Rappels

  • Premier vol :
  • Missions : Drone-cible
  • Constructeur : drapeau Orbital
  • 109 appareils construits (cellules neuves)

Histoire de l'appareil

Depuis au moins les années 1970, l'US Navy cherchait désespérément un drone-cible capable de simuler les missiles anti-navires soviétiques à hautes performances. Le BQM-90, en 1970, et l'AQM-128, en 1984, ne dépassèrent même pas le stade de la définition des spécifications. Le BQM-111, conçu par Teledyne Ryan, ne fut pas construit. Quand à l'AQM-127, c'était un échec complet. Tout ce dont disposait l'US Navy, c'était de vieux missiles RIM-8 Talos convertis en drones depuis 1975 et une poignée de Kh-31 modifiés, dont la production en série fut empêchée par des pressions politiques.

L'US Navy se lança une fois de plus dans un nouveau programme, le SSST (Supersonic Sea-Skimming Target) et se tourna vers Orbital Sciences Corp. le 29 juin 2000.

Un contrat fut signé ce mois-ci pour le développement d'un drone-cible non réutilisable, le GQM-163A Coyote. Il est lancé du sol à l'aide d'une fusée d'appoint Hercules MK 70, récupérée sur des missiles RIM-67 désormais obsolètes. Ce Mk 70 est identique extérieurement au Mk 12 demandé à l'origine. La propulsion est ensuite assurée par un statoréacteur Atlantic Research Corporation (devenu Aerojet) MARC-R-282 qui propulse le Coyote à une vitesse de Mach 2,8 au niveau de la mer.

A haute altitude, il peut atteindre Mach 3 à 35000 pieds et Mach 4 à 60000 pieds. En phase d'approche terminale, le Coyote fonçe à Mach 2,5 à 5 mètres d'altitude. Afin d'économiser de l'argent, l'avionique et la pointe avant de l'AQM-37D furent réutilisés.

6 GQM-163A furent construits pour les essais en vol, qui devaient démarrer au printemps 2003. Mais le programme connut quelques retards et le vol inaugural eut finalement lieu en mai 2004. Les essais en vol se terminèrent avec succès le 22 avril 2005.

L'US Navy signa un contrat avec Orbital Science pour la production des exemplaires de série, entrés en service opérationnel à Point Mugu au Naval Air Warfare Center afin de remplacer les MQM-8 Vandal. Les 10 premiers furent commandés le 5 novembre 2001 (LRIP-1), 10 autres le 13 avril 2005 (LRIP-2). Ils furent suivis de 19 exemplaires le 13 février 2006 (FRP-1), 13 appareils le 25 septembre 2007 (FRP-2), 14 exemplaires le 28 mai 2009 (FRP-3), 7 appareils le 28 juin 2010 (FRP-4), 7 exemplaires le 31 mars 2011 (FRP-5), probablement 7 drones le 29 août 2012 (FRP-6), 5 exemplaires le 5 septembre 2013 (FRP-7) et encore 3 drones le 10 octobre 2014 (FRP-8).

Une variante nommée "High diver" fut testée avec succès le 13 août 2010, en effectuant une plongée de 40° sans moteur après une course de 110 miles nautiques.

Le GQM-163 peut donc simuler toute une gamme de missiles anti-navires ou missiles de croisière supersoniques, dont le Kh-31 (AS-17 Krypton), le SS-N-22 Sunburn, le PJ-10 indo-russe, ou encore le Brahmos. Les performances de ces missiles sont telles qu'un système de défense a moins d'une minute pour réagir.

Le GQM-163 pourrait emporter une charge utile, mais sa taille et sa faible autonomie (60 miles nautiques à basse altitude) n'en feraient pas un véritable missile anti-navires.

Outre l'US Navy, le GQM-163 fut également vendu aux marine australienne, française et japonaise. Le 20 mars 2007, la France commandait un exemplaire (grâce au programme Foreign Military Sales). Celui-ci fut tiré de l'île du Levant le 4 avril 2012 pour tester le missile Aster-30 tiré par la Frégate Forbin. L'Australie testa un RIM-116 ESSM tiré de la frégate HMAS Perth contre un GQM-163 états-unien le 30 août 2013, afin de valider le système ANZAC. Elle commanda 2 exemplaires le 5 septembre 2013, tandis que le Japon en commandait 1 exemplaire le même jour, puis encore 4 le 10 octobre 2014.

Le total atteint donc 109 exemplaires au total, soit 6 prototypes, ainsi que 95 exemplaires de série pour l'US Navy, 1 pour la France, 2 pour l'Australie et 5 pour le Japon en janvier 2015. 90 exemplaires au total étaient prévus au début du programme.

Versions référencées

Pays exploitant actuellement cet appareil

Anciens pays utilisateurs

Orbital GQM-163A voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Longueur : 9,53 m (31,266 ft) avec le booster
  • Longueur : 5,6 m (18,373 ft) sans le booster

Performances

  • Distance franchissable : 444 km (276 mi, 240 nm)
  • Plafond opérationnel : 18 288 m (60 000 ft)
  • Mach maximal BA : Mach 2,8
  • Mach maximal HA : Mach 4

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Orbital GQM-163 Coyote à 07/03/2015 10:07 Clansman
Drone-cible américain des années 2000.

Depuis au moins les années 1970, l'US Navy cherchait désespérément un drone-cible capable de simuler les missiles anti-navires soviétiques à hautes performances. Le BQM-90, en 1970, et l'AQM-128, en 1984, ne dépassèrent même pas le stade de la définition des spécifications. Le BQM-111, conçu par Teledyne Ryan, ne fut pas construit. Quand à l'AQM-127, c'était un échec complet. Tout ce dont disposait l'US Navy, c'était de vieux missiles RIM-8 Talos convertis en drones depuis 1975 et une poignée de Kh-31 modifiés, dont la production en série fut empêchée par des pressions politiques.

L'US Navy se lança donc dans un nouveau programme, le SSST (Supersonic Sea-Skimming Target) et se tourna vers Orbital Sciences Corp. le 29 juin 2000.

Un contrat fut signé ce mois-ci pour le développement d'un drone-cible non réutilisable, le GQM-163A Coyote. Il est lancé du sol à l'aide d'une fusée d'appoint Hercules MK 70, récupérée sur des missiles RIM-67 désormais obsolètes. Ce Mk 70 est identique extérieurement au Mk 12 demandé à l'origine. La propulsion est ensuite assurée par un statoréacteur Atlantic Research Corporation (devenu Aerojet) MARC-R-282 qui propulse le Coyote à une vitesse de Mach 2,8 au niveau de la mer.

A haute altitude, il peut atteindre Mach 3 à 35000 pieds et Mach 4 à 60000 pieds. En phase d'approche terminale, le Coyote fonçe à Mach 2,5 à 5 mètres d'altitude. Afin d'économiser de l'argent, l'avionique et la pointe avant de l'AQM-37D furent réutilisés.

6 GQM-163A furent construits pour les essais en vol, qui devaient démarrer au printemps 2003. Mais le programme connut quelques retards et le vol inaugural eut finalement lieu en mai 2004. Les essais en vol se terminèrent avec succès le 22 avril 2005.

Alors, heureuse, l'US Navy signa un contrat avec Orbital Science pour la production des exemplaires de série, entrés en service opérationnel à Point Mugu au Naval Air Warfare Center afin de remplacer les MQM-8 Vandal. Les 10 premiers furent commandés le 5 novembre 2001 (LRIP-1), 10 autres le 13 avril 2005 (LRIP-2), et 19 le 13 février 2006 (FRP-1). 13 appareils supplémentaires furent commandés le 25 septembre 2007 (FRP-2), 14 le 28 mai 2009 (FRP-3), 7 le 28 juin 2010 (FRP-4), 7 le 31 mars 2011 (FRP-5), probablement 7 le 29 août 2012 (FRP-6), 5 le 5 septembre 2013 (FRP-7) et encore 3 le 10 octobre 2014 (FRP-8).

Une variante nommée "High diver" fut testée avec succès le 13 août 2010, en effectuant une plongée de 40° sans moteur après une course de 110 miles nautiques.

Le GQM-163 peut donc simuler toute une gamme de missiles anti-navires ou missiles de croisière supersoniques, dont le Kh-31 (AS-17 Krypton), le SS-N-22 Sunburn, le PJ-10 indo-russe, ou encore le Brahmos. Leurs performances sont telles qu'un système de défense a moins d'une minute pour réagir.

Le GQM-163 pourrait emporter une charge utile, mais sa taille et sa faible autonomie (60 miles nautiques à basse altitude) n'en feraient pas un véritable missile anti-navires.

Outre l'US Navy, le GQM-163 fut également vendu aux marine australienne, française et japonaise. Le 20 mars 2007, la France commandait un exemplaire (grâce au programme Foreign Military Sales). Celui-ci fut tiré de l'île du Levant le 4 avril 2012 pour tester le missile Aster-30 tiré par la Frégate Forbin. L'Australie testa un RIM-116 ESSM tiré de la frégate HMAS Perth contre un GQM-163 le 30 août 2013, afin de valider le système ANZAC. Elle commanda 2 exemplaires le 5 septembre 2013, tandis que le Japon en commandait 1 exemplaire le même jour, puis encore 4 le 10 octobre 2014.

Le total atteint donc 6 prototypes, ainsi que 95 exemplaires de série pour l'US Navy, 1 pour la France, 2 pour l'Australie et 5 pour le Japon en janvier 2015, soit 109 exemplaires au total. 90 exemplaires au total étaient prévus.




http://fr.wikipedia.org/wiki/GQM-163_Coyote

http://en.wikipedia.org/wiki/GQM-163_Coyote

http://www.defenseindustrydaily.com/gqm163-ssst-a-tricky-coyote-to-match-wits-with-defenses-03155/

http://www.navair.navy.mil/pma208/?fuseaction=controller.target_view&target_id=62&type=target

http://www.designation-systems.net/dusrm/m-163.html

http://www.globalsecurity.org/military/systems/munitions/gqm-163.htm

http://www.janes.com/article/44441/latest-gqm-163-ssst-contract-includes-first-sale-to-japan

http://craymond.no-ip.info/awk/twuav1.html#m5
Re: Orbital GQM-163 Coyote à 07/03/2015 10:34 Clansman
La fiche sur le site

On peut presque entendre le soupir de soulagement des responsables de l'US Navy. :mrgreen:
Re: Orbital GQM-163 Coyote à 08/03/2015 20:46 Nico2
Merci Clans :D
Re: Orbital GQM-163 Coyote à 09/03/2015 08:43 Jericho
N'empêche qu'avec ces vitesses, ils auraient mieux fait de l'appeler "Road Runner" (ou "Bip-bip") plutôt que "Coyote"… :D
Re: Orbital GQM-163 Coyote à 09/03/2015 09:06 Clansman
C'était déjà pris. :bonnet:
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Texte de , créé le March 7, 2015, 10:17 a.m., modifié le . ©AviationsMilitaires