Rappels

  • Premier vol :
  • Missions : Entraînement
  • Constructeur : drapeau drapeau Yakovlev
  • Code OTAN : Moose
  • 4 566 appareils construits (cellules neuves)

Histoire de l'appareil

Avant que les équipages et les pilotes ne prennent place à bord d’avions de combat, il doivent subir une solide formation, qui passe notamment par l’apprentissage du vol. Cette tâche peut paraître ingrate mais elle n’en demeure pas moins essentielle. Pendant longtemps, cette tâche fut dévolue à des variantes d’appareils déjà existants : en Union Soviétique, les lettres “U”, “UM” voire “UTI” accolées au numéro d’un chasseur ou d’un bombardier (exemple : le MiG-21U) désignaient ces variantes biplaces dédiées à l’entraînement avancé.

Mais pour l’apprentissage de base, il fallait (et il faut encore) en passer par des appareils moins performants, moins sophistiqués et souvent à propulsion par hélice. Le Yak-11 en est un exemple notable et, par bien des aspects, on peut le considérer comme l’équivalent soviétique du North American T-6 Texan. Tous deux entraînèrent des milliers de pilotes.

Le Yak-11 (cote OTAN : Moose) décolle pour la première fois dans l’immédiate après-guerre, en novembre 1945. Il est dérivé du Yakovlev Yak-3U, lui-même issu du redoutable chasseur soviétique Yak-3 (on l’a d’ailleurs au départ parfois nommé Yak-3UTI). De construction de bois et de métal (sauf pour les ailes, entièrement métalliques), il est très proche du Yak-3U, de par ses dimensions et son allure, et en garde le même double cockpit biplace en tandem. Au sol, il repose sur un train à deux roues, et sur une roulette de queue. On note souvent la présence au-desssus de ce cockpit d’un rétroviseur. La propulsion est assuré par un unique moteur à pistons de puissance réduite, actionnant une hélice à deux pales. La taille relativement réduite de ses ailes rend nécessaire une course de décollage assez longue.

Cependant, en vol, le Yak-11 se révèla très manoeuvrant et plaisant à piloter. En piqué, il pouvait atteindre les 600 km/h. L’armement est réduit : une unique mitrailleuse de 7,62 mm montée sur le capot moteur, et deux rails sous la voilure, permettant l’emport de deux bombes (en général des FAB-100 de 100 kilos chacune). Mais le Yak-11 n’est en principe pas destiné à combattre.

Les premiers appareils de présérie entrent en service en Union Soviétique dès 1946, la production en série commençant réellement en 1947, dans les usines de Saratov et de Leningrad. A priori, un peu moins de 3900 Yak-11 ont été produits en Union Soviétique. Il faut ajouter à ces chiffres ceux de l’industrie aéronautique tchécoslovaque, qui obtint une une licence de production en 1953. 707 appareils, connus sous les noms de C-11 ou de LET C-11, furent construits. Dans son pays d’origine, le Yak-11 servit activement jusqu’en 1962, avant d'être remplacés par des appareils plus récents. Après leur retrait, de nombreux exemplaires conservèrent une utilité, servant par exemple d’appareils de liaison, ou de remorquage de cibles. Depuis la fin de la Guerre Froide, un certain nombre d’exemplaires ont trouvé une nouvelle jeunesse, auprès de collectionneurs privés. Il en reste encore en état de vol.

Pour l'anecdote, le 27 juin 1950, un North American F-82 Twin Mustang assaillit avec d'autres appareils états-uniens une formation nord-coréenne. Un Yak-11 fut abattu : il fut répertorié comme le premier appareil nord-coréen abattu par l'USAF durant ce conflit.


Texte de Ciders, avec son aimable autorisation.

Versions référencées

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Anciens pays utilisateurs

Yakovlev Yak-11 (OTAN : Moose) voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 2 500 kg (5 512 lbs)
  • Masse à vide : 1 900 kg (4 189 lbs)
  • Surface alaire : 15,4 m² (165,764 sq. ft)
  • Hauteur : 3,28 m (10,761 ft)
  • Envergure : 9,4 m (30,84 ft)
  • Longueur : 8,5 m (27,887 ft)

Performances

  • Distance franchissable : 1 250 km (777 mi, 675 nm)
  • Plafond opérationnel : 7 100 m (23 294 ft)
  • Vitesse maximale HA : 465 km/h (289 mph, 251 kts)
  • Charge alaire, à vide : 123,377 kg/m² (25,27 lbs/sq. ft)
  • Charge alaire, au décollage : 162,338 kg/m² (33,249 lbs/sq. ft)

Motorisation

  • 1 moteur à cylindres en étoile Shvetsov ASh-21
  • Puissance unitaire : 419 kW (570 ch, 562 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.
Enregistré - dépassé depuis son enregistrement 5

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Sujet complet »
Yak-11 Moose à 25/04/2010 14:51 ciders
Le T-6 soviétique, le Péril Jaune des aéroclubs de l'Est. Et en plus, c'est un rejeton du légendaire Yak-3.



Avant que les équipages et les pilotes ne prennent place à bord d’avions de combat, il doivent subir une solide formation, qui passe notamment par l’apprentissage du vol. Cette tâche peut paraître ingrate mais elle n’en demeure pas moins essentielle. Pendant longtemps, cette tâche fut dévolue à des variantes d’appareils déjà existants : en Union Soviétique, les lettres “U”, “UM” voire “UTI” accolées au numéro d’un chasseur ou d’un bombardier (exemple : le MiG-21U) désignaient ces variantes biplaces dédiées à l’entraînement avancé. Mais pour l’apprentissage de base, il fallait (et il faut encore) en passer par des appareils moins performants, moins sophistiqués et souvent à propulsion par hélice. Le Yak-11 en est un exemple notable et, par bien des aspects, on peut le considérer comme l’équivalent soviétique du North American T-6 Texan. Tous deux entraînèrent des milliers de pilotes.

Le Yak-11 “Moose” décolle pour la première fois dans l’immédiate après-guerre, en novembre 1945. Il est un dérivé du Yakovlev Yak-3U, lui-même issu du redoutable chasseur soviétique Yak-3 (on l’a d’ailleurs au départ parfois nommé Yak-3UTI). De construction de bois et de métal (sauf pour les ailes, entièrement métalliques), il est très proche du Yak-3U, de par ses dimensions et son allure, et en garde le même double cockpit biplace en tandem. On note souvent la présence au-desssus de ce cockpit d’un rétroviseur. Il est propulsé par un unique moteur à pistons de puissance réduite, actionnant deux pales. En piqué, l’appareil peut atteindre les 600 km/h. La taille relativement réduite de ses ailes rend nécessaire une distance assez longue pour le décollage, mais en vol, le Yak-11 se révèle très manoeuvrant et plaisant à piloter. Détail trahissant l’âge de sa conception, il repose à l’arrêt sur une roulette de queue, qui peut être rentrée en vol. L’armement est réduit : une unique mitrailleuse de 7,62 mm montée sur le capot moteur, et deux rails sous la voilure, permettant l’emport de deux bombes (en général des FAB-100 de 100 kilos chacune). Mais le Yak-11 n’est en principe pas destiné à combattre.

Les premiers appareils de présérie entrent en service en Union Soviétique dès 1946, la production en série commençant réellement en 1947, à Leningrad et Saratov. Il semble qu’environ 3900 Yak-11 aient été produits en Union Soviétique. En 1953, l’industrie aéronautique tchécoslovaque se voit attribuer une licence de production et produisit de son côté 707 appareils, connus sous les noms de C-11 ou de LET C-11. Le principal pays utilisateur du Moose fut naturellement l’Union Soviétique, puis ses principaux pays satellites et amis. Dans son pays d’origine, le Yak-11 servit activement jusqu’en 1962. Il semble cependant qu’après cette date, de nombreux exemplaires servirent d’appareils de liaison de remorquage de cibles (ce fut aussi le cas en Tchécoslovaquie). L’Egypte reçut aussi un certain nombre d’appareils : l’un d’eux, en cours de transfert d’Union Soviétique, fit un atterrissage forcé à Chypre en 1964. Il fut récupéré et réimmatriculé G-AYAK. Il n’existe qu’une unique autre version du Yak-11, le Yak-11U : doté d’un train d’atterrissage tricycle et destiné à remplacer le Yak-11, il ne fut produit qu’à un nombre très limité d’exemplaires (y compris en Tchécoslovaquie, sous l’appellation C-11U). Un certain nombre d’exemplaires sont toujours en service, mais dans un tout autre domaine, celui des appareils de collection.

Il est enfin à noter qu’un Yak-11 constitua la première victime d’un appareil américain engagé dans la guerre de Corée. C’était le 27 juin 1950, et l’appareil victorieux était un North American F-82 Twin Mustang.



Caractéristiques :

Type: Appareil d'entraînement de base
1er vol du prototype: 10 novembre 1945
Mise en service: 1946

Version : Yak-11
Motorisation : 1 Chvetsov ASh-21 en étoile
Puissance :
Envergure : 9,40 m
Longueur du fuselage : 8,50 m
Hauteur au sol : 3,28 m
Surface alaire : 15,40 m²
Masse à vide : 1 900 kg
Masse maximale : 2 500 kg
Plafond pratique : 7 100 m
Distance franchissable : 1 280 km
Vitesse maximale : 465 km/h
Equipage : 1 pilote débutant et 1 instructeur

Pays utilisateurs : Afghanistan, Albanie, Algérie, Allemagne de l'Est, Autriche, Bulgarie, Chine, Corée du Nord, Cuba, Egypte, Hongrie, Irak, Mongolie, Pologne, Roumanie, Somalie, Syrie, Tchécoslovaquie, Ex-URSS, Vietnam, Yémen.



Sources :

La page Wikipédia anglophone

Soviet Air Power, de Bill Gunston et Bill Sweetman ( en édition francophone, chez Elsevier )

Et une magnifique photographie de la bête, sur le site de Stanak
Re: Yak-11 Moose à 25/04/2010 20:05 stanak
bon réflexe pour le site photo ;)
mais tu pointes sur un monoplace :)
L'AJBS de la Ferté a quelques exemplaires sur site.
Re: Yak-11 Moose à 25/04/2010 21:43 ciders
Effectivement, et ils ont un joli site en plus. :salut:
Re: Yak-11 Moose à 14/05/2011 16:07 Clansman
Le Yak-11 sur le site

Rajout du lien et de la date exacte du 1er vol, j'en suis épuisé. :mrgreen:
Re: Yak-11 Moose à 11/04/2012 12:00 stanak
la plupart des avions des collectionneurs sont des Let C-11
avec marquages soviets
Image
Re: Yak-11 Moose à 11/04/2012 15:58 ciders
Magnifique ! Avec les anciens codes tactiques peints à la main, et beaucoup plus fins que les gros codes de la Guerre Froide.
Re: Yak-11 Moose à 25/09/2016 08:17 stanak
mon premier Yak-11 :)
Image
Re: Yak-11 Moose à 25/09/2016 08:50 ciders
Oh la vieille fiche dans son ancienne livrée. Faudrait y remettre un coup de jeune.

Sinon, le Yak-11 en livrée Normandie-Niémen… y'a pas à dire, ça en jette.
Re: Yak-11 Moose à 25/09/2016 10:38 stanak
mouais, une aberration historique, mais bon ;)
Re: Yak-11 Moose à 25/09/2016 18:55 ciders
Eh oh ça va hein ? On a bien des F-35 qui volent. :mrgreen:
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:54, modifié le . ©AviationsMilitaires