Rappels

Histoire de l'appareil

Le Yak-7 avait montré à la fois un potentiel et des insuffisances. Il faut dire que le manque de matériaux stratégiques, en particulier l'aluminium, y était pour beaucoup et gréva par ailleurs beaucoup de projets en URSS.

Le Yak-7DI par exemple, était l'exemple de ces prototypes qui, incluant des parties en aluminium, montrèrent des capacités supérieures. Celui-ci disposait de longerons en aluminium. Une version entièrement métallique, donc plus légère et plus résistante, serait prometteuse.

Ce n'est qu'en 1942 que ces ressources devinrent disponibles, grâce à la loi Prêt-Bail. Le Yak-9, à la base un Yak-7DI entièrement métallique, vola dans l'été cette année-là. Il se caractérisait aussi par une roulette de queue rétractable. Il se montra très nettement supérieur en combat aérien.

Il entra en service en octobre 1942 et servit lors de la bataille de Stalingrad. Le Yak-9 se montra adaptable à tous types de missions, et put servir aussi bien à l'escorte qu'à l'attaque au sol, voire à la lutte anti-chars. Il se montra plus rapide et plus maniable que le Bf-109, mais moins armé.

Ses excellentes capacités de vol permirent de le faire évoluer, à travers 2 dessins d'ailes différents, 5 motorisations, voire 6 arrangements de réservoirs de carburants. Excellent en combat rapproché, il finit par se révéler égal, voir supérieur, au Bf-109G et au Fw-190A-4. De même que pour le Yak-3, la Luftwaffe ordonna de rompre le combat en cas de rencontre avec un Yak-9. A la mi-1944, c'était le principal chasseur soviétique.

Le régiment Normandie-Niemen furent rééquipés de Yak-9 après la bataille de Smolensk, à la mi-1943. Ils en reçurent en tout 51 exemplaires, qui furent remplacés par le Yak-3 fin 1944.

Les Yak-9U entrèrent en service en octobre 1944 et, en deux mois, abattirent 27 FW-190 et un Bf-109G pour la perte de deux d'entre eux. Cette version permit aux Soviétiques d'acquérir la suprématie aérienne. Il se révéla égal au P-51D. Par rapport au Yak-3 destiné au combat à basse altitude, le Yak-9U était plutôt taillé pour les combats à altitude moyenne. Le 22 mars 1945, le L.I. Sivko, sur Yak-9, fut le premier pilote soviétique à descendre un Me-262.

14579 exemplaires furent construits pendant la guerre. Il fut construit à 16769 exemplaires jusqu'en 1948. Le Yak-9 connut 22 versions différentes, dont 15 furent produites en série. Au moins 8 exemplaires sont exposés, dont un à Monino et un autre à Belgrade. Depuis le début des années 1990, Yakovlev reconstruit des Yak-9 selon les plans d'origine, avec des moteurs Allison V-1710 et destinés aux amateurs de warbirds. Ils sont désignés Yak-9UM.

Le Yak-9 fut versé à nombre de forces aériennes, dont la Corée du Nord qui l'utilisa lors de la guerre de Corée. Il fut également en service en Albanie, Bulgarie, Chine, Hongrie (120 Yak-9P surnommés Vércse, crécerelle), Mongolie, Pologne, en Yougoslavie. Il fut nommé Franck par l'OTAN.

Versions référencées

  • Yakovlev Yak-9 : Version initiale de série.
  • Yakovlev Yak-9B : Version chasseur-bombardier.
  • Yakovlev Yak-9D : Version à long rayon d'action.
  • Yakovlev Yak-9DD : Version d'escorte de bombardier.
  • Yakovlev Yak-9K : Version armée d'un canon NS-45.
  • Yakovlev Yak-9M : Version améliorée.
  • Yakovlev Yak-9P : version armée d'un deuxième canon ShVAK à la place de la mitrailleuse. Fut rapidement remplacé par d'autres versions armées de canons de plus gros calibre.
  • Yakovlev Yak-9P : Désignation réutilisée pour une version du Yak-9U entièrement métallique et à moteur VK-107.
  • Yakovlev Yak-9PD : Version de haute altitude.
  • Yakovlev Yak-9R : Version de reconnaissance tactique.
  • Yakovlev Yak-9S : Version dérivée du Yak-9M.
  • Yakovlev Yak-9T : version armée d'un canon NS-37 de 37 mm.
  • Yakovlev Yak-9TD : Yak-9D équipé d'un canon NS-37 et de 4 bombes FAB-50 de 50 kg.
  • Yakovlev Yak-9TK : Version pouvant être armée de différents canons.
  • Yakovlev Yak-9U : Version améliorée.
  • Yakovlev Yak-9UT : Yak-9U armé d'un canon NS-37 (30 obus) et de deux canons B-20 (120 obus). Les avions de série portèrent plutôt un NS-23.
  • Yakovlev Yak-9UV : Version biplace d'entraînement.
  • Yakovlev Yak-9V : version biplace des Yak-9M et T, dotée d'un moteur Klimov VK-105PF2 et d'un canon ShVAK avec 90 obus.

Yakovlev Yak-9U voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 3 204 kg (7 064 lbs)
  • Masse à vide : 2 512 kg (5 538 lbs)
  • Surface alaire : 17,2 m² (185,139 sq. ft)
  • Hauteur : 3 m (10 ft)
  • Envergure : 9,74 m (31,955 ft)
  • Longueur : 8,55 m (28,051 ft)

Performances

  • Distance franchissable : 675 km (419 mi, 364 nm)
  • Plafond opérationnel : 10 650 m (34 941 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 16,7 m/s (54,79 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 672 km/h (418 mph, 363 kts)
  • Charge alaire, à vide : 146,047 kg/m² (29,913 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 186,279 kg/m² (38,153 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 1 moteur à cylindres en V Klimov VK-107A
  • Puissance unitaire : 1 103 kW (1 500 ch, 1 479 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Yakovlev Yak-9 Frank à 15/08/2012 15:47 Clansman
Le Yak-7 avait montré à la fois un potentiel et des insuffisances. Il faut dire que le manque de matériaux stratégiques, en particulier l'aluminium, y était pour beaucoup et gréva par ailleurs beaucoup de projets en URSS.

Le Yak-7DI par exemple, était l'exemple de ces prototypes qui, incluant des parties en aluminium, montrèrent des capacités supérieures. Celui-ci disposait de longerons en aluminium. Une version entièrement métallique, donc plus légère et plus résistante, serait prometteuse.

Ce n'est qu'en 1942 que ces ressources devinrent disponibles. Le Yak-9, à la base un Yak-7DI entièrement métallique, vola dans l'été cette année-là. Il se caractérisait aussi par une roulette de queue rétractable. Il se montra très nettement supérieur en combat aérien.

Il entra en service en octobre 1942 et servit lors de la bataille de Stalingrad. Le Yak-9 se montra adaptable à tous types de missions, et put servir aussi bien à l'escorte qu'à l'attaque au sol, voire à la lutte anti-chars. Il se montra plus rapide et plus maniable que le Bf-109, mais moins armé.

Ses excellentes capacités de vol permirent de le faire évoluer, à travers 2 dessins d'ailes différents, 5 motorisations, voire 6 arrangements de réservoirs de carburants. Excellent en combat rapproché, il finit par se révéler égal, voir supérieur, au Bf-109G et au Fw-190A-4. De même que pour le Yak-3, la Luftwaffe ordonna de rompre le combat en cas de rencontre avec un Yak-9. A la mi-1944, c'était le principal chasseur soviétique.

Le régiment Normandie-Niemen furent rééquipés de Yak-9 après la bataille de Smolensk, à la mi-1943. Ils en reçurent en tout 51 exemplaires, qui furent remplacés par le Yak-3 fin 1944.

Les Yak-9U entrèrent en service en octobre 1944 et, en deux mois, abattirent 27 FW-190 et un Bf-109G pour la perte de deux d'entre eux. Cette version permit aux Soviétiques d'acquérir la suprématie aérienne. Il se révéla égal au P-51D. Par rapport au Yak-3 destiné au combat à basse altitude, le Yak-9U était plutôt taillé pour les combats à altitude moyenne. Le 22 mars 1945, le L.I. Sivko, sur Yak-9, fut le premier pilote soviétique à descendre un Me-262.

14579 exemplaires furent construits pendant la guerre. Il fut construit à 16769 exemplaires jusqu'en 1948. Le Yak-9 connut 22 versions différentes, dont 15 furent produites en série. Au moins 8 exemplaires sont exposés, dont un à Monino et un autre à Belgrade. Depuis le début des années 1990, Yakovlev reconstruit des Yak-9 selon les plans d'origine, avec des moteurs Allison V-1710 et destinés aux amateurs de warbirds. Ils sont désignés Yak-9UM.

Le Yak-9 fut versé à nombre de forces aériennes, dont la Corée du Nord (79 Yak-9P) qui l'utilisa lors de la guerre de Corée. Il fut également en service en Albanie (12 acquis en 1951), Bulgarie (120 Yak-9M, 30 Yak-9P, 30 Yak-9U), Chine (160 Yak-9P), Hongrie (120 Yak-9P surnommés Vércse, crécerelle, acquis en 1949 et en service jusqu'en 1957), Mongolie (34 exemplaires à partir de 1945), Pologne (131 Yak-9P de 1947 à 1953 dans la force aérienne, 6 exemplaires en service aussi dans la marine), en Yougoslavie (16 Yak-9T, 40 Yak-9P, 47 Yak-9D, 68 Yak-9U de 1944 à 1959).



Versions :

Yak-9 : version initiale de série. Moteur Klimov M-105PF de 1180 chevaux, un canon ShVAK de 20 mm avec 120 obus et une mitrailleuse UBS de 12,7 mm avec 200 cartouches. Un exemplaire fut motorisé avec un Klimov M-106-1SK de 1350 chevaux, mais le moteur se montra peu fiable et la variante ne fut pas produite en série.

Yak-9T (Tiajélowooroujényï, lourdement armé) : version armée d'un canon NS-37 de 37 mm, alimenté par 30 obus en lieu et place du ShVAK. Cockpit reculé de 40 cm pour compenser l'alourdissement du nez. Servit avec succès contre les chars d'assaut, malgré les contraintes liées au recul du canon et le manque de munitions.

Yak-9TK : version pouvant être indifféremment armée d'un canon ShVAK de 20 mm, VYa de 23 mm ou NS-45 de 45 mm. Elle ne fut pas produite en série car la différence entre les canons de 20 et 23 mm était mineure et le canon de 45 mm peu fiable.

Yak-9K : Yak-9T armé d'un canon NS-45 avec 29 obus. Tirer avec ce canon à une vitesse inférieure à 350 km/h provoquait une perte de contrôle. Il fut peu utilisé.

Yak-9D (Dalnij, long rayon d'action) : version à long rayon d'action. Sa capacité en carburant passait de 440 litres à 650 litres, donnant une distance franchissable de 1360 km. Le manque d'équipements de radio-navigation limita l'intérêt d'une telle version.

Yak-9TD : Yak-9D équipé d'un canon NS-37 et de 4 bombes FAB-50 de 50 kg.

Yak-9B (Bombardirovschik) : version chasseur-bombardier du Yak-9D, désigné Yak-9L par le constructeur. 4 tubes verticaux placés derrière le cockpit permettaient de larguer 4 bombes FAB-100 de 100 kg. Dans la pratique, le manque de maniabilité et d'équipements de visée limitait l'intérêt de cette version.

Yak-9DD : Yak-9D et T modifiés pour recevoir jusqu'à 845 litres de carburant, obtenant une distance franchissable de 2285 kg, ainsi que des équipements de radio-navigation. Servirent à escorter des bombardiers Pe-2 et Tu-2 (trop rapides), puis B-17 et B-24 en 1944.

Yak-9M : Yak-9D reprenant certaines modifications de versions antérieures, dont le cockpit reculé du Yak-9T. Une version fut développée spécifiquement pour la PVO (défense aérienne) : conçue pour la chasse de nuit, elle disposait d'un moteur Klimov VK-105PF2 de 1240 chevaux, d'une capacité en carburant réduite, d'équipement de radio-navigation RPK-10.

Yak-9S : Yak-9M motorisé par un Klimov VK-105PF, armé d'un canon NS-23 (60 obus) et de deux canons B-20 (120 obus chacun). Fut jugé inférieur au Yak-9U et au Yak-3 et non produit en série.

Yak-9R : version de reconnaissance tactique.

Yak-9P : version armée d'un deuxième canon ShVAK à la place de la mitrailleuse. Fut rapidement remplacé par d'autres versions armées de canons de plus gros calibre.

Yak-9P : Désignation réutilisée pour une version du Yak-9U entièrement métallique et à moteur VK-107.

Yak-9PD : version de haute altitude dotée d'un moteur Klimov M-105PD et conçue en 1943 pour intercepter les Ju-86R. Le moteur, peu fiable, entraînait de faibles performances et fut remplacé par un Klimov M-106PV à injection d'eau. L'armement fut réduit à un unique ShVAK pour économiser du poids. Il atteignit l'altitude de 13500 mètres lors des essais.

Yak-9U (Usilennij) : le Yak-9U fut à l'origine un Yak-9T équipé d'un moteur Klimov VK-105PF2 et bénéficiant des avancées aérodynamiques issues du Yak-3. Il disposait d'un canon VYa de 23 mm (60 obus) et de 2 mitrailleuses UBS de 12,7 mm (170 cartouches). Ce canon VYa ne donna pas satisfaction.

Le Yak-9U définitif fut motorisé par un Klimov VK-107A de 1650 chevaux et armé d'un canon ShVAK avec 120 obus. La structure fut également renforcée. Il fut testé en 1943 et se montra incomparable. Sa vitesse, 700 km/h en altitude, en fit le chasseur le plus rapide au monde du moment.

Yak-9UV : version biplace d'entraînement du Yak-9U, dont l'armement était réduit à un B-20 et 100 obus. Ne fut pas produit en série à cause de l'arrivée des avions à réaction.

Yak-9UT : Yak-9U armé d'un canon NS-37 (30 obus) et de deux canons B-20 (120 obus). Les avions de série portèrent plutôt un NS-23.

Yak-9V : version biplace des Yak-9M et T, dotée d'un moteur Klimov VK-105PF2 et d'un canon ShVAK avec 90 obus.


La fiche sur le site


http://fr.wikipedia.org/wiki/Yakovlev_Yak-9

http://fanaviation.kazeo.com/appareils-russes/yakovlev-yak-9,a665238.html

http://normandie.niemen.free.fr/avions/yak9.html

http://jn.passieux.free.fr/html/Yak9.php

http://les-avions-de-legende.e-monsite.com/pages/les-chasseurs/les-chasseurs-sovietiques/yakovlev-yak9.html

http://en.wikipedia.org/wiki/Yakovlev_Yak-9

http://www.aviastar.org/air/russia/yak-9.php

http://www.ctrl-c.liu.se/misc/ram/yak-9.html
Re: Yakovlev Yak-9 Frank à 16/08/2012 09:16 foxkilo02
Et pourquoi "Frank" :interr:
Re: Yakovlev Yak-9 Frank à 16/08/2012 09:48 Jericho

foxkilo02 a écrit

Et pourquoi "Frank" :interr:
Parce qu'il semblait tellement intelligent, que tout le monde le surnommait "Einstein"… :bonnet:
Re: Yakovlev Yak-9 Frank à 16/08/2012 10:01 Clansman
J'ai oublié de préciser que c'est le nom de code OTAN. :fou:
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:54 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires