Rappels

Histoire de l'appareil

Le TAI Anka est un drone de surveillance et d’attaque MALE (moyenne altitude et longue endurance) à ailes droites en position haute, muni d’un empennage en "V", d’un train d’atterrissage tricycle rétractable et propulsé par un moteur turbocompressé actionnant une hélice tripale.

En 2004, l’armée turque signe un contrat avec TAI (Turkish Aerospace Industries) pour développer un drone de surveillance capable de voler à moyenne altitude et possédant une grande endurance. Le programme prévoit l’étude, la construction et le test de trois prototypes et leurs systèmes de contrôle au sol pour 2011, ainsi que la fabrication en série du drone, avec une commande prévue de dix systèmes comprenant 30 drones pour les forces aériennes pour 2012.

TAI se lance dans l’étude de l’appareil, appelé Anka (Phénix) et construit les prototypes prévus.
Le premier vol a lieu le 30 décembre 2010. Ils effectuent de nombreux vols entièrement guidés depuis le sol. Le 22 novembre 2011, un des prototypes vole 6h à 6’100 m avec, pour la première fois, un décollage et un atterrissage entièrement automatiques.

Le système comprend en général une station de guidage au sol et de traitement des données enregistrées, ainsi que trois appareils.

Le fuselage de l’Anka-A est fabriqué d’une seule pièce en matériaux composite. Des armatures métalliques renforcent néanmoins certaines parties. Les ailes et l’empennage en "V" sont aussi fabriqués en composites. Le train d’atterrissage tricycle est escamotable. Pour plus de sécurité, les commandes de vol et le système électrique sont redondants, avec un système de batterie de secours. Le moteur à quatre cylindres Thielert Centurion 2.0 turbocompressé de 157 cv est situé à l’arrière du fuselage. Il actionne une hélice propulsive tripale, les réservoirs de carburant sont situés également dans le fuselage. L’Anka est équipé également de système de dégivrage et d’éclairage. S’il peut être piloté à distance, il est également équipé d’un système de décollage et atterrissage automatique.

Il est muni d’un GPS, de sondes de températures et pressions, de calculateurs de navigations, d’interfaces de communication à large bande pour le transfert des informations en temps réel, et un transpondeur permettant son utilisation dans l’espace aérien civil.

L’équipement du drone, bien que pouvant varier en fonction des missions à accomplir comporte, en général, un ensemble électro-optique comprenant une caméra TV, un FLIR, un désignateur et télémètre laser, un SAR (radar à ouverture synthétique) et un ISAR (Inverse SAR, permettant de déterminer avec précision la forme de certains objectifs).

Le plan de vol de la mission est programmé avant le décollage afin de permettre au drone d’être entièrement autonome, mais ces données peuvent être modifiées à tout moment, y compris durant la mission. Les images et autres informations sont enregistrées et transmises en direct à la station au sol, et peuvent également être retransmises à des unités alliées proches de la zone observée. Les charges utiles que transporte l’Anka sont commandées depuis le sol.

En janvier 2012, l’Anka continue les essais au sein de l’armée turque. Cette dernière annonce son intérêt pour l’achat de 10 drones de série. Dotés de caméras haute-définition, de système de transfert de données cryptées et de diverses améliorations structurelles, des Anka-B devraient entrer en service en 2016.

En juillet 2012, l’armée turque demande à TAI de développer également une version armée volant à haute altitude désignée Anka-A+. Plus lourde, elle sera équipée d’un moteur turbocompressé ou d’un turbopropulseur et armée de roquettes antichars guidées par laser CIRIT de Rocketsan.

L’Anka-TP est une version de reconnaissance stratégique également en étude. Pesant près de 5 tonnes en vol, ce drone d’une envergure de 23 mètres et motorisé avec un turbopropulseur devrait voler à plus de 12'000 mètres en emportant une charge offensive de 1'000 à 1’500 kg. Il sera possible de l’armer avec des missiles antichars UMTAS.

Durant des essais, deux Anka se crashent à l’atterrissage suite à des défaillances techniques. Trop abimés, ils ne revoleront pas, malgré la signification de leur nom…

Le 20 janvier 2013, après plus de 140 h de vol, la campagne d’essai s’achève avec un vol de 18 h à plus de 7’900 m, en effectuant des circuits de 200 km et en atterrissant de nuit dans des conditions météorologiques difficiles.

Les premières pièces fabriquées par l’entreprise PAC (Pakistan Aeronautical Complex) sont livrées le 13 mai 2013, permettant le montage final des premiers Anka-A de série. Un troisième Anka se crashe en décembre durant des essais en vol.

Le TAI Anka est capable d’effectuer des missions de reconnaissance, d’observation, de recherche, de désignation de cibles, d’espionnage électronique et de relai de communication. Dans sa version armée, il pourra également être utilisé pour des attaques de précision.

En mars 2014, ils sont en cours d’intégration dans l’armée turque.


Texte de Jéricho, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • TAI Anka-A : Version de surveillance.
  • TAI Anka-A+ : Version du Anka-A dotée d’un turbopropulseur et capable de voler à haute altitude.
  • TAI Anka-B : Version améliorée dotée de capteurs plus précis et de transferts de données cryptés.
  • TAI Anka-S : Version armée de série.
  • TAI Anka-TP : Projet de version de surveillance stratégique pouvant être armée de 2 missiles UMTAS.

Pays exploitant actuellement cet appareil

TAI Anka-A voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 1 600 kg (3 527 lbs)
  • Surface alaire : 13,6 m² (146,389 sq. ft)
  • Hauteur : 3,4 m (11,155 ft)
  • Envergure : 17,3 m (56,759 ft)
  • Longueur : 8 m (26 ft)

Performances

  • Vitesse de croisière : 204 km/h (127 mph, 110 kts)
  • Endurance maximale : 24 h
  • Rayon d'action : 200 km (124 mi, 108 nm)
  • Distance franchissable : 4 867 km (3 024 mi, 2 628 nm)
  • Plafond opérationnel : 9 144 m (30 000 ft)
  • Vitesse maximale HA : 217 km/h (135 mph, 117 kts)
  • Charge alaire, au décollage : 117,647 kg/m² (24,096 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 1 moteur diesel Thielert Centurion 2.0
  • Puissance unitaire : 116 kW (157 ch, 155 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Média externes

Forum

Sujet complet »
TAI Anka à 02/08/2013 08:46 stanak
Drone de construction turque
entré en service en 2012

Re: TAI Anka à 02/08/2013 20:42 Nico2
Joli cliché.

Je découvre cet appareil, qui m'était totalement inconnu.

Merci Stanak.
Re: TAI Anka à 03/08/2013 10:41 stanak
je savais que ça en interesserait au moins un ;)
Re: TAI Anka à 03/08/2013 12:06 ciders
J'étais en train d'appeler la DGA, pour savoir combien on pourrait en acheter. ^^
Re: TAI Anka à 01/11/2013 13:53 ciders
Première commande

La Turquie signe un contrat portant sur l'achat de 10 TAI Anka.
Re: TAI Anka à 11/12/2013 13:33 foxkilo02
Un Anka s'écrase pour une raison encore indéterminée, lors d'un vol d'essai.
Re: TAI Anka à 07/03/2014 09:04 Jericho
Le TAI Anka est un drone de surveillance et d’attaque MALE (moyenne altitude et longue endurance) à ailes droites en position haute, muni d’un empennage en "V", d’un train d’atterrissage tricycle rétractable et propulsé par un moteur turbocompressé actionnant une hélice tripale.

En 2004, l’armée turque signe un contrat avec TAI (Turkish Aerospace Industries) pour développer un drone de surveillance capable de voler à moyenne altitude et possédant une grande endurance. Le programme prévoit l’étude, la construction et le test de trois prototypes et leurs systèmes de contrôle au sol pour 2011, ainsi que la fabrication en série du drone, avec une commande prévue de dix systèmes comprenant 30 drones pour les forces aériennes pour 2012.

TAI se lance dans l’étude de l’appareil, appelé Anka (Phénix) et construit les prototypes prévus.
Le premier vol a lieu le 30 décembre 2010. Ils effectuent de nombreux vols entièrement guidés depuis le sol.
Le 22 novembre 2011, un des prototypes vole 6h à 6’100m avec, pour la première fois, un décollage et un atterrissage entièrement automatiques.

Le système comprend en général une station de guidage au sol et de traitement des données enregistrées, ainsi que trois appareils.
Le fuselage de l’Anka-A est fabriqué d’une seule pièce en matériaux composite. Des armatures métalliques renforcent néanmoins certaines parties. Les ailes et l’empennage en "V" sont aussi fabriqués en composites. Le train d’atterrissage tricycle est escamotable. Pour plus de sécurité, les commandes de vol et le système électrique sont redondants, avec un système de batterie de secours. Le moteur à quatre cylindres Thielert Centurion 2.0 turbocompressé de 157cv est situé à l’arrière du fuselage. Il actionne une hélice propulsive tripale, les réservoirs de carburant sont situés également dans le fuselage. L’Anka est équipé également de système de dégivrage et d’éclairage. S’il peut être piloté à distance, il est également équipé d’un système de décollage et atterrissage automatique.
Il est muni d’un GPS, de sondes de températures et pressions, de calculateurs de navigations, d’interfaces de communication à large bande pour le transfert des informations en temps réel, et un transpondeur permettant son utilisation dans l’espace aérien civil.
L’équipement du drone, bien que pouvant varier en fonction des missions à accomplir comporte, en général, un ensemble électro-optique comprenant une caméra TV, un FLIR, un désignateur et télémètre laser, un SAR (radar à ouverture synthétique) et un ISAR (Inverse SAR, permettant de déterminer avec précision la forme de certains objectifs).

Le plan de vol de la mission est programmé avant le décollage afin de permettre au drone d’être entièrement autonome, mais ces données peuvent être modifiées à tout moment, y compris durant la mission. Les images et autres informations sont enregistrées et transmises en direct à la station au sol, et peuvent également être retransmises à des unités alliées proches de la zone observée. Les charges utiles que transporte l’Anka sont commandées depuis le sol.

En janvier 2012, l’Anka continue les essais au sein de l’armée turque. Cette dernière annonce son intérêt pour l’achat de 10 drones de série. Dotés de caméras haute-définition, de système de transfert de données cryptées et de diverses améliorations structurelles, des Anka-B devraient entrer en service en 2016.
En juillet 2012, l’armée turque demande à TAI de développer également une version armée volant à haute altitude désignée Anka-A+. Plus lourde, elle sera équipée d’un moteur turbocompressé ou d’un turbopropulseur et armée de roquettes antichars guidées par laser CIRIT de Rocketsan.
L’Anka-TP est une version de reconnaissance stratégique également en étude. Pesant près de 5 tonnes en vol, ce drone d’une envergure de 23 mètres et motorisé avec un turbopropulseur devrait voler à plus de 12'000 mètres en emportant une charge offensive de 1'000 à 1’500kg. Il sera possible de l’armer avec des missiles antichars UMTAS.

Durant des essais, deux Anka se crashent à l’atterrissage suite à des défaillances techniques. Trop abimés, ils ne revoleront pas, malgré la signification de leur nom…

Le 20 janvier 2013, après plus de 140h de vol, la campagne d’essai s’achève avec un vol de 18h à plus de 7’900m, en effectuant des circuits de 200km et en atterrissant de nuit dans des conditions météorologiques difficiles.

Les premières pièces fabriquées par l’entreprise PAC (Pakistan Aeronautical Complex) sont livrées le 13 mai 2013, permettant le montage final des premiers Anka-A de série. Un troisième Anka se crashe en décembre durant des essais en vol.

Le TIA Anka est capable d’effectuer des missions de reconnaissance, d’observation, de recherche, de désignation de cibles, d’espionnage électronique et de relai de communication. Dans sa version armée, il pourra également être utilisé pour des attaques de précision.

En mars 2014, ils sont en cours d’intégration dans l’armée turque et ils sont commandés par l’Arabie Saoudite et l’Egypte.


Versions :
Anka-A : Version de surveillance non armée possédant une autonomie de 24h à plus de 9’000m.

Anka-A+ : Anka-A équipé d’un turbopropulseur et capable de voler à haute altitude, peut éventuellement être armé de roquettes guidées CIRIT.

Anka-B : Version améliorée muni de capteurs plus précis et de transfert de signaux cryptés, en cours de développement, il est prévu pour 2016. Il devrait être possible de l’armer avec des roquettes guidées CIRIT ou de missiles antichars UMTAS.

Anka-C/TP : Version de surveillance stratégique et d’attaque, de plus grande taille et pouvant voler à 15’000m avec une charge offensive deux missiles UMTAS, en cours de développement.


Utilisateurs militaires :
Arabie Saoudite : 4 drones Anka-A commandés.

Egypte : 10 drones Anka-A commandés.

Turquie : 18 drones Anka-A et Anka-B commandés.


Caractéristiques Anka-A:
Longueur : 8,0m
Envergure : 17,3m
Hauteur : 3,4m
Surface alaire : 13,6m2
Masse maximale au décollage : 1’600kg

Moteurs :
Un moteur quatre cylindres Thielert Centurion 2.0 turbocompressé de 157cv (114kW).

Performances :
Vitesse max haute altitude: 217km/h
Vitesse de croisière : 204km/h
Plafond opérationnel : 9’144m
Endurance : 24h
Distance franchissable : 4896km
Rayon de combat : 200km

Armement :
Sans.
Des roquettes guidées CIRIT ou deux missiles antichars UMTAS pour d’autres versions en cours de développement.


Liens internet :
http://en.wikipedia.org/wiki/TAI_Anka
http://www.militaryfactory.com/aircraft/detail.asp?aircraft_id=1007
https://www.tai.com.tr/en/project/anka-medium-altitude-long-endurance-uav-system
http://www.janes.com/article/29331/turkey-orders-anka-male-uavs
http://www.airforce-technology.com/projects/anka-male-unmanned-aerial-vehicle-uav-turkey/
http://defence.pk/threads/tai-anka-male-uav.56273/
http://defense-update.com/20131030_turkey-orders-10-anka-uavs.html
http://www.defensenews.com/article/20131209/DEFREG01/312090022/Turkish-Made-Drone-Anka-Crashes
http://www.flightglobal.com/news/articles/tai-to-sell-anka-uavs-to-egypt-379397/
http://www.flightglobal.com/news/articles/tai-completes-anka-uav-test-campaign-381596/
Re: TAI Anka à 08/03/2014 09:51 Clansman
La fiche sur le site
Re: TAI Anka à 09/03/2014 21:21 Jericho
Merci Clansman. ;)
Re: TAI Anka à 23/08/2015 13:12 Ansierra117
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:53 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires