Rappels

Histoire de l'appareil

Un cahier des charges datant de 1948 exigeait un appareil biréacteur et biplace tout-temps, doté d'un radar et d'une autonomie de 2000 km. Le Lavotchkine La-200, le MiG I-320 et le Sukhoï Su-15 "P" concoururent, avec Lavotchkine désigné comme vainqueur et prêt à produire en série son deuxième avion à réaction. Mais en 1951, les exigences du départ étaient dépassées.

Le 6 août 1951, Staline réclama un intercepteur tout-temps endurant, apte à patrouiller au dessus des parties désertiques de l'URSS sur 3500 km. Il devait être dessiné autour du nouveau radar RP-6 "Sokol" (faucon), un monstre de 500 kg avec une antenne de 80 cm de diamètre et 3 modes de balayage différents.

Tandis que Lavotchkine se remit au travail pour proposer son La-200B, MiG et Sukhoï se retirèrent de la compétition. Yakovlev y entra avec son Yak-120, un biréacteur à train monotrace et cockpit en tandem. Il était motorisé par des réacteurs Mikouline AM-5, futur Tumansky RD-9, premier réacteur soviétique qui ne devait rien aux ingénieurs allemands. De plus, ces réacteurs étaient à compresseur axial, donc de plus faible diamètre que les réacteurs du La-200B.

Le premier des sept prototypes effectua son premier vol le 19 juin 1952 aux mains de V.M. Volkov. En dépit des difficultés rencontrées lors des essais, il remporta le concours face au La-200B qui n'avait pas réussi à remplir les nouvelles exigences. La production en série fut ordonnée en 1953 et commença en 1954. De ce fait, il fut le premier avion soviétique à être pourvu d'un radar opéré par un deuxième membre d'équipage.

Les premiers appareils de série entrèrent en service en 1955. 67 exemplaires furent construits avec le radar RP-1D 'Izumrud' (pour l'OTAN, "High Fix"). Les Yak-25M, équipés du radar RP-6 "Sokol" prévu dès l'origine et de moteurs améliorés, entrèrent en service la même année. Ce radar avait une portée de 30 km et des capacités de détection vers le bas assez évoluées pour l'époque. 406 exemplaires furent construits.

Le Yak-25 fut dévoilé à Toushino en juillet 1955 et fut alors désigné "Flashlight" par l'OTAN. Il semble avoir été un appareil apprécié de ses pilotes, qui le trouvaient facile à piloter, fiable, et relativement manœuvrant et sécurisant. Il fut retiré à partir de 1967.

Il donna lieu à une version, le Yak-25RV, qui servit à la reconnaissance à haute altitude le long des frontières du Pacte de Varsovie et au Moyen-Orient, à la manière des U-2, ou encore à mesurer les effets de la contamination par radioactivité. Nommé "Mandrake" par l'OTAN, il se caractérisait par une aile droite à l'envergure allongée à 23,4 m. Le prototype Yak-125 effectua son premier vol le 1er mars 1959 aux mains de V.P. Smirnov et sa production fut ordonnée en 1961. 74 exemplaires furent construits jusqu'en 1965 et ils furent retirés en 1973. Une version, non construite, fut proposée : le Yak-25PA dédié à l'interception de dirigeables ou ballons US qui, à en croire la rumeur, tentèrent de survoler l'URSS en 1955.

D'autres versions furent étudiées, comme le Yak-25B de frappe nucléaire, le Yak-25R de reconnaissance dont il exista 10 exemplaires, le Yak-25MR de reconnaissance maritime (un seul exemplaire), le bombardier Yak-26 dont seuls 9 exemplaires furent construits ou encore le Yak-25L qui servit de banc d'essai pour sièges éjectables. Certains exemplaires furent convertis en drones.

Le Yak-25 ne fut pas exporté et ne participa à aucun conflit. En tout, 638 exemplaires furent construits, dont 480 Flashlight-A. Il donnera également naissance au Yak-26, Yak-27 et Yak-28.


Texte de Clansman.

Versions référencées

  • Yakovlev Yak-120 : Prototypes. 3 exemplaires.
  • Yakovlev Yak-25 (OTAN : Flashlight-A) : Version de base, 67 exemplaires construits.
  • Yakovlev Yak-25M (OTAN : Flashlight-A) : Version équipée de réacteurs AM-5A et d'un radar RP-6 "Sokol", 406 exemplaires.
  • Yakovlev Yak-25MG : Version d'interception dirigée au sol, plusieurs Yak-25M modifiés.
  • Yakovlev Yak-25R : Version de reconnaissance, 10 exemplaires.
  • Yakovlev Yak-125 : Désignation constructeur du prototype du Yak-25RV Mandrake.
  • Yakovlev Yak-25RV (OTAN : Mandrake) : Version de reconnaissance à haute altitude, 155 exemplaires.
  • Yakovlev Yak-25RR : Yak-25RV dédiés à l'échantillonnage de particules nucléaires.
  • Yakovlev Yak-25RRV : Version dédiée à l'écoute électronique.

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Anciens pays utilisateurs

Yakovlev Yak-25 (OTAN : Flashlight-A) voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 9 450 kg (20 834 lbs)
  • Masse à vide : 5 675 kg (12 511 lbs)
  • Surface alaire : 28,94 m² (311,508 sq. ft)
  • Hauteur : 4,4 m (14,436 ft)
  • Envergure : 10,94 m (35,892 ft)
  • Longueur : 15,67 m (51,411 ft)

Performances

  • Distance franchissable : 2 700 km (1 678 mi, 1 458 nm)
  • Plafond opérationnel : 15 240 m (50 000 ft)
  • Vitesse ascensionnelle : 30 m/s (98 ft/s)
  • Vitesse maximale HA : 1 090 km/h (677 mph, 589 kts)
  • Charge alaire, à vide : 196,095 kg/m² (40,164 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 326,538 kg/m² (66,88 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 2 réacteurs Mikouline AM-5
  • Puissance unitaire : 2 000 kgp (20 kN, 4 409 lbf)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.

Aucun record n'a été enregistré pour cet appareil.

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Yakovlev Yak-25 Flashlight à 08/05/2010 09:39 Clansman
Le 6 août 1951, Staline réclama un intercepteur tout-temps endurant, apte à patrouiller au dessus des parties désertiques de l'URSS. Il devait être dessiné autour du nouveau réacteur Mikouline AM-5, futur Tumansky RD-9, premier réacteur soviétique qui ne devait rien aux ingénieurs allemands. Yakovlev proposa le Yak-120, dont le design semble inspiré du B-47 ou du SO-4050 Vautour. De ce fait, il fut le premier avion soviétique à être pourvu d'un radar opéré par un deuxième membre d'équipage.

Le premier des sept prototypes effectua son premier vol le 19 juin 1952 aux mains de V.M. Volkov. Opposé au MiG I-320 et au La-200, il remporta le concours. En dépit des difficultés rencontrées lors des essais, la production en série fut ordonnée en 1953 et commença en 1954. Les premiers appareils de série entrèrent en service en 1955. 67 exemplaires furent construits avec le radar RP-1D 'Izumrud' (pour l'OTAN, "High Fix"). Les Yak-25M, équipés du radar RP-6 "Sokol" prévu dès l'origine et de moteurs améliorés, entrèrent en service la même année. Ce radar avait une portée de 30 km et des capacités de détection vers le bas assez évoluées pour l'époque. 406 exemplaires furent construits.

Le Yak-25 fut dévoilé à Toushino en juillet 1955 et fut alors désigné "Flashlight" par l'OTAN. Il semble avoir été un appareil apprécié de ses pilotes, qui le trouvaient facile à piloter, fiable, et relativement manœuvrant et sécurisant. Il fut retiré à partir de 1967.

Il donna lieu à une version, le Yak-25RV, qui servit à la reconnaissance à haute altitude le long des frontières du Pacte de Varsovie et au Moyen-Orient, à la manière des U-2, ou encore à mesurer les effets de la contamination par radioactivité. Nommé "Mandrake" par l'OTAN, il se caractérisait par une aile droite à l'envergure allongée à 23,4 m. Le prototype Yak-125 effectua son premier vol le 1er mars 1959 aux mains de V.P. Smirnov et sa production fut ordonnée en 1961. 74 exemplaires furent construits jusqu'en 1965 et ils furent retiré en 1973. Une version, non construite, fut proposée : le Yak-25PA dédié à l'interception de dirigeables ou ballons US qui, à en croire la rumeur, tentèrent de survoler l'URSS en 1955

D'autres versions furent étudiées, comme le Yak-25B de frappe nucléaire, le Yak-25R de reconnaissance dont il exista 10 exemplaires, le Yak-25MR de reconnaissance maritime (un seul exemplaire), le bombardier Yak-26 dont seuls 9 exemplaires furent construits ou encore le Yak-25L qui servit de banc d'essai pour sièges éjectables. Certains exemplaires furent convertis en drones.

Le Yak-25 ne fut pas exporté et ne participa à aucun conflit. En tout, 480 exemplaires furent construits. Il donnera également naissance au Yak-27 et Yak-28.

Yak-25

Dimensions
Longueur : 15,67 m
Envergure : 10,94 m
Hauteur : 4,4 m
Surface alaire : 28,94 m²

Masses
A vide : 5675 kg
maximale : 9450 kg

Motorisation
Moteur : 2 Mikulin AM-5 (RD-5A)
Poussée : 4600 kgP

Performances
Vitesse maximale : 1090 km/h
Plafond : 15200 m
Distance franchissable : 2700 km

Équipage : 1 pilote et 1 opérateur radar

Armement : 2 canons Nudelman NL-37 de 37 mm avec 50 obus chacun.

Pays utilisateurs : URSS

http://fr.wikipedia.org/wiki/Yakovlev_Yak-25

http://pagesperso-orange.fr/jets.for.ever/Pages/yak-25.htm

http://en.wikipedia.org/wiki/Yakovlev_Yak-25

http://www.yak.ru/ENG/FIRM/HISTMOD/yak-25.php

http://www.aviastar.org/air/russia/yak-25.php

http://www.vectorsite.net/avyak25.html
Re: Yakovlev Yak-25 Flashlight à 30/09/2010 15:02 Clansman
Le Yak-25 en ligne

Il a bien 2 sièges éjectables, mais pour savoir lesquels…
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Texte de , créé le Sept. 17, 2014, 1:54 p.m., modifié le . ©AviationsMilitaires