Merlin 72/73 ou 76/77 de 1680 hp.

B IX : Version de bombardement basée sur le PR IX, 54 exemplaires. Le prototype (un PR VIII modifié) vola le 24 mars 1943. En octobre 1943, il fut décidé que tous les B IV et B IX emporteraient la bombe "Cookie".

NF X : Version de chasse de nuit, jamais construite.

NF XII : Version de chasse de nuit. 97 NF II équipés d'un nouveau radar AI VIII.

NF XIII : Version de chasse de nuit équipée du radar AI VIII. 270 exemplaires construits neufs.

NF XIV : Version de chasse de nuit jamais construite, basée sur le NF XIII.

F XV : Version de chasse à haute altitude, destinée à intercepter les Ju 86P. 5 B IV convertis avec des moteurs Merlin 73/77 (hélices quadripales) à partir de septembre 1942.

NF XV : 4 F XV modifiés en chasseurs de nuit. Radar AI VIII.

PR XVI : Version de reconnaissance, mêmes moteurs que le PRIX et cockpit pressurisé. Capacité en carburant 3500 litres. 435 exemplaires.

B XVI : Variante de bombardement dotée de moteurs Merlin 72/73, capable d'emporter la bombe "Cookie". Cockpit pressurisé. Le prototype (un Mk IV modifié) vola le 1er janvier 1944. 402 exemplaires. Vitesse de 656 km/h.

NF XVII : 99 NF II modifiés avec des moteurs Merlin 21 et des radars AI X (SCR-720).

FB XVIII : Version de chasse-bombardement. 18 exemplaires neufs et 27 FB VI modifiés. Doté d'un canon Molins QF-6 de 57 mm (25 obus) pour la lutte anti-chars, anti-navires et anti sous-marins. 408 kg de blindage supplémentaire. Le prototype (un FB VI modifié) vola pour la première fois le 8 juin 1943). La version se révéla efficace et le prouva le 10 mars 1944 en détruisant 3 Ju 88 et en endommageant un U-boot.

NF XIX : Version améliorée du NF XIII, avec un radar britannique ou américain. 220 exemplaires.

B XX : Version canadienne du B IV, avec des moteurs Packard Merlins 31/33. 145 exemplaires.

FB 21 : Version canadienne du FB VI, 2 Merlin 31 de 1460 hp. 3 exemplaires.

T 22 : Version canadienne du T III.

B 23 : Désignation canadienne non utilisée pour une version de bombardement.

FB 24 : Version de chasse-bombardement construite au Canada avec 2 Merlin 301 de 1620 hp. 2 exemplaires.

B 25 : Version améliorée du B XX, moteurs Merlin 225 de 1620 hp. 400 exemplaires.

FB 26 : Version améliorée du FB 21. Moteurs Packard Merlin 225. 338 exemplaires construits.

T 27 : Version d'entraînement construite au Canada.

T 29 : Version d'entraînement construite au Canada. 37 FB 26 modifiés.

NF 30 : Dernière version de chasse de nuit construite pendant la guerre. Moteurs Merlin 76 pour la haute altitude, équipements de contre-mesures électroniques. 526 exemplaires.

NF 31 : Equivalent du NF 30 avec des moteurs Packard Merlin.

PR 32 : Version de reconnaissance, moteurs Merlin 113/114 de 1960 hp. 1er vol en août 1944. 5 exemplaires neufs et PR XVI convertis.

Sea Mosquito TR 33 : Version embarquée pour le torpillage. Afin de répondre à la spécification N.15/44, un FB VI fut modifié et navalisé. 100 furent commandés, mais seulement 50 furent construits. Le premier exemplaire de série vola le 10 novembre 1945. Le TR 33 disposait de moteurs Merlin 25 à hélices quadripales et d'un radar AN/APS-6. Armement de 4 canons de 20 mm, 4 bombes de 500 livres, 8 roquettes de 60 livres, une torpille.

PR 34 : Version de reconnaissance, désarmée et sans blindage, même moteurs que le PR 32 mais capacité en carburant augmentée. Autonomie de 5419 miles (8721 km). 181 exemplaires. 4 appareils F52 en vertical et 1 F24 en oblique. Le PR 34A apparut en août 1945 : il disposait de moteurs Merlin 113A/114A de 1710 hp.

B 35 : Version de bombardement avec des moteurs Merlin 113/114. Vitesse de 679 km/h.

PR 35 : B 35 utilisés pour la reconnaissance.

TT 35 : B 35 modifiés pour le remorquage de cibles pour la RAF.

NF 36 : Version de chasse de nuit d'après-guerre. Moteurs Merlin 113/114 et radar AI X. 266 exemplaires.

Sea Mosquito TR 37 : 6 appareils embarqués dotés du radar ASV Mk XIII.

NF 38 : Version de chasse de nuit dotée du radar AI IX. 101 exemplaires construits. Elle souffrit de problèmes de stabilité en n'entra pas en service au sein de la RAF. 60 exemplaires furent vendus à la Yougoslavie.

TT 39 : B XVI modifiés pour le remorquage de cibles et destinés à la Fleet Air Arm.

FB 40 : FB VI construits par De Havilland Australia. 178 exemplaires motorisés par des Packard Merlin 31/33.

PR 40 : 6 FB 40 modifiés pour la reconnaissance photographique.

FB 41 : Version australienne de chasse-bombardement, 11 exemplaires.

PR 41 : Version australienne de reconnaissance photographique, 17 exemplaires.

FB 42 : 1 FB 40 modifié avec des moteurs Merlin 69.

T 43 : 11 FB 40 modifiés pour l'entraînement.

F-8 : Désignation des 40 B XX utilisés par l'USAAF pour la reconnaissance photographique. Construits au Canada par De Havilland Canada.



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Re: De Havilland Mosquito à 19/10/2012 09:51 Clansman
La fiche sur le site
Re: De Havilland Mosquito à 19/10/2012 10:31 PCmax
Sacré avion que le Mosquito, l'un de mes préférés de la seconde guerre mondiale peut être.

Et bien sûr…belle fiche Clans'. ;)
Re: De Havilland Mosquito à 19/10/2012 10:44 Clansman
Merci !

Oui, le Mosquito était vraiment une merveille.
Re: De Havilland Mosquito à 19/10/2012 13:15 Jericho
En effet, belle fiche pour un magnifique appareil. Je ne sais pas si c'est parce que je les ai vu dessinnés depuis tout gosse dans un Tintin, mais j'aime beaucoup cet appareil.

Une photo d'un Mosquito aux couleurs helvétiques.
Deux DH-98 MkIV ont été récupérés en 1942, si je ne me trompe pas, suite à des atterrissages d'urgence de la part des équipages britanniques. Ils ont été en service entre 1942 et 1953 et ont entre autre été utilisés pour les tests des turboréacteurs Swiss Mamba du N-20-10 Aiguillon.
Re: De Havilland Mosquito à 21/07/2016 10:30 fanaviation
L'ENCYCLOPEDIE ILLUSTREE DE L’AVIATION AIRCRAFT N°29 DE HAVILLAND MOSQUITO

[Pièces-jointes supprimées]
Re: De Havilland Mosquito à 24/07/2016 09:38 Nico2
Désolé mais conformément au règlement du forum et aux règles afférentes aux droits d'auteur, nous ne pouvons laisser publier directement sur le forum le contenu d'un ouvrage non libre de droit.
Re: De Havilland Mosquito à 02/08/2016 23:10 d9pouces
J'avais entendu, il y a fort longtemps, que le Mosquito n'avait qu'une très faible durée de vie à cause de sa cellule en bois qui ne pouvait encaisser que quelques centaines d'heures de vol. En revanche, je n'ai rien trouvé dans ce sens par écrit. Auriez-vous des infos ?
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:53, modifié le . ©AviationsMilitaires