Rappels

Histoire de l'appareil

Le SCAN 20 était un hydravion d'entraînement conçu à la demande de la marine française, mis en service au début des années 1950.

Le ministère de l'Air français émit en 1940 des spécifications pour un hydravion léger destiné à l'entraînement. Cet appareil fut conçu par Bernard Deveze et Léon Douzille. La SCAN (Société de Constructions Aéro-Navales de Port-Neuf) construisit un prototype en secret en 1941, lors de l'Occupation allemande, mais avec l'accord des autorités françaises.

Il se présentait comme un hydravion à coque monomoteur à ailes hautes cantilever, avec un flotteur sous chaque aile. 4 membres d'équipage prenaient place dans un cockpit fermé. Le moteur prévu était un Béarn 6D de 325 cv en ligne monté au-dessus de l'aile.

Lors de l'invasion de la zone sud en 1942, l'usine fut détruite par les Allemands et le premier prototype était presque terminé. C'est le 22 août 1943 que l’État français passe officiellement commande de 2 prototypes… Un second prototype fut construit à partir de 1943. Ces deux appareils furent cachés pendant l'Occupation dans des fermes du nord de la Charente, où la construction se termina en attendant les moteurs Béarn 6D.

Le prototype n°01 vola pour la première fois le 6 octobre 1945, après la Libération. La marine française commanda 25 exemplaires le 17 octobre 1945. Le prototype n°02 doit se contenter d'un moteur Potez 8D de 320 cv en attendant le moteur Béarn 6D prévu. Il vole pour la première fois en mars 1947.

Le prototype n°01 est transféré au CEV de Marignane le 2 mai 1946, bientôt rejoint par le n°02. Les essais montrent de nombreux défauts de fabrication à corriger.

Les appareils de série, construits à Argenteuil, sont rapidement fabriqués. Mais les moteurs Béarn ne sont pas disponibles et ne seront livrés qu'en 1951, avec 5 ans de retard.

L'appareil entra en service à la mi-mai 1951, dans les escadrilles 53S à Karouba en Tunisie et 33S à Saint-Mandrier, dans la rade de Toulon. Mais la plupart des appareils sont stockés à Aspretto en Corse. Mais la coque en bois ne résiste pas au climat humide et l'état de pourrissement est tel que les appareils sont rapidement réformés, fin 1953-début 1954. Seule une poignée d'appareils fut effectivement mise en service et rapidement réformée.

De façon générale, le SCAN 20 fut victime des retards de livraison du moteur prévu, le Béarn 6D, problème qui a touché d'autres appareils. Le Potez 8D, bien que prototype, lui aurait certainement posé bien moins de problèmes. Le SCAN 20 semblait offrir un bon potentiel, malgré un entretien difficile lié à sa construction en bois.

Versions référencées

Pays exploitant actuellement cet appareil

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Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 2 500 kg (5 512 lbs)
  • Masse à vide : 1 778 kg (3 920 lbs)
  • Surface alaire : 32 m² (344 sq. ft)
  • Hauteur : 3,62 m (11,877 ft)
  • Envergure : 15 m (49 ft)
  • Longueur : 11,7 m (38,386 ft)

Performances

  • Vitesse de croisière : 200 km/h (124 mph, 108 kts)
  • Vitesse d'atterrissage : 80 km/h (50 mph, 43 kts)
  • Distance franchissable : 1 000 km (621 mi, 540 nm)
  • Plafond opérationnel : 5 000 m (16 404 ft)
  • Vitesse maximale HA : 220 km/h (137 mph, 119 kts)
  • Charge alaire, à vide : 55,562 kg/m² (11,38 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 78,125 kg/m² (16,001 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 1 moteur à pistons Béarn 6D
  • Puissance unitaire : 239 kW (325 ch, 321 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
SCAN 20 à 17/07/2014 08:00 Clansman
Le SCAN 20 était un hydravion d'entraînement conçu à la demande de la marine française, mis en service au début des années 1950.

Le ministère de l'Air français émit en 1940 des spécifications pour un hydravion léger destiné à l'entraînement. Cet appareil fut conçu par Bernard Deveze et Léon Douzille. La SCAN (Société de Constructions Aéro-Navales de Port-Neuf) construisit un prototype en secret en 1941, lors de l'Occupation allemande, mais avec l'accord des autorités françaises.

Il se présentait comme un hydravion à coque monomoteur à ailes hautes cantilever, avec un flotteur sous chaque aile. 4 membres d'équipage prenaient place dans un cockpit fermé. Le moteur prévu était un Béarn 6D de 325 cv en ligne monté au-dessus de l'aile.

Lors de l'invasion de la zone sud en 1942, l'usine fut détruite par les Allemands et le premier prototype était presque terminé. C'est le 22 août 1943 que l’État français passe officiellement commande de 2 prototypes… Un second prototype fut construit à partir de 1943. Ces deux appareils furent cachés pendant l'Occupation dans des fermes du nord de la Charente, où la construction se termina en attendant les moteurs Béarn 6D.

Le prototype n°01 vola pour la première fois le 6 octobre 1945, après la Libération. La marine française commanda 25 exemplaires le 17 octobre 1945. Le prototype n°02 doit se contenter d'un moteur Potez 8D de 320 cv en attendant le moteur Béarn 6D prévu. Il vole pour la première fois en mars 1947.

Le prototype n°01 est transféré au CEV de Marignane le 2 mai 1946, bientôt rejoint par le n°02. Les essais montrent de nombreux défauts de fabrication à corriger.

Les appareils de série, construits à Argenteuil, sont rapidement fabriqués. Mais les moteurs Béarn ne sont pas disponibles et ne seront livrés qu'en 1951, avec 5 ans de retard.

L'appareil entra en service à la mi-mai 1951, dans les escadrilles 53S à Karouba en Tunisie et 33S à Saint-Mandrier, dans la rade de Toulon. Mais la plupart des appareils sont stockés à Aspretto en Corse. Mais la coque en bois ne résiste pas au climat humide et l'état de pourrissement est tel que les appareils sont rapidement réformés, fin 1953-début 1954.

De façon générale, le SCAN 20 fut victime des retards de livraison du moteur prévu, le Béarn 6D, problème qui a touché d'autres appareils. Le Potez 8D, bien que prototype, lui aurait certainement posé bien moins de problèmes. Le SCAN 20 semblait offrir un bon potentiel, malgré un entretien difficile lié à sa construction en bois.


La fiche sur le site


http://fr.wikipedia.org/wiki/S.C.A.N._20

http://www.aviafrance.com/s-c-a-n-20-aviation-france-809.htm

http://aerophile.over-blog.com/article-l-hydravion-scan-20-104259777.html

http://en.wikipedia.org/wiki/SCAN_20

http://www.aviastar.org/air/france/scan-20.php
Re: SCAN 20 à 17/07/2014 08:22 Jericho
Merci pour la fiche, Clansman.

Voir sortir un hydravion d'une ferme, ça doit faire bizarre tout de même… :D

Clansman a écrit

Mais la coque en bois ne résiste pas au climat humide et l'état de pourrissement est tel que les appareils sont rapidement réformés, fin 1953-début 1954.
C'est clair que si la coque d'un hydravion ne supporte pas les climats humides, c'est un peu ballot… :roll:

Toutes ces péripéties et 10 ans de développement pour seulement 3 ans de service, c'est vraiment dommage je trouve.
Re: SCAN 20 à 17/07/2014 09:19 glwpatton
un peu en décalage avec son temps aussi, non ?
Commander des hydravions en 41 ça passe, 3 ans plus tard ça devenait obsolète…
Re: SCAN 20 à 17/07/2014 23:43 Nico2
Un grand succès cet appareil… :mrgreen:

Puisse sa fiche en avoir davantage. :hehe:

Merci Clans pour cette fiche sur cet appareil méconnu.

PS: SCAN, cela ne rend pas terrible à présent comme acronyme.[/size:qqfez32c]
Re: SCAN 20 à 18/07/2014 07:05 Clansman

glwpatton a écrit

un peu en décalage avec son temps aussi, non ?
Commander des hydravions en 41 ça passe, 3 ans plus tard ça devenait obsolète…

Oui, je voulais faire une réflexion là-dessus en conclusion puis je l'ai zappée.
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:53 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires