Rappels

Histoire de l'appareil

Le Rheinmetall KZO est un drone de reconnaissance tactique à ailes basses, muni d’une dérive surmontée d’un radôme et propulsé par un moteur à pistons entrainant une hélice propulsive bipale.

Vers la fin des années 1990, l’armée allemande commande un système de drones de reconnaissance tactique et de désignation de cibles à Rheinmetall AG. Désigné KZO (Kleinflugger Zielortung-petit aéronef de localisation d’objectifs) cet appareil effectue son premier vol en 1998.

Le KZO est conçu en matériaux composites spécialement choisis pour leur perméabilité aux ondes radars. Le fuselage est de section carrée, avec une boule optronique à l’avant. Jusqu’en 2012, seule une caméra IR est emportée, mais une nouvelle tourelle contenant trois caméras TV CCD et IR sont en cours d’intégration. Il est également possible d’emporter un radar SAR (radar à synthèse d’ouverture) et un désignateur laser. Le moteur thermique, qui est muni d’un système de refroidissement pour diminuer sa signature IR, est situé à l’arrière et actionne une hélice propulsive bipale. Les ailes basses sont droites et la dérive est équipée, à son sommet, d’un radôme contenant les antennes de communication. 

Le KZO est transporté en partie démonté à bord d’un camion, mais en 20 minutes il est prêt à l’envol. Le décollage s’effectue depuis une rampe de lancement installée également sur un véhicule, à l’aide d’un chariot propulsé par un moteur fusée. L’atterrissage se fait à l’aide d’un parachute de récupération et de coussins gonflables permettant d’amortir le choc lors du contact avec le sol.
Un système KZO se compose de 10 drones, de deux véhicules avec rampe de lancement, deux stations de contrôle au sol, deux véhicules de communication munis d’antennes, deux véhicules d’entretient et deux véhicule de réserve et de secours. 

Pour permettre l’utilisation d’un système complet et le décollage des drones, il faut un terrain dégagé de 100 mètres de côté. Le rayon d’action varie entre 100 et 150km selon la densité des émissions et des brouillages électromagnétiques. Son altitude d’exploitation varie entre 200 et 3'500 mètres, d’après selon la mission et l’objectif. Sa capacité à mener des missions de jour comme de nuit permet de transmettre de nombreuses informations aux unités d’artillerie. Son autonomie de plus de trois heures et demie et la rapide remise en service entre chaque mission permet un survol quasi ininterrompu des zones observées. L’appareil se pose dans un rayon de 100m autour d’un point de chute déterminé.

Un protocole d’accord est signé en 2003 entre Rheinmetall et SAFRAN pour permettre l’interopérabilité de leurs systèmes de drones de reconnaissance KZO et Sperwer. Les forces armées qui déploient ces appareils sur le terrain pourront désormais s’échanger les renseignements obtenus et même mettre en œuvre et contrôler les drones de l’un ou de l’autre constructeur.

Rapidement évalué, avec succès, par la Bundeswehr, cette dernière en commande aussitôt 60 exemplaires et 12 systèmes de contrôle au sol pour 2001. Suite à des retards de fabrication et de livraison, les systèmes entrent en service entre novembre 2005 et 2009, pour remplacer notamment les CL-289. Ces appareils sont équipés de caméras IR et d’un radar SAR. À partir de février 2006, les KZO sont testés en Afghanistan, puis ils y ont été utilisés régulièrement à partir de 2009.

En décembre 2004, Rheinmetall s’allie à l’entreprise Teledyne Brown Engineering pour le marché américain. Le drone Propector, dérivé du KZO et construit par Teledyne Brown en Alabama, est sélectionné en 2005 par l’US Army pour équiper ses unités au niveau du bataillon, mais en 2007 le programme est abandonné.

Un drone d’attaque au sol dérivé du KZO est développé sous la désignation de Taifun, puis de TARES. Bien que reprenant le même fuselage et un système d’exploitation semblable, de nombreuses modifications lui sont apportés.

Deux variantes reprenant la cellule du KZO sont également développées pour la guerre électronique.
La première, désignée Mücke (Moustique) est spécialement équipée pour la guerre électronique avec des systèmes de contre-mesures électroniques.
La deuxième version qui est désignée Fledermaus (chauve-souris) est munie de systèmes de soutien électronique, d’écoute des communications radio et des signaux radars ennemis. Toutes les informations obtenues sont retransmises en direct à la station au sol.


Texte de Jéricho, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

Pays exploitant actuellement cet appareil

Rheinmetall KZO voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 161 kg (355 lbs)
  • Hauteur : 0,95 m (3,13 ft)
  • Envergure : 3,42 m (11,22 ft)
  • Longueur : 2,28 m (7,48 ft)

Performances

  • Vitesse maximum : 250 km/h (155 mph, 135 kts)
  • Vitesse de croisière : 150 km/h (93 mph, 81 kts)
  • Vitesse de patrouille : 120 km/h (75 mph, 65 kts)
  • Endurance maximale : 3,5 h
  • Rayon d'action : 140 km (87 mi, 76 nm)
  • Distance franchissable : 500 km (311 mi, 270 nm)
  • Plafond opérationnel : 4 000 m (13 123 ft)

Motorisation

  • 1 moteur à pistons Sachs 24
  • Puissance unitaire : 24 kW (33 ch, 32 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

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Sujet complet »
Rheinmetall KZO à 01/03/2015 12:05 Jericho
Le Rheinmetall KZO est un drone de reconnaissance tactique à ailes basses, muni d’une dérive surmontée d’un radôme et propulsé par un moteur à pistons entrainant une hélice propulsive bipale.

Vers la fin des années 1990, l’armée allemande commande un système de drones de reconnaissance tactique et de désignation de cibles à Rheinmetall AG. Désigné KZO (Kleinflugger Zielortung-petit aéronef de localisation d’objectifs) cet appareil effectue son premier vol en 1998.

Le KZO est conçu en matériaux composites spécialement choisis pour leur perméabilité aux ondes radars. Le fuselage est de section carrée, avec une boule optronique à l’avant. Jusqu’en 2012, seule une caméra IR est emportée, mais une nouvelle tourelle contenant trois caméras TV CCD et IR sont en cours d’intégration. Il est également possible d’emporter un radar SAR (radar à synthèse d’ouverture) et un désignateur laser. Le moteur thermique, qui est muni d’un système de refroidissement pour diminuer sa signature IR, est situé à l’arrière et actionne une hélice propulsive bipale. Les ailes basses sont droites et la dérive est équipée, à son sommet, d’un radôme contenant les antennes de communication.
Le KZO est transporté en partie démonté à bord d’un camion, mais en 20 minutes il est prêt à l’envol. Le décollage s’effectue depuis une rampe de lancement installée également sur un véhicule, à l’aide d’un chariot propulsé par un moteur fusée. L’atterrissage se fait à l’aide d’un parachute de récupération et de coussins gonflables permettant d’amortir le choc lors du contact avec le sol.
Un système KZO se compose de 10 drones, de deux véhicules avec rampe de lancement, deux stations de contrôle au sol, deux véhicules de communication munis d’antennes, deux véhicules d’entretient et deux véhicule de réserve et de secours.
Pour permettre l’utilisation d’un système complet et le décollage des drones, il faut un terrain dégagé de 100 mètres de côté. Le rayon d’action varie entre 100 et 150km selon la densité des émissions et des brouillages électromagnétiques. Son altitude d’exploitation varie entre 200 et 3'500 mètres, d’après selon la mission et l’objectif. Sa capacité à mener des missions de jour comme de nuit permet de transmettre de nombreuses informations aux unités d’artillerie. Son autonomie de plus de trois heures et demie et la rapide remise en service entre chaque mission permet un survol quasi ininterrompu des zones observées. L’appareil se pose dans un rayon de 100m autour d’un point de chute déterminé.

Un protocole d’accord est signé en 2003 entre Rheinmetall et SAFRAN pour permettre l’interopérabilité de leurs systèmes de drones de reconnaissance KZO et Sperwer. Les forces armées qui déploient ces appareils sur le terrain pourront désormais s’échanger les renseignements obtenus et même mettre en œuvre et contrôler les drones de l’un ou de l’autre constructeur.

Rapidement évalué, avec succès, par la Bundeswehr, cette dernière en commande aussitôt 60 exemplaires et 12 systèmes de contrôle au sol pour 2001. Suite à des retards de fabrication et de livraison, les systèmes entrent en service entre novembre 2005 et 2009, pour remplacer notamment les CL-289. Ces appareils sont équipés de caméras IR et d’un radar SAR. À partir de février 2006, les KZO sont testés en Afghanistan, puis ils y ont été utilisés régulièrement à partir de 2009.

En décembre 2004, Rheinmetall s’allie à l’entreprise Teledyne Brown Engineering pour le marché américain. Le drone Propector, dérivé du KZO et construit par Teledyne Brown en Alabama, est sélectionné en 2005 par l’US Army pour équiper ses unités au niveau du bataillon, mais en 2007 le programme est abandonné.

Un drone d’attaque au sol dérivé du KZO est développé sous la désignation de Taifun, puis de TARES. Bien que reprenant le même fuselage et un système d’exploitation semblable, de nombreuses modifications lui sont apportés.

Deux variantes reprenant la cellule du KZO sont également développées pour la guerre électronique.
La première, désignée Mücke (Moustique) est spécialement équipée pour la guerre électronique avec des systèmes de contre-mesures électroniques.
La deuxième version qui est désignée Fledermaus (chauve-souris) est munie de systèmes de soutien électronique, d’écoute des communications radio et des signaux radars ennemis. Toutes les informations obtenues sont retransmises en direct à la station au sol.


Versions :
KZO : Version de base construite en série depuis 2005.

Prospector : Drone de reconnaissance tactique dérivé du KZO dont il se différencie principalement par la boule optronique et son système de fixation au fuselage. Proposé par Teledyne Brown Engineering en collaboration avec Rheinmetall, il est sélectionné en 2005 par l’US Army pour équiper ses unités au niveau du bataillon, avant que ce programme d’acquisition ne soit abandonné en 2007.

Taifun : Version d’attaque au sol dérivée du KZO et pouvant être utilisée avec le même système d’exploitation. La dérive est raccourcie et le radôme à son sommet est abandonné. Une quille ventrale, de taille semblable à la dérive, est ajoutée. Les ailes qui sont désormais en "mouette" sont implantées en position médiane. Le moteur, plus puissant, actionne une hélice quadripale. Le nez de l’appareil contient un radar à ondes millimétriques et la charge offensive, les caméras permettant de repérer les cibles se situent dans une tourelle hémisphérique sous le ventre du drone.

Mücke : (moustique) Version spécialement équipée de systèmes de contre-mesures électroniques permettant de brouiller la plupart des radars dans différentes fréquences.

Fledermaus : (chauve-souris) Version équipée de systèmes de soutien électronique. Elle est capable d’effectuer des missions d’écoute des communications radio, ainsi qu’analyser les signaux radars ennemis. Toutes ces informations sont retransmises en direct à la station au sol, y compris la localisation et les caractéristiques des signaux hostiles.


Utilisateurs militaires :
Allemagne : Au moins une soixantaine d’appareils au sein de la Bundeswehr (armée de terre).


Caractéristiques KZO:
Longueur : 2,28m
Envergure : 3,42m
Hauteur : 0,955m
Masse maximale au décollage : 161kg
Charge utile : 35kg
Points d’attache : 0

Moteurs :
Un moteur deux cylindres ZF Sachs de 24kW (33cv).

Performances :
Vitesse max : 250km/h
Vitesse de croisière : 150km/h
Vitesse de patrouille : 120km/h
Plafond opérationnel : 4’000m
Endurance : 3h30
Distance franchissable : 500km
Rayon d’action : 140km

Armement :
Sans.


Liens internet :
http://en.wikipedia.org/wiki/Rheinmetall_KZO
http://de.wikipedia.org/wiki/Rheinmetall_KZO
http://www.army-technology.com/projects/brevel/
http://www.rheinmetall-defence.com/de/rheinmetall_defence/public_relations/news/detail_1421.php
https://www.uvsr.org/docs/KZO.pdf
http://www.dglr.de/fileadmin/inhalte/dglr/fb/q3/veranstaltungen/2007_UAV_Fuehrungsaspekte/13BlohmWohlers/Flugfuehrungskonzept_KZO_DGLR.pdf
http://defense-update.com/products/k/kzo.htm
http://uvs-international.org/phocadownload/04_1cca_Presentations_PvB____________________/27_Symank-Bjoern_Rheinmetall_Germany_V2.pdf
http://www.golem.de/1006/75710.html
http://www.unmanned.co.uk/autonomous-unmanned-vehicles/uav-data-specifications-fact-sheets/fledermaus-unmanned-vehicle-uav-specifications-data-sheet/
http://www.army-technology.com/projects/brevel/
Re: Rheinmetall KZO à 01/03/2015 19:24 Nico2
Merci pour cette fiche Jericho. :)
Re: Rheinmetall KZO à 02/03/2015 10:04 Clansman
La fiche sur le site

J'en profite pour dire que j'ai des problèmes de connexion à la maison, donc je risque d'être là en pointillés et au petit bonheur la chance… :S
Re: Rheinmetall KZO à 02/03/2015 11:01 Jericho

Clansman a écrit

La fiche sur le site
Merci Clans'! ;)

Clansman a écrit

J'en profite pour dire que j'ai des problèmes de connexion à la maison, donc je risque d'être là en pointillés et au petit bonheur la chance… :S
Clansman: "J'vous jure que j'ai pas fait exprès pour ces coupures de connexion: je nettoyais ma faux quand le coup est parti tout seul…" :clansman:

Mais oui, mais oui… :bonnet:
Re: Rheinmetall KZO à 02/03/2015 11:56 Clansman
Comment t'as su ?


:bonnet:
Re: Rheinmetall KZO à 02/03/2015 12:02 Jericho
Il m'arrive régulièrement de nettoyer mes couteaux suisses et… :mrgreen:
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Texte de , créé le March 2, 2015, 9:34 a.m., modifié le . ©AviationsMilitaires