Rappels

Histoire de l'appareil

La Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Ouest utilisa l'expérience acquise avec ses hélicoptères Ariel pour concevoir un nouveau modèle, destiné à une utilisation opérationnelle.

Sa principale innovation technique était l'éjection des gaz par l'extrémité des pales. Le principe avait été mis au point en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, et Sud-Ouest embaucha certains ingénieurs qui avaient travaillé dessus, comme Theodor Laufer. Celui-ci participa à la mise au point du Djinn, conduite par Paul Morain.

2 prototypes monoplaces, les SO 1220, furent construits, équipés d'un Turbomeca Palouste I. Le premier d'entre eux, piloté par Jean Dabos, effectua son vol inaugural le 2 janvier 1953. Il était dépourvu d'habitacle fermé. Le second, qui vola le 23 juin, avait des pales allongées, dont le diamètre passait de 8,6 à 10 m, et un habitacle fermé. Il est conservé au musée du Bourget. La version biplace, désignée SO 1221, vola pour la première fois le 16 décembre 1953. 5 prototypes de la version biplace furent construits.

L'appareil était propulsé par une turbine Turbomeca Palouste IV de 250 ch. Les gaz, compressés, passaient par le moyeu du rotor, puis par les deux pales jusqu'à leur extrémité. Cela entraînait une absence de réaction entre moteur et rotor, et enlevait la nécessité d'installer un rotor de queue anti-couple. Il battit et conserve le record d'altitude des hélicoptères de moins de 500 kg, avec 4789 m, le 23 décembre 1953. Un autre record d'altitude ne fut jamais homologué : celui porté à 8456 m.

Cela en faisait un hélicoptère à réaction, le seul à être construit en série. 178 exemplaires furent construits en tout jusqu'en 1965, d'abord à La Courneuve (prototypes et exemplaires de présérie) puis à Rochefort (155 exemplaires de série). Le premier exemplaire de série a volé le 5 janvier 1956, et la certification fut obtenue en avril 1958.

L'ALAT en commanda une présérie de 22 exemplaires pour évaluation, dont le premier s'envola le 23 septembre 1954. La commande en série fut passée en avril 1958, et l'ALAT reçut 100 exemplaires en tout, jusqu'en 1961. Elle le déploya en Algérie lors de la guerre d'indépendance. Il y servit dans des opérations d'attaque légère, emportant bombes légères, mitrailleuses et roquettes. Un exemplaire fut également utilisé en France pour les tests du missile anti-chars SS-10 ou 11 de Nord-Aviation.

la Bundeswehr en utilisa entre 5 et 8 (on s'accorde généralement sur le chiffre de 6 exemplaires) pour des missions d'entraînement, jusque dans les années 1970. La Suisse en acheta 4, peut-être sous l'impulsion d'Hermann Geiger, un alpiniste qui voyait en cette machine un excellent appareil destiné à secourir les gens en montagne. Celui-ci demanda une démonstration en Suisse et Dabos tenta d'atterrir sur la Jungfrau, échoua et se posa à la place sur le Mönch. Les quatre appareils achetés par la Suisse ont servis au sein des Troupes d'Aviation Suisses (les forces aériennes de l'époque) de 1958 à 1963, immatriculés V-21 à V-24.

L'US Army acheta 3 appareils de présérie pour évaluation sous la désignation YHO-1, en 1958. Il perdit face au Hiller Raven. Un seul exemplaire fut conservé par la FAA pendant 7 ans, les autres étant rendus. C'était un appareil utilitaire, servant à l'observation, à l'évacuation sanitaire (2 civières externes, et un seul pilote dans ce cas) ou à la liaison.

Il fut également utilisé dès 1956 dans le civil comme machine d'épandage agricole (il disposait de deux réservoirs, d'une capacité totale de 200 l)ou dans les aéroclubs. L'appareil, très léger et dépourvu de rotor de queue, pouvait se poser pratiquement partout. Les Djinns militaires avaient une masse maximale au décollage de 800 kg, plus importante que ceux destinés au marché civil. Il fut vendu à des utilisateurs dans une vingtaine de pays, y compris en Afrique et Israël. Paul-Emile Victor l'utilisa en zones polaires.

Parmi les exemplaires exposés, se trouve le CN 1027 au musée de l'aviation militaire à Santa Lucia, aux couleurs mexicaines.

Versions référencées

  • Sud-Ouest SO.1220 : Deux exemplaires monoplaces de pré-série.
  • Sud-Ouest SO.1221 « Djinn » : Version biplace construite à 178 exemplaires.
  • Sud-Ouest YHO-1 : Désignation des 3 SO.1221 Djinn évalués par l'US Army (sans suite).

Pays exploitant actuellement cet appareil

  • Aucun pays utilisateur n'a été enregistré.

Anciens pays utilisateurs

Sud-Ouest SO.1221 « Djinn » voir la fiche complète

Principales caractéristiques

  • Masse maxi au décollage : 800 kg (1 764 lbs)
  • Masse à vide : 360 kg (794 lbs)
  • Diamètre du rotor principal : 11 m (36 ft)
  • Hauteur : 2,6 m (8,53 ft)
  • Longueur : 5,3 m (17,388 ft)

Performances

  • Distance franchissable : 250 km (155 mi, 135 nm)
  • Vitesse maximale HA : 130 km/h (81 mph, 70 kts)

Motorisation

  • 1 turbine Turbomeca Palouste IV
  • Puissance unitaire : 184 kW (250 ch, 247 hp)

Records FAI enregistrés

Liste des records enregistrés pour cet appareil par la Fédération Aéronautique Internationale.
Enregistré 1

Accidents enregistrés

  • Aucun Accident n'a été enregistré pour cet appareil.

Numéros de serie

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Forum

Sujet complet »
SO 1221 Djinn à 27/12/2011 13:45 Clansman
La Société Nationale de Construction Aéronautique du Sud-Ouest utilisa l'expérience acquise avec ses hélicoptères Ariel pour concevoir un nouveau modèle, destiné à une utilisation opérationnelle.

Sa principale innovation technique était l'éjection des gaz par l'extrémité des pales. Le principe avait été mis au point en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale, et Sud-Ouest embaucha certains ingénieurs qui avaient travaillé dessus, comme Theodor Laufer. Celui-ci participa à la mise au point du Djinn, conduite par Paul Morain.

2 prototypes monoplaces, les SO 1220, furent construits, équipés d'un Turbomeca Palouste I. Le premier d'entre eux, piloté par Jean Dabos, effectua son vol inaugural le 2 janvier 1953. Il était dépourvu d'habitacle fermé. Le second, qui vola le 23 juin, avait des pales allongées, dont le diamètre passait de 8,6 à 10 m, et un habitacle fermé. Il est conservé au musée du Bourget. La version biplace, désignée SO 1221, vola pour la première fois le 16 décembre 1953. 5 prototypes de la version biplace furent construits.

L'appareil était propulsé par une turbine Turbomeca Palouste IV de 250 ch. Les gaz, compressés, passaient par le moyeu du rotor, puis par les deux pales jusqu'à leur extrémité. Cela entraînait une absence de réaction entre moteur et rotor, et enlevait la nécessité d'installer un rotor de queue anti-couple. Il battit et conserve le record d'altitude des hélicoptères de moins de 500 kg, avec 4789 m, le 23 décembre 1953. Un autre record d'altitude ne fut jamais homologué : celui porté à 8456 m.

Cela en faisait un hélicoptère à réaction, le seul à être construit en série. 178 exemplaires furent construits en tout jusqu'en 1965, d'abord à La Courneuve (prototypes et exemplaires de présérie) puis à Rochefort (155 exemplaires de série). Le premier exemplaire de série a volé le 5 janvier 1956, et la certification fut obtenue en avril 1958.

L'ALAT en commanda une présérie de 22 exemplaires pour évaluation, dont le premier s'envola le 23 septembre 1954. La commande en série fut passée en avril 1958, et l'ALAT reçut 100 exemplaires en tout, jusqu'en 1961. Elle le déploya en Algérie lors de la guerre d'indépendance. Il y servit dans des opérations d'attaque légère, emportant bombes légères, mitrailleuses et roquettes. Un exemplaire fut également utilisé en France pour les tests du missile anti-chars SS-10 ou 11 de Nord-Aviation.

la Bundeswehr en utilisa entre 5 et 8 (on s'accorde généralement sur le chiffre de 6 exemplaires) pour des missions d'entraînement, jusque dans les années 1970. La Suisse en acheta 4, peut-être sous l'impulsion d'Hermann Geiger, un alpiniste qui voyait en cette machine un excellent appareil destiné à secourir les gens en montagne. Celui-ci demanda une démonstration en Suisse et Dabos tenta d'atterrir sur la Jungfrau, échoua et se posa à la place sur le Mönch.

L'US Army acheta 3 appareils de présérie pour évaluation sous la désignation YHO-1, en 1958. Il perdit face au Hiller Raven. Un seul exemplaire fut conservé par la FAA pendant 7 ans, les autres étant rendus. C'était un appareil utilitaire, servant à l'observation, à l'évacuation sanitaire (2 civières externes, et un seul pilote dans ce cas) ou à la liaison.

Il fut également utilisé dès 1956 dans le civil comme machine d'épandage agricole (il disposait de deux réservoirs, d'une capacité totale de 200 l)ou dans les aéroclubs. L'appareil, très léger et dépourvu de rotor de queue, pouvait se poser pratiquement partout. Les Djinns militaires avaient une masse maximale au décollage de 800 kg, plus importante que ceux destinés au marché civil. Il fut vendu à des utilisateurs dans une vingtaine de pays, y compris en Afrique et Israël. Paul-Emile Victor l'utilisa en zones polaires.


La fiche sur le site


http://fr.wikipedia.org/wiki/SNCASO_SO.1221_Djinn

http://celag.free.fr/museum/so1221/so1221_0.htm

http://avions-de-la-guerre-d-algerie.over-blog.com/article-22562393.html

http://www.avionslegendaires.net/sud-ouest-so-1221-djinn.php

http://helico11.free.fr/html/djinn.htm

http://www.aviafrance.com/s-n-c-a-s-o-so-1221-djinn--aviation-france-2157.htm

http://en.wikipedia.org/wiki/Sud-Ouest_Djinn

http://aviastar.org/helicopters_eng/snias_jinn.php
SO 1221 Djinn à 16/04/2012 21:57 stanak
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SO.1221S
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Re: SO 1221 Djinn à 12/12/2012 10:27 Jericho
C'est pas très important, mais puisque j'ai trouvé par hasard cette info et qu'elle n'est pas rentrée sur la fiche…
Les quatre appareils achetés par la Suisse ont bien servis au sein des Troupes d'Aviation Suisses (les forces aériennes de l'époque) de 1958 à 1963, immatriculés V-21 à V-24.
Re: SO 1221 Djinn à 12/12/2012 11:11 Clansman
OK merci, je la mets à jour. :D

C'est pas très important

Mais si, mais si. :D
Re: SO 1221 Djinn à 12/12/2012 12:22 PCmax
Même que je me demandais ce que Jéricho attendait pour ajouter ce détail… :mrgreen:
Re: SO 1221 Djinn à 12/12/2012 13:11 Jericho

PCmax a écrit

Même que je me demandais ce que Jéricho attendait pour ajouter ce détail… :mrgreen:
J'attendais de savoir qu'il y avait eu de ces appareils dans les Troupes d'Aviation Suisses, c'est tout! :bonnet:
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Texte de , créé le 17 septembre 2014 13:54, modifié le . ©AviationsMilitaires