Rappels

Histoire de l'appareil

Le Meteor Mirach 70 est une cible volante propulsée par un moteur à pistons, munie d’ailes médianes et d’un empennage horizontal équipé de dérives à ses extrémités.

Fondée en 1947 et spécialisée dans la fabrication d’avions légers et de planeurs, l’entreprise italienne Meteor se lance dans une nouvelle aventure en 1959 : la conception d’engins volants non pilotés servant de cibles volantes pour l’entrainement à la lutte antiaérienne.
Le premier prototype, désigné P.0 est construit en bois et équipé d’un moteur à pistons actionnant une hélice bipale.
Ce prototype donne par la suite le P.1, un drone cible propulsé par un moteur deux temps Meteor Alfa1 à quatre cylindres en croix de 75 kW (102 cv) actionnant une hélice bipale en bois. Ses ailes, droites, sont en position médiane et son empennage horizontal est muni de deux plans verticaux, servant de dérives, à ses extrémités. Sa structure est principalement composée de fibres de verre.

Il peut être largué depuis un avion ou décoller depuis une rampe de lancement. En fin de mission, un parachute permet sa récupération. Il est radioguidé et certaines de ses versions sont également munies d’un système de pilotage automatique.
Un modèle de plus grande dimension est également construit sous la désignation de P.2. 

Des versions plus puissantes sont également mises au point avec des moteurs de 200 cv, permettant des vitesses proches de 500 km/h.
En 1966, des versions de reconnaissance équipées de moteurs plus puissants sont développées sous les désignations de P.1/ATR et P.2/ATR, mais elles seront peu utilisées.
C’est également durant ces années que l’entreprise croit et augmente ses collaborations internationales tout en développant un secteur électronique.

Un projet de modernisation du P.1 est étudié par la suite sous l’appellation de PX. L’engin reprend la voilure et les empennages de son prédécesseur, mais le fuselage est complètement redessiné grâce à l’utilisation d’un moteur McCulloch de 54k W (73 cv) moins volumineux.
Le PX donne naissance au début des années 1970 au P.70, très semblable, qui est renommé Mirach 70.
Cet appareil est radioguidé et muni d’un système de pilotage automatique. Il décolle depuis une rampe de lancement, avec l’aide de fusées d’appoints. Sa récupération s’effectue grâce à un parachute logé dans un compartiment sur le dessus du fuselage.
Une version munie d’un moteur plus puissant est ensuite proposée sous la désignation de Mirach 70/2.

Si les P.1 et P.2 semblent n’avoir été utilisés qu’en Italie, les Mirach 70 ont été exportés au moins en Afrique du Sud, Libye et Argentine. Dans ce dernier pays, ces drones-cibles ont également été construits sous licence. 


Texte de Jericho, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

  • Meteor P.0 : Prototype équipé de Meteor Alfa 1 à quatre cylindres en croix de 75 kW (102 cv).
  • Meteor P.1 : Version de base dérivée du P0.
  • Meteor P.1A : Version munie d’un système de pilotage automatique lui permettant d’évoluer au-delà de la portée visuelle.
  • Meteor P.1C : Version au fuselage renforcé.
  • Meteor P.1R : Version équipée pour être également détectable au radar, grâce à son moteur plus puissant, cette version avait une vitesse de pointe de 500 km/h et un rayon d'action d’environ 100 km.
  • Meteor P.1/ATR : Version de reconnaissance aérienne du P.1.
  • Meteor P.2 : Semblable au P.1, mais de plus grandes dimensions, ce drone-cible a sa masse maximale au décollage portée à 500 kg.
  • Meteor P.2/ATR : Version de reconnaissance aérienne du P.2.
  • Meteor PX : Prototype d’un P.1 modernisé.
  • Meteor P.70 : Première désignation du Mirach 70.
  • Meteor Mirach 70 : Version modernisée du P.1 mis au point à partir du PX.
  • Meteor Mirach 70/2 : Version plus puissante du Mirach 70. Il est possible que cette version puisse être équipée de réservoirs en bouts d’ailes, afin d’en augmenter l’autonomie.
  • Meteor MQ-1 Chimango : Désignation du Mirach 70 au sein des forces armées argentines.

Meteor Mirach 70 voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 238 kg (525 lbs)
  • Masse à vide : 203 kg (448 lbs)
  • Envergure : 3,66 m (12,008 ft)
  • Longueur : 5,4 m (17,717 ft)

Performances

  • Endurance maximale : 1 h
  • Rayon d'action : 100 km (62 mi, 54 nm)
  • Plafond opérationnel : 3 350 m (10 991 ft)
  • Vitesse maximale HA : 350 km/h (217 mph, 189 kts)

Motorisation

  • 1 moteur à cylindres à plat McCulloch
  • Puissance unitaire : 54 kW (73 ch, 72 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Meteor Mirach 70 à 24/09/2014 09:29 Jericho
Le Meteor Mirach 70 est une cible volante propulsée par un moteur à pistons, munie d’ailes médianes et d’un empennage horizontal équipé de dérives à ses extrémités.

Fondée en 1947 et spécialisée dans la fabrication d’avions légers et de planeurs, l’entreprise italienne Meteor se lance dans une nouvelle aventure en 1959 : la conception d’engins volants non pilotés servant de cibles volantes pour l’entrainement à la lutte antiaérienne.
Le premier prototype, désigné P.0 est construit en bois et équipé d’un moteur à pistons actionnant une hélice bipale.
Ce prototype donne par la suite le P.1, un drone cible propulsé par un moteur deux temps Meteor Alfa1 à quatre cylindres en croix de 75kW (102cv) actionnant une hélice bipale en bois. Ses ailes, droites, sont en position médiane et son empennage horizontal est muni de deux plans verticaux, servant de dérives, à ses extrémités. Sa structure est principalement composée de fibres de verre.

Il peut être largué depuis un avion ou décoller depuis une rampe de lancement. En fin de mission, un parachute permet sa récupération. Il est radioguidé et certaines de ses versions sont également munies d’un système de pilotage automatique.
Un modèle de plus grande dimension est également construit sous la désignation de P.2.
Des versions plus puissantes sont également mises au point avec des moteurs de 200cv, permettant des vitesses proches de 500km/h.
En 1966, des versions de reconnaissance équipées de moteurs plus puissants sont développées sous les désignations de P.1/ATR et P.2/ATR, mais elles seront peu utilisées.
C’est également durant ces années que l’entreprise croit et augmente ses collaborations internationales tout en développant un secteur électronique.

Un projet de modernisation du P.1 est étudié par la suite sous l’appellation de PX. L’engin reprend la voilure et les empennages de son prédécesseur, mais le fuselage est complètement redessiné grâce à l’utilisation d’un moteur McCulloch de 54kW (73cv) moins volumineux.
Le PX donne naissance au début des années 1970 au P.70, très semblable, qui est renommé Mirach 70.
Cet appareil est radioguidé et muni d’un système de pilotage automatique. Il décolle depuis une rampe de lancement, avec l’aide de fusées d’appoints. Sa récupération s’effectue grâce à un parachute logé dans un compartiment sur le dessus du fuselage.
Une version munie d’un moteur plus puissant est ensuite proposée sous la désignation de Mirach 70/2.

Si les P.1 et P.2 semblent n’avoir été utilisés qu’en Italie, les Mirach 70 ont été exportés au moins en Afrique du Sud, Libye et Argentine. Dans ce dernier pays, ces drones-cibles ont également été construits sous licence.


Versions :
P.0 : Prototype équipé de Meteor Alfa 1 à quatre cylindres en croix de 75kW (102cv).

P.1 : Version de base dérivée du P0. Sa structure est principalement construite en fibres de verre, les espaces vides à l’intérieur du fuselage sont remplis de résine de polyester expansée, permettant une bonne flottaison en cas d’utilisation au dessus de l’eau. La propulsion est assurée par un moteur deux temps Meteor Alfa 1 à quatre cylindres en croix de 75kW (102cv) actionnant une hélice bipale en bois. Le fuselage a un peu une forme de "carotte" avec son moteur proéminent et caréné à l’avant et s’affinant vers l’arrière. Le P.1 est muni d’ailes droites en position médiane et d’un empennage horizontal terminé par deux plans verticaux servant de dérives.
Le décollage peut s’effectuer depuis une rampe de lancement par catapultage ou avec l’assistance de fusées d’appoint. Il peut également être largué par un avion. En fin de mission, il se pose grâce à un parachute de récupération logé dans un compartiment dorsal. Le guidage s’effectue par radio, certaines des versions les plus récentes sont également munies d’un système de pilotage automatique. Radioguidé, sa vitesse maximale est de 248km/h. Les avions-cibles sont peints avec une livrée orange haute-visibilité, facilitant le pointage et la récupération après les exercices.

P.1A : Version munie d’un système de pilotage automatique lui permettant d’évoluer au-delà de la portée visuelle.

P.1C : Version au fuselage renforcé.

P.1R : Version équipée pour être également détectable au radar, grâce à son moteur plus puissant, cette version avait une vitesse de pointe de 500km/h et un rayon d'action d’environ 100km.

P.1/ATR : Version de reconnaissance aérienne du P.1.

P.2 : Semblable au P.1, mais de plus grandes dimensions, ce drone-cible a sa masse maximale au décollage portée à 500kg.

P.2/ATR : Version de reconnaissance aérienne du P.2.

PX : Prototype d’un P.1 modernisé. Il reprend la voilure et les empennages de son prédécesseur, mais le fuselage est complètement redessiné. Le moteur McCulloch de quatre cylindres à plat fournissant 54kW (73cv) est moins volumineux et permet un fuselage plus fin. Bien que moins puissant et un peu plus lourd que son prédécesseur, l’appareil possède des performances supérieures grâce à une meilleure aérodynamique. Une longue quille ventrale améliore également sa stabilité durant le vol.

P.70 : Première désignation du Mirach 70.

Mirach 70 : Version modernisée du P.1 mis au point à partir du PX. Sa structure est également réalisée en fibres de verre. Le moteur McCulloch de quatre cylindres à plat fournit 54kW (73cv). Il est moins volumineux que le moteur Alpha1, ce qui permet de faire un fuselage plus fin et mieux profilé.
Ses ailes, en position médiane, sont droites et son empennage horizontal est équipé de plans verticaux servant de dérives à ses extrémités.
Le décollage s’effectue depuis une rampe de lancement avec l’assistance de fusées d’appoint. En fin de mission, il se pose grâce à un parachute de récupération logé dans un compartiment dorsal. Muni d’un système de pilotage automatique, son guidage s’effectue également par radio. Les avions-cibles sont peints avec une livrée orange haute-visibilité, facilitant le pointage et la récupération après les exercices.
Il a été utilisé par l’Italie, la Libye, l’Afrique du Sud et l’Argentine. Ce dernier pays l’a également construit sous licence sous l’appellation de MQ-1 "Chimango".

Mirach 70/2 : Version plus puissante du Mirach 70. Il est possible que cette version puisse être équipée de réservoirs en bouts d’ailes, afin d’en augmenter l’autonomie.

MQ-1 Chimango : Désignation du Mirach 70 au sein des forces armées argentines.


Utilisateurs militaires :
Argentine : En service au sein de l’armée sous la désignation de MQ-1 "Chimango".

Afrique du Sud : En service au sein de la marine.

Italie : En service au sein de l’armée et de la marine.

Libye : En service au sein de l’armée.

Caractéristiques P.1:
Longueur : 3.39m
Envergure : 3.68m
Hauteur : 0.65m
Masse à vide : 148kg
Masse maximale au décollage : 210kg

Moteurs :
Un moteur Meteor Alfa 1 à quatre cylindres en croix de 75kW (102cv).

Performances :
Vitesse max : 248km/h
Endurance : 1h
Rayon d’action : 100km

Armement :
Sans.

************************************************************

Caractéristiques Mirach 70:
Longueur : 5,40m
Envergure : 3,66m
Masse à vide : 203kg
Masse au décollage : 238kg

Moteurs :
Un moteur McCulloch de quatre cylindres à plat fournissant 54kW (73cv).

Performances :
Vitesse max : 350km/h
Plafond opérationnel : 3’350m
Endurance : 1h
Rayon d’action : 100km

Armement :
Sans.


Liens internet :
http://uvs-info.com/phocadownload/05_3i_2003/08%20Italy_47-49.pdf
http://uvs-info.com/phocadownload/05_3g_2005/47_Italy.pdf
http://www.asso4stormo.it/arc_04/arc_04_03/arc_04_03_05/text_04_03_05.htm
http://www.ainonline.com/aviation-news/ain-defense-perspective/2012-11-02/selex-galileo-expands-mirach-target-family
http://www.probertencyclopaedia.com/I_METEOR_P1.HTM
http://www.quellidel72.it/sistema/meteor/meteor.htm


PS: Et non, décholé, mais che n'est pas un Mirache de chez Dachault! [/size:1kmtb0rt]
Re: Meteor Mirach 70 à 11/10/2014 07:49 Clansman
Arf, je croyais que c'était un Dassault auvergnat. :mrgreen:

La fiche sur le site

Pas de photos malheureusement, mais il y en a une sur Airliners.

Mirach 70
Re: Meteor Mirach 70 à 11/10/2014 09:39 Jericho

Clansman a écrit

Arf, je croyais que c'était un Dassault auvergnat. :mrgreen:

La fiche sur le site
Merci Clansman! ;)



Clansman a écrit

Pas de photos malheureusement, mais il y en a une sur Airliners.

Mirach 70
Pas de photos, et pourtant ce n'est pas un mirage, mais bien un appareil réel!
Et quand je pense que l'on peut trouver des milliers de photos d'appareils furtifs même pas encore en service… :bonnet:
Re: Meteor Mirach 70 à 12/10/2014 10:26 Nico2

Jericho a écrit

Et quand je pense que l'on peut trouver des milliers de photos d'appareils furtifs même pas encore en service… :bonnet:

Je ne vois pas de quel appareil tu parles.[/size:3kf12ppp] :bonnet:
Re: Meteor Mirach 70 à 13/10/2014 09:15 Jericho

Nico2 a écrit

Je ne vois pas de quel appareil tu parles.[/size:20xzhggs] :bonnet:
C'est tout à fait normal que tu ne le voies pas: il est furtif… :mrgreen:
Re: Meteor Mirach 70 à 13/10/2014 09:15 Jericho

Nico2 a écrit

Je ne vois pas de quel appareil tu parles.[/size:3zu7ttcp] :bonnet:
C'est tout à fait normal que tu ne le voies pas: il est furtif… :mrgreen:
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Texte de , créé le Oct. 10, 2014, 8:05 a.m., modifié le . ©AviationsMilitaires